Jurisprudence — Tribunal Administratif de Nantes
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N° TA44-2500508(TA44-2500508)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. A, qui contestait l'absence de renouvellement de son titre de séjour par le préfet de la Sarthe. La requête, envoyée par courrier électronique générique, n'a pas été régularisée malgré une invitation à utiliser le téléservice prévu à l'article R. 414-2 du code de justice administrative ou à fournir un exemplaire signé. En application des articles R. 411-3, R. 431-4 et R. 612-1 du même code, le tribunal a constaté l'irrecevabilité manifeste de la requête et l'a rejetée par ordonnance.
N° TA44-2405154(TA44-2405154)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de la SCCV Jules, qui contestait l'arrêté du 20 février 2024 du maire de Sainte-Luce-sur-Loire lui refusant un permis de construire pour un ensemble de 19 logements et un commerce. La juridiction a estimé que le motif de refus tiré de l'insuffisance du nombre de places de stationnement pour visiteurs, fondé sur l'article 4.1.1 du règlement du plan local d'urbanisme métropolitain, était légal et suffisait à justifier la décision. En conséquence, le tribunal n'a pas examiné les autres moyens soulevés par la société requérante, conformément à l'article L. 600-4-1 du code de l'urbanisme, et a également rejeté les demandes d'injonction et de frais de justice.
N° TA44-2104344(TA44-2104344)
Le Tribunal administratif de Nantes a rejeté la requête de M. A contestant la décision du maire de Nantes du 10 février 2021 mettant fin à l’attribution de sa parcelle de jardin familial. Le tribunal a estimé que la décision, fondée sur le non-respect par M. A de l’obligation de résider à Nantes prévue par le règlement intérieur de l’association gestionnaire, n’était entachée d’aucune illégalité. Il a notamment jugé que le moyen tiré de la méconnaissance du principe d’égalité était inopérant et que la décision ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme. La requête a été rejetée dans son ensemble, y compris les conclusions présentées au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA44-2407903(TA44-2407903)
Le Tribunal administratif de Nantes a rejeté la requête de M. A, ressortissant congolais, qui contestait l'arrêté du préfet de la Sarthe refusant son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire, la délégation de signature étant régulière. Il a également jugé que le refus de titre de séjour ne méconnaissait pas l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le mariage récent de M. A et l'absence de preuve d'une communauté de vie antérieure ne justifiant pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale.
N° TA44-2109979(TA44-2109979)
Le Tribunal Administratif de Nantes s'est prononcé sur la responsabilité de la société Enedis suite à des travaux d'élagage et d'abattage excessifs réalisés en décembre 2018 sur des haies appartenant à M. B, situées sous des lignes électriques. Le tribunal a rejeté l'exception d'incompétence soulevée par Enedis, estimant que le litige relevait de la compétence de la juridiction administrative. Il a jugé que la responsabilité sans faute d'Enedis était engagée en raison de l'élagage excessif, et a condamné la société à verser à M. B une indemnité de 30 840 euros en réparation de son préjudice matériel, ainsi que 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. La solution retenue s'appuie sur les principes de la responsabilité sans faute de l'exploitant d'un réseau public d'électricité, conformément au code de l'énergie.
N° TA44-2212944(TA44-2212944)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. D, ressortissant sénégalais, qui contestait la décision du ministre de l'intérieur d'ajourner à deux ans sa demande de naturalisation. Le tribunal a jugé que la décision attaquée était suffisamment motivée et que le signataire disposait d'une délégation de signature régulière. Il a également estimé que le ministre avait pu légalement fonder son ajournement sur le comportement de l'intéressé, notamment son séjour irrégulier, sans commettre d'erreur manifeste d'appréciation. La décision s'appuie sur les articles 21-15 du code civil et 48 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993.
N° TA44-2408184(TA44-2408184)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme C, ressortissante gabonaise, qui contestait un arrêté préfectoral du 3 mai 2024 refusant de lui délivrer un titre de séjour pour raisons de santé et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a écarté les moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire et le défaut de motivation de la décision de refus de titre de séjour. La solution retenue est fondée sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en particulier l'article L. 425-9, ainsi que sur le code des relations entre le public et l'administration.
N° TA44-2503480(TA44-2503480)
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé, a été saisi de demandes de suspension de décisions consulaires refusant la délivrance de visas de long séjour au titre du regroupement familial à une mère et sa fille mineure. Les requérants invoquaient l'urgence liée au risque d'excision de l'enfant dans leur communauté d'origine. Le juge des référés a rejeté les requêtes par ordonnance, estimant que la condition d'urgence n'était pas suffisamment établie au regard des justifications fournies. Cette décision a été prise sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
N° TA44-2408542(TA44-2408542)
Le Tribunal administratif de Nantes a rejeté la requête de M. C D, ressortissant algérien, qui contestait l'arrêté du préfet de la Sarthe du 6 septembre 2023 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire, la délégation de signature étant régulière. Il a également jugé que le refus de titre ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit à la vie privée et familiale de l'intéressé au sens de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu du caractère récent de son mariage avec une Française et de l'absence de preuves suffisantes d'une communauté de vie ou d'une insertion professionnelle. Par voie de conséquence, les conclusions dirigées contre l'obligation de quitter le territoire français et la décision fixant le pays de destination ont été rejetées.
N° TA44-2501156(TA44-2501156)
Le Tribunal Administratif de Nantes, saisi par M. B sur le fondement du droit au logement opposable (articles L. 300-1 et L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation), a enjoint au préfet de la Loire-Atlantique de lui proposer un logement adapté (type 1 ou 2) dans un délai d'un mois. La juridiction a constaté que, malgré la décision de la commission de médiation du 2 avril 2024 reconnaissant le demandeur comme prioritaire, aucune offre ne lui avait été faite. Cette injonction est assortie d'une astreinte de 300 euros par mois de retard, payable au fonds national d'accompagnement vers et dans le logement.
N° TA44-2501103(TA44-2501103)
Le Tribunal Administratif de Nantes, saisi en urgence par Mme A, a ordonné au préfet de la Loire-Atlantique de lui proposer un hébergement adapté dans un délai d’un mois, sous astreinte de 400 euros par mois de retard. La requérante, reconnue prioritaire par la commission de médiation le 4 décembre 2024, n’avait reçu aucune offre malgré l’obligation de résultat de l’État en vertu des articles L. 300-1 et L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l’habitation. Le tribunal a jugé que la saturation des dispositifs d’hébergement ne déliait pas l’État de cette obligation.
N° TA44-2200091(TA44-2200091)
Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi par Mme H D et sa fille K I d'une demande d'indemnisation pour les préjudices subis suite aux refus illégaux de visas de long séjour opposés aux enfants de Mme H D, dont l'un est décédé d'un cancer durant la procédure. Le tribunal a reconnu que l'illégalité des refus de visas et le délai anormalement long d'instruction des demandes constituaient des fautes de nature à engager la responsabilité de l'État. La solution retenue est fondée sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment son article R. 211-4 alors applicable.
N° TA44-2201017(TA44-2201017)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. A, ressortissant guinéen, qui contestait le refus de titre de séjour « vie privée et familiale » pris par le préfet de la Loire-Atlantique. Le tribunal a écarté le moyen d’incompétence de l’auteur de l’acte, la délégation de signature étant régulière. Il a jugé que la décision ne méconnaissait ni l’article L. 423-23 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, ni l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, en raison de l’absence de stabilité du séjour et de l’existence d’une mesure d’éloignement.
N° TA44-2202144(TA44-2202144)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. B, ressortissant malien, qui contestait le refus du préfet de la Loire-Atlantique d’accorder le regroupement familial pour son épouse. Le tribunal a écarté les moyens d’incompétence et de défaut de motivation, et a jugé que le préfet n’avait commis ni erreur de fait ni erreur d’appréciation au regard des articles L. 434-7 et R. 434-6 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Il a également estimé que la décision ne méconnaissait pas l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme. La solution retenue est le rejet de la requête.
N° TA44-2202799(TA44-2202799)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. A, ressortissant guinéen, qui contestait la décision du préfet de la Loire-Atlantique du 12 août 2021 déclarant irrecevable sa demande de titre de séjour pour raisons de santé. Le tribunal a écarté les moyens soulevés, estimant que la décision était signée par une autorité compétente et que M. A avait été dûment informé des délais pour déposer une demande de titre de séjour lors de l'enregistrement de sa demande d'asile, conformément à l'article L. 431-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Enfin, le tribunal a jugé que la demande tardive de M. A ne reposait pas sur une circonstance nouvelle justifiant une dérogation au délai imparti.
N° TA44-2108083(TA44-2108083)
Le Tribunal Administratif de Nantes a annulé l'arrêté du 18 mai 2021 par lequel le maire de Saint-Viaud avait infligé une astreinte de 90 euros par jour à Mme D pour non-conformité de sa clôture. Le tribunal a relevé d'office que le signataire de l'arrêté ne justifiait pas de sa compétence, en méconnaissance des dispositions du code général des collectivités territoriales. En conséquence, la décision a été jugée illégale pour vice de forme. Les conclusions indemnitaires de Mme D ont été rejetées, faute de lien direct entre le préjudice allégué et l'illégalité constatée.
N° TA44-2500962(TA44-2500962)
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en urgence sur le fondement de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, a enjoint au préfet de la Loire-Atlantique de proposer un logement adapté à M. B, reconnu prioritaire par la commission de médiation le 2 juillet 2024. Constatant qu'aucune offre n'avait été faite dans le délai légal de six mois, le tribunal a rappelé le caractère d'obligation de résultat pesant sur l'État, nonobstant la saturation de l'offre de logement. Il a assorti cette injonction d'une astreinte de 300 euros par mois de retard, payable au fonds national d'accompagnement vers et dans le logement.
N° TA44-2108115(TA44-2108115)
Le Tribunal Administratif de Nantes a condamné l'État à réparer les préjudices subis par Mme C B et ses trois enfants, suite au refus illégal de délivrance de visas de long séjour pour regroupement familial. La responsabilité de l'État a été engagée en raison de l'illégalité de la décision de la commission de recours du 3 août 2017, annulée par un jugement du 29 avril 2020, et du non-respect du délai d'exécution de ce jugement pour la délivrance du visa de la mineure E B. Le tribunal a appliqué les principes de la responsabilité pour faute simple, en se fondant sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue est la condamnation de l'État à verser des indemnités aux requérants pour leurs préjudices moral et matériel.
N° TA44-2204692(TA44-2204692)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. A, ressortissant guinéen, qui contestait le refus du préfet de la Loire-Atlantique de lui délivrer un titre de séjour pour raisons de santé. Le tribunal a écarté les moyens d’incompétence, d’insuffisance de motivation et de vice de procédure concernant l’avis du collège de médecins de l’OFII. Il a jugé que la décision préfectorale, fondée sur l’article L. 425-9 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, n’était pas entachée d’erreur de droit ni d’erreur manifeste d’appréciation, et qu’elle ne méconnaissait pas l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme.
N° TA44-2207673(TA44-2207673)
Le Tribunal Administratif de Nantes, par une ordonnance du 4 mars 2025, a fixé la rétribution de Me Chauvin, avocat de Mme B., à 7 unités de valeur suite au désistement de cette dernière. Cette décision est fondée sur l'article 93-1 du décret n° 2020-1717 du 28 décembre 2020, qui permet d'allouer une rétribution à l'avocat en cas de désistement devant les juridictions administratives. Le juge a estimé que les diligences accomplies par l'avocat justifiaient ce montant, dans la limite de la moitié du barème applicable en aide juridictionnelle totale.