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Refus de visa de court séjour. Tribunal Administratif de Nantes. Rejet de la demande de suspension pour défaut d'urgence. Le juge des référés a estimé que les circonstances invoquées par le requérant (participation à une session d'été de formation en droits de l'homme) ne caractérisaient pas une atteinte grave et immédiate à sa situation personnelle, d'autant que le projet pouvait être reporté. La requête a été rejetée sur le fondement des articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative, sans examen du doute sérieux sur la légalité de la décision.
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de la commission de recours contre les refus de visa, confirmant le refus de délivrance d’un visa de long séjour à une ressortissante algérienne pour un poste de cuisinière. Les requérants, Mme A et la SAS Hôtel Lido Beach, invoquaient l’urgence liée aux difficultés de recrutement et à l’impact sur le chiffre d’affaires. Le juge a estimé que les éléments présentés ne constituaient pas des circonstances nouvelles par rapport à une précédente ordonnance de rejet du 23 juillet 2024, et que l’urgence n’était pas établie. La requête a été rejetée sur le fondement de l’article L. 522-3 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, était saisi par M. A... d'une demande d'injonction visant à obtenir un récépissé l'autorisant à travailler, en raison d'une atteinte grave à ses libertés fondamentales. En cours d'instance, le préfet de la Loire-Atlantique a convoqué l'intéressé pour lui délivrer le document sollicité. Le juge a constaté que cette mesure postérieure privait d'objet la requête et a prononcé un non-lieu à statuer. Il a toutefois condamné l'Etat à verser 500 euros à M. A... au titre des frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi par M. A d’un recours pour excès de pouvoir contre la décision implicite du préfet de Maine-et-Loire refusant le renouvellement de son récépissé de demande de titre de séjour. En défense, le préfet a fait valoir qu’il avait délivré le récépissé sollicité le 18 janvier 2023, soit après l’introduction de la requête. Constatant que cette délivrance rendait les conclusions à fin d’annulation sans objet, le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer sur ce point. Sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative, il a condamné l’État à verser 500 euros à M. A au titre des frais exposés.
Litige indemnitaire opposant un agent du CEREMA à son employeur concernant l’évolution insuffisante de son régime indemnitaire (IFSE). Le Tribunal administratif de Nantes se déclare incompétent territorialement au profit du Tribunal administratif de Bordeaux, en application des articles R. 312-12 et R. 351-3 du code de justice administrative. La solution retenue est le renvoi de l’affaire, l’agent étant affecté en Gironde au moment de la décision contestée.
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la demande de Mme B, ressortissante nigérienne reconnue réfugiée, qui sollicitait une injonction de délivrance d'une attestation de prolongation d'instruction de sa demande de carte de résident. Le juge a constaté que sa demande de titre de séjour, déposée le 31 mai 2024, avait fait l'objet d'une décision implicite de rejet née le 30 septembre 2024, en application des articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a estimé que faire droit à la requête reviendrait à faire obstacle à l'exécution de cette décision administrative, en l'absence de péril grave avéré, et a donc rejeté la requête comme manifestement mal fondée.
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France, confirmant le refus de délivrance d'un visa de long séjour asile à une famille afghane. Le juge a estimé qu'aucun des moyens soulevés, tirés notamment d'un défaut de motivation, d'une erreur manifeste d'appréciation et d'une méconnaissance des articles 2 et 3 de la Convention européenne des droits de l'homme, n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La condition d'urgence n'a pas été examinée, le juge ayant considéré que les moyens invoqués n'étaient pas fondés. Cette décision s'appuie sur l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de la commission de recours contre les refus de visa d’entrée en France, qui avait confirmé le refus de visa de travailleur salarié opposé à M. B. Le juge a estimé que la condition d’urgence prévue à l’article L. 521-1 du code de justice administrative n’était pas remplie, car M. B ne démontrait pas une atteinte grave et immédiate à sa situation professionnelle ou financière, disposant encore d’un emploi en Tunisie. La requête a donc été rejetée sur le fondement de l’article L. 522-3 du même code, sans examen au fond de la légalité de la décision.
Contestation d'un avis à tiers détenteur émis par la trésorerie des hôpitaux et amendes de la Mayenne pour le recouvrement d'une créance. Le Tribunal administratif de Nantes, statuant par ordonnance, se déclare incompétent au profit des tribunaux judiciaires. Il applique l'article L. 281 du livre des procédures fiscales, qui attribue au juge de l'exécution les litiges relatifs au recouvrement des créances publiques. La requête de M. A est rejetée comme portée devant une juridiction incompétente.
Le Tribunal administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme A, qui contestait la décision du préfet des Bouches-du-Rhône de classer sans suite sa demande de naturalisation. Le tribunal a estimé que le préfet avait légalement appliqué l'article 40 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993, constatant que l'intéressée n'avait pas produit les pièces complémentaires demandées malgré une mise en demeure. La requérante n'ayant apporté aucun commencement de preuve de l'envoi des documents, le moyen tiré de l'erreur d'appréciation a été écarté.
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. D, ressortissant marocain, qui contestait l'arrêté du 23 octobre 2021 du préfet de la Loire-Atlantique l'assignait à résidence pour six mois. Le tribunal a jugé que la décision était signée par une autorité compétente, suffisamment motivée et fondée sur les articles L. 730-1, L. 731-3 et L. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a estimé que la mesure, prise en vue de l'exécution d'une obligation de quitter le territoire français, ne portait pas une atteinte excessive à la liberté d'aller et venir du requérant et était justifiée par une perspective raisonnable d'éloignement.
Cette décision du Tribunal Administratif de Nantes rejette la requête de M. B, ressortissant camerounais, qui contestait l'ajournement à deux ans de sa demande de naturalisation par le ministre de l'intérieur. Le tribunal écarte le moyen tiré du défaut de motivation, faute pour le requérant d'avoir sollicité la communication des motifs de la décision implicite. Il juge également que l'administration n'a pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en estimant que M. B ne justifiait pas d'une connaissance suffisante de l'histoire, des symboles et des institutions de la République, conformément aux articles 21-24 et 21-25 du code civil et au décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993.
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de la SCI Jade, qui contestait le titre de perception de 530 euros émis au titre de la redevance d'archéologie préventive pour un permis de construire délivré en 2019. La société soutenait que ce second permis ne constituait qu'une tranche d'un projet autorisé en 2013, pour lequel elle s'était déjà acquittée des taxes. Le tribunal a jugé que le fait générateur de la redevance est la délivrance de l'autorisation de construire, conformément à l'article L. 524-4 du code du patrimoine, et que le permis de 2019 constitue une autorisation distincte de celle de 2013. La solution retenue est donc le rejet des conclusions en annulation et en décharge, le moyen tiré de l'unicité du projet n'étant pas fondé au regard des textes applicables.
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté les requêtes de M. et Mme G, qui contestaient le refus implicite du maire d'Arnage et du préfet de la Sarthe d’intervenir pour faire cesser un dépôt de déchets sur une parcelle voisine. Le tribunal a jugé que la demande d’injonction était devenue sans objet, les travaux et le dépôt de déchets ayant cessé avant l’introduction des recours. Il a également estimé que le maire n’avait pas commis de carence fautive, ayant dressé un procès-verbal et engagé une procédure judiciaire, et que le préfet n’avait pas à se substituer à lui. Les décisions implicites de rejet ont été annulées pour défaut de motivation, mais cette annulation n’a pas donné lieu à des mesures d’exécution.
Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi par M. et Mme B d’une demande d’indemnisation pour le préjudice résultant de l’enclavement de leur propriété, causé par la ligne à grande vitesse Bretagne-Pays de la Loire, une aire autoroutière et un parc de développement économique. Les requérants invoquaient la responsabilité sans faute des sociétés SNCF Réseau, Eiffage Rail Express, Cofiroute et de la communauté d’agglomération de Laval. Le tribunal a rejeté l’ensemble de leurs conclusions, considérant que les préjudices allégués ne présentaient pas un caractère anormal et spécial de nature à engager la responsabilité des défendeurs. La décision s’appuie sur les principes de la responsabilité sans faute pour dommage de travaux publics, sans faire application de textes spécifiques mentionnés dans les visas.
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. et Mme A, qui demandaient l'indemnisation de la perte de valeur vénale de leur propriété, estimant subir un préjudice anormal et spécial en raison de l'enclavement causé par la ligne à grande vitesse Bretagne-Pays de la Loire, l'aire d'autoroute et le parc de développement économique. Le tribunal a jugé que la responsabilité sans faute des sociétés SNCF Réseau, Eiffage Rail Express, Cofiroute et de la communauté d'agglomération de Laval n'était pas engagée, les requérants ne démontrant pas le caractère anormal et spécial du dommage. La décision s'appuie notamment sur l'ordonnance n° 2004-559 du 17 juin 2004 et le décret n° 2011-917 du 1er août 2011.
Le Tribunal Administratif de Nantes a annulé le titre exécutoire n° 402 du 11 mai 2021 par lequel la commune de l’Ile d’Yeu réclamait 17 424 euros à Mme D au titre de la participation pour voirie et réseaux. La requérante contestait notamment l’absence de signature du titre et l’illégalité de la délibération fondant la participation. Le tribunal a retenu le moyen tiré de l’irrégularité du titre, la commune n’ayant pas produit le bordereau signé exigé par l’article L. 1617-5 du code général des collectivités territoriales.
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme A épouse B, qui contestait la décision implicite du ministre de l'intérieur confirmant l'ajournement à deux ans de sa demande de naturalisation. Le tribunal a estimé que le ministre n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en se fondant sur l'insuffisance de son assimilation à la société française, révélée par un entretien où elle n'a pas su répondre à des questions élémentaires sur la France. Il a également écarté le moyen tiré de son état de santé, aucun élément ne démontrant qu'il aurait dû la dispenser de cet entretien. La décision s'appuie sur les articles 21-24 et 21-25 du code civil ainsi que sur l'article 48 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993.
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. B, ressortissant algérien, qui contestait la décision implicite du ministre de l'intérieur confirmant l'ajournement à deux ans de sa demande de naturalisation. Le tribunal a considéré que la décision ministérielle s'était substituée à la décision préfectorale, rendant inopérants les moyens tirés de l'incompétence du signataire préfectoral et du défaut de motivation de cette dernière. Il a également écarté le moyen d'absence de motivation de la décision implicite, faute pour le requérant d'avoir demandé la communication de ses motifs. Sur le fond, le tribunal a jugé que l'administration n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en ajournant la demande, en se fondant sur les articles 21-15 et 21-24 du code civil et l'article 48 du décret du 30 décembre 1993.
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme B épouse C, ressortissante syrienne, qui contestait la décision du ministre de l'intérieur du 28 janvier 2022 déclarant irrecevable sa demande de naturalisation sur le fondement de l'article 21-24 du code civil. Le tribunal a écarté les moyens d’insuffisance de motivation et de défaut d’examen particulier de sa situation. Il a jugé que la requérante, née en 1953, ne remplissait pas les conditions d’âge (plus de 70 ans) pour bénéficier de la dispense de connaissance de la langue française prévue à l’article 21-24-1 du code civil. Enfin, le tribunal a estimé que le ministre n’avait pas commis d’erreur manifeste d’appréciation en retenant que la requérante ne justifiait pas du niveau de français requis par l’article 37 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993.