Jurisprudence — Tribunal Administratif de Nantes
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N° TA44-2406753(TA44-2406753)
Le Tribunal Administratif de Nantes a annulé l'arrêté du 4 mai 2024 par lequel le préfet de la Seine-Saint-Denis avait obligé M. A, ressortissant gambien, à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de vingt-quatre mois. La juridiction a retenu un défaut d'examen de la situation personnelle du requérant, le préfet n'ayant pas vérifié ses déclarations sur son mariage, ses enfants et sa demande d'asile lors de son audition. Par voie de conséquence, les décisions relatives au refus de délai de départ volontaire, au pays de destination et à l'interdiction de retour ont également été annulées. La décision se fonde sur les articles 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et L. 541-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA44-2406915(TA44-2406915)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de la SARL Plage des demoiselles et autres, qui demandaient l'annulation d'un permis de construire délivré par le maire de Saint-Jean-de-Monts pour la démolition d'un bâtiment et la construction d'un immeuble collectif. Les requérants contestaient notamment la compétence du signataire et la méconnaissance des articles Ub 10 à Ub 13 du plan local d'urbanisme (PLU) ainsi que de l'article R. 111-27 du code de l'urbanisme. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l'incompétence, la délégation de signature étant régulière, et a jugé que le dernier niveau du projet, qualifié de "combles", respectait les règles de hauteur et de volume prévues par le PLU. Les autres moyens ont été rejetés comme non fondés, sans qu'il soit nécessaire de surseoir à statuer.
N° TA44-2317142(TA44-2317142)
Le Tribunal Administratif de Nantes a annulé la décision implicite de la commission de recours contre les décisions de refus de visa, qui avait rejeté le recours de M. A contre le refus de délivrance d'un visa de long séjour pour études. Le tribunal a relevé d'office que la commission avait fondé sa décision sur la directive 2016/801, qui ne s'applique qu'aux études dans l'enseignement supérieur, alors que M. A sollicitait un visa pour suivre l'enseignement secondaire (baccalauréat). Cette erreur de droit a entraîné l'annulation de la décision attaquée.
N° TA44-2502259(TA44-2502259)
Le Tribunal administratif de Nantes, saisi par renvoi du Tribunal administratif de Paris, estime ne pas être territorialement compétent pour connaître de la requête de Mme A. Celle-ci demande la condamnation de l'État à l’indemniser des préjudices résultant de son exposition in utero au diéthylstilbestrol (Distilbène), en raison d’une carence fautive de l’Agence nationale de sécurité du médicament. Appliquant l’article R. 312-14, 3° du code de justice administrative, le tribunal retient que le litige relève de la compétence du tribunal du lieu de résidence de la requérante au moment de l’introduction de la requête, soit Paris. Par conséquent, l’ordonnance transmet le dossier au Tribunal administratif de Paris, seul compétent.
N° TA44-2414368(TA44-2414368)
Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi par M. A et Mme C d’un recours en excès de pouvoir contre le refus implicite de la commission de recours de délivrer un visa de long séjour à leur enfant mineur au titre du regroupement familial. Les requérants n’ayant pas confirmé le maintien de leurs conclusions dans le délai d’un mois imparti sur le fondement de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, ils sont réputés s’être désistés. Par ordonnance du 28 février 2025, le tribunal donne acte de ce désistement, sans examiner le fond du litige.
N° TA44-2109526(TA44-2109526)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté les requêtes de M. C E, ressortissant gabonais, contestant un refus de titre de séjour et la rétention de ses documents d'identité. La juridiction a jugé que l'arrêté préfectoral était signé par une autorité compétente et suffisamment motivé. Elle a estimé que le refus de séjour ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme ni les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, compte tenu de l'absence de liens personnels et familiaux stables en France. La décision de retenue des documents a été validée comme une mesure de police nécessaire et proportionnée.
N° TA44-2411792(TA44-2411792)
Le Tribunal administratif de Nantes a été saisi d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite de l’autorité consulaire française à Nairobi d’enregistrer des demandes de visas de réunification familiale. Postérieurement à l’introduction de la requête, les visas ont été enregistrés, rendant les conclusions aux fins d’annulation et d’injonction sans objet. Le tribunal a donc constaté qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur ces conclusions. Il a en revanche condamné l’État à verser 800 euros à l’avocate des requérants au titre des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991 sur l’aide juridique.
N° TA44-2401101(TA44-2401101)
Le tribunal administratif de Nantes, saisi d'une demande de l'expert désigné dans le cadre d'une expertise médicale ordonnée en référé, a désigné un sapiteur en pédiatrie pour l'assister. La décision fait suite à une requête en plein contentieux relative à des préjudices allégués par une patiente prise en charge au centre hospitalier de Laval. Le juge a fait application des articles R. 621-2 et suivants du code de justice administrative pour nommer un expert spécialisé et organiser le déroulement de l'expertise. La solution retenue est la désignation d'un sapiteur et la prorogation du délai de dépôt du rapport d'expertise.
N° TA44-2108205(TA44-2108205)
Le Tribunal Administratif de Nantes rejette la requête de M. A, ressortissant tunisien, qui demandait l'annulation de l'arrêté du préfet de Maine-et-Loire du 15 juillet 2021 l'assignant à résidence pour six mois. Le tribunal écarte le moyen tiré de l'illégalité de l'obligation de quitter le territoire français sous-jacente, celle-ci ayant été confirmée par un jugement définitif. Il juge également que l'arrêté est suffisamment motivé et ne méconnaît pas les dispositions de l'article L. 731-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), dès lors que l'intéressé était dans l'impossibilité de quitter le territoire.
N° TA44-2502258(TA44-2502258)
Le Tribunal administratif de Nantes, saisi par renvoi du tribunal administratif de Paris, était compétent pour statuer sur une demande indemnitaire de Mme A épouse B, qui sollicitait 50 000 euros en réparation des préjudices subis du fait de son exposition in utero au diéthylstilbestrol (Distilbène), en raison de manquements de l'Agence nationale de sécurité du médicament. Appliquant l'article R. 312-14 3° du code de justice administrative, le tribunal a constaté que le dommage n'était imputable ni à une décision administrative, ni à un accident ou un fait générateur localisé, et a retenu la compétence du tribunal du lieu de résidence de la requérante au moment de l'introduction de la requête. Mme A épouse B résidant dans le département de la Gironde, le tribunal a transmis le dossier au Tribunal administratif de Bordeaux, territorialement compétent, en application des articles R. 312-14 3°, R. 221-3 et R. 351-3 du code de justice administrative.
N° TA44-2502257(TA44-2502257)
Le tribunal administratif de Nantes, saisi après renvoi par le tribunal administratif de Paris, estime ne pas être territorialement compétent pour connaître de la requête de Mme B. Celle-ci demande la condamnation de l'État à l'indemniser des préjudices résultant de son exposition in utero au diéthylstilbestrol (Distilbène), en raison de manquements imputés à l'Agence nationale de sécurité du médicament. Appliquant l'article R. 312-14 3° du code de justice administrative, le tribunal retient que la compétence revient au tribunal dans le ressort duquel résidait la requérante au moment de l'introduction de sa demande, soit le tribunal administratif de Pau. En conséquence, le dossier est transmis à cette juridiction par ordonnance du 28 février 2025.
N° TA44-2406388(TA44-2406388)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. A, ressortissant guinéen, contestant l'arrêté du préfet de Maine-et-Loire du 4 avril 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que la décision attaquée était suffisamment motivée en droit et en fait, et qu'elle ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale de l'intéressé, garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris celles relatives au délai de départ volontaire et au pays de destination, en raison de l'absence d'illégalité de l'obligation de quitter le territoire français. Les textes appliqués sont notamment le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et la Convention européenne des droits de l'homme.
N° TA44-2400548(TA44-2400548)
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé, a ordonné une expertise médicale judiciaire pour déterminer les préjudices subis par M. B à la suite de sa prise en charge au centre hospitalier du Mans, en raison d’une infection nosocomiale post-opératoire. La juridiction a rejeté la demande de provision de 10 000 euros, faute d’urgence ou de créance non sérieusement contestable. L’expertise, confiée à un collège d’experts en orthopédie et infectiologie, devra notamment évaluer les manquements éventuels et les préjudices, sur le fondement des dispositions du code de la santé publique et du code de justice administrative. Les frais d’expertise sont réservés.
N° TA44-2503625(TA44-2503625)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, rejette la demande de suspension de la décision implicite de la commission de recours contre les refus de visa, confirmant le refus de délivrance de visas de réunification familiale pour trois ressortissants congolais. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas remplie, les éléments fournis (état de santé de la grand-mère, aides financières, présence d'un oncle) ne démontrant pas une situation suffisamment grave et immédiate justifiant une suspension avant l'examen au fond. La requête est rejetée en toutes ses conclusions, y compris les demandes d'injonction et de frais de justice, par application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
N° TA44-2502251(TA44-2502251)
Le tribunal administratif de Nantes, saisi après renvoi par le tribunal administratif de Paris, se déclare incompétent territorialement pour connaître de la requête de Mme C épouse A. Celle-ci demande la condamnation de l'État à l’indemniser des préjudices résultant de son exposition in utero au diéthylstilbestrol (Distilbène), en raison d’une carence fautive de l’Agence nationale de sécurité du médicament. Appliquant l’article R. 312-14, 3° du code de justice administrative, le tribunal retient que le dommage n’est imputable ni à une décision administrative ni à un fait générateur localisé, et que la compétence revient au tribunal du lieu de résidence de la requérante à la date d’introduction de la requête, soit Marseille. En conséquence, le dossier est transmis au tribunal administratif de Marseille par ordonnance du 28 février 2025.
N° TA44-2319403(TA44-2319403)
Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi de cinq requêtes distinctes, mais similaires, par lesquelles M. H C et Mme D A épouse C contestaient les décisions implicites de la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France, confirmant les refus de l'ambassade de France en Mauritanie de délivrer des visas de long séjour au titre de la réunification familiale. Le ministre de l'intérieur a informé le tribunal que les visas sollicités avaient été délivrés le 18 mars 2024 pour l'ensemble des demandeurs. Par conséquent, le tribunal a constaté qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur les conclusions aux fins d'annulation des décisions attaquées, celles-ci ayant perdu leur objet. S'agissant des frais d'instance, le tribunal a mis à la charge de l'Etat la somme de 1 200 euros à verser à M. C et Mme C au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, en tenant compte de la situation d'équité.
N° TA44-2502287(TA44-2502287)
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision du 22 janvier 2025 par laquelle le CNAPS a refusé de délivrer une carte professionnelle à M. A, ancien délégué territorial, en raison d'un délai de carence de trois ans. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, le préjudice financier invoqué par le requérant étant futur et hypothétique, et qu'aucun des moyens soulevés (défaut de motivation, erreur de droit) n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La solution s'appuie sur les dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative et les règles déontologiques applicables aux agents publics en reconversion professionnelle.
N° TA44-2502262(TA44-2502262)
Le Tribunal administratif de Nantes, saisi après renvoi par le tribunal administratif de Paris, estime ne pas être territorialement compétent pour connaître de la requête indemnitaire de MM. C. Ces derniers demandent la condamnation de l'État pour les préjudices subis par leur épouse et mère du fait de son exposition in utero au diéthylstilbestrol (Distilbène), invoquant une carence de l'Agence nationale de sécurité du médicament. En application du 3° de l'article R. 312-14 du code de justice administrative, la compétence est attribuée au tribunal dans le ressort duquel les requérants résidaient au moment de l'introduction de la requête, soit le tribunal administratif de Dijon. Par conséquent, le tribunal ordonne la transmission du dossier à cette juridiction.
N° TA44-2502254(TA44-2502254)
Le Tribunal administratif de Nantes, saisi par renvoi du tribunal de Paris, estime ne pas être territorialement compétent pour connaître de la requête indemnitaire de Mme A. Celle-ci demande la condamnation de l'État pour les préjudices résultant de son exposition in utero au diéthylstilbestrol (Distilbène), en raison d'une carence fautive de l'Agence nationale de sécurité du médicament. Appliquant l'article R. 312-14, 3° du code de justice administrative, le tribunal retient que le dommage n'est imputable ni à une décision administrative, ni à un accident ou un agissement localisé. Par conséquent, il transmet le dossier au tribunal administratif de Cergy-Pontoise, dans le ressort duquel résidait la requérante au moment de l'introduction de sa demande.
N° TA44-2111401(TA44-2111401)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. B C, ressortissant ivoirien, qui contestait le refus de titre de séjour pris par le préfet de Maine-et-Loire le 11 août 2021. Le requérant invoquait un défaut de motivation et une méconnaissance de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, relatif à la délivrance d'un titre de séjour pour raison médicale. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que le préfet avait procédé à un examen complet de la situation personnelle de l'intéressé. Il a également estimé que le préfet avait suivi l'avis du collège de médecins de l'OFII, lequel concluait que M. C pouvait bénéficier d'un traitement approprié dans son pays d'origine.