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Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la requête de M. B, ressortissant tunisien, qui contestait un arrêté du préfet de la Savoie du 20 juillet 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a estimé que la décision ne portait pas une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, faute pour le requérant de justifier d'une présence continue en France depuis 2022, d'une insertion professionnelle stable ou d'une communauté de vie établie avec son concubin. Il a également jugé que les craintes de persécutions en raison de son homosexualité n'étaient pas établies, écartant la méconnaissance de l'article 3 de la même Convention. En conséquence, le tribunal a annulé la décision d'interdiction de retour pour défaut de base légale, mais a rejeté le surplus des conclusions de la requête.
Le Tribunal Administratif de Nice, saisi par M. B sur le fondement de l'article L. 911-4 du code de justice administrative, a constaté l'inexécution par le préfet des Alpes-Maritimes de l'injonction prononcée par un précédent jugement du 18 avril 2024, qui lui ordonnait de réexaminer la situation de l'intéressé et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour. Pour assurer l'exécution forcée de cette décision, le tribunal a assorti l'injonction d'une astreinte de 50 euros par jour de retard à compter du 1er juin 2025. En outre, l'État a été condamné à verser 800 euros à l'avocate de M. B au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de son client à l'aide juridictionnelle.
Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en référé sur le fondement des articles L. 521-3 du code de justice administrative et L. 552-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, a fait droit à la demande du préfet des Alpes-Maritimes. Il a enjoint à Mme C, ressortissante géorgienne dont la demande d'asile a été définitivement rejetée, de libérer sans délai le logement pour demandeurs d'asile qu'elle occupe indûment à Cagnes-sur-Mer. La solution retenue est fondée sur l'absence de contestation sérieuse, l'urgence et l'utilité de la mesure, le maintien dans les lieux faisant obstacle à l'accueil de nouveaux demandeurs d'asile.
Cette requête, présentée devant le Tribunal Administratif de Nice par Mme A pour sa fille mineure, visait à obtenir, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, le remplacement d'un professeur de français absent et le rattrapage des heures perdues au collège Canteperdrix à Grasse. Le juge des référés a rejeté la demande de remplacement, la jugeant dépourvue d'utilité car une ordonnance du 7 avril 2025 avait déjà enjoint à la rectrice de pourvoir au remplacement de ce même professeur. Il a également rejeté la demande de rattrapage, estimant qu'une telle mesure ne présentait pas un caractère conservatoire ou provisoire requis par la procédure de référé.
Le Tribunal Administratif de Nice a annulé l'arrêté du 10 mai 2022 par lequel le maire de Grasse a refusé de délivrer un permis de construire à M. C pour une maison d'habitation. La juridiction a jugé que le motif de refus fondé sur l'article R. 111-27 du code de l'urbanisme (atteinte au paysage) était illégal, le projet de faible emprise ne perturbant pas l'harmonie du secteur malgré la présence d'un quartier protégé. La commune, n'ayant pas produit de mémoire en défense, est réputée avoir acquiescé aux faits allégués par le requérant. La solution retenue annule les décisions attaquées, sans se prononcer sur les autres moyens soulevés.
Le Tribunal Administratif de Nice a été saisi par M. C d’un recours pour excès de pouvoir visant à obtenir l’annulation du rejet implicite de sa demande de requalification d’un contrat à durée déterminée en contrat à durée indéterminée. En application de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, le tribunal a invité le requérant à confirmer le maintien de ses conclusions, faute de quoi il serait réputé s’être désisté. M. C n’ayant pas répondu dans le délai imparti, le tribunal a constaté son désistement d’office et lui en a donné acte par ordonnance.
Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en formation collégiale, a rejeté la requête de M. C, ressortissant turc, qui contestait l'arrêté préfectoral du 16 décembre 2024 lui refusant un titre de séjour et lui faisant obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que, sa demande d'asile ayant été définitivement rejetée par la Cour nationale du droit d'asile (CNDA), le requérant ne bénéficiait plus du droit de se maintenir sur le territoire français en application des articles L. 541-1 et L. 542-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). Par conséquent, la mesure d'éloignement était légalement fondée sur le 4° de l'article L. 611-1 du CESEDA.
Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en référé précontractuel sur le fondement des articles L. 551-1 et L. 551-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de la société Le Cians. Celle-ci contestait la procédure de délégation de service public pour l'exploitation du camping municipal de Beuil, attribuée à la SAS Le Passage. Le juge a estimé que la commune n'avait pas méconnu ses obligations de publicité et de mise en concurrence, et que les moyens soulevés, notamment sur l'absence de prise en compte de certains critères et l'irrégularité de l'offre de l'attributaire, n'étaient pas fondés. La décision s'appuie sur les règles du code de la commande publique.
Le Tribunal Administratif de Nice a examiné les recours de Mme C, ressortissante russe, contre le refus implicite puis explicite du préfet des Alpes-Maritimes de lui délivrer un titre de séjour, assorti d'une obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a joint les deux requêtes et considéré que la décision explicite du 24 octobre 2024 s'était substituée à la décision implicite antérieure. Il a rejeté le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur de l'acte, la signataire bénéficiant d'une délégation de signature régulière. Le jugement s'appuie sur l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la requête de M. F, un ressortissant marocain, qui contestait un arrêté préfectoral du 9 octobre 2024 lui refusant le séjour et l'obligeant à quitter le territoire. La juridiction a écarté les moyens d'incompétence du signataire et d'insuffisance de motivation, jugeant l'arrêté suffisamment motivé. Saisi sur le fondement de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, le tribunal a estimé que la décision ne portait pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale, compte tenu de sa situation personnelle et de la présence de sa mère au Maroc. La requête a été rejetée, sans qu'il soit fait droit à la demande de frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Nice a annulé l'arrêté du 24 octobre 2024 par lequel le préfet des Alpes-Maritimes refusait un titre de séjour à M. B, ressortissant tunisien, et l'obligeait à quitter le territoire. Le tribunal a retenu un vice de procédure, le préfet n'ayant pas saisi la commission du titre de séjour alors que M. B justifiait d'une résidence habituelle en France depuis plus de dix ans, conformément à l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue est l'annulation de l'arrêté, sans se prononcer sur les autres moyens. Le tribunal a enjoint au préfet de réexaminer la situation de M. B.
Le Tribunal Administratif de Nice a été saisi par Mme B d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du maire de Cagnes-sur-Mer du 27 juin 2022 s’opposant à sa déclaration préalable de lotissement. La requérante a finalement déclaré se désister purement et simplement de sa requête, désistement accepté par la commune. Par un jugement du 30 avril 2025, la 4ème chambre a donné acte de ce désistement et rejeté les conclusions de la commune au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative. Aucun texte de fond n’a été appliqué au-delà des dispositions procédurales du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Nice a examiné la requête de la commune de Biot contestant la décision du préfet des Alpes-Maritimes du 19 octobre 2022. Cette décision suspendait l’effet exécutoire de la délibération du conseil municipal approuvant la modification n°9 de son plan local d'urbanisme (PLU), au motif que celle-ci compromettait gravement les principes de l’article L. 101-2 du code de l’urbanisme et la réalisation du programme local de l’habitat. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que le préfet avait fait une application correcte de l’article L. 153-25 du code de l’urbanisme, applicable aux modifications de PLU, et que les moyens soulevés par la commune n’étaient pas fondés.
Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la requête de M. et Mme B, qui demandaient la condamnation de la commune d'Antibes à leur verser 550 000 euros en réparation du préjudice subi suite au transfert d'un permis de construire pour la surélévation d'un hôtel. La juridiction a d'abord jugé irrecevable l'intervention de la SCI Hôtel Royal, faute d'intérêt direct. Saisie au fond, elle a déclaré irrecevables les conclusions fondées sur la responsabilité pour faute de la commune, car la demande préalable des requérants ne reposait que sur la responsabilité sans faute, constituant une cause juridique distincte.
Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en formation de 4ème chambre, a examiné les recours pour excès de pouvoir de Mme C, ressortissante russe, contre le refus implicite puis explicite du préfet des Alpes-Maritimes de lui délivrer un titre de séjour, assorti d'une obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que la décision explicite du 24 octobre 2024 se substituait à la décision implicite antérieure. Il a rejeté le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur de l'acte, la signataire bénéficiant d'une délégation de signature régulière. Le tribunal a ensuite examiné les moyens au fond, notamment la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et l'erreur manifeste d'appréciation, en application du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Nice a annulé l'arrêté du 9 août 2021 par lequel le préfet des Alpes-Maritimes interdisait à M. B d'acquérir ou de détenir des armes des catégories A, B et C et l'inscrivait au Fichier National des personnes Interdites d'Acquisition et de Détention d'Armes (FINIADA). La juridiction a retenu que cette décision, prise sans respecter la procédure contradictoire préalable prévue aux articles L. 121-1 et L. 122-1 du code des relations entre le public et l'administration, était entachée d'illégalité, le préfet n'ayant pas démontré l'existence d'une urgence ou de circonstances exceptionnelles justifiant une dispense. La solution s'appuie sur les dispositions du code de la sécurité intérieure et du code des relations entre le public et l'administration.
Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la requête de Mme A D, épouse E, qui contestait le refus du préfet des Alpes-Maritimes de lui délivrer un titre de séjour en qualité de conjointe de français. Le tribunal a écarté les moyens d’incompétence et de défaut d’individualisation de la décision. Il a jugé que la requérante ne justifiait pas d’une entrée régulière en France, condition prévue par les articles L. 423-1 et L. 423-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, et que la décision n’était pas entachée d’erreur manifeste d’appréciation. La demande a donc été rejetée dans son ensemble.
Le Tribunal Administratif de Nice a annulé la décision du 21 février 2023 par laquelle le maire de Roquefort-les-Pins avait informé M. B de l’existence d’une opposition tacite à sa déclaration préalable de division foncière. Le tribunal a jugé que la demande de pièces complémentaires formulée par la commune portait sur des documents non exigibles, ce qui n’a pu interrompre le délai d’instruction, et qu’une décision de non-opposition tacite était donc née le 2 janvier 2023. La décision contestée constituant un retrait d’une décision créatrice de droits, elle devait être précédée d’une procédure contradictoire préalable, conformément à l’article L. 121-1 du code des relations entre le public et l’administration. Cette absence de procédure a conduit à l’annulation de la décision.
Le Tribunal Administratif de Nice annule la décision du 30 avril 2024 par laquelle le préfet des Alpes-Maritimes a refusé d'enregistrer la demande d'admission exceptionnelle au séjour de Mme B. Le tribunal retient que cette décision est entachée d'un défaut de motivation, en méconnaissance des articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration. Il enjoint au préfet de réexaminer la demande de Mme B dans un délai de deux mois et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour durant cet examen. L'Etat est condamné à verser 1 200 euros à son avocat au titre des frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Nice a annulé l'arrêté du 28 juin 2024 par lequel le préfet des Alpes-Maritimes refusait un titre de séjour à M. D, ressortissant philippin, et l'obligeait à quitter le territoire. La juridiction a estimé que le préfet avait méconnu l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme en portant une atteinte disproportionnée à la vie privée et familiale du requérant, compte tenu de sa résidence continue en France depuis 2017 avec son épouse et ses deux enfants, de la présence régulière de ses parents et de son état de santé nécessitant un suivi médical. La solution retenue est l'annulation de l'arrêté préfectoral.