Jurisprudence — Tribunal Administratif de Nantes

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA44-2210201(TA44-2210201)

Le Tribunal administratif de Nantes a rejeté la demande de la société Eveha, qui sollicitait l'indemnisation de son éviction irrégulière d'un marché de fouilles archéologiques attribué à l'INRAP par la commune du Boupère. La société requérante soutenait que la commune avait commis une faute en ne contrôlant pas la sincérité de l'offre de l'INRAP, dont le prix était inférieur de 27,7% au sien, et en ne vérifiant pas l'absence de pratiques anticoncurrentielles. Le tribunal a jugé que la commune n'avait pas manqué à ses obligations, l'offre de l'INRAP n'étant pas manifestement sous-estimée au regard des documents fournis et des règles du code de la commande publique et du code du patrimoine. En conséquence, la requête a été rejetée, y compris les conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA44-2214565(TA44-2214565)

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme A, qui contestait le refus de la commune du Mans de lui accorder une concession funéraire au cimetière Sud. La requérante invoquait les articles L. 2223-3 et L. 2223-13 du code général des collectivités territoriales, estimant avoir droit à une sépulture de famille. Le tribunal a jugé que le refus était fondé sur un motif légitime de gestion, à savoir l'insuffisance de places disponibles dans les cimetières de la commune par rapport au nombre annuel d'inhumations. Par conséquent, la décision du maire n'a pas méconnu les dispositions légales applicables.

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DécisionAUTRE

TA44-2503793(TA44-2503793)

Référé-expertise préventive (article R. 532-1-1 du code de justice administrative) – Tribunal administratif de Nantes. Le juge des référés a fait droit à la demande de Loire-Atlantique Développement-SELA, maître d'ouvrage d'un projet de réaménagement urbain à Haute-Goulaine, visant à faire constater l'état d'un immeuble voisin avant des travaux de démolition. La mesure a été jugée utile compte tenu de la nature et de l'importance des travaux, susceptibles de provoquer des désordres sur les constructions avoisinantes. Une experte en architecture a été désignée pour établir un état des lieux préalable et, le cas échéant, suivre l'évolution des dommages pendant le chantier.

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OrdonnanceREJETE

TA44-2415490(TA44-2415490)

Le Tribunal administratif de Nantes a rejeté la requête de M. A contestant le refus de l'Université d'Angers de lui accorder une aide à la mobilité en Master. La requête était manifestement irrecevable car elle n'était pas accompagnée de la décision attaquée, comme l'exige l'article R. 412-1 du code de justice administrative. Malgré une demande de régularisation notifiée via l'application Télérecours citoyens, M. A n'a pas produit le document dans le délai imparti. En application de l'article R. 222-1 4° du même code, l'ordonnance a donc rejeté la requête sans examen au fond.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA44-2402082(TA44-2402082)

Le Tribunal Administratif de Nantes a examiné la requête de M. B C, ressortissant ivoirien, contestant les arrêtés du préfet de la Sarthe du 23 janvier 2024 refusant son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le requérant invoquait notamment une erreur manifeste d'appréciation au regard de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, et un défaut de motivation de l'interdiction de retour. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens, considérant que les décisions étaient suffisamment motivées et proportionnées, et a validé la légalité des arrêtés contestés.

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DécisionExcès de pouvoirANNULE

TA44-2112973(TA44-2112973)

Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi par la SAS LDC Sablé de deux recours en excès de pouvoir contre des décisions de la préfète de la Corrèze du 7 octobre 2021 retirant des autorisations de travail délivrées pour deux salariés, au motif que la société avait été condamnée pénalement pour blessures involontaires. La société invoquait notamment un vice de procédure, un défaut de motivation et une erreur manifeste d'appréciation. Le tribunal a constaté que les deux salariés avaient obtenu ultérieurement un titre de séjour les autorisant à travailler, rendant les recours sans objet. Il a donc prononcé un non-lieu à statuer sur les requêtes.

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OrdonnancePARTIEL

TA44-2503977(TA44-2503977)

Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de la commission de recours contre les décisions de refus de visa, qui confirmait le refus de délivrance de visas de long séjour au titre du regroupement familial pour le mari et le fils de Mme B A. La requérante invoquait l'urgence liée à la séparation familiale et un doute sérieux sur la légalité de la décision. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas établie, faute pour la requérante de démontrer la réalité et l'intensité de la vie commune, et compte tenu du caractère récent de la procédure de regroupement familial. La décision a été prise sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.

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OrdonnanceREJETE

TA44-2503952(TA44-2503952)

Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, rejette la requête de Mme D, épouse A, qui demandait l'annulation du refus implicite de visa de long séjour pour réunification familiale. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas remplie, car les éléments invoqués (état de santé de l'époux, situation économique et psychologique) ne caractérisent pas une atteinte grave et immédiate nécessitant une intervention dans les 48 heures. En conséquence, la requête est rejetée sans instruction ni audience publique, en application de l'article L. 522-3 du même code.

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OrdonnanceDESISTEMENT

TA44-2418642(TA44-2418642)

Le Tribunal administratif de Nantes a été saisi par M. et Mme B d’une requête en annulation d’un permis de construire délivré par le maire de Saint-Etienne-de-Montluc pour une maison individuelle. Les requérants se sont désistés purement et simplement de leur action par un mémoire du 23 décembre 2024, ce dont la commune a pris acte. Par ordonnance du 5 mars 2025, la présidente du tribunal a donné acte de ce désistement sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Aucune autre décision au fond n’a été rendue.

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OrdonnanceREJETE

TA44-2418646(TA44-2418646)

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. B A, qui contestait le refus de validation de deux modules de la formation d'officier chef de quart passerelle (OCQP) par le jury. La requête a été jugée manifestement irrecevable car elle ne contenait ni exposé des moyens de droit, ni conclusions claires, en violation des articles R. 222-1 et R. 411-1 du code de justice administrative. Aucun mémoire complémentaire n'ayant été déposé pour régulariser la procédure, le tribunal a prononcé le rejet par ordonnance.

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OrdonnancePARTIEL

TA44-2503938(TA44-2503938)

Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, rejette la demande de suspension de la décision implicite de la commission de recours contre les refus de visa, qui confirme le refus de délivrance d'un visa de long séjour pour réunification familiale à l'enfant de Mme A. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas remplie, car la requérante ne démontre pas l'intensité des liens avec son fils, resté au Sénégal depuis 2017, et que l'enfant n'est pas isolé, étant pris en charge par sa grand-mère et scolarisé avec de bons résultats. Par conséquent, l'atteinte aux intérêts de la requérante n'est pas jugée suffisamment grave pour justifier une suspension avant le jugement au fond.

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OrdonnanceREJETE

TA44-2503869(TA44-2503869)

Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé, a rejeté la demande de Mme A visant à suspendre le refus de visa de court séjour pour motif médical opposé par les autorités consulaires françaises à Conakry. La requérante invoquait une cardiopathie ischémique nécessitant une hospitalisation urgente en France. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, faute pour l'intéressée de démontrer que l'absence de prise en charge immédiate entraînerait une dégradation irrémédiable de son état de santé. La décision est fondée sur les articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative.

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OrdonnanceAUTRE

TA44-2500611(TA44-2500611)

Le Tribunal administratif de Nantes a été saisi par Mme B d’un litige relatif au refus de la caisse primaire d’assurance maladie de la Vendée de lui verser des indemnités journalières. Constatant que ce contentieux relève de la sécurité sociale, le tribunal a jugé, sur le fondement des articles L. 142-1 et L. 142-8 du code de la sécurité sociale, qu’il ne relevait pas de la compétence de la juridiction administrative mais de celle de l’ordre judiciaire. Par ordonnance, il a transmis l’affaire au tribunal judiciaire de La Roche-sur-Yon, territorialement compétent, en application de l’article 32 du décret du 27 février 2015 relatif au Tribunal des conflits.

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OrdonnanceREJETE

TA44-2419159(TA44-2419159)

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme A contestant un indu de prime d'activité. La requête était irrecevable car elle n'était pas accompagnée de la décision de la commission de recours amiable, pourtant obligatoire avant tout recours contentieux en vertu de l'article L. 845-2 du code de la sécurité sociale. Malgré une demande de régularisation, Mme A n'a pas fourni les pièces requises dans le délai imparti. L'ordonnance, fondée sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative, a donc rejeté la requête pour irrecevabilité manifeste.

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DécisionNON_LIEU

TA44-2502779(TA44-2502779)

Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé, a constaté un non-lieu à statuer sur la demande de suspension de la décision 48SI du 16 janvier 2025 constatant la perte de validité du permis de conduire de M. B pour solde de points nul. Le ministre de l'intérieur ayant crédité quatre points à l'intéressé suite à un stage de sensibilisation à la sécurité routière effectué les 17 et 18 janvier 2025, cette décision a été implicitement retirée, rendant la requête sans objet. Le tribunal a également condamné l'État à verser 550 euros à M. B au titre des frais de justice.

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OrdonnanceREJETE

TA44-2105141(TA44-2105141)

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme A, qui demandait la condamnation de l'État pour manquement à ses obligations d'enseignement. La requête a été jugée manifestement irrecevable car elle n'avait pas été présentée par un avocat, comme l'exige l'article R. 431-2 du code de justice administrative pour les demandes de paiement d'une somme d'argent. Malgré une invitation à régulariser sa requête, Mme A n'a pas constitué avocat dans le délai imparti. L'ordonnance, prise sur le fondement du 4° de l'article R. 222-1 du même code, rejette donc la requête sans examen au fond.

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DécisionREJETE

TA44-2502717(TA44-2502717)

Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision du 24 janvier 2025 par laquelle les autorités consulaires françaises à Yaoundé ont refusé à Mme A B, ressortissante camerounaise, un visa de retour. La requérante, titulaire d’un récépissé de demande de titre de séjour étudiant, soutenait que ce refus l’empêchait de poursuivre ses études en France. Le juge a estimé que les dispositions de l’article L. 312-4 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ne prévoient la délivrance d’un visa de retour que dans des cas spécifiques non établis en l’espèce, et que la pratique administrative invoquée ne crée pas de droit. Aucun moyen n’a été retenu comme propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision, et la condition d’urgence n’a pas été jugée satisfaite.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA44-2112834(TA44-2112834)

Le Tribunal administratif de Nannes a examiné la requête de M. D, un ressortissant malien, contestant le refus de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de lui rétablir les conditions matérielles d'accueil pour demandeurs d'asile. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que l'OFII avait légalement suspendu ces conditions en raison du non-respect par M. D des exigences des autorités chargées de l'asile, conformément aux articles L. 744-1 et L. 744-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La décision a également jugé que les moyens soulevés, notamment le défaut de motivation et l'erreur manifeste d'appréciation, n'étaient pas fondés.

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OrdonnanceREJETE

TA44-2501365(TA44-2501365)

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. B A contestant l'opposition du maire de Saint-Julien-de-Concelles à ses travaux de verrière. Le tribunal a constaté que le projet se situe dans le périmètre de protection d'un monument historique et que la décision contestée fait suite à un avis défavorable de l'architecte des Bâtiments de France. En application des articles R. 424-14 du code de l'urbanisme et L. 632-2 du code du patrimoine, le requérant était tenu de saisir au préalable le préfet de région d'un recours contre cette opposition, ce qu'il n'a pas fait. Cette irrecevabilité, qui ne pouvait être régularisée après l'expiration du délai de recours contentieux, a conduit au rejet de la requête sur le fondement du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

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DécisionREJETE

TA44-2500665(TA44-2500665)

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. B, ressortissant nigérian, qui contestait le refus de l'OFII de lui accorder les conditions matérielles d'accueil lors de sa demande de réexamen d'asile. Le tribunal a jugé que la décision de l'OFII était suffisamment motivée et que le requérant, ayant déjà présenté une demande de réexamen, ne pouvait prétendre au bénéfice des conditions matérielles d'accueil en application des articles L. 551-15 et D. 551-17 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue est donc le rejet de l'ensemble des demandes de M. B.

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