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Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la requête de M. A, ressortissant sénégalais, contestant l'arrêté préfectoral du 5 novembre 2024 refusant son admission au séjour et l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé en droit et en fait, conformément aux articles L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, le juge considérant que les moyens soulevés, notamment la méconnaissance des articles L. 435-1 et L. 435-4 du même code, de l'accord franco-sénégalais, de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, n'étaient pas fondés.
Le Tribunal Administratif de Nice a examiné la requête de Mme A, ressortissante philippine, contestant le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet des Alpes-Maritimes. Le tribunal a rejeté le moyen tiré d'un défaut de motivation, estimant l'arrêté suffisamment motivé. Il a également écarté le moyen de procédure relatif à la saisine de la commission du titre de séjour, faute pour la requérante d'avoir démontré une résidence habituelle en France de plus de dix ans par des pièces suffisamment diversifiées et probantes. Enfin, le tribunal a jugé que la décision ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale de Mme A au sens de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Nice a examiné le recours pour excès de pouvoir de M. A B, ressortissant tunisien, contre un arrêté préfectoral du 21 novembre 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a annulé l'arrêté au motif que le requérant, mineur de dix-huit ans à la date de la décision, ne pouvait légalement faire l'objet d'une obligation de quitter le territoire français en application de l'article L. 611-3 1° du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par voie de conséquence, les décisions subséquentes (refus de délai de départ volontaire, fixation du pays de destination et interdiction de retour) ont également été annulées.
Le Tribunal administratif de Nice, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 13 février 2025 suspendant le permis de conduire de M. B pour 12 mois. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, faute pour le requérant de justifier suffisamment que cette suspension le privait de revenus dans le cadre de son activité professionnelle de livreur. La requête a été rejetée en toutes ses conclusions, y compris celles relatives aux frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet des Alpes-Maritimes de délivrer à Mme A, ressortissante chinoise, un duplicata de sa carte de résident dans un délai de huit jours. La requérante, qui avait perdu son titre de séjour et justifiait d'un avis favorable depuis février 2024, faisait valoir un risque de perte d'emploi. Le juge a reconnu l'urgence et l'utilité de la mesure, sans astreinte, et a condamné l'État à verser 900 euros au titre des frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Nice a annulé la décision implicite de rejet du préfet des Alpes-Maritimes refusant un titre de séjour à Mme B, ressortissante sénégalaise. La requérante contestait ce refus né du silence de l'administration sur sa demande d'admission exceptionnelle au séjour. Le tribunal a jugé que cette décision méconnaissait l'article 3-1 de la Convention internationale relative aux droits de l'enfant, car elle aurait pour effet de séparer l'enfant mineur de Mme B de l'un de ses parents, le père étant titulaire d'un titre de séjour et résidant à Nice. La solution retenue est l'annulation de la décision implicite de rejet.
Le Tribunal Administratif de Nice a annulé l'arrêté du 28 décembre 2021 par lequel le préfet des Alpes-Maritimes avait ordonné la fermeture administrative pour quinze jours du restaurant exploité par la société Rino L'Italiano, pour manquements aux règles sanitaires liées à la Covid-19. La juridiction a retenu un vice de procédure, l'administration n'ayant pas mis la société en mesure de présenter ses observations préalablement à la décision, en méconnaissance des articles L. 121-1 et L. 122-1 du code des relations entre le public et l'administration. La solution s'appuie sur les dispositions de ce code, la loi n° 2021-689 du 31 mai 2021 et le décret n° 2021-699 du 1er juin 2021.
Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la requête de M. A qui contestait l'arrêté du maire de Roquefort-les-Pins du 13 juin 2022 s'opposant à sa déclaration préalable pour l'installation d'une clôture en plaques métalliques. Le tribunal a jugé que le projet méconnaissait les articles UB 10 et UB 11 du plan local d'urbanisme (PLU), qui prohibent les clôtures opaques au-dessus d'un mur bahut, les plaques métalliques pleines étant considérées comme un dispositif opaque interdit. La circonstance que l'architecte des bâtiments de France ait émis un avis favorable ou que des clôtures similaires aient été autorisées par le passé est sans incidence sur la légalité de l'arrêté.
Le Tribunal Administratif de Nice a annulé l'arrêté du 17 mai 2022 par lequel le maire de Cagnes-sur-Mer s'était opposé à la déclaration préalable de Mme A pour la création d'une véranda. Le tribunal a jugé que le motif de refus fondé sur l'article R. 111-27 du code de l'urbanisme était entaché d'une erreur manifeste d'appréciation, le projet ne portant pas atteinte au caractère des lieux avoisinants. En conséquence, le tribunal a enjoint à la commune de délivrer une décision de non-opposition dans un délai d'un mois.
Le Tribunal Administratif de Nice a annulé la décision du 21 février 2023 par laquelle le maire de Roquefort-les-Pins avait informé M. B de l’existence d’une opposition tacite à sa déclaration préalable de division foncière. Le tribunal a jugé que la demande de pièces complémentaires formulée par la commune portait sur des documents non exigibles, ce qui n’a pu interrompre le délai d’instruction, et qu’une décision de non-opposition tacite était donc née le 2 janvier 2023. La décision contestée constituant un retrait d’une décision créatrice de droits, elle devait être précédée d’une procédure contradictoire préalable, conformément à l’article L. 121-1 du code des relations entre le public et l’administration. Cette absence de procédure a conduit à l’annulation de la décision.
Le Tribunal Administratif de Nice a annulé la décision implicite du préfet des Alpes-Maritimes refusant à M. B, ressortissant congolais, la délivrance d'une carte de résident de dix ans. Le tribunal a jugé que cette décision méconnaissait l'article L. 423-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, M. B étant père d'enfants français et justifiant d'une résidence régulière. Il a enjoint au préfet de délivrer la carte de résident dans un délai de deux mois, sous réserve de changement de circonstances, et a condamné l'État à verser 1 000 euros à son avocat au titre des frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Nice a annulé l'arrêté du 9 août 2021 par lequel le préfet des Alpes-Maritimes interdisait à M. B d'acquérir ou de détenir des armes des catégories A, B et C et l'inscrivait au Fichier National des personnes Interdites d'Acquisition et de Détention d'Armes (FINIADA). La juridiction a retenu que cette décision, prise sans respecter la procédure contradictoire préalable prévue aux articles L. 121-1 et L. 122-1 du code des relations entre le public et l'administration, était entachée d'illégalité, le préfet n'ayant pas démontré l'existence d'une urgence ou de circonstances exceptionnelles justifiant une dispense. La solution s'appuie sur les dispositions du code de la sécurité intérieure et du code des relations entre le public et l'administration.
Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la requête de Mme A D, épouse E, qui contestait le refus du préfet des Alpes-Maritimes de lui délivrer un titre de séjour en qualité de conjointe de français. Le tribunal a écarté les moyens d’incompétence et de défaut d’individualisation de la décision. Il a jugé que la requérante ne justifiait pas d’une entrée régulière en France, condition prévue par les articles L. 423-1 et L. 423-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, et que la décision n’était pas entachée d’erreur manifeste d’appréciation. La demande a donc été rejetée dans son ensemble.
Le Tribunal Administratif de Nice a annulé l'arrêté du 9 août 2021 par lequel le préfet des Alpes-Maritimes avait interdit à M. B d'acquérir ou de détenir des armes des catégories A, B et C, et l'avait inscrit au Fichier National des personnes Interdites d'Acquisition et de Détention d'Armes (Finiada). La juridiction a retenu que cette décision, prise sans respecter la procédure contradictoire préalable prévue par les articles L. 121-1 et L. 122-1 du code des relations entre le public et l'administration, était entachée d'illégalité. Le préfet n'a pas démontré l'existence d'une urgence ou de circonstances exceptionnelles justifiant une dispense de cette formalité. En conséquence, le tribunal a annulé l'arrêté et enjoint au préfet d'effacer l'inscription de M. B au Finiada.
Le Tribunal administratif de Nice a été saisi par M. A et Mme B d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du maire de Saint-Cézaire-sur-Siagne refusant un permis de construire modificatif. En application de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, les requérants ont été invités à confirmer le maintien de leurs conclusions, mais ne l’ont pas fait dans le délai imparti. Par conséquent, ils sont réputés s’être désistés, et le tribunal donne acte de ce désistement par ordonnance.
Le Tribunal administratif de Nice, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet des Alpes-Maritimes de délivrer à M. A, ressortissant chinois, un duplicata de sa carte de résident mention "réfugié" dans un délai de quinze jours sous astreinte de 100 euros par jour de retard. Le juge a retenu l'urgence et l'utilité de la mesure, compte tenu du risque de perte d'emploi pour le requérant, chef d'entreprise, et de l'absence d'obstacle à l'exécution d'une décision administrative. La demande d'indemnité au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative a été rejetée.
Le Tribunal administratif de Nice, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A, ressortissante indonésienne, qui demandait qu'il soit enjoint au préfet des Alpes-Maritimes de lui délivrer un titre de séjour pour changement de statut d'étudiant à "recherche d'emploi". Le juge a estimé que la mesure sollicitée faisait obstacle à l'exécution d'une décision implicite de rejet née du silence gardé par l'administration pendant plus de quatre mois, en application des articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par conséquent, la condition de non-contestation sérieuse n'étant pas remplie, la requête a été rejetée sans examen de l'urgence.
Le Tribunal Administratif de Nice annule l'arrêté du 22 août 2024 par lequel le préfet des Alpes-Maritimes a refusé d'admettre au séjour Mme C épouse B, ressortissante tunisienne, et l'a obligée à quitter le territoire français. Le tribunal juge que cette décision porte une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale de l'intéressée, garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Il retient notamment l'ancienneté de son séjour, la réalité de sa vie commune avec son époux titulaire d'un certificat de résidence de dix ans, et la présence de toute sa famille en France. En conséquence, le tribunal enjoint au préfet de lui délivrer un titre de séjour "vie privée et familiale" dans un délai de trois mois.
Le Tribunal Administratif de Nice a été saisi en référé par la société "Le 31 Beach" pour suspendre la décision du maire de Menton du 24 mars 2025 déclarant sans suite l'attribution du lot de plage n°1, pour lequel la société avait été retenue. Le juge a rejeté la demande de suspension, estimant que la condition d'urgence n'était pas remplie, car la décision contestée ne portait pas atteinte à un droit acquis et qu'un motif d'intérêt général justifiait la déclaration sans suite. Les moyens soulevés (incompétence du maire, insuffisance de motivation, erreur manifeste d'appréciation) n'ont pas été retenus comme créant un doute sérieux sur la légalité de la décision. La décision s'appuie sur l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Nice a été saisi par la société Richardson d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du maire de Mougins du 24 janvier 2024 interdisant la circulation des véhicules de plus de 3,5 tonnes dans l’agglomération. En application de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, le tribunal a invité la société à confirmer le maintien de ses conclusions sous peine de désistement d’office. La société n’ayant pas répondu dans le délai imparti, elle est réputée s’être désistée. Par ordonnance du 29 avril 2025, le tribunal a donné acte de ce désistement.