23 124 décisions disponibles — page 435/1157
Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la requête de Mme A, ressortissante tunisienne, qui contestait le refus de titre de séjour pour soins médicaux et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet des Alpes-Maritimes. La requérante invoquait notamment l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile pour l'état de santé de son fils, mais le tribunal a estimé que le système de santé tunisien permettait une prise en charge suffisante. Le tribunal a également écarté le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, jugeant que sa résidence de cinq ans en France ne créait pas un droit au séjour. En conséquence, la demande d'annulation de l'arrêté préfectoral a été rejetée.
Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en référé sur le fondement de l'article L.521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet des Alpes-Maritimes de délivrer à M. A B, ressortissant algérien, un récépissé de demande de titre de séjour l'autorisant à travailler, dans un délai de cinq jours, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. Le juge a considéré que la condition d'urgence était remplie et que la mesure était utile, dès lors que M. B justifiait d'une demande de titre de séjour sur le fondement de l'article 6 de l'accord franco-algérien (équivalent à l'article L.423-1 du CESEDA) et que l'administration n'avait pas produit de dossier complet ni contesté la demande. Les textes appliqués sont les articles L.521-3 du CJA, R.431-12 et R.431-14 du CESEDA, ainsi que l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968.
Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la requête de M. C, ressortissant algérien, qui contestait le refus implicite puis explicite du préfet des Alpes-Maritimes de lui délivrer un titre de séjour. Le tribunal a jugé que la décision expresse de refus du 2 janvier 2024 s'était substituée à la décision implicite, et que cette décision était suffisamment motivée et fondée sur un examen particulier de sa situation. Il a également estimé que le requérant ne justifiait pas d'une erreur de droit au regard de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni d'une erreur manifeste d'appréciation. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requête.
Le Tribunal Administratif de Nice a annulé la décision du 7 septembre 2023 par laquelle le préfet des Alpes-Maritimes refusait de renouveler la carte de résident de M. B, ressortissant marocain. Le tribunal a jugé que le préfet avait commis une erreur de droit en fondant son refus sur l'article L. 432-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, car la condamnation de M. B pour agression sexuelle n'entre pas dans le champ des infractions limitativement énumérées par ce texte. Il a enjoint au préfet de réexaminer la situation de l'intéressé dans un délai de trois mois.
Le Tribunal administratif de Nice annule la décision du 7 août 2023 par laquelle le préfet des Alpes-Maritimes a refusé le renouvellement de la carte de résident de M. B, ressortissant croate. Le préfet avait fondé son refus sur l’article L. 432-12 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, en raison d’une condamnation pour agression sexuelle sur mineur. Le tribunal juge que cette infraction n’entre pas dans le champ des condamnations prévues par ce texte, ce qui constitue une erreur de droit. Il enjoint au préfet de réexaminer la situation de M. B dans un délai de trois mois.
Le Tribunal Administratif de Nice annule le refus implicite du préfet des Alpes-Maritimes d'accorder un titre de séjour à un ressortissant albanais. La décision est annulée pour défaut de motivation, le préfet n'ayant pas répondu à la demande de communication des motifs de l'intéressé, en méconnaissance des articles L. 211-2 et L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration. Le tribunal enjoint au préfet de réexaminer la demande dans un délai de trois mois et de délivrer un récépissé durant cet examen, sans astreinte.
Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en excès de pouvoir, a rejeté la requête de Mme A B, ressortissante libanaise, qui contestait l'arrêté préfectoral du 13 juin 2024 refusant son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a écarté le moyen d'insuffisance de motivation, l'arrêté visant les textes applicables (notamment l'article L. 435-1 du CESEDA) et exposant les faits pertinents. Il a également rejeté les moyens tirés de l'erreur de fait et de l'erreur manifeste d'appréciation, jugeant que les éléments fournis par la requérante ne démontraient ni une insertion professionnelle suffisante ni une absence d'attaches familiales au Liban. En conséquence, la décision préfectorale a été confirmée.
Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la requête de M. B, professeur, qui contestait un arrêté du 1er août 2022 de la rectrice de l'académie de Nice lui infligeant une exclusion temporaire de fonctions de dix-huit mois avec sursis de six mois. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée et que la matérialité des faits (comportement agressif, manquements à l'obligation de réserve et d'exemplarité) était établie. Il a estimé que la sanction n'était pas disproportionnée au regard de la gravité et de la persistance des fautes commises par l'agent. En conséquence, les conclusions indemnitaires de M. B ont également été rejetées, faute de faute de l'administration.
Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet des Alpes-Maritimes de statuer sur la demande de renouvellement de titre de séjour de Mme A, ressortissante tunisienne, dans un délai d'un mois. Le juge a considéré que l'absence de décision depuis plus de huit mois constituait un délai anormalement long, créant une situation d'urgence et d'utilité justifiant la mesure. La demande de délivrance d'un récépissé a été rejetée, le juge rappelant que ce document est délivré lors du dépôt de la demande, ce qui avait déjà été fait. La décision s'appuie sur les articles L. 521-3 du code de justice administrative et R. 431-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la requête du syndicat Sud CT 06 contestant la délibération du 27 mai 2021 par laquelle le conseil municipal de Nice a généralisé le RIFSEEP à l'ensemble des cadres d'emplois éligibles. Le syndicat invoquait notamment l'illégalité de critères liés à l'assiduité et au présentéisme, ainsi qu'un défaut de précision dans les modalités d'attribution du complément indemnitaire annuel. La commune de Nice a conclu au rejet de la requête, soulevant des fins de non-recevoir et contestant le bien-fondé des moyens. Le tribunal a examiné la requête au regard des dispositions du code général de la fonction publique et des décrets applicables, notamment le décret n° 2014-513 du 20 mai 2014 portant création du RIFSEEP.
Le Tribunal Administratif de Nice homologue un protocole transactionnel du 19 janvier 2023 et son avenant du 22 décembre 2023, conclus entre la commune de Nice et la société Véolia Energie France. Cet accord met fin à un litige portant sur l'exécution d'un marché public de chauffage et de climatisation, notamment des dysfonctionnements au musée Massena. Le juge, statuant sur le fondement de l'article L. 213-4 du code de justice administrative, vérifie la licéité de l'objet, l'absence de libéralité et le caractère réciproque des concessions. Il admet la recevabilité de la demande d'homologation en raison des difficultés particulières d'exécution en matière de marchés publics.
Le Tribunal Administratif de Nice a examiné la requête de M. A, agent contractuel de l'Opéra de Nice, contestant le refus du maire de Nice d’aligner son régime indemnitaire sur celui d’un ingénieur principal et de lui octroyer la prime de théâtre. Le tribunal a rejeté l’ensemble des demandes de M. A, incluant l’annulation de la décision du 16 septembre 2021 et ses conclusions indemnitaires. La solution retenue se fonde sur l’absence d’erreur manifeste d’appréciation et de méconnaissance du principe d’égalité de traitement, au regard des textes applicables, notamment le code général de la fonction publique et la directive 1999/70/CE.
Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du maire de Vallauris-Golfe Juan du 6 mai 2024 s'opposant à la déclaration préalable pour l'implantation d'antennes de téléphonie mobile. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, les sociétés requérantes n'ayant pas démontré l'existence d'une zone blanche ou d'une couverture insuffisante justifiant une atteinte grave et immédiate à l'intérêt public. Par conséquent, la requête a été rejetée sans qu'il soit besoin d'examiner l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision.
Le Tribunal Administratif de Nice annule la décision implicite du préfet des Alpes-Maritimes refusant à Mme B, ressortissante comorienne, la délivrance d'une carte de résident "résident de longue durée-UE". La requérante contestait ce refus, l'administration lui ayant délivré une carte de séjour pluriannuelle au lieu de la carte de résident sollicitée sur le fondement de l'article L. 426-17 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal estime que le préfet a commis une erreur manifeste d'appréciation, car Mme B justifiait d'une résidence régulière ininterrompue de plus de cinq ans, de ressources stables et suffisantes (supérieures au SMIC) et d'une assurance maladie. En conséquence, le tribunal enjoint au préfet de délivrer la carte de résident dans un délai d'un mois.
Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la requête de M. C, ressortissant russe, qui contestait l'arrêté du 27 octobre 2023 par lequel le préfet des Alpes-Maritimes avait fixé le pays de destination de son expulsion. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, l'insuffisance de motivation, le défaut d'examen, le vice de procédure et la méconnaissance des articles 2 et 3 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, du code des relations entre le public et l'administration, et de la Convention européenne des droits de l'homme.
Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la requête de M. B, professeur-documentaliste, qui contestait l'arrêté du 22 juin 2022 lui interdisant l'accès au collège Nucéra. Le tribunal a jugé que cette mesure, prise par la cheffe d'établissement sur le fondement de l'article R. 421-12 du code de l'éducation, est une mesure conservatoire et non une sanction disciplinaire. Il a estimé qu'elle n'avait pas à être motivée, à préciser sa durée, ni à être soumise au conseil d'administration pour être légale. Par conséquent, la requête a été rejetée dans son intégralité.
Le Tribunal Administratif de Nice annule la décision implicite de rejet du préfet des Alpes-Maritimes concernant la demande d’admission au séjour de M. A, ressortissant tunisien. Le tribunal retient un défaut de motivation, le préfet n’ayant pas communiqué les motifs de son refus dans le délai d’un mois suivant la demande de l’intéressé, en méconnaissance des articles L. 232-4 du code des relations entre le public et l’administration et R. 432-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers. Il enjoint au préfet de réexaminer la demande sous trois mois et de délivrer une autorisation provisoire de séjour, sans astreinte. L’État est condamné à verser 900 euros à M. A au titre des frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la requête de Mme A B, professeure des écoles, qui contestait la décision implicite de rejet de son recours indemnitaire préalable adressé au ministre de l’éducation nationale. La requérante demandait la reconstitution de sa carrière et une indemnisation de 497 000 euros, estimant que le décret n°90-680 du 1er août 1990 créant le corps des professeurs des écoles instaurait une inégalité salariale entre fonctionnaires de catégorie A et B exerçant les mêmes missions. Le tribunal a jugé la requête irrecevable, le recours préalable ayant été introduit par un collectif sans mandat valable pour représenter la requérante, et a également écarté les moyens au fond comme non fondés. La solution retenue s’appuie sur les dispositions des articles R. 421-1 du code de justice administrative et des lois n°83-634 et n°84-16 relatives à la fonction publique.
Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet des Alpes-Maritimes de délivrer à M. A, ressortissant tunisien, un récépissé de demande de renouvellement de titre de séjour l'autorisant à travailler. La solution retenue est fondée sur les articles R. 431-12 et R. 431-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le juge ayant constaté l'urgence et l'utilité de la mesure face à la carence de l'administration. L'État est condamné à verser 900 euros au requérant au titre des frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en référé sur le fondement de l'article L.521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet des Alpes-Maritimes de délivrer un récépissé de demande de changement de statut à une ressortissante mexicaine. La requérante justifiait d'une situation d'urgence et d'utilité, sa carte de séjour étant expirée et son employeur menaçant de résilier son contrat. Le tribunal a accordé un délai de quinze jours pour cette délivrance, sans astreinte, et a condamné l'État à verser 900 euros à la requérante au titre des frais de justice.