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Refus de titre de séjour et obligation de quitter le territoire français. Le Tribunal Administratif de Nîmes rejette la fin de non-recevoir pour tardiveté soulevée par le préfet du Gard, faute pour ce dernier d'avoir établi la date de notification régulière de l'arrêté attaqué. La solution retenue est un rejet de l'exception de procédure, sans se prononcer sur le fond du litige. Les textes appliqués sont le code de justice administrative et la réglementation postale relative à la notification des décisions.
Le Tribunal Administratif de Nîmes annule l'arrêté du 2 août 2023 par lequel le maire de Redessan s'est opposé à la déclaration préalable de travaux de Mme C. Le tribunal retient que la décision a été prise avant l'expiration du délai de trois mois accordé à la requérante pour produire les pièces manquantes, en méconnaissance de l'article R. 423-39 du code de l'urbanisme. Il juge également que le motif de refus fondé sur l'incomplétude du dossier est infondé, les pièces ayant été transmises dans le délai imparti. La solution est fondée sur les articles R. 423-38 et R. 423-39 du code de l'urbanisme.
Le Tribunal Administratif de Nîmes a rejeté la requête de Mme B, qui demandait la condamnation de la commune de Rochefort-du-Gard à lui verser 35 000 euros en réparation d’un préjudice financier. Elle estimait que l’arrêté de péril pris par le maire l’avait contrainte à vendre son immeuble à la commune à un prix inférieur à sa valeur réelle. Le tribunal a d’abord retenu sa compétence pour connaître de cette action en responsabilité fondée sur l’illégalité fautive de l’arrêté de péril. Sur le fond, il a jugé que Mme B ne démontrait pas la réalité de son préjudice, faute de preuve suffisante que le bien aurait pu être vendu au prix de 95 000 euros. La requête a donc été rejetée et Mme B condamnée à verser 1 200 euros à la commune au titre des frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Nîmes, statuant en référé suspension sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a été saisi par M. A, ressortissant guinéen, pour contester l'arrêté du préfet du Gard du 18 février 2025 refusant le renouvellement de son titre de séjour. Le juge a reconnu la condition d'urgence comme remplie, s'agissant d'un refus de renouvellement de titre de séjour. Il a estimé que le moyen tiré du défaut de saisine de la commission du titre de séjour, prévue à l'article L. 423-13 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. En conséquence, la suspension de l'exécution de l'arrêté préfectoral a été ordonnée.
Le Tribunal Administratif de Nîmes a été saisi d’une demande d’indemnisation par Mme L J épouse C et sa famille suite à une prise en charge fautive au CHU de Nîmes les 17 et 18 mars 2019, ayant entraîné une tétraplégie. La responsabilité du CHU n’étant pas contestée, le tribunal a appliqué un taux de perte de chance de 95 % retenu par l’expert judiciaire pour évaluer les préjudices. Il a condamné le CHU à verser diverses sommes aux requérants, incluant des indemnités pour les préjudices patrimoniaux et extrapatrimoniaux de Mme C, ainsi que pour les préjudices d’affection de son époux et de ses enfants. La décision s’appuie sur les principes de la responsabilité administrative pour faute et les dispositions du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Nîmes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de la SAS Agence Octopus HC. Celle-ci demandait la suspension de l'arrêté préfectoral du 18 juin 2025 ordonnant la fermeture de son établissement pour un mois, invoquant une atteinte grave à la liberté du commerce et une situation d'urgence liée à la perte de chiffre d'affaires en juillet. Le juge a d'abord jugé irrecevables les conclusions tendant à l'abrogation de l'arrêté et à la réparation du préjudice, ces mesures n'étant pas de nature provisoire. Ensuite, il a estimé que la société ne justifiait pas d'une urgence particulière nécessitant une intervention dans les 48 heures, faute de démontrer que la fermeture mettrait en péril sa situation financière et économique.
Le Tribunal administratif de Nîmes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la requête de Mme A. Celle-ci demandait qu'il soit enjoint au préfet du Gard d'examiner sa demande de renouvellement de titre de séjour et de lui délivrer un récépissé. Le juge constate que le silence gardé par l'administration pendant quatre mois a fait naître une décision implicite de rejet, conformément aux articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Les mesures sollicitées feraient obstacle à l'exécution de cette décision administrative, ce qui est prohibé par l'article L. 521-3. La requête est donc rejetée comme manifestement mal fondée, y compris les conclusions relatives aux frais d'instance.
Le Tribunal administratif de Nîmes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme F. Celle-ci demandait la cessation immédiate du placement de ses enfants par l'aide sociale à l'enfance de l'Isère, invoquant une atteinte grave et manifestement illégale à son droit au respect de la vie privée et familiale. Le juge a estimé que la mesure de placement contestée résultait d'une décision de l'autorité judiciaire, prise en application des articles 375 et suivants du code civil, et non d'une décision administrative. Par conséquent, le litige ne relevait pas de la compétence de la juridiction administrative, la demande étant manifestement irrecevable.
Le Tribunal administratif de Nîmes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, rejette la demande de suspension des arrêtés d'expulsion et de fixation du pays de destination pris par le préfet du Gard à l'encontre de M. B. Le juge considère que, bien que l'expulsion constitue par nature une situation d'urgence, le requérant, déjà éloigné du territoire, ne justifie pas d'une nécessité impérieuse de revenir en France à très bref délai. Faute d'urgence caractérisée, la requête est rejetée sans audience, en application de l'article L. 522-3 du même code.
Le Tribunal Administratif de Nîmes a examiné la requête de M. A contestant le refus de reconnaître l'imputabilité au service de ses arrêts de travail à la suite d'un incident survenu le 14 février 2022 avec sa responsable hiérarchique. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'incompétence de l'autorité signataire, de l'insuffisance de motivation et des vices de procédure. Il a jugé que les faits invoqués ne constituaient pas un accident imputable au service au sens des articles L. 822-18 et L. 822-21 du code général de la fonction publique, dès lors que le refus de fournir des vêtements professionnels secs relevait de l'exercice normal du pouvoir hiérarchique. En conséquence, le tribunal a validé le placement de l'agent en congé de maladie ordinaire puis en disponibilité d'office, et a rejeté les conclusions indemnitaires.
Le Tribunal Administratif de Nîmes a rejeté la requête de M. A C, ressortissant comorien, qui contestait l'arrêté du préfet du Gard du 6 mars 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence du signataire, d'insuffisance de motivation et de défaut d'examen particulier de la situation. Il a également jugé que le droit d'être entendu de l'intéressé n'avait pas été méconnu, ce dernier ayant été auditionné par les services de police avant l'édiction de la mesure. La solution retenue s'appuie notamment sur l'article 41 de la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne et les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Nîmes (2ème chambre) a annulé les décisions implicites par lesquelles le préfet du Gard a rejeté les demandes de titre de séjour de M. et Mme B, ressortissants arméniens. Les requérants avaient sollicité la communication des motifs de ces refus implicites dans les délais légaux, sans obtenir de réponse. Le tribunal a jugé que ces décisions étaient entachées d'un défaut de motivation, en application des articles L. 211-2, L. 211-5 et L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration. La solution retenue est l'annulation des décisions attaquées pour vice de forme, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens soulevés.
Le Tribunal Administratif de Nîmes a annulé l'arrêté du 14 avril 2023 par lequel le maire de Beauvoisin avait refusé de délivrer un permis de construire à l’EARL Olivier Chabrol pour un hangar agricole, un bâtiment annexe et un logement de fonction. La juridiction a jugé illégal le motif tiré de la méconnaissance des articles A1 et A2 du règlement du plan local d’urbanisme (PLU), aucune disposition n’exigeant que les bâtiments agricoles soient construits avant le logement de fonction. Elle a également écarté les autres motifs fondés sur les articles A4, A10 du PLU et l’article R. 111-2 du code de l’urbanisme, la commune n’ayant pas produit de mémoire en défense et les faits n’étant pas contredits. La solution retenue s’appuie sur les articles A1 et A2 du PLU de Beauvoisin et l’article R. 612-6 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Nîmes a examiné la requête de M. A, assistant familial, contestant le retrait de son agrément et son licenciement par le département de Vaucluse. Le tribunal a rejeté la fin de non-recevoir soulevée par le département, considérant que le recours gracieux de M. A contestait implicitement la décision de licenciement. Sur le fond, le tribunal a rappelé que le président du conseil départemental peut retirer l'agrément si les conditions d'accueil ne garantissent plus la sécurité, la santé et l'épanouissement des enfants, conformément aux articles L. 421-3 et L. 421-6 du code de l'action sociale et des familles. La solution retenue n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais le tribunal a examiné les moyens de M. A, notamment l'insuffisance de motivation, la violation du contradictoire et l'erreur d'appréciation.
Le Tribunal Administratif de Nîmes a rejeté comme irrecevable la requête de M. A, ressortissant sénégalais, dirigée contre la décision implicite de rejet de sa demande de titre de séjour par le préfet de Vaucluse. Le tribunal a relevé d'office que la demande de titre de séjour avait été irrégulièrement présentée par voie postale, en méconnaissance de l'obligation de comparution personnelle au guichet prévue par les articles R. 431-2 et R. 431-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, le silence gardé par l'administration sur cette demande irrégulière n'a pu faire naître une décision implicite susceptible de recours pour excès de pouvoir.
Le Tribunal Administratif de Nîmes a rejeté la demande de M. A, qui sollicitait la condamnation de Pôle emploi à lui verser 11 343,15 euros en réparation du préjudice résultant du refus de financement de sa formation de diagnostiqueur immobilier. Le tribunal a rappelé que l’aide individuelle à la formation (AIF) prévue par le code du travail et la délibération n° 2015-10 du 3 février 2015 ne constitue pas un droit, mais une faculté accordée sous conditions, notamment de subsidiarité et de disponibilité des enveloppes budgétaires. Il a constaté que M. A n’établissait pas que le refus de Pôle emploi était entaché d’illégalité, ni que ce dernier avait commis une faute de nature à engager sa responsabilité. En conséquence, la requête a été rejetée, y compris les conclusions fondées sur l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Nîmes a rejeté la requête de M. A, ressortissant marocain, qui contestait un arrêté du préfet du Gard du 28 février 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, le défaut d'assistance d'un interprète lors de la notification, et l'absence d'examen particulier de sa situation. Il a jugé que la décision fixant le pays de destination était suffisamment motivée et que les conditions de notification étaient sans incidence sur la légalité de la mesure. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, du code des relations entre le public et l'administration, et du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Nîmes a rejeté les requêtes de M. A et Mme B, ressortissants kirghizes, qui contestaient les arrêtés du préfet du Gard du 16 décembre 2024 leur refusant un titre de séjour et les obligeant à quitter le territoire français. Les requérants invoquaient notamment l'incompétence du signataire, la méconnaissance de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) relatif à l'état de santé, et une atteinte à l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence, le signataire bénéficiant d'une délégation régulière, et a jugé que les autres moyens n'étaient pas fondés. La solution retenue est le rejet des demandes d'annulation et des conclusions accessoires.
Le Tribunal Administratif de Nîmes a examiné la requête de Mme A, assistante familiale, contestant le retrait de son agrément et son licenciement par le département de Vaucluse. Le tribunal a rejeté la fin de non-recevoir soulevée par le département, considérant que le recours gracieux de Mme A contestait implicitement la décision de licenciement. Sur le fond, le tribunal a rappelé que le président du conseil départemental peut retirer l'agrément si les conditions d'accueil ne garantissent plus la sécurité, la santé ou l'épanouissement des enfants, conformément aux articles L. 421-3 et L. 421-6 du code de l'action sociale et des familles. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais la décision porte sur l'appréciation des faits reprochés à Mme A et la proportionnalité de la mesure de retrait d'agrément.
Le Tribunal Administratif de Nîmes a été saisi par l'EPCC du Pont du Gard pour obtenir la condamnation de la SMACL Assurances à l'indemniser des dommages causés par un incendie au bâtiment "A", survenu en avril 2022, sur le fondement d'un contrat d'assurance "dommages aux biens". La SMACL a refusé sa garantie en soutenant que le contrat ne couvrait que les biens dont l'assuré est propriétaire, et non ceux simplement occupés, comme c'était le cas ici en vertu d'un bail emphytéotique avec le département du Gard. Le tribunal a rejeté la requête de l'EPCC, jugeant que les stipulations du contrat d'assurance, lues en combinaison avec le bail, ne prévoyaient pas la garantie pour les biens appartenant à un tiers, même en cas d'occupation. En conséquence, la demande de l'EPCC a été rejetée et celui-ci a été condamné à rembourser à la SMACL la provision de 65 360 euros précédemment allouée, ainsi qu'à verser 1 500 euros au titre des frais de justice.