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Le Tribunal administratif de Nîmes, statuant en référé, a ordonné une mesure d’expertise médicale à la demande de M. B... afin de déterminer l’existence d’un lien de causalité entre sa vaccination contre le Covid-19 et un carcinome épidermoïde de l’oropharynx, ainsi que d’évaluer ses préjudices. La requête a été présentée sur le fondement de l’article R. 532-1 du code de justice administrative. Le tribunal a estimé que cette expertise était utile dans la perspective d’une future action indemnitaire, rejetant la demande de mise hors de cause de l’ONIAM.
Le Tribunal administratif de Nîmes a été saisi par Mme D... d’un litige portant sur l’établissement d’une carte grise suite à l’achat d’un véhicule auprès d’une société privée. Par une ordonnance fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a rejeté la requête pour incompétence de la juridiction administrative. Il a estimé que le litige opposait une personne physique à une personne morale de droit privé et ne concernait pas une décision administrative, relevant ainsi de la compétence des juridictions judiciaires.
Le Tribunal Administratif de Nîmes a annulé un arrêté du 6 avril 2023 par lequel la maire de Pujaut avait accordé un permis de construire une maison individuelle avec piscine à M. B... C.... Saisi d'un recours pour excès de pouvoir par M. A... D..., le tribunal a jugé que le projet méconnaissait l'article R. 111-16 du code de l'urbanisme, car la hauteur du bâtiment (6,40 mètres) excédait la largeur de la voie privée (6 mètres) en bordure de laquelle il était implanté. Le tribunal a rejeté la demande de sursis à statuer présentée par la commune, estimant que le vice constaté n'était pas susceptible d'être régularisé sans bouleverser l'économie générale du projet.
Le Tribunal Administratif de Nîmes a rejeté la requête de la commune de Manduel, qui demandait, sur le fondement de l’article L. 511-9 du code de la construction et de l’habitation, la désignation d’un expert pour examiner un immeuble communal présentant un danger. Le tribunal a jugé que la procédure contradictoire de mise en sécurité prévue par ce code ne s’applique pas lorsque l’immeuble est la propriété de la commune. Il a estimé qu’il appartenait au maire d’agir en qualité de gestionnaire des biens communaux, sans pouvoir saisir le juge administratif dans ce cadre. La demande a donc été rejetée comme irrecevable.
Le Tribunal administratif de Nîmes, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision du ministre de l'intérieur du 15 octobre 2025 prononçant la perte de validité du permis de conduire de M. A... pour solde de points nul. Le juge a constaté que le requérant n'avait pas introduit de recours en annulation au fond contre cette décision, condition préalable à la recevabilité d'une demande de suspension sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative. En l'absence de cette requête principale, les conclusions en référé ont été jugées irrecevables et rejetées sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3 du même code.
Le Tribunal administratif de Nîmes, statuant en référé, a fait droit à la demande d’expertise médicale présentée par Mme A... sur le fondement de l’article R. 532-1 du code de justice administrative. Cette mesure vise à déterminer les conséquences médico-légales de sa prise en charge au Centre hospitalier de Vaison-la-Romaine, à la suite d’une intervention chirurgicale ayant entraîné un déficit sensitivo-moteur du membre supérieur droit. Le tribunal a jugé la demande utile dans la perspective d’un éventuel litige en responsabilité médicale, sans se prononcer sur le fond. Aucune disposition n’imposant l’établissement d’un pré-rapport, l’expert désigné, spécialisé en chirurgie orthopédique du membre supérieur, en est dispensé.
Le Tribunal Administratif de Nîmes (1ère chambre) a rejeté la requête de M. A..., ressortissant malien, qui contestait le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire pris par le préfet du Gard. Le tribunal a d'abord écarté le moyen d'incompétence du signataire, la délégation de signature étant régulière. Sur le fond, il a examiné la demande de titre sur le fondement de l'article L. 423-22 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui prévoit une délivrance sous conditions liées au suivi de formation, aux liens familiaux et à l'avis de la structure d'accueil. Le jugement a été rendu après une audience publique.
Le Tribunal Administratif de Nîmes a rejeté la requête de M. C..., ressortissant togolais, qui contestait le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de Vaucluse. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire, la secrétaire générale de la préfecture disposant d'une délégation régulière. Il a également jugé que la décision était suffisamment motivée, répondant aux exigences de l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, confirmant ainsi la légalité des décisions préfectorales.
Le Tribunal Administratif de Nîmes était saisi par la société Pesce et Fils d’un recours en plein contentieux contre un arrêté préfectoral du 6 juin 2023 la mettant en demeure de suspendre ses activités d’extraction et de défrichement hors périmètre autorisé et de régulariser sa situation. Le tribunal a constaté que, postérieurement à la requête, le préfet avait autorisé le défrichement et l’extension du périmètre d’extraction sur la parcelle litigieuse (AK n° 149), privant ainsi d’objet le litige concernant cette parcelle. En application de l’article L. 171-8 du code de l’environnement, le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer sur cette partie de la requête.
Le Tribunal Administratif de Nîmes a rejeté la requête de M. A... demandant l'annulation de l'arrêté du maire de Mazan du 25 août 2022, qui ne s'opposait pas à la déclaration préalable de la société Free Mobile pour l'installation d'une station-relais de téléphonie mobile. Le tribunal a jugé que le projet, comprenant un pylône de 30 mètres, relevait bien du régime de la déclaration préalable et non du permis de construire, et que le dossier de déclaration était suffisant pour permettre à l'administration d'apprécier sa conformité à la réglementation. Les moyens tirés de la méconnaissance des articles R. 111-2, R. 111-27 du code de l'urbanisme et de l'article L. 34-9-1 du code des postes et des communications électroniques ont été écartés comme infondés. En conséquence, la requête a été rejetée dans son intégralité.
Le Tribunal Administratif de Nîmes a rejeté la requête de l'association France Nature Environnement Occitanie-méditerranée, qui contestait le refus implicite du préfet de Lozère d'imposer une "transparence estivale" à une microcentrale hydroélectrique sur le Lot lorsque le débit est inférieur à 4 m³/s. Le tribunal a écarté la fin de non-recevoir du préfet, jugeant que le barrage était déjà en service. Statuant en plein contentieux sur le fondement des articles L. 181-14, L. 181-17 et R. 181-52 du code de l'environnement, il a estimé que le refus de prescrire cette mesure supplémentaire ne méconnaissait pas le principe de gestion équilibrée de la ressource en eau (article L. 211-1 du code de l'environnement). La solution retenue est donc le rejet de l'ensemble des demandes de l'association.
Le Tribunal administratif de Nîmes a rejeté la requête de MM. C... et autres, qui demandaient l'annulation d'un permis de construire délivré par le maire de Saint-Romain en Viennois pour un entrepôt de stockage. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l'incomplétude du dossier de demande, estimant que les documents fournis permettaient une appréciation suffisante du projet. Il a également jugé inopérant le moyen fondé sur l'article 1AU1 du plan local d'urbanisme (PLU), car le projet se situe dans une zone d'activités économiques (1AUeb) et non dans une zone d'habitat. Les autres moyens soulevés par les requérants ont été rejetés comme infondés, et les conclusions accessoires ont été rejetées.
Le Tribunal Administratif de Nîmes a annulé l'arrêté du 17 mai 2023 par lequel le maire de Mondragon mettait en demeure M. C... et Mme A... d'enlever une caravane, des abris de jardin, des panneaux photovoltaïques et un dépôt de ferrailles sur une parcelle classée en zone A. La solution retenue est fondée sur l'irrégularité de la procédure préalable, le courrier du 12 avril 2023 n'ayant pas permis aux requérants de présenter utilement leurs observations sur l'ensemble des infractions visées, en méconnaissance de l'article L. 481-1 du code de l'urbanisme.
Le Tribunal administratif de Nîmes a été saisi par M. et Mme A... d’un recours pour excès de pouvoir contre un arrêté du maire de Ménerbes du 20 février 2023 retirant une décision de non-opposition à déclaration préalable de travaux. En cours d’instance, les requérants se sont désistés de leurs conclusions à fin d’annulation, désistement pur et simple dont le tribunal a donné acte. En conséquence, le tribunal a mis à la charge des époux A... une somme de 1 200 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative, au profit de la commune, et rejeté le surplus des conclusions.
Le Tribunal Administratif de Nîmes a été saisi par M. et Mme C... d’un recours en excès de pouvoir contre la décision du maire de L’Isle-sur-la-Sorgue du 14 mars 2023, qui ne s’est pas opposé à la déclaration préalable de Mme D... pour le changement de destination d’un logement en commerce et la création de six places de stationnement. Les requérants contestaient notamment l’incompétence de l’auteur de l’acte, l’insuffisance du dossier de déclaration, l’absence d’avis conforme de l’architecte des bâtiments de France pour un projet situé en secteur protégé (site patrimonial remarquable S3B), et la non-conformité du projet au plan local d’urbanisme. Le tribunal a examiné la recevabilité du recours au regard de l’intérêt à agir des requérants, en application de l’article L. 600-1-2 du code de l’urbanisme. La solution retenue par le tribunal n’est pas explicitée dans l’extrait fourni, mais l’analyse porte sur les moyens soulevés, notamment la méconnaissance des articles R. 423-50 et R. 423-54 du code de l’urbanisme et
Le Tribunal Administratif de Nîmes a rejeté la requête de M. A... contre le refus d'Avignon Université de l'admettre au diplôme universitaire de préparation au PRE-CAPA. Le requérant, titulaire d'un doctorat en droit obtenu au Togo, contestait le refus de reconnaissance d'équivalence de son diplôme avec un master 1, y voyant une discrimination. Le tribunal a jugé que l'attestation de comparabilité de son doctorat ne prouvait pas qu'il détenait les connaissances de base en droit requises pour la formation, son parcours ne comportant pas d'autres diplômes juridiques. La décision s'est fondée sur l'accord de coopération franco-togolais et les articles D. 613-38 et suivants du code de l'éducation.
Le Tribunal Administratif de Nîmes a été saisi par M. et Mme A... d’un recours pour excès de pouvoir contre la décision implicite du maire de Villelaure rejetant leur demande d’intervention fondée sur l’article L. 541-3 du code de l’environnement pour faire enlever des déchets sur des parcelles voisines. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que les requérants, en tant que propriétaires des parcelles concernées, pouvaient être regardés comme détenteurs des déchets au sens de l’article L. 541-2 du code de l’environnement, notamment en raison de leur négligence. Dès lors, le maire n’a pas commis d’erreur de droit en refusant de mettre en œuvre ses pouvoirs de police spéciale à leur profit. La solution retenue s’appuie sur les articles L. 541-1-1, L. 541-2 et L. 541-3 du code de l’environnement.
Le Tribunal Administratif de Nîmes a annulé l'arrêté du 2 mai 2023 par lequel le maire de Nîmes avait refusé à l'association Agir pour l'avenir un permis de construire pour la reconstruction à l'identique d'un bâtiment sinistré. Le tribunal a jugé que la commune ne pouvait pas opposer les règles du plan local d'urbanisme (PLU) relatives aux menuiseries, car le PLU ne contenait pas d'interdiction expresse de la reconstruction à l'identique, conformément à l'article L. 111-15 du code de l'urbanisme. La solution retenue est l'annulation du refus de permis de construire, au motif que le projet était autorisé par le principe de reconstruction à l'identique.
Le Tribunal Administratif de Nîmes a rejeté la requête de M. A... contre le permis de construire délivré par le maire de Sarrians pour la réhabilitation d'un bâtiment en médiathèque. La requête a été jugée irrecevable car le requérant n'a pas produit, malgré une demande de régularisation, les pièces justificatives exigées par l'article R. 600-4 du code de l'urbanisme pour établir la régularité de son occupation ou de sa détention du bien. Le tribunal a également rejeté les conclusions de la commune de Sarrians au titre des frais de justice, celle-ci n'ayant pas justifié avoir exposé de tels frais.
Le Tribunal Administratif de Nîmes a annulé l'arrêté du 17 août 2023 par lequel le maire de Saint-André-de-Majencoules avait refusé de délivrer un permis de construire au GAEC Miel Surfin pour l'extension d'un bâtiment agricole et la construction d'une miellerie. La juridiction a retenu que l'arrêté avait été signé par le premier adjoint sans que ce dernier ne dispose d'une délégation de signature régulière du maire en matière d'urbanisme, en méconnaissance des articles L. 422-1 du code de l'urbanisme et L. 2122-18 du code général des collectivités territoriales. Le tribunal a également jugé que le refus était illégal faute de consultation préalable de la commission départementale de préservation des espaces naturels, agricoles et forestiers (CDPENAF), comme l'exige l'article L. 112-1-1 du code rural et de la pêche maritime. En conséquence, la décision de refus et le rejet du recours gracieux ont été annulés.