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Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la demande de Mme B, qui contestait une décision du président du conseil départemental de la Loire-Atlantique lui accordant une remise partielle de 3 536,33 euros sur un trop-perçu de RSA de 7 366,66 euros. Mme B sollicitait l'annulation de cette décision et une remise totale de sa dette. Le tribunal a jugé que la condition de bonne foi, prévue à l'article L. 262-46 du code de l'action sociale et des familles, n'était pas remplie, car l'intéressée n'avait pas fourni d'explication valable sur l'omission de déclaration de ses revenus et ignorait son obligation de résidence permanente en France, des informations pourtant publiques. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant ainsi la dette restante à la charge de Mme B.
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé, a suspendu l'exécution de la délibération du conseil municipal d'Orvault instaurant un congé menstruel sous forme d'autorisation spéciale d'absence (ASA) pour les agents publics, ainsi que la décision implicite de rejet de la demande d'abrogation du préfet. Le juge a estimé que le moyen tiré de l'incompétence de la commune était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de ces actes, au regard de l'article L. 622-1 du code général de la fonction publique. Ce texte limite les ASA aux motifs liés à la parentalité et aux évènements familiaux, ce qui exclut le motif menstruel invoqué. La requête en excès de pouvoir du préfet de la Loire-Atlantique a ainsi été accueillie, et la demande de frais de justice de la commune a été rejetée.
Le Tribunal administratif de Nantes, saisi d’un recours en excès de pouvoir contre une décision du préfet d’Indre-et-Loire classant sans suite une demande de naturalisation, se déclare incompétent territorialement. Il estime que cette décision, fondée sur l’article 40 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993, ne relève pas de l’article R. 312-18 du code de justice administrative, qui attribue compétence au tribunal de Nantes pour les recours contre les décisions ministérielles après recours préalable obligatoire. En application de l’article R. 312-1 du même code, la compétence revient au tribunal dans le ressort duquel l’autorité préfectorale a son siège, soit le tribunal administratif d’Orléans. Par ordonnance, le tribunal transmet donc le dossier à cette juridiction.
Le Tribunal Administratif de Nantes a examiné la requête de M. Prince B A, demandeur d'asile congolais, contestant le refus de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de rétablir ses conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a rejeté la demande d'annulation, considérant que la décision de l'OFII était suffisamment motivée et non entachée d'erreur manifeste d'appréciation, dès lors que M. A avait manqué à ses obligations de pointage, entraînant la suspension initiale de ses droits. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 551-9 et L. 551-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui permettent de refuser le rétablissement des conditions matérielles d'accueil si les raisons de la suspension initiale n'ont pas cessé.
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. C, un ressortissant érythréen, qui contestait la décision de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) du 15 décembre 2021 mettant fin à ses conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence du signataire et d'insuffisance de motivation, jugeant la décision régulière. Il a également estimé que le moyen tiré du défaut d'entretien de vulnérabilité était inopérant, car la décision litigieuse était fondée sur le non-respect des obligations de présentation par le requérant, et non sur une absence d'évaluation de sa vulnérabilité. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 551-15 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Nantes, par une ordonnance du 15 juillet 2025, a statué sur la demande de rétribution d’un avocat dans le cadre d’une instance en excès de pouvoir. La requête de Mme A, bénéficiaire de l’aide juridictionnelle totale, ayant fait l’objet d’un désistement, le juge a fait application de l’article 93-1 du décret n° 2020-1717 du 28 décembre 2020. En considération des diligences accomplies par Me Maridonneau, le tribunal a fixé sa rétribution à dix unités de valeur.
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme D, assistante maternelle, qui demandait l'annulation de la décision du 22 novembre 2021 lui retirant son agrément, ainsi que du rejet de son recours gracieux. La juridiction a écarté le moyen tiré de l'incompétence du signataire, la délégation de signature étant régulière. Elle a également écarté le moyen relatif à un vice de procédure, la convocation à la commission consultative paritaire départementale ayant été envoyée plus de quinze jours avant la réunion, conformément à l'article R. 421-23 du code de l'action sociale et des familles.
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme C épouse B, qui contestait la décision du ministre de l'intérieur du 13 avril 2022 confirmant l'ajournement de deux ans de sa demande de naturalisation. Le tribunal a estimé que le ministre n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en se fondant sur l'insuffisance et l'irrégularité des ressources du foyer, composé de cinq personnes, malgré l'emploi récent de son conjoint. Il a également jugé que l'administration pouvait légalement prendre en compte le degré d'insertion professionnelle et d'autonomie matérielle, sans que l'état de santé de la requérante ne fasse obstacle à cette appréciation dès lors que l'insuffisance de ressources n'était pas directement imputable à sa maladie. La décision s'appuie sur les articles 21-15 et 27 du code civil, ainsi que sur l'article 48 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993.
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme A, ressortissante iranienne, qui contestait la décision implicite du ministre de l'intérieur confirmant l'irrecevabilité de sa demande de naturalisation. Le tribunal a jugé que le refus de la postulante de répondre à certaines questions lors de l'entretien d'assimilation, portant notamment sur les valeurs de la République et les symboles nationaux, justifiait légalement la décision d'irrecevabilité. Cette solution est fondée sur les articles 21-24 et 21-25 du code civil, ainsi que sur l'article 37 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993, qui exigent une connaissance suffisante de l'histoire, de la culture et de la société françaises pour l'octroi de la naturalisation.
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme E, ressortissante haïtienne, qui contestait la décision du ministre de l'intérieur du 15 juin 2022 confirmant l'ajournement à deux ans de sa demande de naturalisation. Le tribunal a écarté les moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, le défaut de motivation, et l'erreur manifeste d'appréciation. Il a jugé que la décision était suffisamment motivée et que l'irrégularité du séjour de la requérante justifiait légalement l'ajournement, sans méconnaître l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution s'appuie sur les articles 21-15 du code civil et 48 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993.
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. A, ressortissant congolais, qui contestait la décision du ministre de l'intérieur du 13 juin 2022 rejetant comme tardif son recours hiérarchique contre un ajournement de deux ans de sa demande de naturalisation. Le tribunal a d'abord jugé irrecevables les conclusions dirigées contre la décision préfectorale, celle-ci étant substituée par la décision ministérielle. Sur le fond, il a écarté le moyen d'incompétence de la signataire de l'acte, une délégation de signature régulière étant établie. Enfin, il a confirmé la tardiveté du recours hiérarchique, la notification de la décision préfectorale étant réputée régulière, et a rejeté l'ensemble des conclusions de M. A.
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme D épouse B, qui contestait la décision implicite du ministre de l'intérieur confirmant l'ajournement à deux ans de sa demande de naturalisation par le préfet de la Haute-Vienne. Le tribunal a d'abord jugé irrecevables les conclusions dirigées contre la décision préfectorale, celle-ci étant substituée par la décision ministérielle. Sur le fond, il a écarté le moyen tiré du défaut de motivation de la décision implicite, faute pour la requérante d'avoir demandé la communication de ses motifs conformément à l'article L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration. Enfin, le tribunal a considéré que le ministre n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en ajournant la demande, au regard de l'opportunité que lui confère l'article 21-15 du code civil et l'article 48 du décret du 30 décembre 1993.
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. B, qui contestait la décision du ministre de l'intérieur confirmant l'irrecevabilité de sa demande de naturalisation. Le tribunal a jugé que le ministre avait légalement fondé sa décision sur l'absence de titre de séjour de M. B, ce qui l'empêchait de remplir la condition de résidence habituelle en France prévue à l'article 21-17 du code civil. Les arguments de M. B, notamment sa prétendue nationalité française et sa situation personnelle, ont été écartés comme inopérants.
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la demande de M. B, ressortissant béninois, qui contestait la décision du ministre de l’intérieur du 12 mai 2022 ajournant à deux ans sa demande de naturalisation. Le tribunal a écarté les moyens d’incompétence, de vice de procédure et de défaut de motivation, jugeant que la décision était régulièrement signée par délégation et suffisamment motivée. Il a estimé que le ministre avait pu légalement se fonder, en application des articles 21-15 du code civil et 48 du décret du 30 décembre 1993, sur l’irrégularité du séjour de l’intéressé entre 2015 et 2017 et sur l’insuffisance de son insertion professionnelle pour ajourner la demande. La requête a donc été rejetée.
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. B A contestant la décision du ministre de l'intérieur du 17 mai 2022, qui avait confirmé l'ajournement à deux ans de sa demande de naturalisation. Le tribunal a d'abord jugé irrecevables les conclusions dirigées contre la décision préfectorale initiale, celle-ci ayant été substituée par la décision ministérielle. Sur le fond, il a estimé que la décision ministérielle était suffisamment motivée, conformément à l'article 27 du code civil. Enfin, le tribunal a considéré que le ministre n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en se fondant sur la condamnation de M. A pour conduite en état alcoolique, malgré l'absence de peine d'emprisonnement et la réhabilitation alléguée.
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. C, ressortissant sénégalais, qui contestait le refus du ministre de l'intérieur de lui accorder la naturalisation. Le tribunal a jugé que le ministre n'avait pas commis d'erreur d'appréciation en se fondant sur l'absence de résidence en France de l'épouse et des deux enfants mineurs du requérant, ce qui empêchait de considérer que le centre de ses intérêts familiaux était fixé en France. La décision s'appuie sur les articles 21-15 et 21-16 du code civil, ainsi que sur l'article 48 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993.
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé, rejette la demande de suspension d’un refus de visa de long séjour pour études délivré par l’autorité consulaire française à Tunis. La requérante n’a pas démontré l’urgence particulière justifiant la saisine du juge avant que la commission de recours contre les refus de visa (CRRV) ne statue sur son recours préalable obligatoire, formé le 9 juillet 2025. Les circonstances invoquées (proximité de la rentrée, frais engagés) sont jugées insuffisantes, l’octroi d’un visa n’étant pas un droit et l’étudiante pouvant solliciter un report d’inscription ou poursuivre ses études à l’étranger. La décision est fondée sur les articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative, ainsi que sur les articles D. 312-3 et D. 312-4 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
Cette décision du Tribunal Administratif de Nantes (11ème chambre) annule le refus de visas de court séjour opposé à une famille algérienne (M. et Mme D et leur enfant mineur) par le sous-directeur des visas. Le tribunal écarte la fin de non-recevoir soulevée par le ministre de l'intérieur, la requête étant valablement signée par les demandeurs principaux. Il juge que le motif de refus, fondé sur un risque de détournement de l'objet du visa à des fins migratoires, est entaché d'une erreur manifeste d'appréciation au regard des pièces justificatives produites, notamment l'attestation d'accueil et la durée du séjour prévu. La solution retenue s'appuie sur les articles 10 de la convention d'application de l'accord de Schengen et 21 et 32 du règlement (CE) n° 810/2009 (code des visas).
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. A, ressortissant malgache, qui contestait le refus de délivrance d'un visa d'entrée et de long séjour en France en qualité d'étudiant. La commission de recours contre les décisions de refus de visa, dont la décision s'est substituée au refus consulaire initial, a motivé son rejet par le risque de détournement de l'objet du visa, estimant le projet d'études imprécis et non inscrit dans un projet professionnel abouti. Le tribunal a jugé cette motivation suffisante et a écarté les moyens d'insuffisance de motivation, de défaut d'examen et d'erreur manifeste d'appréciation. La décision se fonde notamment sur la directive UE 2016/801 et le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme A B, ressortissante camerounaise, qui contestait le refus de délivrance d’un visa de court séjour. Le tribunal a d’abord précisé que la décision implicite initiale était remplacée par une décision expresse motivée du 18 mars 2024, écartant le moyen tiré du défaut de motivation. Il a également jugé que le moyen relatif à l’irrégularité de la procédure était inopérant, car le recours était examiné par le sous-directeur des visas, conformément à l’article D. 312-3 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. La solution retenue est le rejet de la requête.