Jurisprudence — Tribunal Administratif d'Orléans
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N° TA45-2505770(TA45-2505770)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a examiné la requête de M. D..., ressortissant portugais, contestant l'arrêté du préfet d'Indre-et-Loire du 27 octobre 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai et lui interdisant d'y circuler pour deux ans. Le requérant invoquait notamment une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a rejeté l'ensemble des demandes d'annulation, estimant que les décisions étaient suffisamment motivées et proportionnées au regard de la gravité des condamnations pénales de l'intéressé (violences conjugales et stupéfiants). La solution s'appuie sur les articles L. 251-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur la directive 2004/38/CE relative à la libre circulation des citoyens de l'Union.
N° TA45-2505709(TA45-2505709)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de Mme B... contestant le refus de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de lui accorder les conditions matérielles d'accueil. La décision de refus, fondée sur l'article L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, a été jugée suffisamment motivée. Le tribunal a également estimé que Mme B... ne justifiait pas d'un motif légitime pour avoir déposé sa demande d'asile près de deux ans et dix mois après son entrée en France, dépassant ainsi le délai de quatre-vingt-dix jours prévu à l'article L. 531-27.
N° TA45-2505689(TA45-2505689)
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant en référé, a fait droit à la demande du maire d’Illiers-Combray fondée sur l’article L. 511-9 du code de la construction et de l’habitation. Le juge a désigné un expert pour examiner un immeuble situé 3 rue de Chartres, présentant un péril pour la sécurité publique en raison de risques de chutes de tuiles et de dégradation des murs. La mission de l’expert consiste à constater l’état du bâtiment, évaluer le danger et proposer des mesures de mise en sécurité, dans un délai de vingt-quatre heures. Cette décision s’appuie sur les dispositions des articles L. 511-2, L. 511-4 et L. 511-9 du code de la construction et de l’habitation, ainsi que sur les articles R. 531-1 et R. 556-1 du code de justice administrative.
N° TA45-2402941(TA45-2402941)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté les requêtes de M. et Mme B..., ressortissants albanais, qui contestaient les arrêtés du préfet d'Indre-et-Loire refusant leur demande de titre de séjour et les obligeant à quitter le territoire français. Les requérants invoquaient notamment l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile pour obtenir une admission exceptionnelle au séjour. Le tribunal a estimé que la situation de précarité financière et résidentielle de la famille ne constituait pas un motif suffisant pour justifier une erreur manifeste d'appréciation de la part du préfet. Par conséquent, les décisions de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire français ont été jugées légales.
N° TA45-2505912(TA45-2505912)
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de la décision du 3 novembre 2025 par laquelle le président de la communauté de communes Vierzon-Sologne-Berry avait retiré la mise à disposition de locaux à l'association « Cher Atout Cœur » pour un débat sur les médias indépendants. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie, le retrait étant intervenu deux jours avant l'événement, et que la décision portait une atteinte grave et manifestement illégale à la liberté de réunion et d'expression. Il a rappelé que, selon l'article L. 2144-3 du code général des collectivités territoriales, un tel refus ne peut être fondé que sur des motifs d'ordre public, de fonctionnement des services ou d'administration des propriétés, et non sur une incompatibilité avec les valeurs de la collectivité. La suspension a été ordonnée, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens.
N° TA45-2403989(TA45-2403989)
Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. A..., ressortissant malien, qui contestait l'arrêté du préfet d'Indre-et-Loire refusant de lui délivrer un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a estimé que le préfet n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en application de l'article L. 435-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, compte tenu des résultats scolaires insuffisants et des absences injustifiées du requérant. Il a également jugé que le refus ne méconnaissait ni l'article L. 423-23 du même code ni l'article 8 de la convention européenne des droits de l'homme, dès lors que M. A... ne justifiait pas d'une insertion sociale ou professionnelle suffisante en France et conservait des attaches familiales au Mali.
N° TA45-2404144(TA45-2404144)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. A..., ressortissant tunisien, qui contestait l'arrêté préfectoral du 10 septembre 2024 lui refusant un titre de séjour en qualité de salarié et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, considérant notamment que le refus était suffisamment motivé et que l'absence de visa de long séjour justifiait légalement le rejet de la demande, en application de l'accord franco-tunisien du 17 mars 1988 combiné à l'article L. 412-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La décision n'a pas non plus été jugée disproportionnée au regard du droit à la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
N° TA45-2505598(TA45-2505598)
Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en référé sur la demande du Crous d'Orléans-Tours, ordonne l'expulsion de M. A... C... du logement universitaire qu'il occupe sans titre depuis le 1er septembre 2025. Le juge retient que la mission de service public de logement étudiant confiée au Crous justifie la compétence administrative et que le maintien sans droit de l'occupant fait obstacle à l'attribution du logement à un autre étudiant, caractérisant une situation d'urgence et d'utilité au sens de l'article L. 521-3 du code de justice administrative. Il est enjoint à M. C... de libérer les lieux sous quinze jours, avec le concours de la force publique si nécessaire, sans que ses difficultés personnelles (arrêts maladie) ne constituent une contestation sérieuse ou un motif de suspension de la mesure.
N° TA45-2505896(TA45-2505896)
Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'arrêté du sous-préfet de Dreux suspendant le permis de conduire de M. A... pour six mois, suite à une infraction routière liée à l'usage de stupéfiants. Le juge estime que la condition d'urgence, nécessaire à l'application de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, n'est pas remplie. M. A... invoquait la nécessité de son permis pour son activité professionnelle de conducteur de travaux, mais n'a pas démontré que la suspension compromettait son emploi à brève échéance. La requête est donc rejetée comme manifestement mal fondée, sans examen du doute sérieux sur la légalité de la décision.
N° TA45-2504815(TA45-2504815)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. B..., ressortissant marocain, qui contestait le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de Loir-et-Cher. Le requérant invoquait notamment la méconnaissance de l'article L. 421-2 du CESEDA et de l'article 3 de l'accord franco-marocain. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes, le juge ayant estimé que les moyens soulevés n'étaient pas fondés. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ainsi que sur l'accord franco-marocain du 9 octobre 1987.
N° TA45-2500936(TA45-2500936)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. A..., ressortissant tunisien, contestant l'arrêté préfectoral refusant son titre de séjour pour raisons de santé et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a écarté les moyens d'illégalité soulevés, jugeant que l'absence de date sur l'arrêté est sans incidence sur sa légalité, que le signataire était compétent, et que la décision était suffisamment motivée. Il a également estimé que la condition de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile n'était pas remplie, l'état de santé de l'intéressé ne présentant pas de conséquences d'une exceptionnelle gravité en cas de défaut de soins.
N° TA45-2404871(TA45-2404871)
Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. B..., ressortissant malien, qui contestait l'arrêté du préfet de Loir-et-Cher refusant de lui délivrer un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a jugé que l'arrêté était signé par une autorité compétente et que les moyens soulevés, notamment la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et l'erreur de droit sur l'application de l'article L. 432-1-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers, n'étaient pas fondés. La solution retenue confirme la légalité de l'arrêté préfectoral.
N° TA45-2404468(TA45-2404468)
Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. A..., ressortissant indien, qui contestait l'arrêté du préfet d'Indre-et-Loire refusant de lui délivrer un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le requérant invoquait une erreur manifeste d'appréciation dans l'application de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, au motif qu'il exerçait un emploi de cuisinier depuis 2019. Le tribunal a jugé que cette activité professionnelle, compte tenu de la qualification de l'emploi et de l'absence d'attaches familiales ou d'insertion sociale particulière en France, ne constituait pas un motif exceptionnel justifiant une admission exceptionnelle au séjour. En conséquence, la décision préfectorale n'a pas été entachée d'erreur manifeste d'appréciation, et l'ensemble des conclusions de M. A... (annulation, injonction et frais de justice) ont été rejetées.
N° TA45-2404339(TA45-2404339)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de Mme D..., ressortissante guinéenne, contestant l'arrêté du préfet de Loir-et-Cher du 4 septembre 2024 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que la décision de refus de titre de séjour était suffisamment motivée et ne méconnaissait pas les articles L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de l'absence de liens personnels et familiaux suffisamment stables en France. Il a également estimé que l'obligation de quitter le territoire et l'interdiction de retour étaient légales, cette dernière étant justifiée par la menace à l'ordre public que constituait le comportement de l'intéressée.
N° TA45-2404034(TA45-2404034)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. B... contestant l'arrêté préfectoral du 20 août 2024 refusant le renouvellement de son titre de séjour pour raisons de santé et l'obligeant à quitter le territoire. La juridiction a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, le défaut de motivation et l'irrégularité de l'avis du collège de médecins de l'OFII. Le tribunal a estimé que la décision était légalement fondée sur l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et qu'elle ne méconnaissait ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme ni l'article 3 de cette même convention.
N° TA45-2505910(TA45-2505910)
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'exécution de la décision du préfet d'Indre-et-Loire refusant le renouvellement du titre de séjour "étudiant" de M. A..., ressortissant sénégalais. Le juge a estimé qu'aucun des moyens soulevés, notamment l'erreur d'appréciation du caractère réel et sérieux des études et l'inapplicabilité de l'article L. 422-1 du CESEDA, n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La requête a été rejetée sans qu'il soit nécessaire d'examiner la condition d'urgence, en application de l'article L. 522-3 du même code.
N° TA45-2505923(TA45-2505923)
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant en référé, a rejeté la requête de M. A... qui demandait la suspension de la décision implicite de rejet de sa demande de certificat de résidence d'un an. Le juge a constaté que le requérant n'avait pas produit la copie de sa demande de titre de séjour, en méconnaissance de l'article R. 412-1 du code de justice administrative. Cette irrecevabilité manifeste a conduit au rejet de l'ensemble des conclusions, sans instruction ni audience, sur le fondement de l'article L. 522-3 du même code.
N° TA45-2505893(TA45-2505893)
Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a été saisi d'une demande de suspension de l'exécution d'un permis de construire délivré par le maire de Le Boulay pour une extension d'habitation en zone agricole. Les requérants, voisins immédiats, invoquent plusieurs moyens, notamment un vice de forme (absence de visa du SCOT), une incompétence du signataire, une méconnaissance des règles d'urbanisme relatives à la destination de la construction (hébergement touristique en zone agricole) et au calcul de l'emprise au sol. Le juge des référés a rejeté la requête par une ordonnance motivée, estimant qu'aucun des moyens soulevés n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée, sans qu'il soit besoin d'examiner la condition d'urgence, pourtant présumée satisfaite en application de l'article L. 600-3 du code de l'urbanisme.
N° TA45-2505729(TA45-2505729)
Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en référé, a rejeté la requête de la SARL Kemica Coatings qui demandait l'annulation du rejet de sa demande de remboursement d'un crédit d'impôt pour dépenses de recherche (CIR) au titre de 2021. Le juge des référés a rappelé qu'il ne peut prendre que des mesures provisoires et ne peut, sans excéder sa compétence, prononcer le remboursement ou la décharge d'un crédit d'impôt. La demande a été jugée manifestement irrecevable sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
N° TA45-2505833(TA45-2505833)
Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. A..., ressortissant algérien, contestant l'arrêté du préfet d'Eure-et-Loir du 14 octobre 2025 l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a estimé que la décision était suffisamment motivée et que la mesure ne portait pas une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de sa situation irrégulière et de sa menace pour l'ordre public. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 611-1 et L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.