Jurisprudence — Tribunal Administratif de Nantes

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA44-2400205(TA44-2400205)

Le Tribunal Administratif de Nantes a annulé la décision du 21 décembre 2022 par laquelle la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France a refusé de délivrer un visa de retour à M. A, ressortissant centrafricain. Le tribunal a jugé que ce refus méconnaissait les stipulations de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de la présence de toute la cellule familiale du requérant en France et des diligences accomplies pour revenir sur le territoire. La solution retenue est l'annulation de la décision attaquée, fondée sur l'article 8 de la CESDH.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA44-2213777(TA44-2213777)

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. C, qui contestait le refus de France Travail (ex-Pôle emploi) de lui verser la rémunération de formation (RFPE) pour la période du 1er au 25 septembre 2022. Le tribunal a jugé que l'absence non justifiée et non légitime du demandeur d'emploi durant cette période justifiait la suspension du versement, conformément à la délibération n° 2021-51 du 13 juillet 2021 et à l'instruction 2021-38. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, fondée sur les articles L. 5312-1 et R. 5312-6 du code du travail.

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OrdonnancePlein contentieuxREJETE

TA44-2416229(TA44-2416229)

Le Tribunal administratif de Nantes a été saisi par M. B C d’un recours en plein contentieux contre un titre de recette émis par la commune d’Angers, mettant à la charge de son fils une somme de 135 euros pour dépôt sauvage de déchets. M. C s’est désisté purement et simplement de sa requête, désistement auquel le tribunal a donné acte par ordonnance. La demande de la commune tendant à l’application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative a été rejetée.

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DécisionExcès de pouvoirANNULE

TA44-2400225(TA44-2400225)

Le Tribunal Administratif de Nantes a annulé la décision implicite de la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France, confirmant le refus de visa de long séjour pour études opposé à M. B. Le tribunal a jugé que le requérant justifiait de son admission dans un établissement d'enseignement supérieur et de ressources suffisantes via un engagement de prise en charge financière de son frère. La décision a été fondée sur les dispositions de la directive (UE) 2016/801 et l'instruction interministérielle du 4 juillet 2019, qui n'exigent pas de garantie d'hébergement formelle à ce stade. En conséquence, le tribunal a enjoint au ministre de l'intérieur de réexaminer la demande de visa de M. B.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA44-2215065(TA44-2215065)

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme A, inspectrice des finances publiques, qui contestait la décision du 15 septembre 2022 la plaçant en disponibilité d'office pour raison de santé du 4 janvier au 11 septembre 2022. La requérante invoquait des vices de procédure et une erreur d'appréciation, mais le tribunal a jugé que les moyens relatifs aux avis du conseil médical sur ses demandes de congé de longue maladie étaient inopérants, cette décision n'étant pas en litige. Le tribunal a également écarté le moyen tiré de l'absence d'expertise médicale préalable à la séance du conseil médical du 6 septembre 2022, constatant qu'aucune pièce du dossier n'en établissait l'existence. La solution retenue est le rejet de la requête, le tribunal s'appuyant notamment sur le décret n° 86-442 du 14 mars 1986 relatif aux congés de maladie des fonctionnaires.

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DécisionExcès de pouvoirANNULE

TA44-2400234(TA44-2400234)

Le Tribunal Administratif de Nantes a examiné la requête de M. A, ressortissant algérien, contestant le refus implicite du sous-directeur des visas de lui délivrer un visa de circulation. Le tribunal a rejeté sa demande, estimant que les documents fournis pour justifier l'objet professionnel du voyage, notamment les extraits d'immatriculation au registre du commerce, ne suffisaient pas à établir la fiabilité des informations communiquées. La décision s'appuie sur les articles 10 et 11 de la convention d'application de l'accord de Schengen, l'article 32 du règlement (CE) n° 810/2009, et l'article R. 313-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA44-2107085(TA44-2107085)

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. C, qui contestait sa radiation de la liste des demandeurs d'emploi pour douze mois et la suppression définitive de ses allocations, décidées par Pôle emploi (devenu France Travail). Le requérant soutenait que la sanction était disproportionnée et entachée d'erreurs, notamment pour avoir omis de déclarer son activité d'auto-entrepreneur. Le tribunal a jugé que cette omission, maintenue pendant un an et demi malgré des relances, constituait une fausse déclaration au sens de l'article L. 5412-2 du code du travail, justifiant la suppression définitive du revenu de remplacement en application de l'article R. 5426-3 du même code. La solution retenue est le rejet de l'intégralité des conclusions de M. C, incluant ses demandes d'injonction et de frais de justice.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA44-2316886(TA44-2316886)

Le Tribunal Administratif de Nantes a annulé la décision du 19 septembre 2023 par laquelle le sous-directeur des visas a refusé de délivrer un visa de court séjour pour visite familiale à Mme D, ressortissante marocaine. Le tribunal a jugé que le motif tiré de l'insuffisance des ressources était entaché d'erreur d'appréciation, l'attestation d'accueil validée et les revenus du fils de la requérante démontrant une capacité financière suffisante. Il a également estimé que l'administration n'avait pas établi de risque de détournement de l'objet du visa. La décision a été annulée sur le fondement des articles 6 du règlement (CE) n° 2016/399 et L. 313-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

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DécisionExcès de pouvoirANNULE

TA44-2316824(TA44-2316824)

Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite de la commission de recours contre les décisions de refus de visa, confirmant le refus consulaire de délivrer un visa de long séjour en qualité de travailleuse salariée à Mme D. Postérieurement à l’introduction de la requête, le visa a été délivré à l’intéressée. Le tribunal a constaté un non-lieu à statuer sur les conclusions à fin d’annulation et d’injonction, devenues sans objet. Il a toutefois condamné l’État à verser 500 euros à Mme D au titre des frais d’instance, sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA44-2316712(TA44-2316712)

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme B C, ressortissante camerounaise, qui contestait le refus de délivrance d'un visa de long séjour pour études. La décision attaquée était celle de la commission de recours contre les refus de visa, qui avait confirmé le refus consulaire. Le tribunal a écarté le moyen tiré du défaut de motivation comme inopérant, la décision expresse s'étant substituée à la décision implicite. Il a jugé que l'administration peut légalement refuser un visa pour études si elle estime, sous le contrôle du juge, que le projet d'études manque de sérieux et de cohérence, ce qui révèle une intention de séjourner à d'autres fins, conformément à la directive (UE) 2016/801 et à l'instruction du 4 juillet 2019.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA44-2400338(TA44-2400338)

Le Tribunal Administratif de Nantes annule la décision implicite de la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France, qui avait rejeté la demande de visa de long séjour pour études de Mme A, ressortissante sénégalaise. Le tribunal estime que la commission a commis une erreur manifeste d'appréciation en considérant que la demande de visa présentait un risque de détournement de son objet, alors que le projet d'études en informatique de la requérante était cohérent et sérieux. La décision s'appuie sur les dispositions de la directive (UE) 2016/801 et du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal enjoint au ministre de l'intérieur de réexaminer la demande de visa dans un délai de deux mois.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA44-2400364(TA44-2400364)

Le Tribunal Administratif de Nantes annule la décision implicite de la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France, qui avait refusé de délivrer des visas de long séjour à M. C et Oumar C au titre de la réunification familiale. Le tribunal estime que le motif de refus, fondé sur le caractère frauduleux des documents d'état civil, n'est pas établi en l'absence de preuve de l'administration. Cette décision porte une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA44-2316711(TA44-2316711)

Le Tribunal Administratif de Nantes a annulé la décision du 23 novembre 2023 par laquelle la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France avait rejeté la demande de visa de long séjour de F D B, en qualité d'enfant d'un ressortissant français. Le tribunal a jugé que la commission avait commis une erreur de droit en se fondant sur l'absence de contribution du père à l'entretien et à l'éducation de l'enfant, ce motif n'étant pas un motif d'ordre public au sens des articles L. 423-12 et L. 811-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a également estimé que le lien de filiation était établi par les documents d'état civil produits, conformément à l'article 47 du code civil. En conséquence, le tribunal a enjoint au ministre de l'intérieur de délivrer le visa sollicité dans un délai d'un mois, sous astreinte de 100 euros par jour de retard, et a condamné l'État à verser 1 200 euros au titre des frais de justice.

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OrdonnanceExcès de pouvoirPARTIEL

TA44-2410143(TA44-2410143)

Le Tribunal administratif de Nantes a constaté le désistement d'office de M. et Mme A de leurs conclusions aux fins d'annulation et d'injonction, faute pour eux d'avoir confirmé le maintien de ces conclusions dans le délai d'un mois prévu à l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative. Les requérants avaient uniquement maintenu leurs conclusions accessoires au titre de l'article L. 761-1 du même code. Le tribunal a donc donné acte du désistement pour les conclusions principales et rejeté la demande de frais de justice.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA44-2316703(TA44-2316703)

Le Tribunal Administratif de Nantes annule la décision du 14 septembre 2023 par laquelle la commission de recours contre les décisions de refus de visa a rejeté le recours de M. C, ressortissant tunisien, contre un refus de visa de retour. Le tribunal juge que M. C bénéficiait d’un droit au séjour en France, son titre de séjour ayant été rétabli, et que l’administration était tenue de lui délivrer le visa sollicité. La commission a commis une erreur de droit en lui opposant l’absence de droit au séjour et une menace à l’ordre public. La décision est fondée sur les articles L. 311-1, L. 311-2 et L. 312-5 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.

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OrdonnancePlein contentieuxPARTIEL

TA44-2500432(TA44-2500432)

Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi par la société Saur pour contester un titre exécutoire de 188 200 euros émis par la communauté d'agglomération Pornic Agglo Pays de Retz. En défense, la collectivité a indiqué avoir annulé ce titre le 15 janvier 2025, après l'introduction de la requête. Le tribunal a constaté, sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, que les conclusions en annulation et injonction étaient devenues sans objet et qu'il n'y avait plus lieu d'y statuer. Il a également rejeté la demande de la société Saur au titre des frais de justice, estimant qu'il n'y avait pas lieu d'y faire droit dans les circonstances de l'espèce.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA44-2401361(TA44-2401361)

Refus de visa de court séjour. Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. B, ressortissant syrien, contestant le refus de visa opposé par le sous-directeur des visas. Le tribunal a jugé que le moyen tiré de l'incompétence de l'autorité consulaire était inopérant, la décision du sous-directeur s'y étant substituée. Il a également estimé que le motif de refus fondé sur un risque de détournement de l'objet du visa à des fins migratoires n'était pas entaché d'erreur manifeste d'appréciation et ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution s'appuie sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et le règlement (CE) n° 810/2009.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA44-2400374(TA44-2400374)

Le Tribunal Administratif de Nantes a examiné le recours de M. D et Mme C contre le refus de visa de long séjour opposé à M. D, ressortissant cubain, en qualité de conjoint de Français. La commission de recours avait fondé son refus sur le motif que l'intéressé représentait une menace pour l'ordre public. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, notamment le défaut de motivation, l'irrégularité de composition de la commission, l'erreur de droit et l'erreur d'appréciation, ainsi que la violation des articles 8 et 12 de la Convention européenne des droits de l'homme et de la Convention internationale des droits de l'enfant. En conséquence, le tribunal a rejeté la requête de M. D et Mme C.

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DécisionExcès de pouvoirANNULE

TA44-2400379(TA44-2400379)

Le Tribunal Administratif de Nantes a annulé la décision implicite de la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France, qui avait refusé de délivrer un visa de long séjour à Mme A au titre du regroupement familial. Le tribunal a estimé que l'administration n'avait pas démontré le caractère frauduleux des actes d'état civil produits, en application de l'article 47 du code civil. Il a enjoint au ministre de l'intérieur de délivrer le visa sollicité dans un délai de deux mois. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 434-2 et L. 811-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA44-2400387(TA44-2400387)

Le Tribunal administratif de Nantes a rejeté la requête de M. B et Mme D, ressortissants marocains, qui contestaient le refus de délivrance de visas de court séjour. La décision du sous-directeur des visas, confirmant le refus consulaire, était fondée sur un risque de détournement de l'objet du visa à des fins migratoires. Le tribunal a estimé que ce motif n'était pas entaché d'erreur manifeste d'appréciation, les requérants ne démontrant pas de garanties suffisantes de retour, et a écarté le moyen tiré d'une discrimination. La solution s'appuie notamment sur les articles 21 et 32 du règlement (CE) n° 810/2009.

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