Jurisprudence — Tribunal Administratif de Nantes

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DécisionREJETE

TA44-2102929(TA44-2102929)

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. B A, qui demandait la condamnation de l'État à l'indemniser pour un préjudice d'anxiété lié à son exposition à l'amiante lors de son travail à la direction des constructions navales de 1988 à 1995. Le tribunal a accueilli l'exception de prescription quadriennale soulevée par le ministre des armées, estimant que la créance était prescrite en application de la loi n° 68-1250 du 31 décembre 1968. La solution retenue est donc le rejet de la demande, sans examen au fond du préjudice allégué.

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DécisionREJETE

TA44-2204043(TA44-2204043)

Rejet de la demande de naturalisation de M. B par le ministre de l'intérieur. Le Tribunal administratif de Nantes rejette le recours de M. B. Le ministre s'est fondé sur une fausse déclaration par omission (non-déclaration d'un enfant mineur) dans le dossier de demande. Le tribunal estime que le requérant n'apporte pas la preuve du décès de cet enfant, malgré ses allégations. La décision est fondée sur les articles 21-15 du code civil et 48 du décret n°93-1362 du 30 décembre 1993.

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DécisionREJETE

TA44-2204007(TA44-2204007)

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme B contestant la décision du ministre de l'intérieur d'ajourner à trois ans sa demande de naturalisation. Le ministre s'est fondé sur la condamnation de l'intéressée en 2020 pour des faits de faux et de tentative d'obtention frauduleuse de document administratif, considérés comme établis et non prescrits. Le tribunal a jugé que ce motif ne constituait ni une erreur de fait ni une erreur manifeste d'appréciation, et que l'intégration de Mme B en France était sans incidence sur la légalité de la décision. La requête a été rejetée en toutes ses conclusions, sur le fondement des articles 21-15 du code civil et 48 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993.

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DécisionANNULE

TA44-2113430(TA44-2113430)

Le Tribunal administratif de Nantes annule la décision du ministre de l'intérieur du 28 septembre 2021 rejetant la demande de naturalisation de M. B. Le ministre s'était fondé sur des faits de violence et menaces datant de 2012, mais la procédure avait été classée sans suite et l'intéressé contestait les faits. La matérialité des faits n'étant pas établie, le tribunal juge que le ministre a commis une erreur manifeste d'appréciation au regard des articles 21-15 du code civil et 48 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993.

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DécisionREJETE

TA44-2112686(TA44-2112686)

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme D contestant la décision du ministre de l'intérieur confirmant l'ajournement de deux ans de sa demande de naturalisation. La requérante invoquait l'incompétence de la signataire, un défaut de motivation et une erreur manifeste d'appréciation. Le tribunal a écarté ces moyens, jugeant la délégation de signature valable, la motivation suffisante et l'examen de la situation sérieux. Il a estimé que le ministre avait pu légalement se fonder sur une dette locative de 2 456 euros, bien que soldée, pour ajourner la demande en vertu de son large pouvoir d'appréciation, sans commettre d'erreur manifeste.

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DécisionREJETE

TA44-2112619(TA44-2112619)

Le Tribunal administratif de Nantes a rejeté la requête de M. A, qui contestait la décision du ministre de l'intérieur de rejeter sa demande de naturalisation. Le ministre s'était fondé sur l'absence de centre stable des intérêts en France, en raison de la résidence de l'enfant mineur du requérant en Côte d'Ivoire. Le tribunal a jugé que cette circonstance, liée à la situation familiale, pouvait être légalement prise en compte dans le cadre du pouvoir d'appréciation du ministre, conformément à l'article 21-15 du code civil et à l'article 48 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993. La requête a donc été rejetée comme non fondée.

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DécisionREJETE

TA44-2108217(TA44-2108217)

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. B, qui demandait la condamnation de l'État à l’indemniser pour son exposition à l’amiante dans l’immeuble "Le Tripode" entre 1974 et 1992. Le tribunal a jugé que sa créance était prescrite, car le délai de prescription quadriennale avait commencé à courir le 1er janvier 2015, après qu’il a eu connaissance du risque en novembre 2014, et que sa demande d’indemnisation du 7 mai 2021 était tardive. La solution retenue est fondée sur la loi n° 68-1250 du 31 décembre 1968 relative à la prescription des créances sur l’État.

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OrdonnanceANNULE

TA44-2318992(TA44-2318992)

Le Tribunal administratif de Nantes a été saisi d’un recours contre le refus implicite de délivrance d’un visa de long séjour à Mme D E F par les autorités consulaires françaises à Khartoum. En cours d’instance, le visa a été délivré le 11 décembre 2023, rendant sans objet les conclusions en annulation et injonction. Le tribunal a donc constaté un non-lieu à statuer sur ces demandes. Il a également condamné l’État à verser 600 euros à l’avocate des requérants au titre des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991 sur l’aide juridique.

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DécisionREJETE

TA44-2101871(TA44-2101871)

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de la SCI Rossignol demandant l'annulation de la décision de préemption du 17 décembre 2020 prise par Le Mans Métropole Habitat sur une parcelle au Mans. Le tribunal a écarté l'exception d'illégalité soulevée contre la délégation du droit de préemption, jugeant que l'original de cette décision était signé et qu'elle avait été régulièrement transmise et publiée. Il a également considéré que la décision de préemption, fondée sur le code de l'urbanisme (articles L. 210-1 et L. 300-1), répondait à un intérêt général suffisant.

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OrdonnanceREJETE

TA44-2400807(TA44-2400807)

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. et Mme B contestant le refus de délivrance de visas de court séjour par l'autorité consulaire française à Oran. La requête a été jugée manifestement irrecevable car les requérants, résidant en Algérie, n'ont pas justifié avoir exercé le recours administratif préalable obligatoire devant le sous-directeur des visas, ni régularisé leur domiciliation comme l'exige l'article R. 431-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, malgré une demande de régularisation du tribunal. La décision se fonde sur les articles R. 222-1 du code de justice administrative et D. 312-3 du code précité.

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OrdonnanceREJETE

TA44-2420631(TA44-2420631)

Refus de visa de court séjour pour la belle-mère d'une requérante. Le Tribunal Administratif de Nantes rejette la requête comme manifestement irrecevable. La requérante ne justifie pas d'un intérêt à agir en sa seule qualité de belle-fille. Elle ne peut pas non plus représenter valablement sa belle-mère, n'étant pas un mandataire habilité par l'article R. 431-2 du code de justice administrative. L'ordonnance est fondée sur l'article R. 222-1 du même code.

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OrdonnanceAUTRE

TA44-2503788(TA44-2503788)

Refus d'échange de permis de conduire estonien. Tribunal Administratif de Nantes. Incompétence territoriale constatée, transmission au Tribunal Administratif de Lyon. Application des articles R. 312-8 et R. 351-3 du code de justice administrative.

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OrdonnanceREJETE

TA44-2504008(TA44-2504008)

Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé, a rejeté la requête de M. et Mme B qui demandaient la suspension d’un refus implicite de visa de regroupement familial. Les requérants n’avaient pas introduit de requête distincte en annulation, condition nécessaire à la recevabilité d’une demande de suspension sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative. La requête a donc été jugée manifestement irrecevable et rejetée sans instruction ni audience, en application de l’article L. 522-3 du même code.

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DécisionREJETE

TA44-2208866(TA44-2208866)

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. B A contestant le refus du ministre de l'intérieur du 24 mai 2022 de lui accorder la nationalité française. Le ministre s'était fondé sur deux procédures pénales (violences et rébellion) ayant donné lieu à des rappels à la loi, dont les faits de violences, non contestés et non anciens, justifiaient le rejet. Le tribunal a estimé que le ministre n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation dans l'exercice de son pouvoir discrétionnaire, en application des articles 21-15 du code civil et 48 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993. La décision attaquée a donc été confirmée.

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DécisionANNULE

TA44-2208629(TA44-2208629)

Le Tribunal Administratif de Nantes annule la décision du ministre de l'intérieur du 23 février 2022 rejetant la demande de naturalisation de M. B. Le tribunal estime que le ministre a commis une erreur manifeste d'appréciation en se fondant sur une condamnation pour agression sexuelle datant de 2012, compte tenu de l'ancienneté des faits (plus de onze ans), de leur caractère isolé et de l'absence d'autres éléments défavorables. La décision préfectorale initiale est regardée comme s'étant substituée à la décision ministérielle. Le tribunal enjoint au ministre de réexaminer la demande de M. B dans un délai de quatre mois.

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DécisionREJETE

TA44-2502957(TA44-2502957)

Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de la commission de recours contre les refus de visa (CRRV) rejetant le recours de M. B, ressortissant marocain, contre un refus de visa de long séjour de retour en France. Le juge a estimé qu'aucun des moyens soulevés (insuffisance de motivation, erreur manifeste d'appréciation, violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme) n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision, en raison notamment d'une substitution de motifs proposée par le ministre de l'intérieur. La condition d'urgence n'a pas été examinée. La requête a été rejetée sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.

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DécisionNON_LIEU

TA44-2502985(TA44-2502985)

Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a constaté un non-lieu à statuer sur la demande de la société Casa Angeli et de M. A. Ces derniers sollicitaient une injonction sous astreinte pour que l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) convoque M. A à une visite médicale préalable à une demande de visa salarié. L'OFII ayant convoqué l'intéressé à un rendez-vous le 18 mars 2025, les conclusions de la requête sont devenues sans objet. En application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, l'OFII a été condamné à verser une somme globale de 500 euros aux requérants au titre des frais exposés.

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DécisionREJETE

TA44-2503026(TA44-2503026)

Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé, a examiné la demande de Mme A visant à suspendre le refus de visa d'études supérieures qui lui a été opposé par l'autorité consulaire à Douala le 16 janvier 2025. Le juge a d'abord déclaré irrecevables les conclusions dirigées contre la décision de la commission de recours (CRRV), celle-ci n'étant pas encore intervenue à la date de la requête. Sur le fond, le tribunal a rejeté la demande de suspension, estimant que la condition d'urgence n'était pas remplie, la requérante étant déjà inscrite dans une formation similaire au Cameroun et n'établissant pas la perte définitive de ses frais de scolarité. La décision s'appuie sur les articles L. 521-1 du code de justice administrative et D. 312-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

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DécisionREJETE

TA44-2502673(TA44-2502673)

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. A, ressortissant algérien, qui contestait la décision du 5 septembre 2024 par laquelle le préfet de la Loire-Atlantique lui avait rappelé son obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que ce simple rappel ne constitue pas une décision faisant grief et n'est donc pas susceptible de recours, rendant la requête irrecevable. Cette solution est fondée sur l'article R. 421-1 du code de justice administrative.

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DécisionREJETE

TA44-2503031(TA44-2503031)

Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France, qui confirmait le refus de délivrance d'un visa de long séjour à Mme B en qualité de conjoint de français. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, la requérante n'ayant pas démontré avoir vécu avec ses enfants avant son départ pour Madagascar et ayant tardé à saisir le tribunal. Il a également considéré qu'aucun des moyens soulevés, tirés notamment de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale relative aux droits de l'enfant, n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision.

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