Jurisprudence — Tribunal Administratif de Nantes
58 014 décisions disponibles — page 894/2901
N° TA44-2503436(TA44-2503436)
Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi par M. et Mme B d’un litige portant sur la délimitation de leur propriété et la remise en état d’une clôture, qu’ils imputent à la commune du Thoureil. Le juge a constaté que cette contestation, relative à une atteinte à la propriété privée immobilière, relève du droit civil et non du droit administratif. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, la requête a été rejetée comme portée devant une juridiction incompétente.
N° TA44-2502999(TA44-2502999)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Nantes, rendue le 7 mars 2025, concerne un litige relatif au refus de regroupement familial opposé par le préfet de la Seine-Maritime à M. B C. Le tribunal constate que le requérant était domicilié à Elbeuf (Seine-Maritime) à la date de la décision attaquée. En application de l'article R. 312-8 du code de justice administrative, il se déclare territorialement incompétent et transmet l'affaire au Tribunal Administratif de Rouen, seul compétent pour en connaître.
N° TA44-2108217(TA44-2108217)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. B, qui demandait la condamnation de l'État à l’indemniser pour son exposition à l’amiante dans l’immeuble "Le Tripode" entre 1974 et 1992. Le tribunal a jugé que sa créance était prescrite, car le délai de prescription quadriennale avait commencé à courir le 1er janvier 2015, après qu’il a eu connaissance du risque en novembre 2014, et que sa demande d’indemnisation du 7 mai 2021 était tardive. La solution retenue est fondée sur la loi n° 68-1250 du 31 décembre 1968 relative à la prescription des créances sur l’État.
N° TA44-2418905(TA44-2418905)
Le Tribunal administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme B A contestant un refus de visa d'entrée en France. La requête a été jugée manifestement irrecevable car elle ne contenait aucun moyen de droit ni argumentation établissant l'illégalité de la décision attaquée, et aucun mémoire complémentaire n'a été déposé avant l'expiration du délai de recours. Le tribunal s'est fondé sur les articles R. 222-1 (7°) et R. 411-1 du code de justice administrative pour prononcer ce rejet par ordonnance.
N° TA44-2112619(TA44-2112619)
Le Tribunal administratif de Nantes a rejeté la requête de M. A, qui contestait la décision du ministre de l'intérieur de rejeter sa demande de naturalisation. Le ministre s'était fondé sur l'absence de centre stable des intérêts en France, en raison de la résidence de l'enfant mineur du requérant en Côte d'Ivoire. Le tribunal a jugé que cette circonstance, liée à la situation familiale, pouvait être légalement prise en compte dans le cadre du pouvoir d'appréciation du ministre, conformément à l'article 21-15 du code civil et à l'article 48 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993. La requête a donc été rejetée comme non fondée.
N° TA44-2411653(TA44-2411653)
Le Tribunal Administratif de Nantes a pris acte, par ordonnance du 7 mars 2025, du désistement pur et simple de Mme B de sa requête dirigée contre un permis de démolir délivré par le maire de Clisson pour quatre maisons. La requérante avait demandé l’annulation de ce permis et de la décision de rejet de son recours gracieux. Le tribunal a constaté que rien ne s’opposait à ce désistement et en a donné acte. Il a également rejeté les conclusions de la commune de Clisson tendant à l’application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA44-2113430(TA44-2113430)
Le Tribunal administratif de Nantes annule la décision du ministre de l'intérieur du 28 septembre 2021 rejetant la demande de naturalisation de M. B. Le ministre s'était fondé sur des faits de violence et menaces datant de 2012, mais la procédure avait été classée sans suite et l'intéressé contestait les faits. La matérialité des faits n'étant pas établie, le tribunal juge que le ministre a commis une erreur manifeste d'appréciation au regard des articles 21-15 du code civil et 48 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993.
N° TA44-2504074(TA44-2504074)
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision consulaire refusant un visa de long séjour à Mme C, ressortissante congolaise. Le juge a estimé que la condition d'urgence prévue à l'article L. 521-1 du code de justice administrative n'était pas remplie, faute pour la requérante de démontrer une atteinte grave et immédiate à sa situation. La simple allégation de difficultés de recrutement pour son futur employeur, non étayée par des pièces comptables ou des offres d'emploi, n'a pas suffi à caractériser l'urgence, d'autant que la commission de recours contre les refus de visa était saisie. La requête a donc été rejetée sans audience, conformément à l'article L. 522-3 du même code.
N° TA44-2102929(TA44-2102929)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. B A, qui demandait la condamnation de l'État à l'indemniser pour un préjudice d'anxiété lié à son exposition à l'amiante lors de son travail à la direction des constructions navales de 1988 à 1995. Le tribunal a accueilli l'exception de prescription quadriennale soulevée par le ministre des armées, estimant que la créance était prescrite en application de la loi n° 68-1250 du 31 décembre 1968. La solution retenue est donc le rejet de la demande, sans examen au fond du préjudice allégué.
N° TA44-2502492(TA44-2502492)
Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi par M. A de demandes portant sur un certificat de nationalité française, un litige avec la Banque postale et le versement d’indemnités journalières par la Sécurité sociale. Par une ordonnance du 7 mars 2025, la présidente du tribunal a rejeté l’ensemble de ces requêtes comme portées devant une juridiction incompétente. Le tribunal a jugé que la contestation sur la nationalité relève de la compétence exclusive du juge judiciaire (article 29 du code civil), que le litige avec la Banque postale oppose des personnes privées, et que le contentieux de la sécurité sociale est attribué au juge judiciaire (articles L. 142-1 et L. 142-8 du code de la sécurité sociale). La décision a été prise sur le fondement du 2° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA44-2501600(TA44-2501600)
Requête de M. B demandant au tribunal administratif de Nantes d’enjoindre au ministre de l’intérieur de lui restituer un capital de 12 points sur son permis de conduire. Le tribunal rejette la requête comme manifestement irrecevable, au motif qu’il n’appartient pas au juge administratif de prononcer des injonctions à titre principal en dehors des cas prévus par le code de justice administrative (exécution d’une décision de justice ou référé). L’ordonnance est fondée sur l’article R. 222-1, 4° du code de justice administrative.
N° TA44-2420560(TA44-2420560)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. A contestant le refus de visa de court séjour opposé à sa mère, Mme E. La juridiction a considéré que M. A ne justifiait pas d'un intérêt personnel à agir en sa seule qualité de fils. De plus, il ne pouvait représenter valablement sa mère, n'étant pas un mandataire habilité par le code de justice administrative. La requête a donc été jugée manifestement irrecevable sur le fondement des articles R. 222-1, R. 431-2 et R. 431-5 du code de justice administrative.
N° TA44-2500828(TA44-2500828)
Le Tribunal administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme A, qui contestait le refus de naturalisation du préfet de Meurthe-et-Moselle. La requête a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n’a pas justifié avoir exercé le recours administratif préalable obligatoire auprès du ministre, conformément à l’article 45 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993. Malgré une demande de régularisation notifiée à son adresse, Mme A n’a pas fourni la décision ministérielle ni la preuve du dépôt de ce recours. L’ordonnance a été rendue sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA44-2309358(TA44-2309358)
Le Tribunal administratif de Nantes a été saisi par M. A B d’un recours contre la décision du ministre de l’intérieur rejetant son recours préalable et confirmant l’ajournement d’un an de sa demande de naturalisation. Par un mémoire enregistré le 19 février 2025, M. B s’est désisté purement et simplement de sa requête. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a donné acte de ce désistement par ordonnance du 7 mars 2025.
N° TA44-2500640(TA44-2500640)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. D contestant le refus de visa de court séjour opposé à sa fiancée, Mme B. Le juge a constaté que M. D ne justifiait pas d'un intérêt personnel à agir en son nom propre et ne pouvait pas valablement représenter Mme B, n'étant pas un mandataire habilité par l'article R. 431-2 du code de justice administrative. La requête a été rejetée sur le fondement de l'article R. 222-1 4° du même code.
N° TA44-2414715(TA44-2414715)
Le Tribunal Administratif de Nantes a examiné la requête de Mme B, aide-soignante au centre hospitalier de Laval, contestant sa révocation pour des faits de maltraitance envers une résidente d'EHPAD. La juridiction a jugé que les faits, filmés et montrant une absence de considération pour la détresse de la résidente, constituaient une faute disciplinaire. Cependant, le tribunal a estimé que la sanction de révocation, la plus élevée du quatrième groupe, était disproportionnée par rapport à la gravité des faits. En application des articles L. 530-1 et L. 533-1 du code général de la fonction publique, la décision de révocation a été annulée.
N° TA44-2417819(TA44-2417819)
Le Tribunal administratif de Nantes a annulé la décision du 25 juillet 2024 par laquelle le préfet de Maine-et-Loire avait rejeté la demande de regroupement familial de M. B, ressortissant afghan bénéficiaire de la protection subsidiaire, au profit de son épouse. Le tribunal a jugé que le préfet avait commis une erreur d'appréciation en se fondant sur l'insuffisance de ressources, sans tenir compte de l'ancienneté de la relation de couple (fiançailles depuis 2014, mariage en 2023) et de la situation de réfugié du demandeur. Cette décision méconnaissait les stipulations de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme garantissant le droit au respect de la vie privée et familiale. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 434-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et l'article 8 de la CESDH.
N° TA44-2503803(TA44-2503803)
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France, qui avait confirmé le refus de délivrance d'un visa de long séjour au titre de la réunification familiale à Mme B. Les requérants invoquaient l'urgence et un doute sérieux sur la légalité de la décision, notamment au regard de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et des articles L. 561-2 et L. 561-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car les éléments fournis ne démontraient pas un préjudice suffisamment grave et immédiat justifiant une suspension sans attendre le jugement au fond. En conséquence, la requête a été rejetée sans qu'il soit nécessaire d'examiner les autres moyens.
N° TA44-2420131(TA44-2420131)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. B et Mme F contestant le refus de visa de court séjour opposé à Mme I. Les requérants, en leurs qualités de gendre et de fille, ne justifiaient pas d'un intérêt personnel leur permettant d'agir. De plus, ils ne pouvaient valablement représenter Mme I, n'étant pas mandataires habilités au sens de l'article R. 431-2 du code de justice administrative. L'ordonnance est fondée sur l'article R. 222-1 4° du même code.
N° TA44-2419839(TA44-2419839)
Refus de visa de long séjour pour Mme A par l’autorité consulaire française à Dakar. Le Tribunal Administratif de Nantes constate que le visa a été délivré le 3 janvier 2025, rendant sans objet les conclusions en annulation et injonction. Il prononce un non-lieu à statuer sur ces demandes. L’État est condamné à verser 500 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.