Jurisprudence — Tribunal Administratif d'Orléans
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N° TA45-2506764(TA45-2506764)
Le Tribunal administratif d'Orléans a été saisi par Mme B... d'une demande d'annulation du refus de la commission des droits et de l'autonomie des personnes handicapées d'Eure-et-Loir de lui accorder le complément de l'allocation d'éducation de l'enfant handicapé pour son fils. Le juge a rejeté la requête comme portée devant une juridiction incompétente, en application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative. Il a rappelé que, conformément aux articles L. 214-6 et L. 241-9 du code de l'action sociale et des familles, les litiges relatifs à cette allocation relèvent de la compétence exclusive du tribunal judiciaire spécialement désigné, en l'occurrence celui de Chartres. La solution retenue est donc un rejet pour incompétence de la juridiction administrative.
N° TA45-2502667(TA45-2502667)
Le Tribunal administratif d'Orléans a été saisi par M. et Mme A... d'un recours en plein contentieux visant à contester un arrêté du département d'Indre-et-Loire fixant les conditions de prise en charge de leur mère au titre de l'aide sociale à l'hébergement. Les requérants ont ensuite présenté un désistement pur et simple de leur requête. Par une ordonnance fondée sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative, le président du tribunal a donné acte de ce désistement. Aucune condamnation aux dépens n'a été prononcée.
N° TA45-2506436(TA45-2506436)
Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête de Mme A... qui contestait le refus de renouvellement de son contrat à durée déterminée par la région Centre-Val de Loire. Le tribunal a rappelé qu'un agent public n'a aucun droit au renouvellement de son CDD, et que la décision de non-renouvellement n'est pas soumise à une obligation de motivation ni de communication du dossier. Les moyens soulevés par la requérante, tirés de la méconnaissance du code du travail et d'une discrimination, ont été écartés comme insuffisamment précis ou inopérants. La requête a été rejetée par ordonnance sur le fondement de l'article R. 222-1 7° du code de justice administrative.
N° TA45-2506383(TA45-2506383)
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de M. E..., ressortissant algérien, contestant l'arrêté préfectoral du 3 novembre 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai. Le juge a estimé que le moyen tiré de l'insuffisance de motivation était inopérant et que les autres moyens, notamment ceux relatifs à l'erreur manifeste d'appréciation et à la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, n'étaient pas assortis de précisions suffisantes pour en apprécier le bien-fondé. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968.
N° TA45-2503647(TA45-2503647)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. F..., ressortissant burundais, contestant l'arrêté du préfet de la Haute-Garonne refusant le renouvellement de son titre de séjour étudiant et l'obligeant à quitter le territoire. Le juge a estimé que le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur de l'acte était manifestement infondé, la délégation de signature à la directrice des migrations et de l'intégration étant régulière. La solution retenue est un rejet par ordonnance sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, sans examen des autres moyens.
N° TA45-2505782(TA45-2505782)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. A..., ressortissant turc, contestant un arrêté préfectoral du 28 octobre 2025 lui faisant obligation de quitter sans délai le territoire français. Le juge a estimé que le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur de l'acte était manifestement infondé, une délégation de signature régulière ayant été accordée. La décision a été rendue sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, permettant le rejet des requêtes ne comportant que des moyens de légalité externe manifestement infondés.
N° TA45-2505847(TA45-2505847)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif d'Orléans rejette la requête de M. B... qui contestait l'arrêté du maire de Châteaudun du 19 août 2025 le réintégrant dans son grade de technicien principal de 2e classe après une suspension. Le requérant soutenait que cette mesure constituait une sanction disciplinaire déguisée, non prévue par l'article L. 533-1 du code général de la fonction publique. Le tribunal a estimé que la décision de réintégration n'était pas une sanction, mais une simple mesure de gestion administrative faisant suite à la suspension conservatoire, et a donc rejeté la demande d'annulation.
N° TA45-2500594(TA45-2500594)
Le Tribunal administratif d’Orléans a été saisi par Orléans Métropole d’une demande d’indemnisation pour des préjudices matériel et moral résultant de l’incendie de bacs à déchets par un mineur confié à l’aide sociale à l’enfance du département du Loiret. La responsabilité du département était susceptible d’être engagée sans faute sur le fondement des articles 375 et suivants du code civil. Cependant, Orléans Métropole n’ayant pas répondu à la demande de maintien de sa requête formulée en application de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, elle est réputée s’être désistée. Par ordonnance du 5 janvier 2026, le tribunal lui a donné acte de ce désistement.
N° TA45-2506358(TA45-2506358)
Le Tribunal administratif d'Orléans a été saisi par Mme A... B... pour contester deux décisions de la caisse d'allocations familiales d'Indre-et-Loire accordant des remises gracieuses partielles sur ses dettes de revenu de solidarité active et d'aide personnelle au logement. La requérante s'est désistée de son recours par un mémoire enregistré le 27 décembre 2025. Constatant que ce désistement était pur et simple, le président du tribunal a donné acte du désistement par ordonnance du 5 janvier 2026, sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA45-2503902(TA45-2503902)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a examiné les requêtes de M. G..., ressortissant algérien, contestant un refus de titre de séjour et une obligation de quitter le territoire français. Le juge a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, estimant que les décisions préfectorales ne méconnaissaient ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ni l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, et n'étaient pas entachées d'erreur manifeste d'appréciation. En conséquence, le tribunal a rejeté les demandes d'annulation des arrêtés du 28 mai et du 17 novembre 2025, ainsi que les conclusions accessoires. Les textes appliqués incluent l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 et le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA45-2600002(TA45-2600002)
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant en référé, a fait droit à la demande du maire de Bourges fondée sur l'article L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation. Le juge a désigné un expert pour examiner l'état de trois immeubles menaçant la sécurité publique après un incendie. L'expert devra se prononcer dans les 24 heures sur l'existence d'un danger imminent et proposer des mesures de mise en sécurité. Cette décision vise à permettre à l'autorité municipale de prendre un éventuel arrêté de péril sur la base du rapport d'expertise.
N° TA45-2600001(TA45-2600001)
Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a été saisi par Mme B..., mère d'un enfant né en octobre 2025, qui se trouvait à la rue après le refus de l'Office français de l'immigration et de l'intégration de lui accorder les conditions matérielles d'accueil. Le juge des référés a constaté une situation d'urgence et une atteinte grave et manifestement illégale à la liberté fondamentale que constitue l'intérêt supérieur de l'enfant, protégé par l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant et l'article 24 de la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne. En conséquence, il a enjoint au président du conseil départemental du Loiret de proposer à Mme B... et à son enfant un hébergement d'urgence adapté, dans un délai de 48 heures, en application des dispositions de l'article L. 222-5 du code de l'action sociale et des familles.
N° TA45-2506946(TA45-2506946)
Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'obligation de quitter le territoire français sans délai et de l'assignation à résidence prise par le préfet d'Eure-et-Loir à l'encontre de M. C..., ressortissant marocain. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, le requérant ne justifiant pas de circonstances particulières nécessitant une mesure provisoire immédiate, et qu'aucun moyen soulevé n'était propre à créer un doute sérieux sur la légalité des décisions attaquées. La requête a été rejetée en application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
N° TA45-2506875(TA45-2506875)
Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du maire du Coudray du 19 mai 2025, qui s'opposait à la déclaration préalable de la société Totem France pour le remplacement d'un pylône de téléphonie mobile. La société requérante invoquait l'urgence liée à une insuffisance de couverture 4G et 5G, mais le juge a estimé qu'elle n'établissait pas une atteinte grave et immédiate à ses intérêts, notamment en raison du délai de sept mois entre la décision attaquée et la saisine du juge des référés. La solution retenue est fondée sur l'article L. 522-3 du code de justice administrative, permettant de rejeter une requête manifestement mal fondée ou dépourvue d'urgence.
N° TA45-2506924(TA45-2506924)
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du préfet d'Eure-et-Loir refusant un titre de séjour à un ressortissant mauritanien pris en charge par l'aide sociale à l'enfance. Le juge a estimé qu'aucun des moyens soulevés (défaut de motivation, incompétence, erreur manifeste d'appréciation au regard de l'article L. 435-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile) n'était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. En conséquence, la condition d'urgence n'ayant pas à être examinée, la requête a été rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
N° TA45-2506879(TA45-2506879)
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du préfet d'Eure-et-Loir refusant le regroupement familial au profit de l'épouse de M. A.... Le juge a estimé qu'aucun des moyens soulevés (erreur d'appréciation sur le logement, violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant) n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La condition d'urgence n'a pas été examinée, le rejet étant fondé sur l'absence de moyen sérieux au sens de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
N° TA45-2506815(TA45-2506815)
Le Tribunal administratif d'Orléans, saisi d'un recours en excès de pouvoir contre un arrêté de reconduite à la frontière pris par le préfet de la Seine-Maritime, constate que le requérant a été libéré du centre de rétention d'Olivet et assigné à résidence à Rouen. En application des articles R. 922-4 et R. 221-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le tribunal se déclare territorialement incompétent. Par ordonnance, il transmet le dossier au tribunal administratif de Rouen, désormais compétent pour connaître du litige.
N° TA45-2506865(TA45-2506865)
Le Tribunal administratif d’Orléans a rejeté la requête de Mme A... contestant le refus de l’Office français de l’immigration et de l’intégration de lui accorder les conditions matérielles d’accueil. Le juge a constaté que la décision, notifiée le 16 décembre 2025, mentionnait un délai de recours de sept jours, conformément à l’article L. 555-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. La requête, enregistrée le 27 décembre 2025, était tardive, et la précarité invoquée par la requérante n’a pas été jugée comme une excuse valable. L’ordonnance, fondée sur le 4° de l’article R. 922-17 du même code, a donc rejeté la demande pour irrecevabilité manifeste.
N° TA45-2506927(TA45-2506927)
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de M. B..., ressortissant camerounais, contestant les obligations de résidence, de présentation aux autorités et de remise de documents d'identité incluses dans un arrêté préfectoral du 12 décembre 2025. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas établie, le requérant n'apportant pas d'élément suffisant démontrant une atteinte grave et immédiate à sa situation professionnelle ou familiale. Par conséquent, la requête a été rejetée sans qu'il soit nécessaire d'examiner l'existence d'un doute sérieux sur la légalité des décisions contestées.
N° TA45-2506874(TA45-2506874)
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de Mme B... contestant son exclusion de six mois de l'université pour fraude. La requérante invoquait l'urgence liée à l'impossibilité de valider son semestre, mais le juge a estimé que cette atteinte n'était pas suffisamment grave et immédiate, d'autant qu'elle n'avait pas été admise aux épreuves du semestre précédent. La condition d'urgence prévue à l'article L. 521-1 du code de justice administrative n'étant pas remplie, la requête a été rejetée sans examen des moyens de fond, sur le fondement de l'article L. 522-3 du même code.