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Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. A, qui contestait le refus de naturalisation opposé par le ministre de l'intérieur. La décision explicite du ministre du 15 mars 2023 s'est substituée à la décision implicite initiale. Le tribunal a jugé que cette décision était suffisamment motivée et que le ministre n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en se fondant sur une interdiction de gérer prononcée par le tribunal de commerce. Il a également précisé que le ministre avait fait application de l'article 48 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993, et non de l'article 21-27 du code civil.
Le Tribunal Administratif de Nantes a annulé la décision implicite de la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France, qui avait refusé de délivrer des visas de long séjour au titre de la réunification familiale à la famille de M. C A E, bénéficiaire de la protection subsidiaire. Le tribunal a jugé que les motifs de refus, fondés sur le caractère frauduleux des documents d'état civil et le caractère tardif de la demande, étaient entachés d'erreur de droit et d'appréciation. Il a rappelé que le droit à la réunification familiale s'apprécie à la date de la décision de protection subsidiaire, lorsque le réunifiant était encore mineur, et non à la date de la demande de visa. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 561-2 et L. 561-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.