15 963 décisions disponibles — page 109/799
Le Tribunal Administratif de Nîmes a rejeté la requête de M. C..., ressortissant algérien, qui contestait un arrêté préfectoral du 26 mars 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a d'abord écarté le moyen d'incompétence du signataire, la délégation de signature étant régulièrement publiée. Sur le fond, il a jugé que la décision ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, faute pour le requérant de justifier de la réalité et de la stabilité de ses liens familiaux en France. La requête a donc été rejetée dans son ensemble.
Le Tribunal Administratif de Nîmes (4ème Chambre) a rejeté les requêtes de M. et Mme E..., qui demandaient l'annulation des arrêtés du 14 février 2025 par lesquels le préfet du Gard leur avait fait obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a estimé que les moyens soulevés, notamment la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, n'étaient pas fondés, les requérants ne justifiant pas d'une intégration particulière ni de l'impossibilité de reconstituer leur cellule familiale dans leur pays d'origine. Il a également jugé que la procédure accélérée d'examen de leur demande d'asile n'avait pas méconnu leur droit à un recours effectif. En conséquence, les conclusions aux fins d'annulation et de suspension ont été rejetées, de même que les demandes de frais de justice.
Le Tribunal administratif de Nîmes a rejeté la requête de M. B..., gardien de la paix, qui contestait le refus de mutation opposé par le ministre de l'intérieur. Le tribunal a jugé irrecevables les conclusions dirigées contre l'avis défavorable de son chef de service, cet avis constituant un acte préparatoire insusceptible de recours, et non une décision faisant grief au sens de l'article R. 421-1 du code de justice administrative. La solution retenue est donc le rejet de l'ensemble des demandes, y compris celle relative aux frais d'instance sur le fondement de l'article L. 761-1 du même code.
Décision du Tribunal Administratif de Nîmes (4ème chambre) portant sur deux requêtes de Mme A... B..., ressortissante comorienne, contestant des refus implicites de titre de séjour. Le tribunal constate un non-lieu à statuer sur la seconde requête (n° 2502946) en raison de la délivrance d'un titre de séjour à l'intéressée le 25 septembre 2025. S'agissant de la première requête (n° 2400303), le tribunal annule la décision implicite de rejet née le 7 novembre 2022, au motif que le préfet du Gard n'a pas justifié de la motivation de son refus, en méconnaissance des articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration. Il enjoint au préfet de délivrer un titre de séjour à Mme A... B... dans un délai de deux mois et met à la charge de l'État la somme de 1 200 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Nîmes a été saisi par la société Groupe MAIF, assureur subrogé, afin d’obtenir la condamnation du centre hospitalier universitaire de Nîmes pour les préjudices subis par les ayants droit de M. B..., décédé des suites d’une infection nosocomiale contractée après une intervention chirurgicale. La requête a été rejetée comme irrecevable en raison de sa tardiveté. Le tribunal a appliqué les dispositions de l’article L. 1142-1 du code de la santé publique relatives à la responsabilité pour infections nosocomiales, ainsi que les règles de prescription issues de la loi du 5 juillet 1985.
Le Tribunal administratif de Nîmes, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du sous-préfet de Vienne suspendant le permis de conduire de M. A... pour six mois. Le requérant, chauffeur routier, invoquait l'urgence liée à son emploi et à sa situation familiale. Toutefois, le juge a estimé la demande manifestement mal fondée, car M. A... n'a soulevé aucun moyen de droit à l'encontre de la décision de suspension, prise après un contrôle positif au cannabis. L'ordonnance se fonde sur l'article L. 522-3 du code de justice administrative, permettant un rejet sans instruction contradictoire.
Le Tribunal Administratif de Nîmes a rejeté la requête de Mme C... épouse A..., qui contestait le refus implicite du centre hospitalier universitaire de Nîmes de lui verser l’allocation d’aide au retour à l’emploi (ARE) après la fin de son contrat à durée déterminée. Le tribunal a d’abord écarté la fin de non-recevoir soulevée par l’hôpital, jugeant qu’une décision implicite de rejet était bien née de la demande préalable de l’intéressée. Sur le fond, il a estimé que la privation d’emploi n’était pas involontaire, car Mme C... n’avait pas sollicité le renouvellement de son contrat et ne démontrait pas que l’administration avait refusé de le faire. La solution s’appuie sur les articles L. 5422-1 et L. 5424-1 du code du travail relatifs aux conditions d’octroi de l’ARE.
Le Tribunal Administratif de Nîmes (2ème chambre) a rejeté la requête de Mme B..., rédactrice territoriale, qui contestait l'arrêté du maire de Laudun-L’Ardoise du 10 janvier 2023 fixant son complément indemnitaire annuel à 420 euros. Le tribunal a jugé que le décret n° 2014-513 (RIFSEEP) n'est pas directement applicable aux fonctionnaires territoriaux, et que la délibération communale du 15 décembre 2016 ne subordonnait pas l'attribution du complément à l'entretien professionnel annuel. Par conséquent, le moyen tiré de l'irrégularité de cet entretien a été écarté comme inopérant. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation.
Le Tribunal Administratif de Nîmes a examiné la requête de M. B..., maréchal des logis-chef, contestant la sanction de quinze jours d’arrêts prononcée le 2 juin 2023 par le ministre des armées, portée à vingt-et-un jours le 14 juin 2023, pour avoir produit une fausse facture d’hébergement. Le tribunal a rejeté la fin de non-recevoir du ministre, la décision attaquée ayant été régularisée par sa production en défense. Il a annulé la décision du 2 juin 2023 au motif qu’elle méconnaît l’article R. 4137-25 du code de la défense, qui limite à vingt jours le nombre maximal d’arrêts, la sanction initiale de quinze jours étant légale mais la prolongation à vingt-et-un jours excédant ce plafond. Les autres moyens, notamment ceux tirés de l’incompétence et de l’irrégularité procédurale, ont été jugés irrecevables car présentés tardivement.
Le Tribunal Administratif de Nîmes a rejeté la requête de Mme B... contestant le refus de la Caisse des Dépôts et Consignations (CNRACL) de lui accorder une rente d'invalidité. La requérante soutenait notamment que son incapacité permanente était imputable au service et que la décision était entachée d'incompétence et de vices de procédure. Le tribunal a considéré que les moyens soulevés étaient infondés, en application du décret n°2003-1306 du 26 décembre 2003 relatif aux pensions des agents des collectivités locales. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes de Mme B..., y compris ses conclusions à fin d'injonction et au titre des frais de justice.
Le Tribunal administratif de Nîmes a rejeté la requête de Mme B..., brigadier-chef de police, qui contestait le refus du préfet de la zone de défense et de sécurité Sud de lui octroyer une allocation temporaire d'invalidité suite à un accident de service. Le tribunal a jugé que le moyen tiré d'un vice de procédure, fondé sur l'absence de saisine du comité médical, était inopérant car la décision attaquée ne portait pas sur la réintégration ou les congés de l'agent. Il a également écarté le moyen d'erreur manifeste d'appréciation, sans le développer dans l'extrait fourni. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requérante, incluant ses demandes d'injonction et de frais de justice. Les textes appliqués sont le décret n°86-442 du 14 mars 1986 et les dispositions relatives à l'allocation temporaire d'invalidité.
Le Tribunal Administratif de Nîmes a rejeté la requête de l’EARL Les Frères Producteurs, qui contestait la décision du conseil départemental du Gard du 21 avril 2023. Cette décision rejetait sa candidature pour un emplacement de vente ambulant sur la route départementale n° 90 et retirait un autre emplacement pour des raisons de sécurité. Le tribunal a jugé que la procédure de sélection, fondée sur les articles L. 2122-1-1 et suivants du code général de la propriété des personnes publiques, avait été régulièrement mise en œuvre par le département. Les moyens invoqués par le requérant, tirés d’un abus de pouvoir ou d’une discrimination, ont été écartés comme infondés.
Le Tribunal Administratif de Nîmes rejette la requête de M. D..., agent communal, qui demandait la condamnation de la commune d’Aimargues pour défaut d’aménagement de son poste de travail et absence de reclassement après son accident du travail de 2008. La juridiction retient que la créance relative à l’accident de 2008 est prescrite en application de la loi du 31 décembre 1968, la consolidation de son état de santé étant intervenue le 2 octobre 2012. S’agissant des faits postérieurs, aucune carence fautive de la commune n’est établie, les prescriptions médicales et les obligations de reclassement ayant été respectées. La demande d’expertise et les conclusions indemnitaires sont donc rejetées.
Le Tribunal Administratif de Nîmes a rejeté la requête de la société Komansal, qui demandait la condamnation de la Régie Autonome Municipale pour l’exploitation du Marché d’Intérêt National de Cavaillon (REMINCA) à lui verser 1 681 236 euros pour manquements contractuels et résiliation anticipée d’une concession d’emplacement. Le tribunal a jugé que la requête était irrecevable, car mal dirigée et ne respectant pas le formalisme de l’article R. 411-1 du code de justice administrative. Il a également considéré que la REMINCA n’avait commis aucune faute, que la résiliation était fondée, et que les préjudices invoqués étaient éventuels. La demande de la société Komansal a été rejetée, et celle-ci a été condamnée à verser 1 500 euros à la commune de Cavaillon et 7 965 euros à la REMINCA au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Nîmes a rejeté la requête de M. B..., agent du SDIS du Gard, contestant sa suspension de fonctions pour non-respect de l'obligation vaccinale contre la Covid-19, ainsi que le refus de réintégration et la note de service afférente. Le tribunal a jugé que la suspension était légalement fondée sur la loi n° 2021-1040 du 5 août 2021 et le décret n° 2022-1097 du 30 juillet 2022, et qu'elle ne constituait pas une sanction déguisée mais une mesure de police administrative. Il a également écarté les moyens tirés de l'incompétence de l'auteur de l'acte, de la méconnaissance des droits fondamentaux et du principe d'égalité, estimant que la différence de traitement entre personnes vaccinées et non vaccinées était justifiée par l'objectif de protection de la santé publique. En conséquence, la requête a été rejetée dans son intégralité, y compris les conclusions indemnitaires et d'injonction.
Le Tribunal Administratif de Nîmes a été saisi par la société Komansal pour contester des titres de recettes émis par la Régie Autonome Municipale du Marché d’Intérêt National de Cavaillon (REMINCA) pour le recouvrement de redevances d'occupation du domaine public et d'une participation déchets, ainsi que la saisie administrative à tiers détenteur subséquente. Le tribunal a rejeté les conclusions dirigées contre la saisie administrative à tiers détenteur, les considérant comme relevant de la compétence du juge judiciaire. Sur le fond, la solution retenue n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais le tribunal a statué en application du code général des collectivités territoriales, du code général de la propriété des personnes publiques et du code des relations entre le public et l'administration.
Le Tribunal Administratif de Nîmes a rejeté la demande d’indemnisation de M. A..., attaché territorial, qui contestait sa suspension, sa sanction disciplinaire et son changement d’affectation. Le tribunal a jugé que la suspension conservatoire était justifiée par la gravité des faits reprochés et l’intérêt du service, et que la sanction d’exclusion de trois jours n’était pas disproportionnée. Il a également estimé que les allégations de harcèlement moral et de « placardisation » n’étaient pas établies. La décision s’appuie sur l’article 30 de la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 et le code général de la fonction publique.
Cette requête de Mme B... devant le Tribunal Administratif de Nîmes (4ème chambre) vise à engager la responsabilité de l'État pour des fautes commises par le rectorat d'Aix-Marseille, notamment un harcèlement moral, des illégalités dans l'exécution de décisions de justice, et un défaut de reclassement. La requérante sollicite 110 000 euros en réparation de préjudices financier, professionnel et moral, ainsi que le remboursement d'un trop-perçu. Le tribunal a rejeté l'ensemble de ses demandes, jugeant que l'administration n'avait commis aucune faute de nature à engager sa responsabilité et que les préjudices allégués n'étaient pas établis. Cette décision s'appuie notamment sur les dispositions de la loi n° 84-53 du 26 janvier 1984 relative à la fonction publique territoriale et sur le code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Nîmes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par le préfet du Gard pour ordonner l'expulsion de M. A... d'un hébergement d'urgence pour demandeurs d'asile (HUDA) qu'il occupait sans titre depuis le rejet de sa demande d'asile. Le juge a rejeté la requête préfectorale, estimant que l'urgence n'était pas suffisamment caractérisée compte tenu de la vulnérabilité de M. A..., qui justifiait d'un suivi médical nécessaire, et que la mesure se heurtait à une contestation sérieuse. La décision s'appuie notamment sur les articles L. 552-2 et L. 551-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, relatifs à la durée de l'hébergement des demandeurs d'asile.
Le Tribunal Administratif de Nîmes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B... demandant la suspension d'une décision de la commission des droits et de l'autonomie des personnes handicapées du Gard relative aux modalités de l'aide humaine dans le cadre de la prestation de compensation du handicap. Le juge a constaté que, en application des articles L. 241-9 et L. 134-3 du code de l'action sociale et des familles, les litiges concernant cette prestation relèvent de la compétence exclusive de la juridiction judiciaire. Par conséquent, la requête a été rejetée comme manifestement irrecevable devant la juridiction administrative, sans instruction ni audience.