Jurisprudence — Tribunal Administratif de Nantes
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N° TA44-2504028(TA44-2504028)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé, concerne la demande d’une femme enceinte de sept mois et demandeuse d’asile, Mme A B, qui sollicite un hébergement d’urgence. La requérante invoque une atteinte grave et manifestement illégale à son droit d’asile et à son droit à un hébergement d’urgence, en raison de sa vulnérabilité et de l’absence de prise en charge malgré ses démarches. Le tribunal rejette la requête, estimant que la condition d’urgence n’est pas remplie, car la requérante perçoit l’allocation pour demandeur d’asile majorée et ne démontre pas une situation de dénuement extrême ou une vulnérabilité médicale particulière. Il retient également que l’OFII accomplit les diligences nécessaires pour lui trouver un hébergement, et que le préfet et le conseil départemental ne sont pas compétents en la matière. La décision s’appuie sur les articles L. 521-2 du code de justice administrative, le code de l’action sociale et des familles, et le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
N° TA44-2209174(TA44-2209174)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme A B, qui contestait la décision du ministre de l'intérieur du 9 mai 2022 ajournant à deux ans sa demande d'acquisition de la nationalité française. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée, conformément à l'article 27 du code civil et à l'article L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration. Il a également estimé que le ministre n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en se fondant sur l'insertion professionnelle insuffisante de la requérante, au regard de l'article 48 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993. Les moyens tirés de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de la recevabilité de la demande ont été écartés.
N° TA44-2208866(TA44-2208866)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. B A contestant le refus du ministre de l'intérieur du 24 mai 2022 de lui accorder la nationalité française. Le ministre s'était fondé sur deux procédures pénales (violences et rébellion) ayant donné lieu à des rappels à la loi, dont les faits de violences, non contestés et non anciens, justifiaient le rejet. Le tribunal a estimé que le ministre n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation dans l'exercice de son pouvoir discrétionnaire, en application des articles 21-15 du code civil et 48 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993. La décision attaquée a donc été confirmée.
N° TA44-2208629(TA44-2208629)
Le Tribunal Administratif de Nantes annule la décision du ministre de l'intérieur du 23 février 2022 rejetant la demande de naturalisation de M. B. Le tribunal estime que le ministre a commis une erreur manifeste d'appréciation en se fondant sur une condamnation pour agression sexuelle datant de 2012, compte tenu de l'ancienneté des faits (plus de onze ans), de leur caractère isolé et de l'absence d'autres éléments défavorables. La décision préfectorale initiale est regardée comme s'étant substituée à la décision ministérielle. Le tribunal enjoint au ministre de réexaminer la demande de M. B dans un délai de quatre mois.
N° TA44-2504091(TA44-2504091)
Le Tribunal Administratif de Nantes a liquidé et taxé les frais et honoraires d’une expertise judiciaire à la somme de 2 162,92 euros TTC, au profit de l’expert M. C. En application des articles R. 621-11, R. 761-4, R. 761-5 et R. 621-13 du code de justice administrative, ces frais ont été mis à la charge de Nantes Métropole. La décision ordonne le versement direct de cette somme à l’expert et précise son caractère exécutoire dès son prononcé.
N° TA44-2404674(TA44-2404674)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. A, ressortissant marocain, contestant l'arrêté du préfet de la Vendée du 5 mars 2024 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et fixant le pays de destination. Le tribunal a écarté les moyens de légalité externe, jugeant que l'arrêté était signé par une autorité compétente et suffisamment motivé au regard des articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration, ainsi que de l'article L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de M. A.
N° TA44-2110087(TA44-2110087)
Le Tribunal Administratif de Nantes a examiné la requête de M. D et Mme C contestant le refus du maire de Dompierre-sur-Yon de leur délivrer un permis de construire pour un garage, une véranda et la surélévation d’une toiture. Le refus était fondé sur l’arrêté préfectoral du 25 octobre 1973 interdisant toute construction nouvelle dans le périmètre de protection immédiate d’une retenue d’eau. Le tribunal a annulé l’arrêté municipal, jugeant que cette servitude d’utilité publique n’avait pas été annexée au plan local d’urbanisme ni publiée sur le portail national de l’urbanisme, et ne pouvait donc être opposée aux demandes d’autorisation d’occupation du sol en application des articles L. 151-43 et L. 152-7 du code de l’urbanisme.
N° TA44-2503735(TA44-2503735)
Le Tribunal administratif de Nantes a liquidé et taxé les frais et honoraires d’une expertise judiciaire à la somme de 1 793,33 euros TTC, au bénéfice de l’expert M. B. Cette somme a été mise à la charge de la commune de Gennes-Val-de-Loire, en application des articles R. 621-11, R. 761-4, R. 761-5 et R. 621-13 du code de justice administrative. La décision ordonne le versement direct à l’expert et précise son caractère exécutoire dès son prononcé.
N° TA44-2404392(TA44-2404392)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. B A C, ressortissant somalien, qui contestait l'arrêté du préfet de la Vendée du 18 janvier 2024 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français et fixant le pays de destination. Le tribunal a jugé que la décision de refus de titre de séjour était suffisamment motivée et que le requérant n'établissait pas une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme ou des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, les moyens soulevés contre l'obligation de quitter le territoire français et la décision fixant le pays de destination, notamment ceux tirés de l'illégalité du refus de titre et de la violation de l'article 3 de la Convention, ont également été écartés.
N° TA44-2503261(TA44-2503261)
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé, a constaté un non-lieu à statuer sur la demande de suspension de M. A, qui contestait le refus implicite du Conseil national des activités privées de sécurité (CNAPS) de lui délivrer un agrément en qualité de dirigeant. Cette décision est intervenue après que le CNAPS a finalement accordé l'agrément sollicité le 27 février 2025, rendant la requête sans objet. En application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, le tribunal a condamné le CNAPS à verser 500 euros à M. A au titre des frais de justice.
N° TA44-2503248(TA44-2503248)
Le Tribunal administratif de Nantes a examiné les requêtes de M. C, ressortissant marocain, contestant un arrêté d’assignation à résidence pris par le préfet de la Vendée et un arrêté du préfet du Calvados lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour d’un an. Le tribunal a rejeté l’ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l’incompétence du signataire, du défaut de motivation, de la violation de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme et de l’erreur manifeste d’appréciation. En conséquence, il a rejeté les demandes d’annulation et les conclusions accessoires. Les décisions attaquées ont été jugées conformes aux dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
N° TA44-2503232(TA44-2503232)
Le Tribunal administratif de Nantes a été saisi en référé par M. B A, gendarme, pour demander la suspension de l'arrêté du ministre de l'intérieur du 27 janvier 2025 constatant la cessation de son état militaire suite à une condamnation pénale. Le juge des référés a rejeté la requête, estimant que la condition d'urgence n'était pas remplie, car la situation de précarité invoquée n'était pas suffisamment établie et que le requérant pouvait prétendre à des allocations chômage. Il a également considéré qu'aucun des moyens soulevés n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision, l'administration étant en situation de compétence liée pour appliquer l'article L. 311-7 du code de justice militaire.
N° TA44-2503031(TA44-2503031)
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France, qui confirmait le refus de délivrance d'un visa de long séjour à Mme B en qualité de conjoint de français. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, la requérante n'ayant pas démontré avoir vécu avec ses enfants avant son départ pour Madagascar et ayant tardé à saisir le tribunal. Il a également considéré qu'aucun des moyens soulevés, tirés notamment de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale relative aux droits de l'enfant, n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision.
N° TA44-2503026(TA44-2503026)
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé, a examiné la demande de Mme A visant à suspendre le refus de visa d'études supérieures qui lui a été opposé par l'autorité consulaire à Douala le 16 janvier 2025. Le juge a d'abord déclaré irrecevables les conclusions dirigées contre la décision de la commission de recours (CRRV), celle-ci n'étant pas encore intervenue à la date de la requête. Sur le fond, le tribunal a rejeté la demande de suspension, estimant que la condition d'urgence n'était pas remplie, la requérante étant déjà inscrite dans une formation similaire au Cameroun et n'établissant pas la perte définitive de ses frais de scolarité. La décision s'appuie sur les articles L. 521-1 du code de justice administrative et D. 312-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA44-2502985(TA44-2502985)
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a constaté un non-lieu à statuer sur la demande de la société Casa Angeli et de M. A. Ces derniers sollicitaient une injonction sous astreinte pour que l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) convoque M. A à une visite médicale préalable à une demande de visa salarié. L'OFII ayant convoqué l'intéressé à un rendez-vous le 18 mars 2025, les conclusions de la requête sont devenues sans objet. En application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, l'OFII a été condamné à verser une somme globale de 500 euros aux requérants au titre des frais exposés.
N° TA44-2502957(TA44-2502957)
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de la commission de recours contre les refus de visa (CRRV) rejetant le recours de M. B, ressortissant marocain, contre un refus de visa de long séjour de retour en France. Le juge a estimé qu'aucun des moyens soulevés (insuffisance de motivation, erreur manifeste d'appréciation, violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme) n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision, en raison notamment d'une substitution de motifs proposée par le ministre de l'intérieur. La condition d'urgence n'a pas été examinée. La requête a été rejetée sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
N° TA44-2502871(TA44-2502871)
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme C A B et M. E D demandant la suspension de la décision implicite de la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France, confirmant le refus de visa de long séjour pour réunification familiale. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, compte tenu du délai de quatre ans entre l'obtention de la protection subsidiaire par M. D et la demande de visa, ainsi que du délai de huit mois pour saisir le tribunal après le refus. Il a également jugé qu'aucun doute sérieux n'existait sur la légalité de la décision, les requérants ne justifiant pas d'une vie commune stable et continue avant la demande d'asile de M. D. La décision s'appuie sur l'article L. 521-1 du code de justice administrative, sans méconnaître les stipulations de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
N° TA44-2502869(TA44-2502869)
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France (CRRV) confirmant le refus de visa de long séjour pour réunification familiale opposé à M. F D. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, faute pour la requérante, Mme B E, d'établir que l'état de santé de la grand-mère de l'enfant ne permettait plus sa prise en charge et que la séparation mère-fils présentait un caractère particulièrement grave et immédiat. En conséquence, la requête a été rejetée sans qu'il soit besoin d'examiner l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision.
N° TA44-2502864(TA44-2502864)
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé, a rejeté la demande de Mme C visant à suspendre le refus implicite de visas de long séjour pour ses deux enfants au titre de la réunification familiale. Le juge a estimé que la condition d'urgence, nécessaire pour prononcer une suspension, n'était pas remplie, car la séparation prolongée et la situation des enfants au Sénégal étaient en grande partie imputables au manque de diligence de la requérante dans ses démarches. La décision s'appuie sur l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
N° TA44-2502863(TA44-2502863)
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 22 janvier 2025 suspendant l'agrément du centre de contrôle technique exploité par la société CTA Carquefou pour une durée de deux mois. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, la société n'établissant pas de manière suffisante le risque de cessation de paiement invoqué, et que les moyens soulevés n'étaient pas de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. Il a notamment retenu que les manquements graves constatés, tenant à l'organisation défectueuse du centre et à des pratiques frauduleuses, justifiaient la mesure de suspension au regard de l'intérêt public lié à la sécurité routière. La requête a été rejetée sur le fondement des articles L. 521-1 et L. 761-1 du code de justice administrative.