Jurisprudence — Tribunal Administratif d'Orléans
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N° TA45-2404782(TA45-2404782)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. A..., ressortissant turc, qui contestait l'arrêté du préfet d'Indre-et-Loire du 2 août 2024 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et fixant le pays de destination. Le tribunal a écarté le moyen tiré du défaut d'examen sérieux de sa situation et a jugé que le préfet n'avait pas commis d'erreur de fait ni d'erreur d'appréciation au regard des articles L. 421-1 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a également estimé que la décision ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale de l'intéressé, garanti par l'article 8 de la convention européenne des droits de l'homme. En conséquence, les conclusions à fin d'annulation et d'injonction ont été rejetées.
N° TA45-2501908(TA45-2501908)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de Mme B... comme manifestement irrecevable. La requérante contestait le rejet implicite de sa demande de naturalisation par le préfet d'Indre-et-Loire et sollicitait une indemnisation. Le tribunal a constaté que Mme B... n'avait pas justifié avoir formé le recours administratif préalable obligatoire auprès du ministre, requis par l'article 45 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993, et que ses conclusions indemnitaires n'étaient pas précédées d'une demande préalable à l'administration. En application des articles R. 222-1, R. 412-1 et R. 421-1 du code de justice administrative, l'ensemble des conclusions a été rejeté.
N° TA45-2305334(TA45-2305334)
Le Tribunal administratif d'Orléans a été saisi par M. B... d'un recours pour excès de pouvoir contre une décision de la plateforme interrégionale de la main-d'œuvre étrangère (préfet de la Seine-Saint-Denis) rejetant sa demande d'autorisation de travail. Le préfet a opposé que le requérant avait depuis obtenu une carte de séjour temporaire. Le tribunal a invité M. B... à confirmer le maintien de ses conclusions, conformément à l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative. En l'absence de réponse dans le délai d'un mois, le requérant est réputé s'être désisté. Par ordonnance, le tribunal donne acte de ce désistement.
N° TA45-2303473(TA45-2303473)
Le Tribunal Administratif d'Orléans (2ème chambre) annule l'arrêté du 11 juillet 2023 par lequel le préfet d'Indre-et-Loire a refusé de délivrer un titre de séjour à Mme B..., ressortissante serbe. Le tribunal estime que ce refus méconnaît l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il retient que la requérante justifie d'une vie familiale intense et stable en France avec son époux titulaire d'une carte de résident et leurs six enfants, dont un de nationalité française, et qu'elle a entrepris des démarches d'intégration linguistique. Le préfet est enjoint de réexaminer sa situation dans un délai de trois mois.
N° TA45-2302704(TA45-2302704)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a été saisi par Mme A... d'une demande d'indemnisation pour les préjudices subis suite à sa chute dans une trappe ouverte par la société SMT lors de travaux de fibre optique dans un lycée. Le tribunal a retenu la responsabilité de la société SMT pour défaut de signalisation de l'ouvrage public, mais a exonéré partiellement cette responsabilité à hauteur de 50%, en raison de l'imprudence de la victime qui avait connaissance du danger. La solution s'appuie sur les principes de la responsabilité pour défaut d'entretien normal d'un ouvrage public, sans application de textes spécifiques mentionnés.
N° TA45-2202419(TA45-2202419)
Le Tribunal Administratif d’Orléans a rejeté la requête de la SCI Auneau et de la SARL Montmartin, qui demandaient la condamnation de l’État pour carence fautive du préfet d’Eure-et-Loir dans l’exercice de ses pouvoirs de police des installations classées pour la protection de l’environnement. Le tribunal a jugé que l’administration n’avait commis aucune faute de nature à engager sa responsabilité, en relevant que les requérantes, en tant que propriétaire et sous-locataire, étaient elles-mêmes détentrices des déchets et responsables de la remise en état du site. La solution retenue s’appuie sur les dispositions du code de l’environnement, notamment les articles L. 541-2 et L. 511-1.
N° TA45-2502971(TA45-2502971)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a annulé la décision du 25 février 2025 par laquelle le préfet d'Indre-et-Loire avait classé la demande de renouvellement de titre de séjour de M. C..., ressortissant mongol. Le tribunal a jugé que le préfet ne pouvait exiger un passeport ou un acte de naissance consulaire, dès lors que M. C... justifiait de son état civil par un jugement du tribunal de grande instance de Tours du 6 décembre 2018, conformément à l'article 46 du code civil. La décision a été prise en application des articles L. 423-22 et R. 431-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA45-2301673(TA45-2301673)
Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant par ordonnance, a constaté qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur la requête de Mme A... Cette dernière demandait l'annulation du rejet implicite de sa demande d'indemnisation fondée sur l'article 3 de la loi n° 2022-229 du 23 février 2022, visant à réparer les préjudices subis par les harkis et leurs familles. L'Office national des combattants et des victimes de guerre (ONaCVG) ayant fait droit à sa demande en cours d'instance, le litige a perdu son objet. Seule la question des frais de justice, sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, reste à trancher.
N° TA45-2301675(TA45-2301675)
Le Tribunal administratif d’Orléans a pris acte du désistement de M. B..., qui avait obtenu satisfaction après avoir introduit un recours pour excès de pouvoir contre le rejet implicite de sa demande d’indemnisation fondée sur l’article 3 de la loi n° 2022-229 du 23 février 2022 relative aux harkis. Le requérant, représenté par Me Trumeau, sollicitait l’annulation de cette décision et le versement d’une indemnité par l’Office national des combattants et des victimes de guerre (ONaCVG). Le tribunal a rejeté sa demande au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative, estimant qu’il n’y avait pas lieu d’y faire droit. L’ordonnance se fonde sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative pour statuer sur le désistement.
N° TA45-2505817(TA45-2505817)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. B..., ressortissant tunisien, contestant l'arrêté du préfet de la Seine-Maritime du 31 octobre 2025 prolongeant d'un an son interdiction de retour sur le territoire français. Le requérant soutenait notamment une insuffisance de motivation et une erreur manifeste d'appréciation. Le tribunal a jugé que la décision attaquée était suffisamment motivée et fondée sur les articles L. 612-10, L. 612-11 et L. 613-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, compte tenu du maintien irrégulier de l'intéressé et de la menace pour l'ordre public.
N° TA45-2302018(TA45-2302018)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de l'association « Cercle Pasteur B... gymnastique » qui contestait le refus de renouvellement d'une convention d'occupation du domaine public communal et demandait une indemnisation de 110 000 euros. Le tribunal a jugé que la décision du maire de ne pas renouveler la convention, arrivée à son terme, ne constituait pas une faute de nature à engager la responsabilité de la commune, dès lors que l'occupation était précaire et révocable. Il a également considéré que les préjudices allégués n'étaient pas établis. La décision s'appuie notamment sur les principes régissant l'occupation du domaine public et le code général de la propriété des personnes publiques.
N° TA45-2401329(TA45-2401329)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a examiné la requête de Mme D..., ressortissante camerounaise, contestant le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet d'Indre-et-Loire. La requérante invoquait notamment une erreur matérielle, un défaut d'examen de sa situation et une méconnaissance des articles L. 231-1 et L. 233-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur la convention franco-camerounaise du 24 janvier 1994.
N° TA45-2505523(TA45-2505523)
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a constaté que la requérante, Mme A..., avait déjà obtenu un récépissé de demande de titre de séjour l'autorisant à travailler, valable jusqu'au 29 avril 2026. Par conséquent, ses conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte sont devenues sans objet. Le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer sur ces demandes et a condamné l'État à verser 1 200 euros à Mme A... au titre des frais de justice.
N° TA45-2303672(TA45-2303672)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté l'opposition formée par M. C... et ses héritiers contre une contrainte émise par la CNRACL pour le recouvrement d'un indu de pension de réversion de 54 219,33 euros. Le requérant s'était remarié en 2002, ce qui avait mis fin à ses droits à la pension, mais il avait continué à la percevoir jusqu'en 2015. Le tribunal a jugé que l'indu était fondé, que la contrainte était régulière et que les moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte et le défaut de motivation, n'étaient pas établis. La décision s'appuie sur les dispositions du code de la sécurité sociale et du code des pensions civiles et militaires.
N° TA45-2401425(TA45-2401425)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a été saisi de deux requêtes distinctes, par M. E... K... et Mme C... A..., visant à annuler des arrêtés du préfet d'Eure-et-Loir du 8 avril 2024 leur refusant un titre de séjour, leur faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination, prononçant une interdiction de retour d'un an et ordonnant la rétention de leurs passeports. Les requérants invoquaient notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, une erreur de droit et de fait, une erreur manifeste d'appréciation, ainsi qu'une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a rejeté l'ensemble des conclusions des deux requêtes, estimant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés. Il a ainsi confirmé la légalité des décisions préfectorales, sans faire droit aux demandes d'injonction ni aux frais de justice.
N° TA45-2303405(TA45-2303405)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. A... qui demandait l'annulation de l'arrêté du 13 juin 2023 par lequel le maire d'Amboise s'est opposé à une déclaration préalable de travaux. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés, notamment l'insuffisance de motivation, la méconnaissance de l'article A. 424-8 du code de l'urbanisme, l'atteinte au droit de propriété, l'erreur manifeste d'appréciation et le détournement de pouvoir, n'étaient pas fondés. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de M. A..., y compris ses demandes d'injonction et au titre des frais de justice. Les textes appliqués sont principalement le code de l'urbanisme, notamment ses articles L. 424-1 et L. 424-5.
N° TA45-2503850(TA45-2503850)
Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. B... contestant la délibération du jury du CAP Électricien ayant déclaré son fils non admis. Le juge a considéré que les moyens soulevés étaient inopérants ou insuffisamment précis, notamment l'insuffisance de formation préalable et la contestation des notes attribuées, qui relèvent de l'appréciation souveraine du jury. L'absence d'accès au détail des épreuves a été jugée sans incidence sur la légalité de la décision. La requête a été rejetée sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA45-2401550(TA45-2401550)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a examiné les requêtes de M. C..., agent territorial, contestant deux arrêtés du président du conseil départemental de Loir-et-Cher : le premier le déclarant inapte à toutes fonctions et le plaçant en disponibilité d'office (30 octobre 2023), le second le radiant des cadres pour mise à la retraite (21 novembre 2024). Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'incompétence de l'auteur de l'acte, du défaut de motivation, de la méconnaissance des articles L. 514-4 et L. 826-2 du code général de la fonction publique, et de l'erreur d'appréciation sur l'inaptitude et l'absence de reclassement. En conséquence, le tribunal a rejeté les deux requêtes et les conclusions accessoires de M. C....
N° TA45-2505938(TA45-2505938)
Le Tribunal administratif d'Orléans, saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre un refus de label de la Fondation du patrimoine pour un immeuble situé dans l'Indre, se déclare incompétent territorialement. Il applique l'article R. 312-7 du code de justice administrative, qui attribue compétence au tribunal du lieu de l'immeuble pour les litiges concernant des immeubles. En conséquence, il transmet le dossier au Tribunal administratif de Limoges, dans le ressort duquel se trouve l'immeuble.
N° TA45-2303845(TA45-2303845)
Le Tribunal administratif d’Orléans a été saisi par M. B..., ancien médecin-chef des armées, contestant la suspension de sa pension militaire de retraite et le recouvrement d’un indu de 52 368,63 euros, ainsi qu’un titre de perception subséquent de 48 047 euros. Le tribunal a rejeté l’ensemble de ses demandes, jugeant que la décision de suspension était signée par une autorité compétente et que les moyens tirés du défaut de motivation, de l’absence de procédure contradictoire ou de la méconnaissance du code des pensions civiles et militaires n’étaient pas fondés. La solution retenue confirme la légalité des actes attaqués, en application notamment du code des pensions civiles et militaires de retraite et du code des relations entre le public et l’administration.