Jurisprudence — Tribunal Administratif d'Orléans
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N° TA45-2404176(TA45-2404176)
Le Tribunal administratif d'Orléans a pris acte, par ordonnance, du désistement pur et simple de la SAS Destock pièces auto Orléans de sa requête en annulation de l'arrêté du maire d'Olivet du 25 septembre 2024 prononçant la fermeture de son établissement. La commune d'Olivet s'est également désistée de ses conclusions au titre des frais de l'instance. Cette ordonnance, fondée sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative, clôt le litige sans examen au fond.
N° TA45-2504833(TA45-2504833)
Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. B... qui demandait l'annulation pour erreur de droit de la décision du directeur départemental des finances publiques rejetant sa réclamation fiscale. Le juge a rappelé que cette décision n'est pas un acte détachable de la procédure d'imposition et ne peut faire l'objet d'un recours pour excès de pouvoir, mais seulement d'un recours de plein contentieux en décharge des impositions. La requête a été rejetée sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA45-2202969(TA45-2202969)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de la SAS Proxiserve, qui contestait une amende de 20 400 euros infligée par le DREETS du Centre-Val de Loire pour manquement à l'obligation de décompte individuel de la durée du travail, prévue aux articles L. 3171-2 et D. 3171-8 du code du travail. Le tribunal a jugé que la société ne démontrait pas que ses salariés travaillaient selon un horaire collectif identique, ce qui la dispensait de cette obligation, et a écarté les moyens tirés de l'erreur de droit, de l'inexactitude matérielle des faits, du détournement de pouvoir et du caractère disproportionné de l'amende. La solution retenue confirme ainsi la légalité de la sanction administrative fondée sur l'article L. 8115-1 du code du travail.
N° TA45-2202653(TA45-2202653)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de la SARL Labodent, qui contestait des amendes administratives totalisant 15 600 euros prononcées par la DREETS du Centre-Val de Loire pour manquement aux durées maximales de travail (articles L. 3121-18 et L. 3121-20 du code du travail). Le tribunal a écarté les moyens d'irrégularité, jugeant que la décision était signée par une autorité compétente et que la procédure contradictoire avait été respectée. Il a également estimé que les faits étaient matériellement établis et que le montant des amendes, fixé en application de l'article L. 8115-4 du code du travail, n'était pas disproportionné. La demande de substitution d'un avertissement a été rejetée.
N° TA45-2504967(TA45-2504967)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a examiné la requête de M. A..., ressortissant congolais, contestant le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet d'Indre-et-Loire le 19 août 2025. Le requérant invoquait notamment une insuffisance de motivation, une méconnaissance de l'article L. 425-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et une erreur d'appréciation concernant la menace à l'ordre public. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, considérant les décisions suffisamment motivées et conformes aux textes applicables, dont le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, la requête a été rejetée.
N° TA45-2303594(TA45-2303594)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a examiné les requêtes de Mme A... contestant un indu de rémunération de 1 277,87 euros, objet d'une demande de remboursement du 5 juillet 2023 et d'un titre de perception du 18 juillet 2023. Le tribunal a jugé que la décision du 5 juillet 2023 était un acte préparatoire insusceptible de recours, rendant irrecevables les conclusions dirigées contre elle. Concernant le titre de perception, le tribunal a rejeté les moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur et l'absence de base légale, estimant que la dette était établie et que le titre était régulier. En conséquence, le tribunal a rejeté l'ensemble des demandes de Mme A... et mis à sa charge les frais de justice.
N° TA45-2402030(TA45-2402030)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de Mme C..., ressortissante uruguayenne, qui contestait le refus de titre de séjour "salarié" et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet d'Indre-et-Loire. La juridiction a écarté le moyen d'incompétence du signataire, une délégation de signature régulière ayant été accordée. Sur le fond, le tribunal a estimé que la décision de refus ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, la requérante étant célibataire sans charge de famille et ne justifiant pas d'une intégration personnelle et professionnelle suffisante pour établir le centre de ses intérêts en France. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, incluant les demandes d'injonction et de frais de justice.
N° TA45-2504038(TA45-2504038)
Le Tribunal administratif d’Orléans a rejeté la requête de M. A... contestant le refus de délivrance du brevet d’aptitude de pilote à distance. Le requérant invoquait des défaillances techniques lors de l’épreuve théorique « Open A2 », mais n’a fourni aucune justification à l’appui de ses allégations. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le juge a estimé que le moyen soulevé n’était pas assorti des précisions nécessaires pour en apprécier le bien-fondé. La requête a donc été rejetée par ordonnance.
N° TA45-2505192(TA45-2505192)
Le Tribunal Administratif d’Orléans a rejeté la requête de M. A... contestant le refus de la préfète du Loiret de lui délivrer un titre de séjour « entrepreneur/profession libérale ». Le tribunal a jugé que le refus était légalement fondé sur l’absence de visa de long séjour, condition préalable à la délivrance du titre en vertu des articles L. 421-5 et L. 412-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Les moyens invoqués par le requérant, notamment tirés de l’effectivité de son activité et de l’atteinte à sa vie privée et familiale (article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme), ont été écartés comme insuffisamment étayés ou inopérants.
N° TA45-2301631(TA45-2301631)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. C... contestant la décision du 3 mars 2023 prolongeant son placement à l'isolement au centre pénitentiaire d'Orléans-Saran. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence, la signataire bénéficiant d'une délégation régulière. Il a également jugé que la procédure contradictoire n'avait pas été méconnue, l'administration ayant informé le requérant de son droit à l'assistance d'un avocat, et que l'absence de ce dernier lors de l'audience n'était pas imputable à l'administration. La décision a été prise en application des articles L. 122-1 et L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration, ainsi que de l'article R. 213-21 du code pénitentiaire.
N° TA45-2302205(TA45-2302205)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. et Mme B... qui demandaient la réduction d'une cotisation supplémentaire d'impôt sur le revenu pour 2019, relative à la déduction de pensions alimentaires. La juridiction a constaté que l'administration fiscale avait déjà accordé un dégrèvement de 3 600 euros avant l'introduction de la requête, rendant celle-ci sans objet dès son dépôt. En application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, la requête a été jugée manifestement irrecevable et rejetée par ordonnance.
N° TA45-2400977(TA45-2400977)
Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. E..., militaire, contestant le trop-perçu de supplément familial de solde (SUFA) et de l'indemnité de sujétions pour service à l'étranger (ISSE) d'un montant total de 5 432,03 euros. La juridiction a jugé que le requérant ne pouvait bénéficier du SUFA pour ses beaux-enfants, faute de charge effective et permanente, et que les décisions de retrait n'étaient pas illégales. Les conclusions indemnitaires ont été déclarées irrecevables en l'absence de demande préalable. La décision s'appuie sur le code général de la fonction publique et le code de la sécurité sociale.
N° TA45-2505728(TA45-2505728)
Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. B... comme manifestement irrecevable. Le requérant se bornait à demander des informations sur l’état d’avancement de son dossier de formation à l’OFII, sans formuler de conclusions en annulation d’une décision administrative. Il n’a pas produit la demande préalable ni allégué l’existence d’une décision implicite de refus. La requête a été rejetée sur le fondement des articles R. 222-1 (4°) et R. 411-1 du code de justice administrative.
N° TA45-2304557(TA45-2304557)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. C..., enseignant contractuel, qui demandait l'annulation de la décision implicite de rejet de l'université d'Orléans concernant le versement du supplément familial de traitement (SFT) pour les années 2019-2022. Le tribunal a estimé que M. C... n'apportait pas la preuve qu'il remplissait les conditions d'attribution du SFT, notamment en n'établissant pas que son épouse n'était pas agent public ou qu'une déclaration commune de choix avait été faite en sa faveur. La décision se fonde sur les articles L. 712-1, L. 712-8, L. 712-9 et L. 712-11 du code général de la fonction publique, applicables aux agents contractuels.
N° TA45-2502899(TA45-2502899)
Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. A..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 9 mai 2025 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire français. La requête a été rejetée par ordonnance sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, car elle ne contenait que des moyens de légalité externe manifestement infondés (incompétence du signataire, insuffisance de motivation) et un moyen non assorti des précisions suffisantes pour en apprécier le bien-fondé (erreur manifeste d'appréciation). Les textes appliqués sont le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment l'article L. 435-1, et le code des relations entre le public et l'administration.
N° TA45-2303977(TA45-2303977)
Le Tribunal Administratif d'Orléans annule l'évaluation professionnelle de M. A..., magistrat, établie au titre des années 2021 et 2022. La décision retient que l'appréciation selon laquelle l'intéressé consacrerait un "temps déraisonnable" à ses dossiers n'est pas justifiée, et que les mentions "à développer" sur plusieurs compétences ne sont pas étayées par les appréciations littérales. Cette solution s'appuie sur l'ordonnance n° 58-1270 du 22 décembre 1958 portant statut de la magistrature et le décret n° 93-21 du 7 janvier 1993. Le tribunal estime que l'évaluation est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation.
N° TA45-2200581(TA45-2200581)
Le Tribunal administratif d'Orléans a été saisi par Mme et M. C..., agissant en leur nom et pour leur fils mineur, afin d'engager la responsabilité du centre hospitalier de Saint-Amand-Montrond pour des manquements lors de l'accouchement du 5 février 2013, ayant causé un syndrome pelvipérinéal chronique à Mme C... Le tribunal a retenu une perte de chance de 20 % pour la patiente, imputable à l'établissement, en raison d'un défaut d'information sur une césarienne et de la réalisation d'un accouchement par voie basse non conforme. En conséquence, il a condamné le centre hospitalier à indemniser partiellement les préjudices de Mme C..., notamment au titre de l'assistance par tierce personne, du déficit fonctionnel et des souffrances endurées, tout en rejetant les demandes de M. C... et de l'enfant, faute de préjudice direct établi. La décision s'appuie sur les principes de responsabilité pour faute en droit administratif, sans référence explicite à un texte spécifique.
N° TA45-2505090(TA45-2505090)
Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant par ordonnance, a été saisi par M. A... d'une demande en décharge de cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux pour 2021 et 2022. Le juge a estimé que le litige relevait de la compétence territoriale du Tribunal Administratif de Paris, car les impositions contestées ont été mises en recouvrement par le service des impôts des particuliers de Paris 17ème, situé dans ce ressort. En application des articles R. 351-3 et R. 312-1 du code de justice administrative, le dossier a été transmis au Tribunal Administratif de Paris.
N° TA45-2505832(TA45-2505832)
Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'exécution de la décision de déménagement des services de l'inspection du travail de la DDETSPP d'Eure-et-Loir. Le juge a considéré que le requérant, qui invoquait une dégradation des conditions de travail et une atteinte à son mandat d'élu du personnel, n'établissait pas l'urgence nécessaire à la suspension, alors que le déménagement visait notamment une équité de traitement entre agents et un rapprochement des services. La solution retenue est donc le rejet de la requête, sans qu'il soit besoin d'examiner l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision.
N° TA45-2504889(TA45-2504889)
Cette décision du Tribunal Administratif d'Orléans, rendue en référé sur le fondement de l'article L. 521-4 du code de justice administrative, concerne le défaut d'exécution d'une précédente ordonnance du 13 mars 2025. Cette ordonnance avait suspendu un arrêté du préfet d'Eure-et-Loir refusant un regroupement familial et enjoint au préfet d'accorder provisoirement ce bénéfice à Mme C... pour son époux. Constatant que le préfet n'a pas exécuté cette injonction malgré les relances, le tribunal juge que ce défaut d'exécution constitue un élément nouveau justifiant de modifier les mesures ordonnées. Il enjoint au préfet d'accorder le regroupement familial provisoire sous huit jours, sous astreinte de 100 euros par jour de retard, en application des articles L. 521-4 et L. 911-1 du code de justice administrative, et de la convention européenne des droits de l'homme.