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Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté les requêtes de M. et Mme C, qui contestaient les décisions du ministre de l'intérieur déclarant irrecevables leurs demandes de naturalisation. Le tribunal a jugé que les requérants ne justifiaient pas d'une résidence stable et régulière de cinq ans en France, condition prévue à l'article 21-17 du code civil, en raison d'une période d'irrégularité de 2016 à 2019. Il a également estimé que leurs activités professionnelles pendant la crise sanitaire ne constituaient pas des "services importants" au sens de l'article 21-18 du code civil, et que l'instruction ministérielle du 14 septembre 2020, dépourvue de valeur réglementaire, ne pouvait être invoquée utilement.
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. A, qui contestait la décision du ministre de l'intérieur du 10 novembre 2021 déclarant irrecevable sa demande de réintégration dans la nationalité française. Le tribunal a estimé que le ministre n'avait pas commis d'erreur d'appréciation en se fondant sur l'article 21-16 du code civil, car M. A résidait en Algérie et ne justifiait pas d'une activité professionnelle pour le compte de l'État français ou d'un organisme d'intérêt particulier au sens de l'article 21-26 du même code. La solution retenue est le rejet de la requête.
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. B, ressortissant guinéen, contestant l'arrêté préfectoral du 12 juillet 2023 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français et fixant le pays de renvoi. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que le préfet avait procédé à un examen complet de sa situation personnelle. Il a estimé que le refus de titre de séjour ne méconnaissait ni l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, et n'était pas entaché d'erreur manifeste d'appréciation. Par conséquent, les décisions subséquentes d'obligation de quitter le territoire et de fixation du pays de destination, fondées sur ce refus légal, ont également été validées.
Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi par M. B pour contester le refus de la CDAPH du Maine-et-Loire de lui reconnaître la qualité de travailleur handicapé et de lui accorder une orientation professionnelle. En cours d’instance, la maison départementale de l’autonomie a pris deux nouvelles décisions le 6 décembre 2021, accordant à M. B les droits sollicités. Le tribunal a constaté que les conclusions à fin d’annulation et d’injonction étaient devenues sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer. Les conclusions relatives aux frais de justice ont été rejetées, M. B bénéficiant de l’aide juridictionnelle totale.
Le Tribunal administratif de Nantes a été saisi par M. A, agent territorial, d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du 21 juillet 2023 le plaçant en congé de maladie ordinaire, alors qu’il estimait que son affection était imputable au service. En cours d’instance, la commune a retiré cet arrêté et l’a remplacé par une décision du 17 octobre 2023 le plaçant en congé de maladie professionnelle pour la même période. Le tribunal a constaté qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur les conclusions principales, l’arrêté contesté ayant été retiré et remplacé. Il a condamné la commune à verser 1 200 euros à M. A au titre des frais de justice.
Le tribunal administratif de Nantes a examiné deux requêtes de Mme Badreau, agent territorial, contestant d'une part le refus de reconnaître l'imputabilité au service de sa maladie et d'autre part le renouvellement de sa disponibilité d'office. Sur le premier point, le tribunal a annulé la décision du 2 février 2021, jugeant que le président du conseil départemental avait fait une application erronée de la loi en se fondant sur l'article 21 bis de la loi du 13 juillet 1983, entré en vigueur après la date de diagnostic de la maladie, alors que l'article 57 de la loi du 26 janvier 1984 était applicable. Sur le second point, le tribunal a rejeté la requête comme irrecevable, la décision de renouvellement de disponibilité étant devenue sans objet suite au placement de l'intéressée à la retraite pour invalidité.
Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi par Mme A d’un recours pour excès de pouvoir contre l’avis défavorable de la commission de réforme du 25 mars 2021 et la décision du maire de Pornichet du 7 avril 2021 refusant de reconnaître l’imputabilité au service de sa maladie (syndrome anxio-dépressif). Le tribunal a jugé irrecevables les conclusions dirigées contre l’avis de la commission de réforme, celui-ci n’étant pas un acte décisoire. Saisi d’office, le tribunal a relevé que le maire avait appliqué à tort l’article 21 bis de la loi du 13 juillet 1983, entré en vigueur le 13 avril 2019, alors que la demande de Mme A devait être examinée au regard de l’article 57 de la loi du 26 janvier 1984 dans sa rédaction antérieure. En conséquence, le tribunal a annulé la décision du 7 avril 2021 et enjoint au maire de réexaminer la demande de Mme A.
Recours de Mme B contre le préfet de la Loire-Atlantique pour défaut d'attribution d'un logement social de type 2, reconnu prioritaire par la commission de médiation le 1er octobre 2024. Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en urgence, fait droit à la demande sur le fondement des articles L. 300-1 et L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation. Il enjoint au préfet de proposer un logement adapté dans un délai d'un mois, sous astreinte de 50 euros par jour de retard, et condamne l'État à verser 1 200 euros à son avocat au titre des frais de justice.
Cette décision du Tribunal Administratif de Nantes (12ème chambre) concerne le refus de naturalisation de Mme B A. Le tribunal a joint deux requêtes : l'une contre la décision de la préfète de la Haute-Vienne (29 juin 2022) et l'autre contre la décision du ministre de l'intérieur (5 juillet 2023) rejetant son recours préalable obligatoire. Le tribunal a jugé que la décision ministérielle se substituait à la décision préfectorale, rendant les conclusions contre cette dernière irrecevables. La solution retenue est le rejet de la requête, le tribunal appliquant notamment les articles 21-15 du code civil et 48 du décret n°93-1362 du 30 décembre 1993.
Le Tribunal Administratif de Nantes a examiné la requête de M. A et Mme D, parents de deux enfants mineurs ivoiriens, demandant l’annulation du refus implicite de la commission de recours contre les décisions de refus de visa d’entrée en France. La commission s’était approprié le motif consulaire selon lequel le lien familial des enfants avec leur sœur réfugiée en France ne permettait pas la réunification familiale, leurs deux parents résidant déjà en France. Le tribunal a rappelé que l’intérêt supérieur de l’enfant, garanti par l’article 3-1 de la Convention internationale des droits de l’enfant, doit être une considération primordiale dans toute décision les concernant. En l’espèce, les enfants ne relevant pas des cas de réunification familiale prévus par le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, le tribunal a rejeté la requête.
Le Tribunal Administratif de Nantes rejette la requête de Mme B, qui contestait le refus de la CAF de Loire-Atlantique de lui accorder une remise totale de sa dette de 1 141,23 euros au titre d’un indu de prime d’activité. Le tribunal constate que la requérante ne démontre pas sa bonne foi, l’indu résultant d’une omission de déclaration de pensions alimentaires. Il estime également qu’elle n’établit pas sa situation de précarité financière, faute de justificatifs suffisants, et qu’une remise partielle de 477,07 euros lui a déjà été accordée. La solution est fondée sur les articles L. 842-1, L. 842-3 et L. 845-3 du code de la sécurité sociale.
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté l'opposition de M. B à la contrainte émise par la CAF de Loire-Atlantique pour le recouvrement d’un indu de prime d’activité et d’aide personnalisée au logement. Le requérant n’a pas contesté utilement le bien-fondé de la créance, se bornant à invoquer son ignorance de l’obligation de déclarer les revenus de sa compagne. Par ailleurs, sa demande de remise gracieuse a été jugée irrecevable, faute d’avoir été préalablement présentée à la CAF. La décision s’appuie notamment sur les articles L. 161-1-5 du code de la sécurité sociale et R. 262-6 du code de l’action sociale et des familles.
Le Tribunal Administratif de Nantes a examiné les recours en excès de pouvoir de Mme G et M. H contre les arrêtés du préfet de Maine-et-Loire ordonnant leur transfert aux autorités bulgares. Les requérants contestaient la légalité de ces décisions en invoquant notamment une méconnaissance des droits à l'information et à un entretien individuel prévus par le règlement "Dublin III", ainsi que l'existence de défaillances systémiques en Bulgarie. Le tribunal a rejeté l'ensemble de leurs demandes, estimant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés et que le préfet n'avait commis ni erreur de droit ni erreur manifeste d'appréciation en ne faisant pas application de la clause dérogatoire de l'article 17 du règlement. La solution retenue confirme la validité des arrêtés de transfert vers la Bulgarie, en application du règlement (UE) n° 604/2013.
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. B, qui contestait un refus de visa de court séjour. La requête a été jugée manifestement irrecevable pour deux motifs : d'une part, le requérant, résidant en Algérie, n'a pas élu domicile sur le territoire de l'Union européenne comme l'exige l'article R. 431-8 du code de justice administrative. D'autre part, il n'a pas justifié avoir exercé le recours administratif préalable obligatoire devant le sous-directeur des visas, conformément aux articles D. 312-3 et D. 312-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Malgré une demande de régularisation du tribunal, ces irrecevabilités n'ont pas été corrigées.
Le Tribunal administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme B, qui contestait le classement de son emploi dans le groupe de fonction n° 2 pour l'attribution de l'indemnité de fonctions, de sujétions et d'expertise. La requête a été jugée manifestement irrecevable car tardive, en application des articles R. 222-1, R. 421-1 et R. 421-5 du code de justice administrative. La décision attaquée du 4 septembre 2024, notifiée le 9 septembre 2024 avec mention des voies et délais de recours, fixait la fin du délai de recours au 12 novembre 2024, alors que la requête a été enregistrée le 29 avril 2025.
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de Mme F, qui contestait le refus implicite de visas de court séjour pour ses parents. La juridiction a estimé que Mme F ne justifiait pas d’un intérêt personnel à agir en sa seule qualité de fille des demandeurs. Elle ne pouvait pas non plus représenter valablement ses parents, n’étant pas un mandataire habilité au sens de l’article R. 431-2 du code de justice administrative. La requête a donc été rejetée sur le fondement de l’article R. 222-1 4° du même code.
Le Tribunal administratif de Nantes a été saisi par M. B A d’un recours en excès de pouvoir contre le refus implicite de la commission de recours contre les décisions de refus de visa de lui délivrer un visa de long séjour en qualité de travailleur. Par un mémoire enregistré le 9 avril 2025, le requérant a déclaré se désister purement et simplement de sa requête. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal donne acte de ce désistement par ordonnance du 6 juin 2025. Aucun texte de fond n’est appliqué, la décision se limitant à constater le désistement.
Le Tribunal administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme B et M. E contestant le refus de délivrance d’un visa de long séjour par l’autorité consulaire française à Phnom-Penh. La juridiction a constaté que les requérants n’avaient pas justifié avoir exercé le recours administratif préalable obligatoire devant la commission de recours contre les décisions de refus de visa, conformément aux articles D. 312-3 et D. 312-4 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Malgré une demande de régularisation du tribunal, les intéressés n’ont pas produit la décision de cette commission ni la preuve du dépôt de leur recours. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, la requête a été jugée manifestement irrecevable et rejetée.
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Nantes rejette la requête de Mme B, qui contestait le classement de son emploi dans le groupe de fonction n° 2 pour l'attribution de l'indemnité de fonctions, de sujétions et d'expertise. Le juge constate que la décision attaquée du 4 septembre 2024, notifiée le 10 septembre 2024 avec mention des voies et délais de recours, n'a été contestée que le 28 avril 2025, soit après l'expiration du délai de deux mois prévu à l'article R. 421-1 du code de justice administrative. En application de l'article R. 222-1 4° du même code, la requête est rejetée comme manifestement irrecevable en raison de sa tardiveté.
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. B, qui contestait le classement de son emploi dans le groupe de fonction n°2 pour l'attribution de l'indemnité de fonctions, de sujétions et d'expertise. La décision attaquée, notifiée le 6 septembre 2024 avec mention des voies et délais de recours, n'a été contestée que le 21 mai 2025, soit après l'expiration du délai de deux mois prévu à l'article R. 421-1 du code de justice administrative. Cette tardiveté constitue une irrecevabilité manifeste non régularisable, justifiant le rejet de la requête sur le fondement de l'article R. 222-1 du même code.