Jurisprudence — Tribunal Administratif de Nantes
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N° TA44-2400129(TA44-2400129)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme A, ressortissante sénégalaise, qui contestait le refus de délivrance d'un visa de long séjour pour études. Le tribunal a jugé que le moyen tiré de l'irrégularité de la composition de la commission de recours était inopérant, la décision étant implicite. Il a également estimé que l'administration pouvait légalement refuser un visa pour défaut de sérieux du projet d'études, et que la requérante n'établissait pas que le refus était entaché d'une erreur manifeste d'appréciation ou qu'il méconnaissait les stipulations de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La décision s'appuie notamment sur la directive UE 2016/801 et le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA44-2400130(TA44-2400130)
Le Tribunal Administratif de Nantes a annulé la décision implicite de la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France, qui avait rejeté la demande de visa de long séjour pour études de M. A, ressortissant sénégalais. Le tribunal a jugé que le motif de refus, tiré d'un risque de détournement de l'objet du visa, était entaché d'une erreur manifeste d'appréciation, le projet d'études du requérant en informatique présentant un caractère sérieux et cohérent. La solution s'appuie sur l'instruction interministérielle du 4 juillet 2019 relative à la directive UE 2016/801 et sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA44-2400407(TA44-2400407)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. A, ressortissant syrien, qui contestait le refus implicite du sous-directeur des visas de lui délivrer un visa de court séjour. Le tribunal a jugé que la décision attaquée était suffisamment motivée au regard du règlement (CE) n° 810/2009, en mentionnant un risque de détournement de l'objet du visa à des fins migratoires. Il a également estimé que ce motif n'était pas entaché d'erreur manifeste d'appréciation et que la décision ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
N° TA44-2400416(TA44-2400416)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme A, ressortissante nigériane, qui contestait le refus de visa de court séjour opposé par le sous-directeur des visas du ministère de l'intérieur. Le tribunal a jugé que les moyens dirigés contre la décision consulaire initiale étaient inopérants, cette décision ayant été substituée par celle du sous-directeur. Sur le fond, il a estimé que le motif tiré du risque de détournement de l'objet du visa à des fins migratoires n'était pas entaché d'erreur manifeste d'appréciation, faute pour la requérante de démontrer des garanties de retour suffisantes. La décision s'appuie notamment sur les articles 21 et 32 du règlement (CE) n° 810/2009 du 13 juillet 2009.
N° TA44-2400589(TA44-2400589)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. et Mme C, ressortissants algériens, qui contestaient le refus de délivrance de visas de court séjour. La décision du sous-directeur des visas, fondée sur un risque de détournement de l'objet du visa à des fins migratoires, a été jugée légale. Les requérants n'ont pas apporté la preuve de garanties suffisantes de retour, justifiant le refus sur le fondement du règlement (CE) n° 810/2009. Par conséquent, les conclusions indemnitaires liées à une faute de l'administration ont également été rejetées.
N° TA44-2400465(TA44-2400465)
Le Tribunal Administratif de Nantes a annulé la décision du 8 novembre 2023 par laquelle la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France a refusé de délivrer un visa de long séjour "passeport talent" à Mme B, ressortissante russe. Le tribunal a jugé que la commission avait commis une erreur d'appréciation en estimant que les justificatifs produits n'étaient pas probants, alors que Mme B démontrait un investissement de 315 000 euros dans une société française et qu'aucun risque de détournement à des fins migratoires n'était établi. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile relatives au visa "passeport talent".
N° TA44-2502468(TA44-2502468)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. F, ressortissant togolais, qui contestait l'arrêté du préfet de Maine-et-Loire ordonnant son transfert aux autorités allemandes pour l'examen de sa demande d'asile. Le tribunal a écarté les moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, l'insuffisance de motivation, et la violation des droits à l'information et à l'entretien individuel prévus par le règlement (UE) n° 604/2013. Il a jugé que la décision était légalement fondée sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et sur le règlement "Dublin III", et qu'elle ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. En conséquence, la demande d'annulation et les conclusions accessoires ont été rejetées.
N° TA44-2215065(TA44-2215065)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme A, inspectrice des finances publiques, qui contestait la décision du 15 septembre 2022 la plaçant en disponibilité d'office pour raison de santé du 4 janvier au 11 septembre 2022. La requérante invoquait des vices de procédure et une erreur d'appréciation, mais le tribunal a jugé que les moyens relatifs aux avis du conseil médical sur ses demandes de congé de longue maladie étaient inopérants, cette décision n'étant pas en litige. Le tribunal a également écarté le moyen tiré de l'absence d'expertise médicale préalable à la séance du conseil médical du 6 septembre 2022, constatant qu'aucune pièce du dossier n'en établissait l'existence. La solution retenue est le rejet de la requête, le tribunal s'appuyant notamment sur le décret n° 86-442 du 14 mars 1986 relatif aux congés de maladie des fonctionnaires.
N° TA44-2315830(TA44-2315830)
Le Tribunal administratif de Nantes a été saisi d’un recours en excès de pouvoir contre le refus implicite de la commission de recours de délivrer un visa de long séjour en qualité de visiteuse à l’enfant Othnielle Bola Gobo. Les requérants, M. et Mme A, contestaient notamment l’insuffisance de motivation, l’erreur d’appréciation sur l’identité et le lien de filiation, ainsi que la méconnaissance de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme et de l’article 3 de la Convention internationale des droits de l’enfant. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que les autorités consulaires disposent d’un large pouvoir d’appréciation en matière de visa et que les moyens soulevés n’étaient pas fondés. La décision s’appuie sur les dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, ainsi que sur l’article 47 du code civil relatif à la force probante des actes d’état civil étrangers.
N° TA44-2400635(TA44-2400635)
Voici le résumé de la décision : Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi par M. B, ressortissant marocain, d’un recours en excès de pouvoir contre le refus implicite de la commission de recours de lui délivrer un visa de long séjour en qualité d’étudiant. Le tribunal a examiné la légalité de cette décision au regard des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de l'instruction interministérielle du 4 juillet 2019 relative à la directive UE 2016/801. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais l'analyse porte sur la motivation de la décision et la fiabilité des informations fournies par le demandeur pour justifier son séjour.
N° TA44-2410143(TA44-2410143)
Le Tribunal administratif de Nantes a constaté le désistement d'office de M. et Mme A de leurs conclusions aux fins d'annulation et d'injonction, faute pour eux d'avoir confirmé le maintien de ces conclusions dans le délai d'un mois prévu à l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative. Les requérants avaient uniquement maintenu leurs conclusions accessoires au titre de l'article L. 761-1 du même code. Le tribunal a donc donné acte du désistement pour les conclusions principales et rejeté la demande de frais de justice.
N° TA44-2316186(TA44-2316186)
Le Tribunal Administratif de Nantes a examiné la requête de Mme D E et M. F H G contestant le refus implicite de la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France, confirmant le refus consulaire de délivrer un visa de long séjour pour réunification familiale à M. G, présenté comme le fils de Mme E, réfugiée. Le tribunal a rejeté la requête en se fondant sur le motif retenu par la commission, à savoir une tentative frauduleuse pour obtenir le visa, sans que les moyens soulevés (incompétence, vice de forme, défaut de motivation, erreur d'appréciation, atteinte à la vie privée et familiale) ne soient jugés fondés. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, incluant les demandes d'annulation, d'injonction et de frais de justice, en application des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (notamment les articles L. 561-2 et L. 561-5) et du code de justice administrative.
N° TA44-2411413(TA44-2411413)
Le Tribunal administratif de Nantes a rejeté la requête de M. A B et Mme G, ressortissants afghans, qui demandaient l'annulation de la décision de la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France du 21 août 2024. Cette commission avait confirmé le refus de délivrance de visas de long séjour au titre de l'asile pour eux et leurs sept enfants. Le tribunal a jugé que la décision attaquée était suffisamment motivée et que la situation des demandeurs avait fait l'objet d'un examen sérieux. Il a rappelé que le droit constitutionnel d'asile n'emporte pas de droit à la délivrance d'un visa pour déposer une demande d'asile en France, et que la commission n'avait commis ni erreur de droit ni erreur manifeste d'appréciation. La requête a donc été rejetée en toutes ses conclusions, y compris celles relatives aux frais de justice.
N° TA44-2205607(TA44-2205607)
Le Tribunal Administratif de Nantes a examiné la requête de Mme A, maîtresse déléguée, qui contestait un titre de perception de 1 094,60 euros émis pour récupérer un trop-perçu de rémunération pendant ses arrêts maladie. La juridiction a rejeté la fin de non-recevoir soulevée par la rectrice, jugeant la requête recevable car elle visait clairement l'annulation du titre exécutoire. Sur le fond, le tribunal a appliqué l'article 12 du décret n°86-83 du 17 janvier 1986, qui prévoit un maintien de plein traitement pendant deux mois après deux ans de services, puis un demi-traitement. La solution retenue n'est pas explicitée dans l'extrait, mais le tribunal a examiné les moyens de la requérante relatifs à son ancienneté et aux erreurs alléguées, en se fondant sur le code de l'éducation et les décrets applicables.
N° TA44-2202856(TA44-2202856)
Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi par M. B A d’un recours en excès de pouvoir contre la décision du préfet de la Loire-Atlantique du 26 novembre 2021 déclarant irrecevable sa demande de titre de séjour. En cours d’instance, le préfet a délivré à M. A une carte de résident valable de 2023 à 2033, rendant les conclusions aux fins d’annulation et d’injonction sans objet. Le tribunal a donc constaté un non-lieu à statuer sur ces conclusions par ordonnance, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Il a également condamné l’État à verser 500 euros à l’avocate de M. A au titre des frais d’instance, en application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l’aide juridique.
N° TA44-2409602(TA44-2409602)
Le Tribunal Administratif de Nantes (9ème chambre) a examiné deux requêtes distinctes de membres de la famille G, de nationalité afghane, contestant des refus de visa de long séjour pour déposer une demande d'asile en France. Les requérants invoquaient notamment un défaut de motivation, une erreur de droit et une erreur manifeste d'appréciation des risques encourus en Afghanistan. Le tribunal a rejeté l'ensemble de leurs demandes, considérant que les décisions attaquées étaient suffisamment motivées et que les moyens soulevés n'étaient pas fondés. Il s'est fondé sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur la jurisprudence relative aux critères de délivrance des visas au titre de l'asile.
N° TA44-2316200(TA44-2316200)
Le Tribunal Administratif de Nantes annule la décision implicite de la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France, qui avait rejeté le recours contre le refus de délivrance d’un visa de long séjour au titre de la réunification familiale à M. E D C, ressortissant afghan. La juridiction a estimé que ce refus portait une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, compte tenu de la situation d’isolement du demandeur en Iran et des risques encourus en cas de retour en Afghanistan. Le tribunal a enjoint au ministre de l’intérieur de délivrer le visa dans un délai de deux mois.
N° TA44-2316222(TA44-2316222)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme A, qui contestait le refus de visa de long séjour pour sa fille Bintya A au titre de la réunification familiale. La commission de recours avait fondé son refus sur le défaut de caractère probant des documents d'état civil, ne permettant pas d'établir l'identité de l'enfant ni le lien de filiation. Le tribunal a jugé que la décision de la commission, qui s'est substituée à la décision consulaire et à la décision implicite, était légale au regard des articles L. 561-2 et L. 561-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Les moyens soulevés, notamment la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3 de la Convention internationale des droits de l'enfant, ont été écartés.
N° TA44-2316633(TA44-2316633)
Le Tribunal Administratif de Nantes a examiné les recours de Mme F C, réfugiée guinéenne, contre les refus de visa de long séjour pour ses enfants A D et E D au titre de la réunification familiale. La requérante contestait notamment l'incompétence de l'auteur de la décision consulaire, l'insuffisance de motivation, l'erreur de droit sur l'application des articles L. 434-3 et L. 434-4 du CESEDA, et l'atteinte à sa vie privée et familiale (article 8 de la CEDH). Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens, considérant que les décisions étaient légales et proportionnées. Les requêtes ont été rejetées, confirmant les refus de visa.
N° TA44-2316678(TA44-2316678)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme D, ressortissante afghane, qui contestait le refus de visa d'entrée en France au titre de l'asile. La commission de recours avait motivé son refus par l'absence d'éléments justifiant une dérogation aux orientations générales. Le tribunal a rappelé que le droit d'asile constitutionnel n'implique pas un droit automatique à un visa pour déposer une demande d'asile. Il a estimé que la décision attaquée n'était pas entachée d'erreur manifeste d'appréciation, malgré les risques invoqués par la requérante liés à la situation en Afghanistan. La solution s'appuie sur le Préambule de la Constitution de 1946 et le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.