Jurisprudence — Tribunal Administratif de Nantes
58 014 décisions disponibles — page 906/2901
N° TA44-2213356(TA44-2213356)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme B, qui contestait la décision du ministre de l'intérieur maintenant un ajournement de deux ans de sa demande de naturalisation. La décision ministérielle a été jugée suffisamment motivée, conformément aux articles 49 du décret du 30 décembre 1993 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration. Le tribunal a estimé que le ministre n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en se fondant sur l'insertion professionnelle insuffisante de la requérante, caractérisée par des revenus faibles et irréguliers, et ce malgré son ancienneté de résidence en France. La solution retenue s'appuie sur les articles 21-15 du code civil et 48 du décret de 1993, qui confèrent à l'administration un large pouvoir d'appréciation en matière de naturalisation.
N° TA44-2213355(TA44-2213355)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. B, qui contestait la décision du ministre de l'intérieur d'ajourner à deux ans sa demande de naturalisation. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée et que le ministre n'avait pas commis d'erreur d'appréciation en estimant que l'insertion professionnelle de M. B n'était pas pleinement réalisée, en raison de son contrat de travail à durée déterminée. La solution s'appuie sur les articles 21-15 du code civil et 48 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993, qui confèrent à l'administration un large pouvoir d'appréciation en matière de naturalisation.
N° TA44-2501103(TA44-2501103)
Le Tribunal Administratif de Nantes, saisi en urgence par Mme A, a ordonné au préfet de la Loire-Atlantique de lui proposer un hébergement adapté dans un délai d’un mois, sous astreinte de 400 euros par mois de retard. La requérante, reconnue prioritaire par la commission de médiation le 4 décembre 2024, n’avait reçu aucune offre malgré l’obligation de résultat de l’État en vertu des articles L. 300-1 et L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l’habitation. Le tribunal a jugé que la saturation des dispositifs d’hébergement ne déliait pas l’État de cette obligation.
N° TA44-2213136(TA44-2213136)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. A, ressortissant marocain, qui contestait le refus du ministre de l'intérieur de lui octroyer la nationalité française par naturalisation. Le tribunal a jugé que la décision ministérielle était suffisamment motivée, conformément à l'article L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration. Il a également estimé que le ministre n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en se fondant sur une condamnation pénale de l'intéressé pour violences commises en réunion, au regard de l'article 48 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes de M. A.
N° TA44-2213089(TA44-2213089)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme E, ressortissante congolaise, qui contestait la décision du ministre de l'intérieur du 10 août 2022 maintenant un ajournement de deux ans de sa demande de naturalisation. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence du signataire et d'insuffisance de motivation de la décision. Il a jugé inopérant le moyen tiré de la méconnaissance des articles 21-23 et 21-27 du code civil, la décision étant fondée sur le décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993. Enfin, il a estimé que le ministre n'avait pas commis d'erreur d'appréciation en se fondant sur le séjour irrégulier de l'intéressée de 2015 à 2016 pour ajourner sa demande, cette circonstance étant de nature à justifier légalement une telle décision.
N° TA44-2213048(TA44-2213048)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. A, ressortissant yéménite, qui contestait la décision du ministre de l'intérieur du 29 août 2022 maintenant un ajournement de deux ans de sa demande de naturalisation. Le tribunal a d'abord jugé que la décision attaquée était suffisamment motivée, conformément aux articles 49 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration. Sur le fond, il a estimé que le ministre n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en considérant que l'insertion professionnelle de M. A n'était pas pleinement réalisée, compte tenu de l'insuffisance et de l'instabilité de ses ressources (bénéfices nets annuels entre 11 212 et 16 368 euros de 2019 à 2021) au regard de l'article 48 du décret de 1993. La requête a donc été rejetée dans son intégralité, y compris les conclusions à fin d'injonction et celles relatives aux frais de justice.
N° TA44-2212944(TA44-2212944)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. D, ressortissant sénégalais, qui contestait la décision du ministre de l'intérieur d'ajourner à deux ans sa demande de naturalisation. Le tribunal a jugé que la décision attaquée était suffisamment motivée et que le signataire disposait d'une délégation de signature régulière. Il a également estimé que le ministre avait pu légalement fonder son ajournement sur le comportement de l'intéressé, notamment son séjour irrégulier, sans commettre d'erreur manifeste d'appréciation. La décision s'appuie sur les articles 21-15 du code civil et 48 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993.
N° TA44-2501156(TA44-2501156)
Le Tribunal Administratif de Nantes, saisi par M. B sur le fondement du droit au logement opposable (articles L. 300-1 et L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation), a enjoint au préfet de la Loire-Atlantique de lui proposer un logement adapté (type 1 ou 2) dans un délai d'un mois. La juridiction a constaté que, malgré la décision de la commission de médiation du 2 avril 2024 reconnaissant le demandeur comme prioritaire, aucune offre ne lui avait été faite. Cette injonction est assortie d'une astreinte de 300 euros par mois de retard, payable au fonds national d'accompagnement vers et dans le logement.
N° TA44-2503582(TA44-2503582)
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision consulaire refusant un visa de long séjour à un ressortissant algérien. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, faute pour le requérant de démontrer une atteinte grave et immédiate à sa situation, les difficultés alléguées de son futur employeur n'étant pas étayées. La décision est fondée sur l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
N° TA44-2503480(TA44-2503480)
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé, a été saisi de demandes de suspension de décisions consulaires refusant la délivrance de visas de long séjour au titre du regroupement familial à une mère et sa fille mineure. Les requérants invoquaient l'urgence liée au risque d'excision de l'enfant dans leur communauté d'origine. Le juge des référés a rejeté les requêtes par ordonnance, estimant que la condition d'urgence n'était pas suffisamment établie au regard des justifications fournies. Cette décision a été prise sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
N° TA44-2111476(TA44-2111476)
Le Tribunal administratif de Nantes a été saisi par Mme A pour contester une décision du maire de Saint-Paterne-Le-Chevain du 14 septembre 2021 lui notifiant un trop-perçu au titre du complément indemnitaire annuel. Par un mémoire du 13 février 2025, Mme A s'est désistée purement et simplement de sa requête. En application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a donné acte de ce désistement par une ordonnance du 4 mars 2025. Aucun texte de fond n'a été appliqué, la procédure s'étant achevée par un désistement.
N° TA44-2111429(TA44-2111429)
Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi par M. B A pour contester la décision du maire de Saint-Paterne-Le Chevain du 14 septembre 2021 relative au remboursement d’un trop-perçu de complément indemnitaire annuel (CIA). Par un acte enregistré le 19 février 2025, M. A s’est désisté purement et simplement de sa requête. Sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le président du tribunal a donné acte de ce désistement par ordonnance du 4 mars 2025. Aucune solution au fond n’a donc été retenue, la procédure prenant fin par ce désistement.
N° TA44-2502815(TA44-2502815)
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a été saisi par l'EURL Sindis Market d'une demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 6 février 2025 ordonnant la fermeture administrative de son établissement pour 21 jours. Le juge a constaté que la mesure de fermeture avait été entièrement exécutée avant l'audience, privant d'objet la demande de suspension. En conséquence, il a prononcé un non-lieu à statuer sur les conclusions principales et rejeté les conclusions accessoires présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA44-2500189(TA44-2500189)
Le Tribunal Administratif de Nantes a pris acte du désistement pur et simple de M. A C et Mme B D concernant leur requête en excès de pouvoir contre la décision de l'OFII du 31 décembre 2024 leur refusant les conditions matérielles d'accueil. Les requérants ont indiqué que cette requête constituait un doublon d'une autre procédure déjà enregistrée. En application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a ordonné qu'il soit donné acte de ce désistement d'instance.
N° TA44-2502765(TA44-2502765)
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de refus de visa de long séjour pour réunification familiale opposée à Mme D. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, la requérante ne démontrant pas une situation de précarité ou de danger imminent en Iran, ni un lien de causalité direct entre le refus de visa et la séparation alléguée. Il a également considéré qu'aucun des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'erreur manifeste d'appréciation et de la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La requête a donc été rejetée dans son ensemble.
N° TA44-2501689(TA44-2501689)
Le Tribunal administratif de Nantes a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. B contestant une obligation de quitter le territoire français sans délai, assortie d’une interdiction de retour de quatre ans. La décision attaquée du 5 décembre 2024, notifiée le même jour avec mention des voies et délais de recours, fixait un délai d’un mois pour saisir le tribunal, conformément aux articles L. 614-1 et L. 911-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. La requête, enregistrée le 30 janvier 2025, était tardive, le délai ayant expiré le 5 janvier 2025. Le tribunal a donc appliqué l’article R. 222-1 du code de justice administrative pour rejeter la requête sans invitation à régulariser.
N° TA44-2503647(TA44-2503647)
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé, a rejeté les demandes de suspension de refus de visa présentées par M. B et Mme A. Les requérants contestaient le rejet implicite de leur recours contre les décisions de l'ambassade de France à Port-au-Prince refusant la délivrance de visas de long séjour au titre du regroupement familial. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas établie, les requérants n'apportant pas d'éléments suffisants démontrant une atteinte grave et immédiate à leur situation, malgré la situation sécuritaire en Haïti et la séparation familiale alléguée. Les requêtes ont été rejetées sans qu'il soit nécessaire d'examiner l'existence d'un doute sérieux sur la légalité des décisions, sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
N° TA44-2204178(TA44-2204178)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. B, qui contestait le refus du préfet de la Loire-Atlantique d'enregistrer sa demande de titre de séjour pour raisons de santé. Le tribunal a jugé que ce refus, fondé sur l'absence de justificatif de nationalité conformément à l'article R. 431-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ne constituait pas une décision faisant grief, rendant la requête irrecevable. La solution retenue s'appuie sur le caractère incomplet du dossier de l'intéressé, qui n'a pas prouvé sa nationalité.
N° TA44-2503655(TA44-2503655)
Le Tribunal administratif de Nantes, saisi par M. A B de requêtes contestant un arrêté d’obligation de quitter le territoire français sans délai et une assignation à résidence pris par le préfet d’Ille-et-Vilaine, se déclare incompétent territorialement. En application des articles R. 351-3 du code de justice administrative et R. 922-4 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, le tribunal compétent est celui dans le ressort duquel se situe le lieu d’assignation à résidence, soit Saint-Malo (Ille-et-Vilaine). Par conséquent, les dossiers sont transmis au Tribunal administratif de Rennes.
N° TA44-2316809(TA44-2316809)
Le Tribunal Administratif de Nantes annule la décision implicite de la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France, qui avait rejeté le recours de Mme A contre le refus de délivrance d'un visa de long séjour en qualité de travailleuse salariée. Le tribunal estime que la commission a commis une erreur d'appréciation en opposant un motif tiré du caractère incomplet ou non fiable des informations fournies, alors que la requérante avait produit des documents suffisants (autorisation de travail, certificats de travail, etc.). La substitution de motif demandée par le ministre, fondée sur l'inadéquation entre le profil et l'emploi sollicité, n'est pas retenue. La décision est annulée sur le fondement des articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration, ainsi que du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.