Jurisprudence — Tribunal Administratif de Nantes
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N° TA44-2507268(TA44-2507268)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, rejette la demande de suspension de la décision implicite de la commission de recours contre les refus de visa d'entrée en France. Cette décision confirmait le refus de délivrance de visas de réunification familiale aux enfants et à un majeur de nationalité congolaise, dont la mère a obtenu le statut de réfugié. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas remplie, faute pour les requérants de justifier de menaces réelles, actuelles et personnelles, malgré le contexte d'insécurité en République démocratique du Congo. La requête est donc rejetée sans qu'il soit nécessaire d'examiner l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision.
N° TA44-2507290(TA44-2507290)
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du maire de Sablé-sur-Sarthe abrogeant les autorisations d'occupation du domaine public pour la terrasse du restaurant La Flambée. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, la société requérante n'ayant pas démontré que la perte de la terrasse porterait une atteinte suffisamment grave et immédiate à son équilibre économique. Il a notamment relevé que l'attestation comptable produite ne permettait pas d'établir la part réelle du chiffre d'affaires réalisé en terrasse. La décision rappelle le caractère précaire et révocable des autorisations d'occupation du domaine public, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens soulevés.
N° TA44-2507408(TA44-2507408)
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé, a rejeté la requête de M. A, ressortissant sénégalais, qui demandait la suspension de la décision consulaire refusant son visa de travailleur salarié. Le juge a estimé que la condition d'urgence particulière n'était pas remplie, car le requérant n'a pas suffisamment démontré l'atteinte grave et immédiate à sa situation ou à celle de son employeur, malgré les difficultés de recrutement évoquées. La décision s'appuie sur les articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative.
N° TA44-2507406(TA44-2507406)
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté les demandes de suspension de deux ressortissants tunisiens contestant le refus de visa de court séjour pour assister au mariage de leur fille. Les requérants invoquaient l'urgence liée à l'événement familial et un doute sérieux sur la légalité des décisions, notamment au regard de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car les requérants n'avaient pas démontré une urgence particulière justifiant la saisine avant que l'administration ne statue sur leur recours préalable obligatoire. En conséquence, les conclusions aux fins de suspension et d'injonction ont été rejetées sans qu'il soit nécessaire d'examiner le bien-fondé des moyens soulevés.
N° TA44-2507380(TA44-2507380)
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B. Ce dernier demandait d'enjoindre à l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) à Casablanca de convoquer un ressortissant étranger pour une visite médicale préalable à une demande de visa salarié. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, le délai de traitement de moins de deux mois n'étant pas manifestement excessif et les difficultés alléguées par le requérant n'étant pas suffisamment établies. La requête a donc été rejetée sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3 du même code.
N° TA44-2507381(TA44-2507381)
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté les demandes de suspension des décisions implicites de la commission de recours contre les refus de visa de long séjour pour réunification familiale opposés aux enfants et à l'épouse d'un réfugié érythréen. Le juge a estimé que la condition d'urgence, invoquée par les requérants en raison de la précarité et des risques de persécution en Éthiopie, n'était pas établie, notamment car les demandes de visa avaient été déposées plus d'un an après la reconnaissance du statut de réfugié. En conséquence, les conclusions à fin de suspension et d'injonction ont été rejetées, de même que les demandes d'aide juridictionnelle provisoire et au titre des frais de justice.
N° TA44-2507054(TA44-2507054)
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a joint deux requêtes concernant le refus de délivrance de visas de long séjour au titre du regroupement familial pour Mme D A et le jeune E B, en provenance d'Haïti. Le juge a rejeté les demandes de suspension sans instruction ni audience, estimant que la condition d'urgence n'était pas caractérisée. Il a rappelé que le rejet d'une précédente demande de suspension n'interdit pas de présenter une nouvelle requête, mais a considéré que les éléments invoqués, notamment la situation sécuritaire en Haïti et la séparation familiale, ne justifiaient pas une urgence suffisante au sens de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
N° TA44-2507410(TA44-2507410)
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision consulaire du 9 avril 2025 refusant un visa de long séjour à un enfant de trois ans, au motif que la condition d'urgence particulière n'était pas remplie. Le juge a estimé que la séparation des parents d'avec leur enfant résultait de leur propre choix et que les éléments fournis ne démontraient pas une situation de défaillance suffisamment caractérisée de la grand-mère au Sénégal. En conséquence, la requête a été rejetée sans qu'il soit besoin d'examiner les moyens soulevés.
N° TA44-2506915(TA44-2506915)
Refus de communication de documents administratifs. Le Tribunal Administratif de Nantes, saisi par Mme B d’un recours contre la décision du maire d’Auray (Morbihan) refusant la communication d’un rapport d’enquête et de ses annexes, se déclare territorialement incompétent. En application des articles R. 351-3 et R. 312-1 du code de justice administrative, il transmet l’affaire au Tribunal Administratif de Rennes, dans le ressort duquel se situe la commune d’Auray.
N° TA44-2507378(TA44-2507378)
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de la commission de recours contre les refus de visa, confirmant le refus de visa de long séjour pour regroupement familial opposé à l'épouse du requérant. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, les éléments invoqués (séparation du couple, état de santé de l'épouse, compétences professionnelles) ne caractérisant pas une atteinte suffisamment grave et immédiate aux intérêts du requérant. La requête a été rejetée sans qu'il soit nécessaire d'examiner l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision.
N° TA44-2507495(TA44-2507495)
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision du ministre de l'intérieur ajournant à deux ans la demande d'acquisition de la nationalité française de M. A. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car le requérant dispose d'un titre de séjour pluriannuel lui assurant une situation administrative stable et n'est pas empêché d'accéder à d'autres emplois que ceux de la fonction publique. La décision est fondée sur l'article L. 521-1 du code de justice administrative, la requête étant rejetée sans instruction ni audience en application de l'article L. 522-3 du même code.
N° TA44-2507434(TA44-2507434)
Refus de visa de long séjour (travailleur salarié) – Tribunal administratif de Nantes. La requête en référé suspension est rejetée pour irrecevabilité, faute pour la requérante d’avoir saisi la commission de recours contre les décisions de refus de visa, préalable obligatoire à tout recours contentieux en application des articles D. 312-3 et D. 312-4 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
N° TA44-2507147(TA44-2507147)
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du 28 février 2025 par lequel le préfet de la Loire-Atlantique a refusé de délivrer un titre de séjour à M. B, ressortissant algérien. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, faute pour le requérant de justifier d'une contribution effective à l'entretien de son enfant et d'une vie familiale stable. La requête a été rejetée sans instruction ni audience en application de l'article L. 522-3 du même code.
N° TA44-2507154(TA44-2507154)
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision consulaire refusant un visa de travail à M. B, présentée par ce dernier et la SAS Philibert David sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative. Le juge a estimé que la condition d'urgence particulière, nécessaire pour suspendre une décision avant que la commission de recours ne statue sur le recours administratif préalable obligatoire, n'était pas remplie. Les difficultés de recrutement et l'impact sur le développement de l'entreprise n'ont pas été jugés suffisamment établis, et la situation du requérant, employé au Maroc, ne démontrait pas une atteinte grave et immédiate. La requête a donc été rejetée en application de l'article L. 522-3 du même code.
N° TA44-2507155(TA44-2507155)
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de la commission de recours contre les refus de visa, confirmant le refus de délivrance d’un visa de long séjour pour mineur scolarisé à l’enfant Hasina Manitrarivo Raharimanjato. La condition d’urgence, requise par l’article L. 521-1 du code de justice administrative, n’a pas été jugée satisfaite en raison du dépôt tardif de la demande de visa par rapport à la rentrée scolaire et de l’absence de preuve que l’enfant ne pourrait poursuivre sa scolarité à Madagascar. Le juge a estimé que les circonstances, notamment la fin prochaine de l’année scolaire, ne justifiaient pas une intervention immédiate avant l’examen au fond du recours en annulation. La requête a donc été rejetée sans audience, sur le fondement de l’article L. 522-3 du même code.
N° TA44-2507194(TA44-2507194)
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de la commission de recours contre les refus de visa, confirmant le refus de délivrance de visas de long séjour au titre de la réunification familiale pour Mme C E et ses enfants. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, la séparation familiale invoquée ne présentant pas, en l'espèce, un caractère suffisamment impérieux justifiant une suspension. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de justice administrative relatives au référé suspension.
N° TA44-2507183(TA44-2507183)
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France. Cette décision confirmait le refus des autorités consulaires françaises à Tunis de délivrer un visa de long séjour à M. D en qualité de conjoint de ressortissante française. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, les requérants ne démontrant pas un préjudice suffisamment grave et immédiat, notamment en raison de la possibilité pour l'épouse de se rendre en Tunisie et de l'absence de preuve d'une impossibilité de soins pour M. D dans ce pays.
N° TA44-2114468(TA44-2114468)
Le Tribunal Administratif de Nantes a examiné la requête de Mme B C épouse A contestant le refus du maire de Dompierre-sur-Yon de lui délivrer un permis de démolir un calvaire, ainsi que la délibération du conseil municipal de 2013 identifiant ce calvaire comme élément de patrimoine protégé au titre de l'article L. 123-1-5 du code de l'urbanisme. La requérante s'est désistée de ses conclusions contre la délibération de 2013, désistement dont le tribunal a donné acte. Sur le fond, le tribunal a rejeté les conclusions dirigées contre l'arrêté de refus de permis de démolir du 27 octobre 2021.
N° TA44-2205573(TA44-2205573)
Le Tribunal administratif de Nantes annule la décision du ministre de l'intérieur du 9 mars 2022 qui ajournait à deux ans la demande de naturalisation de Mme A B, ressortissante angolaise. Le ministre s'était fondé sur le fait qu'elle avait aidé au séjour irrégulier du père de ses enfants, mais le tribunal estime que cette appréciation est entachée d'une erreur manifeste, compte tenu des violences domestiques subies par la requérante. La décision s'appuie sur l'article 21-15 du code civil et l'article 48 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993. Le tribunal enjoint au ministre de réexaminer la demande dans un délai de six mois et condamne l'État à verser 1 200 euros à Mme A B au titre des frais de justice.
N° TA44-2200696(TA44-2200696)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté les requêtes de M. et Mme D, ressortissants arméniens, qui contestaient les refus de titre de séjour du préfet de la Loire-Atlantique. Les requérants invoquaient notamment la méconnaissance des articles L. 435-1 et L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que des stipulations de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a estimé que les décisions attaquées étaient suffisamment motivées et que les moyens soulevés, y compris ceux relatifs à la vie privée et familiale et à l'intérêt supérieur de l'enfant, n'étaient pas fondés. En conséquence, les demandes d'annulation et d'injonction ont été rejetées.