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Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi par M. B C d’un recours pour excès de pouvoir contre la décision du ministre de l’intérieur invalidant son permis de conduire pour solde de points nul, ainsi que contre treize décisions de retrait de points. Le tribunal a constaté un non-lieu à statuer sur les conclusions relatives aux infractions des 6 et 19 octobre 2020 et à la décision d’invalidation, celles-ci ayant été retirées en cours d’instance. Sur le fond, le juge a rejeté le moyen tiré de l’incompétence de l’auteur des actes, en application des articles L. 225-1 et R. 225-1 du code de la route.
Le Tribunal administratif de Nannes a annulé la décision du 9 mai 2022 par laquelle le ministre de l'intérieur avait ajourné à deux ans la demande de naturalisation de M. A, ressortissant libanais. Le tribunal a jugé que le motif retenu par le ministre, tiré d'une insertion professionnelle insuffisante, était entaché d'une erreur manifeste d'appréciation, compte tenu du parcours professionnel stable et en contrat à durée indéterminée de l'intéressé depuis plus d'un an à la date de la décision. La solution s'appuie sur l'article 21-15 du code civil et l'article 48 du décret n°93-1362 du 30 décembre 1993, qui confèrent un large pouvoir d'appréciation à l'administration en matière de naturalisation. Le tribunal a enjoint au ministre de réexaminer la demande dans un délai de six mois et a condamné l'État à verser 1 200 euros à M. A au titre des frais de justice.