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Le Tribunal Administratif de Nice a annulé l'arrêté du 28 décembre 2021 par lequel le préfet des Alpes-Maritimes avait ordonné la fermeture administrative pour quinze jours du restaurant exploité par la société Rino L'Italiano, pour manquements aux règles sanitaires liées à la Covid-19. La juridiction a retenu un vice de procédure, l'administration n'ayant pas mis la société en mesure de présenter ses observations préalablement à la décision, en méconnaissance des articles L. 121-1 et L. 122-1 du code des relations entre le public et l'administration. La solution s'appuie sur les dispositions de ce code, la loi n° 2021-689 du 31 mai 2021 et le décret n° 2021-699 du 1er juin 2021.
Le Tribunal Administratif de Nice a annulé la décision implicite du préfet des Alpes-Maritimes refusant à M. B, ressortissant congolais, la délivrance d'une carte de résident de dix ans. Le tribunal a jugé que cette décision méconnaissait l'article L. 423-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, M. B étant père d'enfants français et justifiant d'une résidence régulière. Il a enjoint au préfet de délivrer la carte de résident dans un délai de deux mois, sous réserve de changement de circonstances, et a condamné l'État à verser 1 000 euros à son avocat au titre des frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Nice a annulé la décision implicite de rejet du préfet des Alpes-Maritimes refusant un titre de séjour à Mme B, ressortissante sénégalaise. La requérante contestait ce refus né du silence de l'administration sur sa demande d'admission exceptionnelle au séjour. Le tribunal a jugé que cette décision méconnaissait l'article 3-1 de la Convention internationale relative aux droits de l'enfant, car elle aurait pour effet de séparer l'enfant mineur de Mme B de l'un de ses parents, le père étant titulaire d'un titre de séjour et résidant à Nice. La solution retenue est l'annulation de la décision implicite de rejet.
Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté les requêtes de la société Valro, qui contestait le refus du maire d'Antibes de lui délivrer un permis de construire modificatif pour la création d'un transformateur électrique. Le tribunal a jugé que le motif de refus, fondé sur le dépassement de l'emprise au sol maximale autorisée par l'article UE 9 du plan local d'urbanisme, était légal. Il a également écarté le moyen subsidiaire tiré de l'article L. 152-3 du code de l'urbanisme, estimant que la commune n'avait pas à en faire application. En conséquence, les conclusions à fin d'annulation, d'injonction et celles présentées au titre des frais de justice ont été rejetées.
Le Tribunal administratif de Nice, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A, ressortissant sénégalais, qui demandait une injonction de délivrance d’un récépissé de demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge a estimé que l’urgence n’était pas caractérisée, faute pour le requérant de démontrer avoir répondu à une demande de pièces complémentaires de la préfecture, et donc d’avoir accompli toutes les diligences nécessaires. La solution retenue s’appuie sur les articles L. 521-3, L. 522-3 du code de justice administrative et R. 431-12 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
Le Tribunal Administratif de Nice a annulé l'arrêté du 31 juillet 2024 par lequel le préfet des Alpes-Maritimes refusait l'admission exceptionnelle au séjour de Mme D, ressortissante capverdienne, et l'obligeait à quitter le territoire. La juridiction a considéré que cet arrêté méconnaissait l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, en raison de l'ancienneté et de la réalité de la vie familiale de l'intéressée avec son conjoint portugais et leurs deux enfants, nés en 2011 et 2021, et scolarisés en France. Le tribunal a enjoint au préfet de délivrer un titre de séjour à Mme D dans un délai de deux mois.
Le Tribunal Administratif de Nice a annulé l'arrêté du 19 juillet 2023 par lequel le maire de Vallauris s'est opposé à la déclaration préalable de la société Free Mobile pour l'installation de trois antennes-relais. Le tribunal a jugé que le projet, situé à 400 mètres d'un monument historique dans un tissu urbain sans harmonie architecturale, ne portait pas atteinte au caractère des lieux au sens de l'article R. 111-27 du code de l'urbanisme. La substitution de motif demandée par la commune, fondée sur l'article UB 11 du PLU, a été écartée. En conséquence, le tribunal a enjoint au maire de délivrer un arrêté de non-opposition sous un mois et a condamné la commune à verser 1 500 euros à Free Mobile au titre des frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. B, qui demandait la prolongation de son attestation de demande d'asile. La juridiction a estimé que cette demande ne constituait pas un recours contentieux en l'absence de décision administrative préalable lui faisant grief, mais une simple demande préalable. Cette irrecevabilité, insusceptible d'être régularisée, a conduit au rejet sur le fondement du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Nice (4ème Chambre) a examiné la requête de Mme A C épouse B, ressortissante philippine, contestant le refus du préfet des Alpes-Maritimes d'enregistrer sa demande d'admission exceptionnelle au séjour. Le tribunal a requalifié la décision attaquée en un refus d'enregistrement, car la requérante avait déjà fait l'objet d'une mesure d'éloignement non exécutée. En conséquence, il a jugé que les moyens soulevés, notamment la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et des articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, étaient inopérants. La requête a été rejetée.
Suspension de permis de conduire. Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, rejette la demande de suspension de la décision du préfet des Alpes-Maritimes. La condition d'urgence n'est pas remplie, car le requérant n'établit pas l'impossibilité d'exercer son activité professionnelle par d'autres moyens, et l'intérêt public de la sécurité routière, compte tenu de la gravité de l'infraction (excès de vitesse de plus de 50 km/h), prime.
Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A. Ce dernier contestait son placement en rétention administrative et l'arrêté préfectoral du 11 avril 2025 l'obligeant à quitter le territoire français. Le juge a estimé que les conclusions relatives à la rétention relevaient de la compétence du juge judiciaire, en application de l'article L. 741-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par ailleurs, l'arrêté du 11 avril 2025 ayant déjà été jugé irrecevable pour tardiveté, aucune atteinte grave et manifestement illégale aux libertés fondamentales n'a été retenue. La requête a donc été rejetée dans son intégralité.
Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la requête de M. A B, qui contestait un arrêté du préfet des Alpes-Maritimes du 21 mars 2025 lui interdisant le retour sur le territoire français pour trois ans. La requête a été jugée tardive, car déposée le 25 avril 2025, soit après l'expiration du délai d'un mois suivant la notification de l'arrêté. Le tribunal a appliqué les articles L. 614-4 et R. 922-17 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que l'article R. 421-5 du code de justice administrative. La solution retenue est le rejet pour irrecevabilité manifeste.
Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'autorisation de crémation de M. E D délivrée par le maire d'Antibes. Les requérants, membres de la famille du défunt, invoquaient une atteinte à la liberté des funérailles et au droit à un recours effectif. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas caractérisée et que l'autorisation contestée avait été délivrée conformément aux articles R. 2213-34 du code général des collectivités territoriales et à la loi du 15 novembre 1887. La solution retenue est le rejet de la requête.
Recours en excès de pouvoir contre le refus implicite de l'OFII de verser l'allocation pour demandeur d'asile. Le Tribunal administratif de Nice rejette la requête comme manifestement irrecevable car prématurée, le délai de deux mois pour la naissance d'une décision implicite n'étant pas expiré. Application des articles R. 922-17 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et L. 922-2 du même code.
Le Tribunal administratif de Nice, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l’exécution de la décision du préfet des Alpes-Maritimes du 13 décembre 2024 refusant un titre de séjour à Mme B. Le juge a reconnu l’urgence, la requérante justifiant d’une offre d’emploi de médecin gériatre entravée par l’absence de régularité de son séjour. Il a également retenu un doute sérieux sur la légalité de la décision au regard de l’article L. 423-7 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, dès lors que Mme B est mère d’enfants français et contribue à leur entretien. Il a enjoint au préfet de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour avec autorisation de travail dans un délai de huit jours.
Le Tribunal administratif de Nice, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A, ressortissante indonésienne, qui demandait qu'il soit enjoint au préfet des Alpes-Maritimes de lui délivrer un titre de séjour pour changement de statut d'étudiant à "recherche d'emploi". Le juge a estimé que la mesure sollicitée faisait obstacle à l'exécution d'une décision implicite de rejet née du silence gardé par l'administration pendant plus de quatre mois, en application des articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par conséquent, la condition de non-contestation sérieuse n'étant pas remplie, la requête a été rejetée sans examen de l'urgence.
Le Tribunal Administratif de Nice a été saisi en référé par la société "Le 31 Beach" pour suspendre la décision du maire de Menton du 24 mars 2025 déclarant sans suite l'attribution du lot de plage n°1, pour lequel la société avait été retenue. Le juge a rejeté la demande de suspension, estimant que la condition d'urgence n'était pas remplie, car la décision contestée ne portait pas atteinte à un droit acquis et qu'un motif d'intérêt général justifiait la déclaration sans suite. Les moyens soulevés (incompétence du maire, insuffisance de motivation, erreur manifeste d'appréciation) n'ont pas été retenus comme créant un doute sérieux sur la légalité de la décision. La décision s'appuie sur l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Nice a été saisi par la société Richardson d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du maire de Mougins du 24 janvier 2024 interdisant la circulation des véhicules de plus de 3,5 tonnes dans l’agglomération. En application de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, le tribunal a invité la société à confirmer le maintien de ses conclusions sous peine de désistement d’office. La société n’ayant pas répondu dans le délai imparti, elle est réputée s’être désistée. Par ordonnance du 29 avril 2025, le tribunal a donné acte de ce désistement.
Le Tribunal Administratif de Nice annule l'arrêté du 22 août 2024 par lequel le préfet des Alpes-Maritimes a refusé d'admettre au séjour Mme C épouse B, ressortissante tunisienne, et l'a obligée à quitter le territoire français. Le tribunal juge que cette décision porte une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale de l'intéressée, garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Il retient notamment l'ancienneté de son séjour, la réalité de sa vie commune avec son époux titulaire d'un certificat de résidence de dix ans, et la présence de toute sa famille en France. En conséquence, le tribunal enjoint au préfet de lui délivrer un titre de séjour "vie privée et familiale" dans un délai de trois mois.
Le Tribunal administratif de Nice, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet des Alpes-Maritimes de délivrer à M. A, ressortissant chinois, un duplicata de sa carte de résident mention "réfugié" dans un délai de quinze jours sous astreinte de 100 euros par jour de retard. Le juge a retenu l'urgence et l'utilité de la mesure, compte tenu du risque de perte d'emploi pour le requérant, chef d'entreprise, et de l'absence d'obstacle à l'exécution d'une décision administrative. La demande d'indemnité au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative a été rejetée.