Jurisprudence — Tribunal Administratif de Nantes
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N° TA44-2213777(TA44-2213777)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. C, qui contestait le refus de France Travail (ex-Pôle emploi) de lui verser la rémunération de formation (RFPE) pour la période du 1er au 25 septembre 2022. Le tribunal a jugé que l'absence non justifiée et non légitime du demandeur d'emploi durant cette période justifiait la suspension du versement, conformément à la délibération n° 2021-51 du 13 juillet 2021 et à l'instruction 2021-38. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, fondée sur les articles L. 5312-1 et R. 5312-6 du code du travail.
N° TA44-2315830(TA44-2315830)
Le Tribunal administratif de Nantes a été saisi d’un recours en excès de pouvoir contre le refus implicite de la commission de recours de délivrer un visa de long séjour en qualité de visiteuse à l’enfant Othnielle Bola Gobo. Les requérants, M. et Mme A, contestaient notamment l’insuffisance de motivation, l’erreur d’appréciation sur l’identité et le lien de filiation, ainsi que la méconnaissance de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme et de l’article 3 de la Convention internationale des droits de l’enfant. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que les autorités consulaires disposent d’un large pouvoir d’appréciation en matière de visa et que les moyens soulevés n’étaient pas fondés. La décision s’appuie sur les dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, ainsi que sur l’article 47 du code civil relatif à la force probante des actes d’état civil étrangers.
N° TA44-2316186(TA44-2316186)
Le Tribunal Administratif de Nantes a examiné la requête de Mme D E et M. F H G contestant le refus implicite de la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France, confirmant le refus consulaire de délivrer un visa de long séjour pour réunification familiale à M. G, présenté comme le fils de Mme E, réfugiée. Le tribunal a rejeté la requête en se fondant sur le motif retenu par la commission, à savoir une tentative frauduleuse pour obtenir le visa, sans que les moyens soulevés (incompétence, vice de forme, défaut de motivation, erreur d'appréciation, atteinte à la vie privée et familiale) ne soient jugés fondés. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, incluant les demandes d'annulation, d'injonction et de frais de justice, en application des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (notamment les articles L. 561-2 et L. 561-5) et du code de justice administrative.
N° TA44-2316200(TA44-2316200)
Le Tribunal Administratif de Nantes annule la décision implicite de la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France, qui avait rejeté le recours contre le refus de délivrance d’un visa de long séjour au titre de la réunification familiale à M. E D C, ressortissant afghan. La juridiction a estimé que ce refus portait une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, compte tenu de la situation d’isolement du demandeur en Iran et des risques encourus en cas de retour en Afghanistan. Le tribunal a enjoint au ministre de l’intérieur de délivrer le visa dans un délai de deux mois.
N° TA44-2316222(TA44-2316222)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme A, qui contestait le refus de visa de long séjour pour sa fille Bintya A au titre de la réunification familiale. La commission de recours avait fondé son refus sur le défaut de caractère probant des documents d'état civil, ne permettant pas d'établir l'identité de l'enfant ni le lien de filiation. Le tribunal a jugé que la décision de la commission, qui s'est substituée à la décision consulaire et à la décision implicite, était légale au regard des articles L. 561-2 et L. 561-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Les moyens soulevés, notamment la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3 de la Convention internationale des droits de l'enfant, ont été écartés.
N° TA44-2316633(TA44-2316633)
Le Tribunal Administratif de Nantes a examiné les recours de Mme F C, réfugiée guinéenne, contre les refus de visa de long séjour pour ses enfants A D et E D au titre de la réunification familiale. La requérante contestait notamment l'incompétence de l'auteur de la décision consulaire, l'insuffisance de motivation, l'erreur de droit sur l'application des articles L. 434-3 et L. 434-4 du CESEDA, et l'atteinte à sa vie privée et familiale (article 8 de la CEDH). Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens, considérant que les décisions étaient légales et proportionnées. Les requêtes ont été rejetées, confirmant les refus de visa.
N° TA44-2316678(TA44-2316678)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme D, ressortissante afghane, qui contestait le refus de visa d'entrée en France au titre de l'asile. La commission de recours avait motivé son refus par l'absence d'éléments justifiant une dérogation aux orientations générales. Le tribunal a rappelé que le droit d'asile constitutionnel n'implique pas un droit automatique à un visa pour déposer une demande d'asile. Il a estimé que la décision attaquée n'était pas entachée d'erreur manifeste d'appréciation, malgré les risques invoqués par la requérante liés à la situation en Afghanistan. La solution s'appuie sur le Préambule de la Constitution de 1946 et le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA44-2316699(TA44-2316699)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. et Mme C, ressortissants afghans, qui contestaient le refus de visa d'entrée en France au titre de l'asile. La commission de recours avait fondé son refus sur le motif que leur résidence en Iran ne justifiait pas une mesure de faveur. Le tribunal a rappelé que le droit d'asile constitutionnel n'implique pas un droit à la délivrance d'un visa et que l'administration dispose d'un large pouvoir d'appréciation en la matière. Il a estimé que la décision attaquée n'était pas entachée d'erreur manifeste d'appréciation au regard de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de l'ensemble de la situation personnelle des requérants.
N° TA44-2316703(TA44-2316703)
Le Tribunal Administratif de Nantes annule la décision du 14 septembre 2023 par laquelle la commission de recours contre les décisions de refus de visa a rejeté le recours de M. C, ressortissant tunisien, contre un refus de visa de retour. Le tribunal juge que M. C bénéficiait d’un droit au séjour en France, son titre de séjour ayant été rétabli, et que l’administration était tenue de lui délivrer le visa sollicité. La commission a commis une erreur de droit en lui opposant l’absence de droit au séjour et une menace à l’ordre public. La décision est fondée sur les articles L. 311-1, L. 311-2 et L. 312-5 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
N° TA44-2316711(TA44-2316711)
Le Tribunal Administratif de Nantes a annulé la décision du 23 novembre 2023 par laquelle la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France avait rejeté la demande de visa de long séjour de F D B, en qualité d'enfant d'un ressortissant français. Le tribunal a jugé que la commission avait commis une erreur de droit en se fondant sur l'absence de contribution du père à l'entretien et à l'éducation de l'enfant, ce motif n'étant pas un motif d'ordre public au sens des articles L. 423-12 et L. 811-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a également estimé que le lien de filiation était établi par les documents d'état civil produits, conformément à l'article 47 du code civil. En conséquence, le tribunal a enjoint au ministre de l'intérieur de délivrer le visa sollicité dans un délai d'un mois, sous astreinte de 100 euros par jour de retard, et a condamné l'État à verser 1 200 euros au titre des frais de justice.
N° TA44-2316712(TA44-2316712)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme B C, ressortissante camerounaise, qui contestait le refus de délivrance d'un visa de long séjour pour études. La décision attaquée était celle de la commission de recours contre les refus de visa, qui avait confirmé le refus consulaire. Le tribunal a écarté le moyen tiré du défaut de motivation comme inopérant, la décision expresse s'étant substituée à la décision implicite. Il a jugé que l'administration peut légalement refuser un visa pour études si elle estime, sous le contrôle du juge, que le projet d'études manque de sérieux et de cohérence, ce qui révèle une intention de séjourner à d'autres fins, conformément à la directive (UE) 2016/801 et à l'instruction du 4 juillet 2019.
N° TA44-2316824(TA44-2316824)
Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite de la commission de recours contre les décisions de refus de visa, confirmant le refus consulaire de délivrer un visa de long séjour en qualité de travailleuse salariée à Mme D. Postérieurement à l’introduction de la requête, le visa a été délivré à l’intéressée. Le tribunal a constaté un non-lieu à statuer sur les conclusions à fin d’annulation et d’injonction, devenues sans objet. Il a toutefois condamné l’État à verser 500 euros à Mme D au titre des frais d’instance, sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA44-2316886(TA44-2316886)
Le Tribunal Administratif de Nantes a annulé la décision du 19 septembre 2023 par laquelle le sous-directeur des visas a refusé de délivrer un visa de court séjour pour visite familiale à Mme D, ressortissante marocaine. Le tribunal a jugé que le motif tiré de l'insuffisance des ressources était entaché d'erreur d'appréciation, l'attestation d'accueil validée et les revenus du fils de la requérante démontrant une capacité financière suffisante. Il a également estimé que l'administration n'avait pas établi de risque de détournement de l'objet du visa. La décision a été annulée sur le fondement des articles 6 du règlement (CE) n° 2016/399 et L. 313-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA44-2317776(TA44-2317776)
Le Tribunal Administratif de Nantes a annulé la décision du 22 mars 2023 par laquelle la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France a refusé de délivrer des visas de long séjour à quatre enfants mineurs maliens, en qualité d'enfants de ressortissant français. Le tribunal a jugé que le motif de refus, fondé sur le défaut de caractère probant des actes d'état civil en raison du délai de déclaration des naissances, n'était pas fondé. Il a estimé que les documents produits, notamment les jugements supplétifs et les actes de naissance, établissaient suffisamment l'identité des enfants et leur lien de filiation avec le requérant, ressortissant français. La solution retenue s'appuie sur l'article 47 du code civil et l'article L. 811-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA44-2416229(TA44-2416229)
Le Tribunal administratif de Nantes a été saisi par M. B C d’un recours en plein contentieux contre un titre de recette émis par la commune d’Angers, mettant à la charge de son fils une somme de 135 euros pour dépôt sauvage de déchets. M. C s’est désisté purement et simplement de sa requête, désistement auquel le tribunal a donné acte par ordonnance. La demande de la commune tendant à l’application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative a été rejetée.
N° TA44-2400124(TA44-2400124)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme A, ressortissante camerounaise, qui contestait le refus implicite de la commission de recours contre les décisions de refus de visa de lui délivrer un visa de long séjour en qualité d'étudiante. Le tribunal a écarté les moyens d’insuffisance de motivation et de défaut d’examen, considérant que la décision était fondée sur le même motif que le refus consulaire. Il a également jugé que le motif tiré du risque de détournement de l’objet du visa n’était pas entaché d’erreur manifeste d’appréciation, au regard des dispositions de la directive UE 2016/801 et du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. La solution retenue est le rejet de la demande d’annulation, d’injonction et de frais de justice.
N° TA44-2400122(TA44-2400122)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. F C, réfugié soudanais, qui contestait le refus implicite de la commission de recours contre les décisions de refus de visa de délivrer un visa de long séjour à son fils au titre de la réunification familiale. Le tribunal a écarté comme inopérant le moyen tiré de l'irrégulière composition de la commission, la décision étant implicite. Il a également jugé que la décision implicite n'était pas soumise à l'obligation de motivation prévue par l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration. Enfin, le tribunal a estimé que le refus de visa ne méconnaissait ni les articles L. 434-1 et L. 561-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ni l'article 3 de la Convention internationale des droits de l'enfant.
N° TA44-2502526(TA44-2502526)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. G, ressortissant mauritanien, qui contestait l'arrêté du préfet de Maine-et-Loire ordonnant son transfert aux autorités allemandes pour l'examen de sa demande d'asile. Le tribunal a d'abord écarté le moyen d'incompétence, la signataire de l'arrêté bénéficiant d'une délégation de signature régulière. Il a ensuite jugé que le préfet n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en n'appliquant pas la clause dérogatoire de l'article 17 du règlement (UE) n° 604/2013, les éléments médicaux et personnels fournis par le requérant ne démontrant pas une vulnérabilité suffisante pour faire obstacle à son transfert.
N° TA44-2502525(TA44-2502525)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. B, ressortissant algérien, qui demandait l'annulation de l'arrêté du préfet de Maine-et-Loire du 7 février 2025 renouvelant son assignation à résidence pour 45 jours. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé en droit et en fait, et que le préfet n'avait commis ni défaut d'examen ni erreur manifeste d'appréciation, la mesure étant nécessaire, adaptée et proportionnée au regard de l'objectif d'éloignement. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1, L. 732-1 et L. 732-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA44-2502472(TA44-2502472)
Le Tribunal administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme B E, ressortissante tchadienne, qui contestait l'arrêté du préfet de Maine-et-Loire ordonnant son transfert aux autorités espagnoles, responsables de l'examen de sa demande d'asile. La requérante invoquait une erreur manifeste d'appréciation, estimant que le préfet aurait dû faire usage de la clause dérogatoire de l'article 17 du règlement (UE) n° 604/2013 en raison de sa vulnérabilité médicale. Le tribunal a jugé que cette clause est une faculté discrétionnaire et non un droit, et que les problèmes de santé invoqués (obésité, diabète) n'établissaient pas une impossibilité de prise en charge en Espagne. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, fondée sur les dispositions du règlement (UE) 604/2013 et du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.