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Le Tribunal administratif de Nice a été saisi par la société Richardson d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du maire de Mougins du 24 janvier 2024 interdisant la circulation des véhicules de plus de 3,5 tonnes dans l’agglomération. En application de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, le tribunal a invité la société à confirmer le maintien de ses conclusions sous peine de désistement d’office. La société n’ayant pas répondu dans le délai imparti, elle est réputée s’être désistée. Par ordonnance du 29 avril 2025, le tribunal a donné acte de ce désistement.
Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la requête de parents demandant, sur le fondement de l'article L.521-3 du code de justice administrative, qu'il soit enjoint à la rectrice de l'académie de Nice de fournir à leur enfant handicapé une aide humaine individuelle de 32 heures hebdomadaires, conformément à une décision de la CDAPH. Le juge des référés a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car l'enfant bénéficiait déjà d'un accompagnement de 24 heures hebdomadaires depuis le 10 mars 2025, permettant la poursuite de sa scolarité en milieu ordinaire. La demande d'astreinte et celle au titre des frais de justice ont également été rejetées.
Le Tribunal administratif de Nice, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet des Alpes-Maritimes de délivrer à M. A, ressortissant chinois, un duplicata de sa carte de résident mention "réfugié" dans un délai de quinze jours sous astreinte de 100 euros par jour de retard. Le juge a retenu l'urgence et l'utilité de la mesure, compte tenu du risque de perte d'emploi pour le requérant, chef d'entreprise, et de l'absence d'obstacle à l'exécution d'une décision administrative. La demande d'indemnité au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative a été rejetée.
Le Tribunal administratif de Nice a été saisi par Mme A d’un recours en excès de pouvoir contre des avis de saisie administrative à tiers détenteur émis pour le recouvrement de forfaits de post-stationnement majorés. Le juge a rejeté la requête comme portée devant une juridiction incompétente, estimant que ces litiges relèvent du seul juge de l’exécution, compétence de l’ordre judiciaire. Cette solution s’appuie sur les articles L. 2327-1-7 du code général de la propriété des personnes publiques et L. 213-6 du code de l’organisation judiciaire, qui renvoient aux procédures applicables au recouvrement des amendes pénales.
Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en juge unique (Mme Duroux), a examiné la requête de M. A, ressortissant algérien, contestant l'arrêté préfectoral du 6 mars 2025 prolongeant son interdiction de retour sur le territoire français. Le tribunal a rejeté le moyen tiré de l'insuffisance de motivation, l'arrêté visant les textes applicables (articles L. 612-6 à L. 612-11 du CESEDA) et exposant les faits pertinents. Il a également écarté le moyen fondé sur l'accord franco-algérien, faute pour le requérant d'établir une entrée régulière en France, condition nécessaire à la délivrance d'un certificat de résidence. La solution retenue est le rejet de la requête.
Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la requête de M. A, ressortissant guinéen, contestant l'arrêté du préfet du Var du 23 avril 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le juge a écarté les moyens d'incompétence et de défaut de motivation, estimant que l'arrêté était suffisamment motivé en droit et en fait. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, incluant les demandes d'injonction et de frais de justice. Les textes appliqués sont le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme.
Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté les requêtes de M. A, ressortissant tunisien, contestant un arrêté du préfet des Alpes-Maritimes du 14 mars 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français, ainsi qu'un arrêté du 2 avril 2025 portant assignation à résidence. Le tribunal a jugé que la décision d'éloignement était suffisamment motivée et ne révélait ni défaut d'examen, ni erreur de fait, ni violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu des attaches familiales persistantes de l'intéressé dans son pays d'origine et de ses précédents refus de séjour. Les moyens soulevés contre l'interdiction de retour et l'assignation à résidence ont également été écartés. Les décisions ont été confirmées sur le fondement du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en référé, a rejeté la requête de M. C, ressortissant tunisien, contestant l'arrêté du préfet des Alpes-Maritimes du 31 mars 2025 ordonnant sa remise aux autorités maltaises et son assignation à résidence. Le tribunal a écarté le moyen tiré du non-respect du contradictoire, estimant que l'intéressé avait été mis en mesure de présenter ses observations lors d'une audition préalable. Il a également jugé que la simple erreur matérielle dans l'arrêté (mention des autorités espagnoles au lieu de maltaises) était sans incidence sur sa légalité. La solution s'appuie sur les articles L. 621-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et le principe général du droit de l'Union européenne relatif au respect des droits de la défense.
Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du préfet des Alpes-Maritimes retirant son titre de séjour à un ressortissant russe et lui faisant obligation de quitter le territoire français. Le juge a estimé que la condition d'urgence prévue à l'article L.521-1 du code de justice administrative n'était pas remplie, dès lors que le recours en annulation de l'intéressé avait déjà suspendu l'exécution de la décision et devait être examiné au fond prochainement. La requête a donc été rejetée sans examen des moyens soulevés.
Le Tribunal Administratif de Nice, saisi par la SAS GIUSEPPI d’une demande de remboursement d’un crédit d’impôt pour investissements en Corse, s’est déclaré territorialement incompétent. Il a ordonné le renvoi de l’affaire au Tribunal Administratif de Bastia, seul compétent en vertu des articles R. 312-1 et R. 221-3 du code de justice administrative, la décision contestée émanant du directeur départemental des finances publiques de Haute-Corse.
Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension d’un arrêté préfectoral du 7 mars 2025 obligeant M. A B, ressortissant algérien, à quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour de deux ans. Le juge a considéré que la requête, fondée sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative, était irrecevable car le contentieux des obligations de quitter le territoire français relève d’une procédure spécifique prévue par le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, qui exclut le référé suspension classique. En conséquence, la demande a été rejetée sans examen de l’urgence ou des moyens soulevés, par application de l’article L. 522-3 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Nice a annulé un arrêté du préfet des Alpes-Maritimes du 1er mars 2023 obligeant un ressortissant tunisien à quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour d'un an. L'annulation est fondée sur un vice de forme, l'arrêté étant dépourvu de signature, en violation de l'article L. 212-1 du code des relations entre le public et l'administration. Le tribunal a enjoint au préfet de réexaminer la situation de l'intéressé dans un délai de deux mois et de lui délivrer sans délai une autorisation provisoire de séjour. L'État a été condamné à verser 900 euros au requérant au titre des frais de procédure.
Le Tribunal Administratif de Nice a annulé l'arrêté du préfet des Alpes-Maritimes du 5 mai 2023 refusant un titre de séjour à M. B, ressortissant bangladais, et l'obligeant à quitter le territoire français. La magistrate désignée a retenu une erreur de droit, constatant que M. B avait quitté la France avant la date de l'arrêté, ce qui rendait impossible une obligation de quitter le territoire. Cette solution s'appuie sur l'article L. 542-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. L'État a été condamné à verser 900 euros à M. B au titre des frais de procédure.
Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la requête de M. B A, qui demandait la condamnation de l'État pour déni de justice à lui verser 8 900 euros. La juridiction administrative s'est déclarée incompétente, estimant que ce litige, relatif au fonctionnement du service public de la justice judiciaire, relevait de la compétence des juridictions judiciaires. Cette solution est fondée sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui permet de rejeter les requêtes ne relevant manifestement pas de la compétence administrative, et sur l'article L. 141-1 du code de l'organisation judiciaire.
Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la requête de M. B, ressortissant sénégalais, contestant l'arrêté préfectoral du 4 octobre 2024 refusant son admission exceptionnelle au séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a écarté le moyen tiré d'une erreur de droit, estimant que le préfet n'avait pas méconnu l'accord franco-sénégalais. Il a également jugé que la décision ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de l'absence d'attaches familiales anciennes et stables en France. En conséquence, les conclusions en annulation, injonction et frais de justice ont été rejetées.
Le Tribunal administratif de Nice annule l'arrêté du préfet des Alpes-Maritimes du 14 octobre 2024 refusant l'admission exceptionnelle au séjour de M. D, ressortissant russe, et l'obligeant à quitter le territoire. Le juge estime que le refus de séjour méconnaît l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, car le requérant justifie d'une vie familiale réelle et continue avec son épouse, titulaire d'une carte de séjour pluriannuelle. En conséquence, l'obligation de quitter le territoire et la fixation du pays de destination sont également annulées. Le tribunal enjoint au préfet de délivrer à M. D un titre de séjour "vie privée et familiale" dans un délai de deux mois.
Le Tribunal Administratif de Nice a été saisi par Mme A d’un litige relatif au calcul de sa pension de retraite par la CARSAT Sud-Est. Par une ordonnance du 25 avril 2025, le tribunal a rejeté la requête pour incompétence de la juridiction administrative. Il a jugé que ce différend, portant sur l’application du régime de sécurité sociale, relève de la compétence du juge judiciaire, en application des articles L. 142-1 et L. 142-8 du code de la sécurité sociale et de l’article L. 211-16 du code de l’organisation judiciaire. La requérante a été invitée à saisir le pôle social du tribunal judiciaire compétent.
Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la requête de M. A, ressortissant marocain, contestant l'arrêté préfectoral du 27 septembre 2024 refusant son admission exceptionnelle au séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a estimé que le requérant ne justifiait pas d'une résidence habituelle continue en France depuis plus de dix ans, rendant non obligatoire la saisine de la commission du titre de séjour. Il a également jugé que le refus ne méconnaissait ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ni l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni l'accord franco-marocain de 1987, en raison de l'absence de liens personnels et familiaux suffisamment stables en France. En conséquence, la décision portant obligation de quitter le territoire français a été maintenue.
Le Tribunal administratif de Nice a été saisi par M. B, ressortissant sénégalais, d’un recours pour excès de pouvoir contre le rejet implicite de sa demande d’admission exceptionnelle au séjour. Par un mémoire du 6 mars 2025, le requérant s’est désisté purement et simplement de l’ensemble de ses conclusions. Le tribunal a donné acte de ce désistement par un jugement du 25 avril 2025, sans examiner le fond du litige. Aucun texte de fond n’a été appliqué, la décision se limitant à constater le désistement sur le fondement du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en excès de pouvoir, a rejeté la requête de M. A B, un salarié protégé (conseiller du salarié), qui demandait l'annulation de la décision du 18 novembre 2022 par laquelle l'inspectrice du travail avait autorisé son licenciement pour faute par la société GAN PREVOYANCE. Le tribunal a écarté les moyens soulevés, estimant que la décision était suffisamment motivée, que la procédure conventionnelle (conseil de discipline) n'était pas entachée d'irrégularité et que l'inspectrice du travail n'avait pas commis d'erreur d'appréciation en estimant que les faits reprochés étaient d'une gravité suffisante pour justifier le licenciement, sans lien avec le mandat. La solution retenue est fondée sur les dispositions du code du travail relatives à la protection des représentants du personnel.