Jurisprudence — Tribunal Administratif de Nantes
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N° TA44-2502957(TA44-2502957)
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de la commission de recours contre les refus de visa (CRRV) rejetant le recours de M. B, ressortissant marocain, contre un refus de visa de long séjour de retour en France. Le juge a estimé qu'aucun des moyens soulevés (insuffisance de motivation, erreur manifeste d'appréciation, violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme) n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision, en raison notamment d'une substitution de motifs proposée par le ministre de l'intérieur. La condition d'urgence n'a pas été examinée. La requête a été rejetée sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
N° TA44-2502871(TA44-2502871)
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme C A B et M. E D demandant la suspension de la décision implicite de la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France, confirmant le refus de visa de long séjour pour réunification familiale. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, compte tenu du délai de quatre ans entre l'obtention de la protection subsidiaire par M. D et la demande de visa, ainsi que du délai de huit mois pour saisir le tribunal après le refus. Il a également jugé qu'aucun doute sérieux n'existait sur la légalité de la décision, les requérants ne justifiant pas d'une vie commune stable et continue avant la demande d'asile de M. D. La décision s'appuie sur l'article L. 521-1 du code de justice administrative, sans méconnaître les stipulations de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
N° TA44-2502869(TA44-2502869)
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France (CRRV) confirmant le refus de visa de long séjour pour réunification familiale opposé à M. F D. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, faute pour la requérante, Mme B E, d'établir que l'état de santé de la grand-mère de l'enfant ne permettait plus sa prise en charge et que la séparation mère-fils présentait un caractère particulièrement grave et immédiat. En conséquence, la requête a été rejetée sans qu'il soit besoin d'examiner l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision.
N° TA44-2502864(TA44-2502864)
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé, a rejeté la demande de Mme C visant à suspendre le refus implicite de visas de long séjour pour ses deux enfants au titre de la réunification familiale. Le juge a estimé que la condition d'urgence, nécessaire pour prononcer une suspension, n'était pas remplie, car la séparation prolongée et la situation des enfants au Sénégal étaient en grande partie imputables au manque de diligence de la requérante dans ses démarches. La décision s'appuie sur l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
N° TA44-2502863(TA44-2502863)
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 22 janvier 2025 suspendant l'agrément du centre de contrôle technique exploité par la société CTA Carquefou pour une durée de deux mois. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, la société n'établissant pas de manière suffisante le risque de cessation de paiement invoqué, et que les moyens soulevés n'étaient pas de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. Il a notamment retenu que les manquements graves constatés, tenant à l'organisation défectueuse du centre et à des pratiques frauduleuses, justifiaient la mesure de suspension au regard de l'intérêt public lié à la sécurité routière. La requête a été rejetée sur le fondement des articles L. 521-1 et L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA44-2502801(TA44-2502801)
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France, confirmant le refus de visa de long séjour pour réunification familiale opposé à Mme B. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas établie, la requérante ne démontrant pas de risque immédiat et grave pour sa sécurité personnelle, malgré la situation au Soudan et l'expiration de son visa éthiopien. Il a également considéré qu'aucun des moyens soulevés, notamment la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article L. 561-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La demande d'injonction et les conclusions au titre des frais d'instance ont été rejetées.
N° TA44-2502780(TA44-2502780)
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé, était saisi d’une demande de suspension d’un refus de visa de long séjour pour réunification familiale opposé à Mme A C. En cours d’instance, le ministre de l’intérieur a indiqué avoir donné instruction à l’autorité consulaire de délivrer le visa sollicité. Le juge des référés a constaté que les conclusions aux fins d’annulation et d’injonction étaient devenues sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer. Sur le fondement des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991, l’Etat a été condamné à verser 800 euros à l’avocate des requérants.
N° TA44-2502685(TA44-2502685)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. B, ressortissant tunisien, contestant l'arrêté du préfet de la Sarthe du 6 février 2025 portant obligation de quitter le territoire français sans délai, interdiction de retour de cinq ans, assignation à résidence et signalement aux fins de non-admission dans le système d'information Schengen. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'insuffisance de motivation, de l'erreur de fait et de droit, de la méconnaissance de la présomption d'innocence et du caractère disproportionné des décisions. La solution retenue confirme la légalité des mesures d'éloignement et d'assignation à résidence, en application des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA44-2502673(TA44-2502673)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. A, ressortissant algérien, qui contestait la décision du 5 septembre 2024 par laquelle le préfet de la Loire-Atlantique lui avait rappelé son obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que ce simple rappel ne constitue pas une décision faisant grief et n'est donc pas susceptible de recours, rendant la requête irrecevable. Cette solution est fondée sur l'article R. 421-1 du code de justice administrative.
N° TA44-2502551(TA44-2502551)
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé, était saisi par M. B C d’une demande de suspension des refus de visa de long séjour opposés à son épouse et à leur fils dans le cadre d’une procédure de regroupement familial. En cours d’instance, le ministre de l’intérieur a indiqué avoir donné instruction à l’autorité consulaire de délivrer les visas sollicités, ce qui a été exécuté. Le juge a constaté que les conclusions aux fins d’annulation et d’injonction étaient devenues sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer. Sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative, il a condamné l’État à verser 500 euros à M. C au titre des frais exposés.
N° TA44-2502484(TA44-2502484)
Le Tribunal Administratif de Nantes a annulé l'arrêté du 27 janvier 2025 par lequel le préfet de la Loire-Atlantique avait prononcé une interdiction de retour sur le territoire français de deux ans à l'encontre de M. A B, ressortissant algérien. Le tribunal a jugé que le préfet n'avait pas suffisamment examiné les circonstances humanitaires liées à l'état de santé du fils du requérant, en méconnaissance des articles L. 612-7 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La décision a été annulée pour erreur manifeste d'appréciation, sans qu'il soit besoin de statuer sur les autres moyens.
N° TA44-2502375(TA44-2502375)
Le Tribunal Administratif de Nantes a examiné la requête de M. A D, ressortissant algérien, contestant l'arrêté du préfet de la Loire-Atlantique du 5 septembre 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de renvoi et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'incompétence du signataire, de l'erreur de fait et de l'atteinte à sa vie privée et familiale (article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme). Il a estimé que la présence de son frère en France ne constituait pas une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale. La solution retenue est le rejet de la requête, sans faire droit aux demandes d'annulation, d'injonction ou de frais de justice.
N° TA44-2502313(TA44-2502313)
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé sur la demande du préfet de la Sarthe, a ordonné à Mme A et à tous occupants de son chef de libérer le logement pour demandeurs d'asile qu'elle occupe sans droit depuis le rejet définitif de son recours par la Cour nationale du droit d'asile (CNDA) le 29 février 2024. La solution retenue se fonde sur l'article L. 521-3 du code de justice administrative, en raison de l'urgence et de l'absence de contestation sérieuse, le maintien dans les lieux compromettant le bon fonctionnement du service public d'accueil des demandeurs d'asile. Le tribunal a autorisé l'expulsion avec le concours de la force publique et le débarras des biens, tout en accordant un délai de trois mois à Mme A pour libérer les lieux, compte tenu de sa situation de vulnérabilité et de la présence de ses enfants mineurs scolarisés. Les textes appliqués incluent également l'article L. 552-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA44-2412202(TA44-2412202)
Le Tribunal administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme A B, qui demandait l'annulation d'un permis d'aménager un lotissement de 24 lots délivré par le maire de Chemillé-en-Anjou à la société Besnier Aménagement. La requérante invoquait un litige de droit privé avec la commune et des nuisances futures, mais le tribunal a jugé ces moyens inopérants dans le cadre d'un recours pour excès de pouvoir. Le tribunal a également écarté l'incident de procédure lié au décès de la requérante, l'affaire étant en état d'être jugée. La solution retenue est fondée sur les articles L. 421-6 et A. 424-8 du code de l'urbanisme, qui limitent le contrôle du juge administratif à la conformité du projet aux règles d'urbanisme, à l'exclusion des litiges de droit privé.
N° TA44-2412089(TA44-2412089)
Le Tribunal Administratif de Nantes a examiné la requête de M. B A contestant un permis d'aménager délivré par le maire de Chemillé-en-Anjou à la société Besnier Aménagement, au motif que le projet empiéterait sur sa parcelle. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que le requérant ne justifiait pas d'un intérêt à agir et que ses écritures ne contenaient aucun moyen juridique recevable au sens de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Les conclusions dirigées contre le plan local d'urbanisme ont été jugées irrecevables car nouvelles. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'urbanisme et du code de justice administrative.
N° TA44-2416411(TA44-2416411)
Le Tribunal administratif de Nantes, saisi par M. A B d’un litige relatif à un accident de la circulation survenu à Rennes (Ille-et-Vilaine), a constaté son incompétence territoriale. En application des articles R. 312-14 et R. 351-3 du code de justice administrative, il a ordonné la transmission du dossier au Tribunal administratif de Rennes, seul compétent car le fait générateur du dommage s’est produit dans son ressort.
N° TA44-2411928(TA44-2411928)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. B A contestant le refus implicite de délivrance d’un visa de court séjour par les autorités consulaires françaises à Oran. La requête a été jugée manifestement irrecevable car M. A, résidant en Algérie, n’a pas régularisé sa situation en élisant domicile sur le territoire français, européen ou suisse comme l’exige l’article R. 431-8 du code de justice administrative. Malgré une demande de régularisation notifiée le 23 août 2024, retournée avec la mention "non réclamé", le délai imparti n’a pas été respecté. L’ordonnance, fondée sur l’article R. 222-1 4° du même code, rejette la requête sans examen au fond.
N° TA44-2503281(TA44-2503281)
Le Tribunal Administratif de Nantes, saisi d’un recours contre un arrêté préfectoral du 13 février 2025 obligeant une ressortissante étrangère à quitter le territoire français, constate que l’intéressée a été placée en rétention administrative à Rouen en cours d’instance. En application des articles R. 922-4 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile et R. 351-3 du code de justice administrative, le tribunal se déclare territorialement incompétent et transmet le dossier au Tribunal Administratif de Rouen, dans le ressort duquel se situe le lieu de rétention.
N° TA44-2500623(TA44-2500623)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. B A, qui demandait la condamnation de l'État à lui verser des indemnités pour déni de justice et pour une chute à vélo. La requête a été jugée manifestement irrecevable car elle n'était pas accompagnée de la preuve d'une réclamation préalable auprès de l'administration, comme l'exigent les articles R. 421-1 et R. 412-1 du code de justice administrative. Malgré une demande de régularisation, le requérant n'a pas fourni les documents nécessaires dans le délai imparti. De plus, la demande relative à la chute à vélo constituait un litige distinct de l'objet initial de la requête.
N° TA44-2403618(TA44-2403618)
Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite de la commission de recours confirmant le refus consulaire de délivrance d’un visa de long séjour pour regroupement familial. Le ministre de l’intérieur a fait valoir que le visa avait été délivré le 31 mai 2024, rendant la décision attaquée caduque. Par ordonnance du 5 mars 2025, le tribunal a constaté un non-lieu à statuer sur les conclusions en annulation et injonction, devenues sans objet. Il a toutefois condamné l’État à verser 600 euros à la requérante au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.