Jurisprudence — Tribunal Administratif d'Orléans
17 348 décisions disponibles — page 25/868
N° TA45-2401972(TA45-2401972)
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant par ordonnance, donne acte du désistement d'instance du requérant qui contestait un avis de trop-perçu de rémunération émis par le CHRU de Tours. La juridiction rejette les conclusions de l'hôpital demandant la condamnation du requérant à une somme sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. La décision s'appuie sur les articles R. 222-1 et L. 761-1 du même code.
N° TA45-2601329(TA45-2601329)
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant par ordonnance, a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral fixant un pays d'éloignement. Il a constaté que le requérant, initialement en rétention à Olivet, était désormais assigné à résidence à Nantes. En application des articles R. 351-3 du code de justice administrative et R. 922-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers, le tribunal s'est déclaré incompétent territorialement et a transmis le dossier au Tribunal administratif de Nantes.
N° TA45-2601348(TA45-2601348)
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant en référé, a fait droit à la demande du maire d'Amboise en désignant un expert pour examiner un immeuble présentant un danger potentiel pour la sécurité publique. Le juge a appliqué les articles L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation et R. 531-1 du code de justice administrative, qui permettent une telle désignation en urgence. L'expert devra rendre son rapport sous 24 heures pour évaluer le danger et proposer, le cas échéant, les mesures nécessaires.
N° TA45-2601344(TA45-2601344)
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant en référé-suspension, rejette la demande de Mme A... visant à suspendre l'exécution de la décision implicite de rejet de son renouvellement de titre de séjour. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas caractérisée, car la requérante ne démontre pas que la situation créée par ce refus lui causerait un préjudice suffisamment grave et imminent. La juridiction applique les dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative et de l'article R. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA45-2601331(TA45-2601331)
Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en référé-liberté, rejette la demande de M. B... visant à mettre fin à son hospitalisation complète sans consentement en psychiatrie. Le juge administratif estime que la mesure d'hospitalisation sous contrainte, prononcée par arrêté préfectoral et maintenue par le juge des libertés et de la détention (JLD), est régulière et justifiée par l'état mental du requérant. La décision s'appuie principalement sur les dispositions du code de la santé publique, notamment ses articles L. 3211-12 et L. 3211-12-1, et du code de justice administrative (article L. 521-2).
N° TA45-2601297(TA45-2601297)
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant en référé-liberté, rejette la demande d'une conseillère municipale visant à enjoindre au maire de lui communiquer la seconde partie d'un grand livre comptable. Le juge estime que le droit à l'information des élus, garanti par l'article L. 2121-13 du code général des collectivités territoriales, ne constitue pas en l'espèce une liberté fondamentale au sens de l'article L. 521-2 du code de justice administrative. Il relève par ailleurs que le grand livre, en tant que pièce justificative de la comptabilité, ne relève pas du droit de communication spécial des comptes prévu à l'article L. 2121-26 du même code.
N° TA45-2301970(TA45-2301970)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de la SCI Recyclage d'Orléans, qui contestait le mode d'évaluation de la taxe foncière sur les propriétés bâties et réclamait une exonération de la taxe d'enlèvement des ordures ménagères pour les années 2021 et 2022. La juridiction a jugé que l'immeuble loué à une société de traitement de déchets ne pouvait être qualifié d'immobilisation industrielle au sens des articles 1499 et 1500 du code général des impôts, car l'activité du locataire ne nécessitait pas d'installations techniques dont le rôle était prépondérant. Par conséquent, la valeur locative était correctement établie selon les règles de droit commun et l'exonération de taxe d'enlèvement des ordures ménagères prévue à l'article 1521 du même code n'était pas applicable.
N° TA45-2403757(TA45-2403757)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a annulé une décision implicite de rejet d'une demande de titre de séjour. Le juge a retenu que le préfet d'Indre-et-Loire avait manqué à son obligation de communiquer les motifs de son refus au demandeur, en violation de l'article L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration. Il a enjoint à l'administration de procéder à un nouvel examen de la demande dans un délai de deux mois et a condamné l'État à verser une somme au requérant au titre des frais exposés.
N° TA45-2403886(TA45-2403886)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête d'un ressortissant mauritanien visant à annuler le refus d'enregistrement de sa demande de titre de séjour. Le tribunal a jugé que l'état de santé invoqué par le requérant, connu avant le dépôt de sa demande d'asile, ne constituait pas une circonstance nouvelle au sens de l'article L. 431-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par conséquent, la préfète du Loiret a légalement refusé d'enregistrer sa demande tardive.
N° TA45-2503664(TA45-2503664)
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant par ordonnance, donne acte du désistement d'un requérant qui s'opposait au recouvrement d'un trop-perçu d'aide au logement. Le président du tribunal constate que le requérant, invité à confirmer le maintien de sa demande, n'a pas répondu dans le délai d'un mois. Il applique en conséquence l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative, qui prévoit qu'à défaut de réponse, le requérant est réputé s'être désisté.
N° TA45-2506882(TA45-2506882)
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant par ordonnance, rejette la requête de M. A... qui contestait le refus de lui accorder le RSA. La juridiction estime la requête manifestement irrecevable car le requérant n'a pas exercé le recours administratif préalable obligatoire devant le président du conseil départemental, pourtant exigé par l'article L. 262-47 du code de l'action sociale et des familles. Le rejet est prononcé en application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, le requérant n'ayant pas régularisé sa demande malgré une mise en demeure du greffe.
N° TA45-2600181(TA45-2600181)
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant par ordonnance, constate qu'il n'y a pas lieu de statuer sur la requête de M. B... visant l'annulation de la décision de retrait de son permis de conduire. Cette décision de l'administration ayant été retirée avant le jugement, les conclusions principales sont devenues sans objet, conformément à l'article R. 222-1 du code de justice administrative. Le tribunal condamne néanmoins l'Etat à verser à M. B... la somme de 500 euros au titre des frais exposés pour le procès, en application de l'article L. 761-1 du même code.
N° TA45-2601028(TA45-2601028)
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant en référé-suspension, rejette la demande d'une professeure des écoles visant à suspendre la décision rectifiant sa suspension de fonctions et réduisant son traitement de 50%. La juridiction estime que la condition d'urgence n'est pas caractérisée, considérant que la requérante n'a pas démontré l'impossibilité de faire face à ses charges malgré la baisse de rémunération. La décision s'appuie sur les articles L. 521-1 et L. 531-1 et suivants du code général de la fonction publique.
N° TA45-2601066(TA45-2601066)
Le Tribunal Administratif d'Orléans, saisi en référé-suspension, a rejeté la demande de M. B... C... visant à suspendre le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français notifiés par le préfet d'Eure-et-Loir. Le juge a estimé que le requérant, un jeune majeur ivoirien en apprentissage, ne démontrait pas l'urgence caractérisée requise par l'article L. 521-1 du code de justice administrative, son recours ayant été introduit avec un délai d'environ un mois. Par conséquent, il n'a pas examiné l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision préfectorale, fondée sur l'article L. 435-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA).
N° TA45-2300811(TA45-2300811)
Le Tribunal Administratif d'Orléans rejette la demande de réduction de la cotisation de taxe foncière sur les propriétés bâties pour l'année 2021. Le requérant contestait la réévaluation de la valeur locative de son bien, mais le tribunal estime que l'administration a légalement tenu compte de l'intégralité des informations déclarées, notamment l'existence d'une seconde maison, pour établir l'imposition. La décision s'appuie sur les articles du code général des impôts relatifs à la base d'imposition et à l'obligation déclarative des propriétaires.
N° TA45-2300905(TA45-2300905)
Le Tribunal Administratif d'Orléans rejette la requête principale d'un contribuable visant à obtenir la décharge de cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux pour les années 2013 à 2015. La juridiction retient l'irrecevabilité de la demande pour les années 2013 et 2014, la réclamation contentieuse du 19 août 2022 ayant été présentée hors du délai légal de deux ans prévu par les articles R. 190-1 et R. 196-1 du livre des procédures fiscales. Concernant l'année 2015, le tribunal, statuant au fond, rejette également la demande, estimant que le contribuable n'apporte pas la preuve que les sommes inscrites sur son compte courant d'associé constituaient des avances non imposables.
N° TA45-2301964(TA45-2301964)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de Mme B... visant à annuler la décision de rejet de sa contestation et à obtenir la décharge du remboursement d'aides du fonds de solidarité COVID-19. La juridiction a jugé irrecevables les conclusions demandant l'annulation de la décision de rejet, celle-ci n'ayant pas d'effet autonome sur les titres de perception contestés. Le litige porte sur la récupération de 8 601 euros d'aides versées, l'administration estimant que la requérante ne remplissait pas les conditions d'éligibilité, notamment concernant l'appréciation de son chiffre d'affaires. Les textes appliqués sont l'ordonnance n° 2020-317 du 25 mars 2020 et le décret n° 2020-371 du 30 mars 2020 relatifs au fonds de solidarité.
N° TA45-2303647(TA45-2303647)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de la SARL JCB Industries, qui contestait des rectifications fiscales (impôt sur les sociétés, TVA) et une amende pour factures fictives pour les années 2016 et 2017. La juridiction a jugé que la prescription n'était pas acquise et a considéré que le rejet de la comptabilité de la société par l'administration, en raison de graves irrégularités et du défaut de justification de certaines dépenses, était justifié. L'amende pour factures fictives (article 1737 du CGI) a également été validée, le tribunal estimant que les conditions légales pour son application étaient réunies.
N° TA45-2304497(TA45-2304497)
Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en plein contentieux, a rejeté la requête de Mme B... visant à obtenir l'annulation du rejet de sa réclamation préalable et la décharge d'une créance de 8 601 euros relative au remboursement d'aides du fonds de solidarité COVID-19. Le tribunal a jugé irrecevable la demande d'annulation de la décision de rejet, considérant que cet acte n'était pas détachable de la procédure de recouvrement, et a estimé que la créance était certaine, liquide et exigible, l'administration ayant démontré l'absence d'éligibilité de la requérante. La décision s'appuie notamment sur les dispositions de l'ordonnance n° 2020-317 du 25 mars 2020 et du code des relations entre le public et l'administration.
N° TA45-2305267(TA45-2305267)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la demande d'un contribuable visant à déduire intégralement ses frais de déplacement domicile-travail (162 km) de son revenu imposable 2022. La juridiction a jugé que l'éloignement entre son domicile et son lieu de travail résultait d'un choix de convenance personnelle et non de circonstances particulières au sens de l'article 83 du code général des impôts. Par conséquent, la déduction est limitée aux quarante premiers kilomètres, comme l'avait initialement fixé l'administration fiscale.