Jurisprudence — Tribunal Administratif d'Orléans
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N° TA45-2505736(TA45-2505736)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir par Mme D..., ressortissante congolaise, contre une décision du 23 octobre 2025 de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) lui refusant le bénéfice des conditions matérielles d'accueil. L'OFII avait motivé ce refus au motif que la demande d'asile présentée par Mme D... pour sa fille mineure constituait une demande de réexamen, en application du 3° de l'article L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que la décision de l'OFII était légale et ne méconnaissait pas les dispositions précitées, ni n'était entachée d'une erreur manifeste d'appréciation de la vulnérabilité de la requérante. La solution retenue s'appuie sur l'article L. 551-15 du CESEDA et la directive 2013/33/UE.
N° TA45-2505710(TA45-2505710)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a examiné les recours de M. E..., ressortissant turc, contre les décisions du préfet de Loir-et-Cher du 21 octobre 2025 l'obligeant à quitter le territoire français, lui interdisant le retour pour six mois, et l'assignant à résidence. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'incompétence, du défaut de motivation, de la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, et de l'erreur manifeste d'appréciation. En conséquence, il a confirmé la légalité des décisions préfectorales et rejeté les demandes d'annulation et d'injonction de M. E.... Les textes appliqués incluent le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que la directive 2008/115/CE.
N° TA45-2505601(TA45-2505601)
Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en référé, a ordonné l’expulsion de M. A... B... du logement universitaire qu’il occupe sans titre depuis le 1er septembre 2025. La juridiction a retenu que le Crous, en tant qu’établissement public chargé d’une mission de service public de logement étudiant, peut solliciter l’expulsion d’un occupant sans droit ni titre pour assurer la continuité de ce service. Les conditions d’urgence et d’utilité prévues à l’article L. 521-3 du code de justice administrative ont été jugées remplies, l’occupation indue empêchant l’attribution du logement à un autre étudiant. La décision s’appuie notamment sur les articles L. 822-1 et suivants du code de l’éducation, relatifs aux missions des Crous.
N° TA45-2505600(TA45-2505600)
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant en référé, a ordonné l'expulsion de M. B... du logement universitaire qu'il occupe sans titre depuis le 1er septembre 2025. Le juge a considéré que la demande du Crous d'Orléans-Tours, visant à assurer la continuité du service public du logement étudiant, était urgente et utile. La décision se fonde sur l'article L. 521-3 du code de justice administrative et les dispositions du code de l'éducation relatives aux missions des Crous. L'occupant, qui n'a pas présenté de défense, doit libérer les lieux dans un délai de quinze jours, au besoin avec le concours de la force publique.
N° TA45-2505599(TA45-2505599)
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant en référé sur la demande du Crous d'Orléans-Tours, a enjoint à M. A... B..., occupant sans titre depuis le 1er septembre 2025, de libérer le logement n°160 de la résidence Les Ormes à Orléans. La solution retenue se fonde sur l'article L. 521-3 du code de justice administrative, le juge ayant constaté l'urgence et l'utilité de la mesure pour assurer la continuité du service public du logement étudiant, confié au Crous par le code de l'éducation. Le tribunal a ordonné l'expulsion, au besoin avec le concours de la force publique, dans un délai de quinze jours.
N° TA45-2505597(TA45-2505597)
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant en référé sur demande du Crous d'Orléans-Tours, a ordonné l'expulsion de M. A... B..., occupant sans titre depuis le 1er septembre 2025 d'un logement étudiant. La juridiction a retenu que le litige relève du juge administratif car la mission de logement des étudiants constitue un service public. Elle a fait droit à la demande en application de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, estimant que les conditions d'urgence et d'utilité étaient remplies pour assurer la continuité du service public, sans que l'occupant ne justifie d'une contestation sérieuse.
N° TA45-2505596(TA45-2505596)
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant en référé sur la demande du Crous d'Orléans-Tours, a ordonné l'expulsion de Mme A... C... du logement universitaire qu'elle occupe sans titre depuis le 1er septembre 2025. La juridiction a retenu que le maintien dans les lieux de l'occupante sans droit ni titre fait obstacle à l'attribution du logement à un autre étudiant, portant ainsi atteinte à la continuité du service public du logement étudiant, ce qui caractérise l'urgence et l'utilité de la mesure au sens de l'article L. 521-3 du code de justice administrative. La solution s'appuie sur les dispositions du code de l'éducation relatives à la mission de service public des Crous.
N° TA45-2301160(TA45-2301160)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. A..., artiste urbain, qui contestait la décision du maire d'Orléans du 16 décembre 2022 ordonnant l'effacement de ses œuvres de street art sur le domaine public et lui interdisant d'en réaliser de nouvelles. Le tribunal a jugé que le maire, en tant qu'autorité gestionnaire du domaine public, était compétent pour prendre les mesures nécessaires à son entretien, sans avoir à justifier de plaintes de riverains. Il a également estimé que M. A... n'apportait pas la preuve d'une autorisation préalable et que l'argument tiré d'une discrimination n'était pas fondé, la tolérance alléguée envers d'autres artistes ne justifiant pas une occupation illégale. Les conclusions à fin de suspension de la décision ont été déclarées sans objet.
N° TA45-2204162(TA45-2204162)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté les requêtes de M. B... contestant des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux pour les années 2017 à 2019. Le tribunal a jugé que les frais de grand déplacement et les indemnités kilométriques versés à M. B..., en tant que dirigeant de société, étaient imposables dans la catégorie des traitements et salaires, et non comme des revenus de capitaux mobiliers, en application des articles 80 ter et 79 du code général des impôts. Il a également confirmé la réintégration d'une somme de 4 000 euros au compte courant d'associé comme un revenu distribué, et validé l'application de pénalités pour manquement délibéré. Les demandes de décharge ont donc été rejetées.
N° TA45-2203604(TA45-2203604)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. B... contestant des rappels d'impôt sur le revenu (2017-2019) et de TVA (2017-2021). Le tribunal a jugé que la procédure de vérification de comptabilité était régulière, notamment concernant le respect des garanties offertes par la charte du contribuable vérifié et l'article L. 57 du livre des procédures fiscales. Sur le fond, il a considéré que l'activité de formateur de M. B... relevait des bénéfices industriels et commerciaux (BIC) et non des bénéfices non commerciaux (BNC), et que l'absence d'attestation fiscale justifiait l'assujettissement à la TVA. Enfin, les majorations pour manquement délibéré et défaut de déclaration ont été confirmées, les textes appliqués incluant le code général des impôts et le livre des procédures fiscales.
N° TA45-2402171(TA45-2402171)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. A..., ressortissant sénégalais, qui contestait un arrêté préfectoral du 28 février 2024 lui refusant un titre de séjour en tant que parent d'enfant réfugié et l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a d'abord écarté la fin de non-recevoir pour tardiveté soulevée par le préfet, considérant la requête recevable. Sur le fond, il a jugé que le signataire de l'arrêté disposait d'une délégation de signature régulière et que le moyen tiré de l'incompétence était infondé. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de M. A..., sans qu'il soit nécessaire de statuer sur les autres moyens, le tribunal s'appuyant notamment sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA45-2303889(TA45-2303889)
Le Tribunal Administratif d’Orléans a rejeté la requête de M. D..., qui contestait le refus de le nommer contrôleur des finances publiques de deuxième classe. Le tribunal a d’abord écarté le moyen tiré de l’incompétence du signataire de la décision, une délégation de signature régulière ayant été accordée. Sur le fond, il a jugé que le requérant ne remplissait pas la condition statutaire de sept ans et six mois de services publics exigée par l’article 6 du décret n° 2010-982 du 26 août 2010 pour se présenter au concours interne spécial, cette condition s’appréciant au 1er janvier de l’année du concours. Par conséquent, la décision de refus de nomination n’est pas entachée d’erreur d’appréciation.
N° TA45-2302424(TA45-2302424)
Le Tribunal administratif d’Orléans a rejeté la requête de M. A..., professeur des écoles, qui contestait le refus du recteur de l’académie d’Orléans-Tours de l’inscrire au tableau d’avancement pour la classe exceptionnelle en 2022. Le tribunal a jugé que le courriel du 17 juin 2022, informant M. A... de son inéligibilité, ne constituait pas une décision faisant grief mais une simple mesure préparatoire à l’arrêté fixant le tableau d’avancement. Par conséquent, la requête a été déclarée irrecevable, sans qu’il soit besoin d’examiner les autres moyens.
N° TA45-2303675(TA45-2303675)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. A..., professeur, qui contestait le refus de la directrice académique des services départementaux de l’éducation nationale (DASEN) d'Eure-et-Loir de reconnaître l'imputabilité au service de ses douleurs à l'épaule droite, consécutives à un accident de trajet survenu le 3 mai 2021. Le tribunal a jugé que le requérant n'apportait pas la preuve d'un lien direct et certain entre cet accident et les lésions à l'épaule droite, et que l'administration n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article 21 bis de la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 et de l'article 65 de la loi du 11 janvier 1984, relatifs à l'imputabilité des accidents de trajet et à l'allocation temporaire d'invalidité.
N° TA45-2505895(TA45-2505895)
Le Tribunal Administratif d'Orléans était saisi par M. A... d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral du 4 novembre 2025 ordonnant son maintien en rétention administrative dans l’attente de l’examen de sa demande d’asile. Cependant, une ordonnance de la Cour d’appel d’Orléans du 5 novembre 2025 a mis fin à cette mesure de rétention. Constatant que la requête était devenue sans objet, le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA45-2303648(TA45-2303648)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de Mme A... contre le refus du recteur de l'académie d'Orléans-Tours de la recruter par voie contractuelle pour travailleurs handicapés. La requérante contestait une erreur manifeste d'appréciation, mais le tribunal a jugé que le recteur avait pu légalement fonder son refus sur l'insuffisance de ses connaissances du système éducatif et de ses compétences, relevée lors de l'entretien. La décision s'appuie sur l'article L. 352-4 du code général de la fonction publique et le décret n° 95-979 du 25 août 1995.
N° TA45-2505064(TA45-2505064)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a examiné les requêtes de M. C..., ressortissant béninois, contestant un arrêté du 23 septembre 2025 l'obligeant à quitter le territoire français avec une interdiction de retour d'un an, et un arrêté du 24 octobre 2025 l'assignant à résidence. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'incompétence, du défaut de motivation, de la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Il a estimé que la décision d'éloignement était justifiée et que l'assignation à résidence était proportionnée, en application des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Les conclusions tendant à la suspension de l'exécution de l'assignation à résidence ont été jugées irrecevables, car relevant d'une procédure de référé distincte.
N° TA45-2505917(TA45-2505917)
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... qui demandait qu'il soit enjoint au préfet de lui rouvrir l'accès à son dossier de demande de naturalisation. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, la requérante s'étant elle-même placée dans cette situation en omettant de produire les pièces complémentaires demandées, et n'ayant pas justifié d'obstacle à déposer un nouveau dossier. La décision de classement sans suite de sa demande de naturalisation, fondée sur l'article 40 du décret du 30 décembre 1993, a été confirmée.
N° TA45-2500448(TA45-2500448)
Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. A... comme manifestement irrecevable. Le requérant contestait des impositions (impôt sur les sociétés, TVA et amendes) mises à la charge de la SAS Baticlic, pour lesquelles il avait été déclaré solidairement responsable. Saisi sur le fondement des articles R. 190-1 et R. 199-1 du livre des procédures fiscales, le tribunal a constaté que M. A... n'avait pas produit, malgré une demande de régularisation, l'accusé de réception de sa réclamation préalable, pièce obligatoire en vertu de l'article R. 412-1 du code de justice administrative.
N° TA45-2503967(TA45-2503967)
Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. B... contestant un arrêté préfectoral du 7 février 2025 (refus de titre de séjour, OQTF, interdiction de retour). La requête a été jugée manifestement irrecevable car introduite après l'expiration du délai de recours d'un mois prévu à l'article L. 911-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a rappelé que le recours gracieux formé ultérieurement n'avait pas prorogé ce délai, conformément à l'article R. 911-1 du même code. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.