Jurisprudence — Tribunal Administratif de Nantes

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA44-2400374(TA44-2400374)

Le Tribunal Administratif de Nantes a examiné le recours de M. D et Mme C contre le refus de visa de long séjour opposé à M. D, ressortissant cubain, en qualité de conjoint de Français. La commission de recours avait fondé son refus sur le motif que l'intéressé représentait une menace pour l'ordre public. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, notamment le défaut de motivation, l'irrégularité de composition de la commission, l'erreur de droit et l'erreur d'appréciation, ainsi que la violation des articles 8 et 12 de la Convention européenne des droits de l'homme et de la Convention internationale des droits de l'enfant. En conséquence, le tribunal a rejeté la requête de M. D et Mme C.

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DécisionExcès de pouvoirANNULE

TA44-2400379(TA44-2400379)

Le Tribunal Administratif de Nantes a annulé la décision implicite de la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France, qui avait refusé de délivrer un visa de long séjour à Mme A au titre du regroupement familial. Le tribunal a estimé que l'administration n'avait pas démontré le caractère frauduleux des actes d'état civil produits, en application de l'article 47 du code civil. Il a enjoint au ministre de l'intérieur de délivrer le visa sollicité dans un délai de deux mois. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 434-2 et L. 811-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA44-2400389(TA44-2400389)

Cette décision du Tribunal Administratif de Nantes (10ème chambre) concerne un recours en excès de pouvoir contre le refus implicite de la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France de délivrer des visas de long séjour au titre de la réunification familiale à deux frères d’une réfugiée. Le tribunal a examiné les moyens tirés du défaut de motivation, de l’irrégularité de la composition de la commission, et de la méconnaissance de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme et de l’article 3 de la Convention internationale des droits de l’enfant. La solution retenue n’est pas explicitée dans l’extrait fourni, mais le jugement a été rendu après une audience publique. Les textes appliqués incluent le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, le code des relations entre le public et l’administration, et les conventions internationales précitées.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA44-2400387(TA44-2400387)

Le Tribunal administratif de Nantes a rejeté la requête de M. B et Mme D, ressortissants marocains, qui contestaient le refus de délivrance de visas de court séjour. La décision du sous-directeur des visas, confirmant le refus consulaire, était fondée sur un risque de détournement de l'objet du visa à des fins migratoires. Le tribunal a estimé que ce motif n'était pas entaché d'erreur manifeste d'appréciation, les requérants ne démontrant pas de garanties suffisantes de retour, et a écarté le moyen tiré d'une discrimination. La solution s'appuie notamment sur les articles 21 et 32 du règlement (CE) n° 810/2009.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA44-2502468(TA44-2502468)

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. F, ressortissant togolais, qui contestait l'arrêté du préfet de Maine-et-Loire ordonnant son transfert aux autorités allemandes pour l'examen de sa demande d'asile. Le tribunal a écarté les moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, l'insuffisance de motivation, et la violation des droits à l'information et à l'entretien individuel prévus par le règlement (UE) n° 604/2013. Il a jugé que la décision était légalement fondée sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et sur le règlement "Dublin III", et qu'elle ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. En conséquence, la demande d'annulation et les conclusions accessoires ont été rejetées.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA44-2502763(TA44-2502763)

Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du 16 décembre 2024 par lequel la rectrice de l'académie de Nantes a prolongé la suspension de fonctions de M. B, professeur certifié de mathématiques. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, le requérant n'établissant pas une atteinte suffisamment grave et immédiate à sa situation, notamment en raison du maintien de son traitement et de l'absence de preuves médicales récentes. La solution retenue est fondée sur les dispositions du code de justice administrative, sans qu'il soit nécessaire d'examiner l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA44-2411413(TA44-2411413)

Le Tribunal administratif de Nantes a rejeté la requête de M. A B et Mme G, ressortissants afghans, qui demandaient l'annulation de la décision de la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France du 21 août 2024. Cette commission avait confirmé le refus de délivrance de visas de long séjour au titre de l'asile pour eux et leurs sept enfants. Le tribunal a jugé que la décision attaquée était suffisamment motivée et que la situation des demandeurs avait fait l'objet d'un examen sérieux. Il a rappelé que le droit constitutionnel d'asile n'emporte pas de droit à la délivrance d'un visa pour déposer une demande d'asile en France, et que la commission n'avait commis ni erreur de droit ni erreur manifeste d'appréciation. La requête a donc été rejetée en toutes ses conclusions, y compris celles relatives aux frais de justice.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA44-2502690(TA44-2502690)

Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi d’une demande de suspension d’un permis de construire délivré par le maire de Pont-Saint-Martin pour un logement de saisonniers agricoles. Les requérants invoquaient plusieurs moyens, notamment l’incompétence du signataire, l’insuffisance du projet architectural, et la méconnaissance des dispositions du plan local d’urbanisme (PLU) relatives à la destination des constructions, à la sécurité des accès, à la gestion des eaux pluviales et des déchets, ainsi qu’à l’insertion paysagère et au stationnement. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que la condition d’urgence n’était pas remplie, l’intérêt public lié au logement de travailleurs saisonniers justifiant l’exécution immédiate du permis, et qu’aucun des moyens soulevés n’était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de l’arrêté. Cette décision s’appuie sur les articles L. 521-1 et L. 600-3 du code de justice administrative, ainsi que sur les règles du PLU et du code de l’urbanisme.

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OrdonnanceExcès de pouvoirANNULE

TA44-2300323(TA44-2300323)

Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi par M. B A d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite de la préfète de la Mayenne de lui accorder le regroupement familial pour son épouse et ses enfants. En cours d’instance, la préfète a accordé le regroupement familial par une décision du 30 janvier 2023. Le tribunal constate que les conclusions aux fins d’annulation et d’injonction sont devenues sans objet et prononce un non-lieu à statuer sur ces points. Sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative, il condamne l’État à verser 500 euros à M. A au titre des frais exposés.

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DécisionExcès de pouvoirANNULE

TA44-2316824(TA44-2316824)

Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite de la commission de recours contre les décisions de refus de visa, confirmant le refus consulaire de délivrer un visa de long séjour en qualité de travailleuse salariée à Mme D. Postérieurement à l’introduction de la requête, le visa a été délivré à l’intéressée. Le tribunal a constaté un non-lieu à statuer sur les conclusions à fin d’annulation et d’injonction, devenues sans objet. Il a toutefois condamné l’État à verser 500 euros à Mme D au titre des frais d’instance, sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA44-2213777(TA44-2213777)

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. C, qui contestait le refus de France Travail (ex-Pôle emploi) de lui verser la rémunération de formation (RFPE) pour la période du 1er au 25 septembre 2022. Le tribunal a jugé que l'absence non justifiée et non légitime du demandeur d'emploi durant cette période justifiait la suspension du versement, conformément à la délibération n° 2021-51 du 13 juillet 2021 et à l'instruction 2021-38. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, fondée sur les articles L. 5312-1 et R. 5312-6 du code du travail.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA44-2400403(TA44-2400403)

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme A et M. D contestant le refus implicite de visa de long séjour pour études opposé à Mme C. La décision attaquée, fondée sur l’article D. 312-8-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers, a été jugée suffisamment motivée et non entachée d’un défaut d’examen. Le tribunal a également écarté le moyen tiré de la méconnaissance des articles L. 312-2 et L. 422-1 du même code, ainsi que l’erreur manifeste d’appréciation, estimant que les autorités consulaires pouvaient légalement refuser le visa en raison de doutes sur le projet d’études. La solution retenue confirme le refus de visa, sans substitution de motifs sollicitée par le ministre.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA44-2408179(TA44-2408179)

Le Tribunal Administratif de Nantes (9ème chambre) a examiné la requête de M. et Mme B, agissant pour eux-mêmes et leurs enfants, demandant l’annulation du refus implicite de l’autorité consulaire française à Islamabad de convoquer et d’enregistrer leurs demandes de visas de réunification familiale. Les requérants invoquaient notamment la méconnaissance du droit à la réunification familiale, de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme et de l’intérêt supérieur de l’enfant. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que les moyens soulevés n’étaient pas fondés et que la décision consulaire ne méconnaissait pas les textes applicables, dont la directive 2003/86/CE et le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.

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DécisionExcès de pouvoirANNULE

TA44-2400394(TA44-2400394)

Voici le résumé de la décision : Le Tribunal Administratif de Nantes a examiné le recours de Mme A I contestant le refus implicite de la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France de délivrer un visa de long séjour à son enfant K au titre de la réunification familiale. La requérante soutenait notamment que la décision était insuffisamment motivée et méconnaissait les dispositions de l'article L. 561-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que les stipulations de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que les documents d'état civil produits n'étaient pas probants pour établir l'identité et le lien de filiation de K, et que la décision contestée n'était pas entachée d'erreur d'appréciation. La solution retenue est donc le rejet des conclusions à fin d'annulation, d'injonction et de frais d'instance.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA44-2316886(TA44-2316886)

Le Tribunal Administratif de Nantes a annulé la décision du 19 septembre 2023 par laquelle le sous-directeur des visas a refusé de délivrer un visa de court séjour pour visite familiale à Mme D, ressortissante marocaine. Le tribunal a jugé que le motif tiré de l'insuffisance des ressources était entaché d'erreur d'appréciation, l'attestation d'accueil validée et les revenus du fils de la requérante démontrant une capacité financière suffisante. Il a également estimé que l'administration n'avait pas établi de risque de détournement de l'objet du visa. La décision a été annulée sur le fondement des articles 6 du règlement (CE) n° 2016/399 et L. 313-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

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OrdonnanceExcès de pouvoirANNULE

TA44-2403093(TA44-2403093)

Le Tribunal administratif de Nantes a été saisi par M. E et Mme K de deux requêtes (n° 2403093 et 2418873) visant à contester les refus de délivrance de visas de long séjour pour les membres de la famille d’un réfugié, opposés par la commission de recours contre les décisions de refus de visa. En cours d’instance, les requérants se sont désistés de leurs conclusions aux fins d’annulation et d’injonction, ce dont le tribunal leur a donné acte par ordonnance. Le tribunal a toutefois condamné l’État à leur verser une somme globale de 500 euros au titre des frais d’instance, sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA44-2503625(TA44-2503625)

Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, rejette la demande de suspension de la décision implicite de la commission de recours contre les refus de visa, confirmant le refus de délivrance de visas de réunification familiale pour trois ressortissants congolais. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas remplie, les éléments fournis (état de santé de la grand-mère, aides financières, présence d'un oncle) ne démontrant pas une situation suffisamment grave et immédiate justifiant une suspension avant l'examen au fond. La requête est rejetée en toutes ses conclusions, y compris les demandes d'injonction et de frais de justice, par application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.

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OrdonnanceExcès de pouvoirAUTRE

TA44-2503573(TA44-2503573)

Le Tribunal administratif de Nantes, saisi d’un recours pour excès de pouvoir contre une décision du préfet de la Seine-Saint-Denis classant sans suite une demande de naturalisation sur le fondement de l’article 40 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993, s’est déclaré territorialement incompétent. Il a estimé que cette décision n’entre pas dans le champ de l’article R. 312-18 du code de justice administrative, qui réserve la compétence du tribunal nantais aux recours dirigés contre les décisions du ministre chargé des naturalisations. En application de l’article R. 312-1 du même code, la compétence territoriale revient au tribunal administratif de Montreuil, dans le ressort duquel se trouve le préfet auteur de l’acte. Par ordonnance, le dossier a été transmis à cette juridiction.

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OrdonnancePlein contentieuxAUTRE

TA44-2502262(TA44-2502262)

Le Tribunal administratif de Nantes, saisi après renvoi par le tribunal administratif de Paris, estime ne pas être territorialement compétent pour connaître de la requête indemnitaire de MM. C. Ces derniers demandent la condamnation de l'État pour les préjudices subis par leur épouse et mère du fait de son exposition in utero au diéthylstilbestrol (Distilbène), invoquant une carence de l'Agence nationale de sécurité du médicament. En application du 3° de l'article R. 312-14 du code de justice administrative, la compétence est attribuée au tribunal dans le ressort duquel les requérants résidaient au moment de l'introduction de la requête, soit le tribunal administratif de Dijon. Par conséquent, le tribunal ordonne la transmission du dossier à cette juridiction.

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OrdonnancePlein contentieuxAUTRE

TA44-2502260(TA44-2502260)

Le Tribunal administratif de Nantes, saisi d'une requête en indemnisation de Mme B pour des préjudices liés à une exposition in utero au diéthylstilbestrol (Distilbène), se déclare incompétent territorialement. Il estime que le litige, fondé sur une carence de l'Agence nationale de sécurité du médicament, relève du 3° de l'article R. 312-14 du code de justice administrative. En application de cet article, la compétence revient au tribunal du lieu de résidence de la requérante au moment de l'introduction de la demande, soit le Tribunal administratif de Strasbourg. Par ordonnance du 28 février 2025, le dossier est transmis à cette juridiction.

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