Jurisprudence — Tribunal Administratif d'Orléans
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N° TA45-2505975(TA45-2505975)
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant en référé, a fait droit à la demande du maire d'Azay-sur-Cher fondée sur l'article L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation. Le juge a désigné un expert architecte pour examiner des bâtiments (grange et maison) menaçant ruine, situés 7 rue du Gué, et appartenant à M. et Mme B... La mission de l'expert consiste à constater l'état des lieux, évaluer le danger potentiel pour la sécurité publique, et proposer des mesures de nature à y remédier. Cette décision a été prise en application des articles L. 511-9 et R. 511-2 du code de la construction et de l'habitation, ainsi que des articles R. 531-1 et R. 556-1 du code de justice administrative.
N° TA45-2301676(TA45-2301676)
Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant par ordonnance, a constaté qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur la requête de M. A..., qui demandait l'annulation du rejet implicite de sa demande d'indemnisation sur le fondement de la loi n° 2022-229 du 23 février 2022 portant reconnaissance de la Nation envers les harkis. L'Office national des combattants et des victimes de guerre (ONaCVG) ayant fait droit à sa demande, le litige principal a perdu son objet. Le tribunal a toutefois condamné l'ONaCVG à verser 1 000 euros à M. A... au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA45-2301677(TA45-2301677)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a été saisi par M. B... d'un recours en excès de pouvoir contre le rejet implicite de sa demande d'indemnisation fondée sur l'article 3 de la loi n° 2022-229 du 23 février 2022, visant à réparer les préjudices subis par les harkis en raison de leurs conditions d'accueil indignes. En cours d'instance, l'Office national des combattants et des victimes de guerre (ONaCVG) a fait droit à la demande du requérant, ce que M. B... a reconnu. Par ordonnance, le tribunal a constaté qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur les conclusions principales de la requête, devenues sans objet. Il a toutefois condamné l'ONaCVG à verser à M. B... une somme de 1 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, en application des dispositions de l'article R. 222-1 du même code.
N° TA45-2505921(TA45-2505921)
Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête en référé suspension de Mme A..., ressortissante ivoirienne, qui contestait la clôture de l'instruction de sa demande de renouvellement de titre de séjour en qualité de conjoint de Français. La requérante invoquait l'urgence et un doute sérieux sur la légalité de la décision, notamment au regard des conditions de renouvellement et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le juge des référés a estimé qu'aucun des moyens soulevés n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée. En conséquence, la demande de suspension, les conclusions à fin d'injonction et la demande de frais ont été rejetées.
N° TA45-2505933(TA45-2505933)
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant en référé, a fait droit à la demande du maire de Saint-Maurice-sur-Aveyron visant à désigner un expert pour examiner un immeuble situé 5 rue des Juifs, appartenant à la société MDR, en raison d'un péril imminent pour la sécurité publique lié à un risque d'effondrement de la toiture. Sur le fondement des articles L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation et R. 531-1 du code de justice administrative, le juge a ordonné une expertise dans les vingt-quatre heures pour constater l'état du bâtiment, évaluer le danger et proposer des mesures de mise en sécurité.
N° TA45-2505902(TA45-2505902)
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant en référé sur une requête en suspension, a rejeté la demande de l'association FCPE 28 et de Mme C... visant à suspendre l'arrêté préfectoral du 2 octobre 2025 désignant les membres du comité départemental de l'éducation nationale. Les requérants invoquaient notamment une méconnaissance des articles R. 235-3 et R. 235-6 du code de l'éducation, un défaut de motivation et une atteinte à la présomption d'innocence. Le juge a estimé que la condition d'urgence, nécessaire à l'application de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, n'était pas établie, la composition du comité permettant toujours sa réunion régulière. En conséquence, la requête a été rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du même code, sans qu'il soit besoin d'examiner les moyens de légalité.
N° TA45-2400597(TA45-2400597)
Le Tribunal administratif d'Orléans a examiné la requête de M. J... contestant l'arrêté du maire de Saint-Etienne-de-Chigny du 26 décembre 2023 refusant sa titularisation comme animateur principal de 2nde classe et prononçant sa radiation. Le requérant soutenait que les difficultés rencontrées durant son stage étaient imputables à l'administration, l'empêchant de démontrer sa valeur professionnelle. Le tribunal a rejeté sa demande, considérant que le moyen soulevé n'était pas fondé. La décision s'appuie notamment sur le décret n° 92-1194 du 4 novembre 1992 fixant les dispositions communes applicables aux fonctionnaires stagiaires de la fonction publique territoriale.
N° TA45-2301282(TA45-2301282)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a examiné les requêtes de M. C..., agent de l'OPH Habitat Eurélien, contestant plusieurs arrêtés relatifs à son congé de maladie et au refus de reconnaissance de l'imputabilité au service d'un accident survenu le 29 août 2022. Le tribunal a rejeté l'ensemble de ses demandes d'annulation, considérant que la pathologie du 29 août 2022 ne présentait pas de lien direct avec l'accident de service initial du 15 juin 2021 et que la procédure de consultation de la commission de réforme et du comité médical était régulière. Les décisions attaquées, fondées sur les dispositions du code général de la fonction publique et des décrets applicables, ont donc été jugées légales. Les conclusions subsidiaires de désignation d'expert ont également été rejetées.
N° TA45-2303899(TA45-2303899)
Le Tribunal Administratif d'Orléans (5ème chambre) a examiné le recours pour excès de pouvoir de Mme F..., agent contractuel de la commune de la Chapelle-Saint-Mesmin, contre le refus implicite du maire de lui accorder la protection fonctionnelle. La requérante invoquait un harcèlement moral de la part de l'adjoint à la culture et de la maire, ainsi qu'une atteinte à son avenir professionnel suite à la suppression de son poste. Le tribunal a rejeté la requête, estimant que les faits allégués, notamment les difficultés relationnelles et la réorganisation du service, n'étaient pas suffisamment étayés pour faire présumer l'existence d'un harcèlement moral justifiant l'octroi de la protection. La décision s'appuie sur les articles L. 134-1 et L. 134-5 du code général de la fonction publique.
N° TA45-2505573(TA45-2505573)
Le Tribunal administratif d’Orléans, saisi par transmission du tribunal de Rouen, a été amené à statuer sur la compétence territoriale dans le cadre d’un recours en excès de pouvoir formé par M. A... contre un arrêté préfectoral portant obligation de quitter le territoire français. Constatant que l’intéressé avait été assigné à résidence dans le département de la Seine-Maritime après la mainlevée de sa rétention, et que son conseil sollicitait le renvoi devant la juridiction compétente, le magistrat désigné a fait application des articles R. 312-8 du code de justice administrative et R. 922-17 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Par ordonnance du 12 novembre 2025, il a transmis le dossier au tribunal administratif de Rouen, seul compétent pour connaître du litige.
N° TA45-2505159(TA45-2505159)
Le Tribunal administratif d'Orléans a été saisi par M. A..., ressortissant algérien, d'un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral du 12 mai 2025 refusant son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le requérant contestait notamment la compétence du signataire, l'absence de visa de l'arrêté de délégation, et une erreur de droit dans l'appréciation de sa situation au seul regard de l'accord franco-algérien. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens, jugeant que la demande de titre de séjour "salarié" était effectivement régie par l'accord franco-algérien et que l'intéressé ne remplissait pas les conditions pour une admission exceptionnelle au séjour. La requête a été rejetée, confirmant la légalité de l'arrêté préfectoral.
N° TA45-2504206(TA45-2504206)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif d'Orléans rejette la requête de M. A..., ressortissant congolais, qui demandait l'annulation de l'arrêté du préfet de Loir-et-Cher du 3 août 2025 lui interdisant le retour sur le territoire français pour une durée de deux ans. Le tribunal a examiné la légalité de cette décision au regard des articles L. 612-8, L. 612-10 et L. 613-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue est le rejet de la requête, le tribunal estimant que l'arrêté préfectoral était suffisamment motivé et que le préfet avait procédé à un examen de la situation personnelle de l'intéressé, en tenant compte des critères légaux, notamment de sa durée de présence en France et de ses liens avec le pays.
N° TA45-2504780(TA45-2504780)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. A... contestant l'arrêté du maire de Vernouillet lui infligeant un blâme. Le juge a constaté que le requérant n'avait pas produit, dans le délai de recours contentieux, la preuve de la notification de l'arrêté attaqué, ce qui rendait sa requête irrecevable. En application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, la requête a été rejetée comme manifestement irrecevable.
N° TA45-2505174(TA45-2505174)
Le Tribunal administratif d'Orléans a été saisi d'un recours en excès de pouvoir contre une décision de la préfète du Loiret du 21 août 2025 refusant une demande de regroupement familial déposée par Mme G..., ressortissante marocaine titulaire d'une carte de résident, au profit de son époux et de leur fils. Les requérants invoquaient notamment la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a rejeté la requête en application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, considérant qu'aucun des moyens soulevés n'était fondé. La solution retenue confirme le refus de regroupement familial, en se basant sur les dispositions des articles L. 434-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA45-2505493(TA45-2505493)
Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en référé, a rejeté la requête de M. A... contestant une facture d'eau de 12 473,46 euros pour une consommation anormalement élevée due à une fuite souterraine. Le juge a estimé que la demande de suspension d'exécution et d'annulation de la facture était irrecevable, car elle relevait d'un litige contractuel entre un usager et un service public industriel et commercial (SPIC), et non d'un litige administratif. En conséquence, le tribunal a déclaré la requête irrecevable et a rejeté l'ensemble des conclusions, y compris celles relatives aux frais de justice. Cette décision s'appuie sur les dispositions du code général des collectivités territoriales, notamment les articles L. 2224-11 et L. 2224-12-4, qui régissent les relations entre les abonnés et les services d'eau potable.
N° TA45-2505001(TA45-2505001)
Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme H..., ressortissante brésilienne, qui contestait un arrêté préfectoral du 23 avril 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français. La requérante invoquait notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, un défaut de motivation, une erreur manifeste d'appréciation et une violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a estimé que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, en se basant sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et a confirmé la légalité de l'obligation de quitter le territoire français, de l'interdiction de retour d'un an et des obligations de présentation.
N° TA45-2505052(TA45-2505052)
Le Tribunal administratif d'Orléans a été saisi par M. B..., ressortissant congolais, d'une requête en excès de pouvoir visant à contester le refus implicite du préfet d'Eure-et-Loir de lui délivrer une carte de résident sur le fondement de l'article L. 424-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), en qualité d'enfant de réfugié. Le tribunal a constaté que le préfet avait déjà accordé à M. B... un titre de séjour d'un an portant la mention "Vie privée et familiale" sur le fondement de l'article L. 435-1 du CESEDA. La solution retenue est que la requête de M. B... est dirigée contre l'arrêté préfectoral du 16 juin 2025 en tant qu'il refuse de faire droit à sa demande de titre de séjour fondée sur l'article L. 424-3, et non contre un refus implicite.
N° TA45-2505157(TA45-2505157)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif d'Orléans concerne un litige opposant M. A..., exploitant d'une boulangerie, à la communauté d'agglomération du Pays de Dreux au sujet d'une facture d'eau de 12.473,46 euros pour une consommation anormalement élevée (2.346 m³) due à une fuite souterraine non détectée. Le requérant demande l'annulation de la facture, la suspension de son recouvrement, et invoque la méconnaissance du principe de proportionnalité prévu à l'article L. 2224-12-4 du code général des collectivités territoriales. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais le cadre juridique applicable est rappelé, notamment les dispositions relatives à l'information de l'abonné en cas d'augmentation anormale de consommation et à l'écrêtement de la facture sous conditions de réparation de la fuite.
N° TA45-2505935(TA45-2505935)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, rejette la requête de M. A..., fonctionnaire du CROUS d'Orléans-Tours. Le requérant contestait la décision de le placer en disponibilité d'office pour raison de santé et demandait son rétablissement en activité ou en congé de longue maladie. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, le requérant n'établissant pas que la décision contestée porterait une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale. La requête a donc été rejetée, y compris les conclusions accessoires.
N° TA45-2505944(TA45-2505944)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif d'Orléans, rendue en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, concerne la demande de l'association Vigie Liberté de suspendre un arrêté préfectoral autorisant l'usage de drones-caméras à Tours le 8 novembre 2025. La requérante soutenait que cet arrêté portait une atteinte grave et manifestement illégale au droit au respect de la vie privée et à la liberté d'aller et venir, en raison d'une motivation insuffisante, d'un défaut de nécessité et d'une disproportion géographique et temporelle. Le juge des référés a rejeté la requête, estimant que les conditions de l'article L. 521-2 n'étaient pas réunies, faute pour l'association de démontrer une atteinte grave et manifestement illégale aux libertés fondamentales invoquées. La décision s'appuie sur les dispositions des articles L. 242-4 et L. 242-5 du code de la sécurité intérieure, qui encadrent l'usage de caméras aéroportées pour la prévention d'atteintes à l'ordre public.