Jurisprudence — Tribunal Administratif d'Orléans
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N° TA45-2403128(TA45-2403128)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a annulé les deux décisions tacites de non-opposition à déclaration préalable délivrées par le maire de Noyers-sur-Cher à la SAS NBMH pour l'implantation d'un distributeur de béton prêt à l'emploi en zone inondable. La juridiction a jugé que le projet méconnaissait le plan de prévention du risque inondation (PPRI) et les dispositions du plan local d'urbanisme (PLU), car il n'entrait pas dans la liste des constructions autorisées. Le tribunal a également relevé un détournement de pouvoir, le maire ayant réitéré une décision identique malgré une suspension prononcée en référé. Les textes appliqués sont les articles L. 2131-6 du code général des collectivités territoriales, L. 600-12 et L. 600-12-1 du code de l'urbanisme, ainsi que le PPRI et le PLU.
N° TA45-2503442(TA45-2503442)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. A..., ressortissant sénégalais, qui contestait un arrêté du 15 mai 2025 de la préfète du Loiret lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire français. Le juge a écarté comme manifestement infondé le moyen tiré de l'incompétence du signataire, l'arrêté étant signé par un secrétaire général dûment délégataire. Il a également jugé que la décision de refus de titre de séjour était suffisamment motivée en droit et en fait. Enfin, le tribunal a estimé que l'usage par l'intéressé d'une fausse carte d'identité portugaise pour travailler constituait un motif légal de refus sur le fondement des articles L. 435-1 et L. 432-1-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, sans que sa bonne foi alléguée ne puisse être utilement invoquée.
N° TA45-2600057(TA45-2600057)
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A..., ressortissante sénégalaise, qui demandait la délivrance d'une attestation de prolongation de titre de séjour. La requête a été jugée irrecevable car dirigée contre la préfète du Loiret, alors que la requérante résidait désormais en Indre-et-Loire, rendant cette autorité territorialement incompétente. En tout état de cause, le tribunal a relevé qu'une attestation de prolongation d'instruction (API) avait déjà été délivrée par le préfet d'Indre-et-Loire. Il a enjoint à Mme A. de déclarer sa nouvelle adresse à cette préfecture.
N° TA45-2302044(TA45-2302044)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a examiné une requête en responsabilité pour défaut d'entretien normal d'un city-stade à Bourges, à la suite de la chute d'un panneau métallique ayant blessé M. D... en 2018. Le tribunal a rejeté la requête comme irrecevable en ce qui concerne M. A..., agissant pour son fils devenu majeur, et a estimé que la responsabilité de la commune n'était pas engagée, l'accident résultant d'un acte de vandalisme imputable à un tiers. En conséquence, les demandes indemnitaires de M. D... et de la CPAM ont été rejetées. La décision s'appuie sur les principes de la responsabilité pour défaut d'entretien des ouvrages publics.
N° TA45-2202260(TA45-2202260)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a été saisi par M. C... de deux requêtes visant à obtenir la condamnation de la commune de Fleury-les-Aubrais à réparer les préjudices nés de son licenciement illégal en 2016 et de l'exécution tardive de l'arrêt de la Cour administrative d'appel de Nantes du 17 décembre 2019 ordonnant sa réintégration. Le tribunal a jugé que la responsabilité de la commune était engagée en raison de l'illégalité du licenciement et du retard dans l'exécution de la décision de justice. Il a condamné la commune à verser à M. C... une indemnité pour ses préjudices financiers et moral, tout en rejetant les demandes de ses proches. Cette solution s'appuie sur les principes de la responsabilité pour faute de l'administration et sur les dispositions du code de justice administrative.
N° TA45-2300824(TA45-2300824)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de Mme C... contestant le refus du président du conseil départemental du Cher de la nommer au grade d'assistant socio-éducatif de classe exceptionnelle. La requérante, inscrite au tableau d'avancement, soutenait que ses fonctions de référent insertion emploi (RIE) relevaient de la catégorie A et que le département ne pouvait ajouter des conditions non prévues par les textes. Le tribunal a jugé que l'autorité territoriale peut légalement subordonner la nomination à une adéquation entre le grade et l'emploi occupé, et que les postes de RIE, classés en catégorie B, ne permettaient pas cette promotion. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code général de la fonction publique et les décrets n° 2017-901 et n° 92-843.
N° TA45-2300849(TA45-2300849)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de Mme B... qui contestait le refus du président du conseil départemental du Cher de la nommer au grade d'assistant socio-éducatif de classe exceptionnelle. La requérante, inscrite sur le tableau d'avancement, soutenait que ses fonctions de référent insertion emploi (RIE) relevaient de la catégorie A et que le département ne pouvait ajouter des conditions non prévues par les textes. Le tribunal a jugé que le département pouvait légalement subordonner la promotion à l'adéquation entre le grade et les fonctions occupées, et que l'emploi de RIE, classé en catégorie B, ne permettait pas une telle nomination. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 411-5, L. 522-24 et L. 522-28 du code général de la fonction publique, ainsi que sur le décret n° 2017-901 du 9 mai 2017.
N° TA45-2304059(TA45-2304059)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de Mme G... contestant un titre de perception de 26 132 euros émis par la DRFiP Centre-Val de Loire pour le recouvrement de pensions civiles de retraite indûment versées entre 2017 et 2020. La requérante invoquait notamment la prescription pour les années 2017-2018 et l'absence de déclaration de ses revenus d'activité, mais le tribunal a considéré que les sommes étaient dues en application des articles L. 86 et L. 84 du code des pensions civiles et militaires de retraite. La solution retenue confirme la validité du titre de perception et de la majoration de 10 %, en se fondant sur le jugement n° 2300382 du 11 juin 2025 ayant déjà rejeté le recours contre le certificat de suspension de pension.
N° TA45-2303485(TA45-2303485)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a été saisi par Mme D... d'un recours en excès de pouvoir contre son licenciement pour insuffisance professionnelle, prononcé par le maire de Léré le 18 juillet 2023. La requérante contestait la procédure et le bien-fondé de cette décision, et demandait également des indemnités. Le tribunal a rejeté l'ensemble de ses demandes, considérant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés. La solution s'appuie notamment sur les dispositions du décret n° 88-145 du 15 février 1988 et du code général de la fonction publique.
N° TA45-2402079(TA45-2402079)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté les requêtes d'Orléans Métropole contestant les délibérations du SDIS du Loiret fixant ses contributions pour 2024 et 2025. La métropole invoquait une méconnaissance du principe d'égalité et un défaut de motivation des délibérations, estimant que le mode de calcul n'était pas identifiable. Le tribunal a jugé que le SDIS avait appliqué le même mode de calcul à tous les contributeurs et que la situation particulière d'Orléans Métropole justifiait le montant de sa contribution. Les décisions ont été validées sur le fondement du code général des collectivités territoriales.
N° TA45-2506729(TA45-2506729)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de Mme A... contestant le refus de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de lui accorder les conditions matérielles d'accueil. La décision de l'OFII, fondée sur l'article L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, était justifiée par le dépôt d'une demande de réexamen de l'asile. Le tribunal a jugé la décision suffisamment motivée et a estimé que l'OFII avait procédé à un examen individuel de la situation de la requérante, prenant en compte sa vulnérabilité. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation et des conclusions accessoires.
N° TA45-2505382(TA45-2505382)
Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en référé, a rejeté la demande de provision de 42 600 euros formée par le cabinet Rewards Expertise contre la SAEML C’CIN. Le litige portait sur l'éviction de ce cabinet d'une procédure d'attribution d'un marché d'externalisation de la paie. Le tribunal a jugé que le contrat en cause, conclu entre deux personnes privées, relevait du droit privé et non du droit public, et a donc décliné sa compétence au profit de la juridiction judiciaire. La solution est fondée sur l'article R. 541-1 du code de justice administrative.
N° TA45-2506566(TA45-2506566)
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant en urgence, a été saisi par Mme et M. C... d’une demande d’injonction visant à obtenir un logement adapté au handicap de leur fille, suite à leur reconnaissance comme prioritaires par la commission de médiation du Loiret le 29 juillet 2025. La préfète du Loiret invoquait la rareté des logements de type T5 adaptés pour justifier l’absence d’offre dans les délais légaux. Le juge a rappelé que l’État est soumis à une obligation de résultat en matière de droit au logement opposable, en application des articles L. 441-2-3 et L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l’habitation. Constatant qu’aucune offre conforme n’avait été faite et que l’urgence persistait, le tribunal a enjoint à la préfète de procéder au relogement des requérants.
N° TA45-2504480(TA45-2504480)
Le Tribunal administratif d'Orléans a été saisi par la ministre des armées et des anciens combattants d'une demande de rectification d'une erreur matérielle entachant l'ordonnance n° 2504480 du 7 janvier 2026. Sur le fondement de l'article R. 741-11 du code de justice administrative, le président du tribunal a constaté une omission matérielle dans l'article 1er de cette ordonnance. Il a ordonné la correction de cette omission en ajoutant les mots « du désistement » entre « donné acte » et « des conclusions ». La décision rectificative a été rendue le 15 janvier 2026.
N° TA45-2303216(TA45-2303216)
Le Tribunal Administratif d'Orléans (5ème chambre) a rejeté la requête de Mme E..., attachée territoriale, qui contestait l'arrêté du maire de Bléré mettant fin à son détachement sur l'emploi de directeur général des services (DGS) pour perte de confiance. Le tribunal a jugé que la procédure prévue à l'article L. 544-1 du code général de la fonction publique (entretien préalable et information de l'assemblée délibérante) avait été respectée et que l'arrêté était suffisamment motivé. Il a estimé que la matérialité des faits établissant une perte de confiance, fondée sur des rapports d'audit et des manquements managériaux, était avérée, et que la décision n'était entachée ni d'erreur de droit ni de détournement de pouvoir.
N° TA45-2404301(TA45-2404301)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a annulé la décision du préfet d'Eure-et-Loir du 14 août 2024 refusant le regroupement familial de M. B... avec son épouse et ses deux enfants. Le préfet avait motivé son refus uniquement par l'absence de meubles et d'effets personnels dans le logement du requérant. Le tribunal a jugé que ce motif ne constitue pas un critère légal pour apprécier le caractère normal du logement au sens des articles L. 434-7 et R. 434-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que du décret n° 2002-120 du 30 janvier 2002. La décision a donc été annulée pour erreur de droit, et il a été enjoint au préfet de réexaminer la demande dans un délai de deux mois.
N° TA45-2506679(TA45-2506679)
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l'exécution de la décision du 13 novembre 2024 par laquelle la préfète du Loiret a refusé de renouveler la carte de résident de Mme C..., ressortissante congolaise. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, la requérante ayant bénéficié d'autorisations provisoires de séjour successives lui permettant de résider et travailler régulièrement, et ayant introduit son recours plus d'un an après la décision contestée. En conséquence, la demande d'injonction et celle relative aux frais de justice ont également été rejetées.
N° TA45-2505527(TA45-2505527)
Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en référé provision sur le fondement de l'article R. 541-1 du code de justice administrative, a été saisi par la société CM-CIC Leasing Solutions pour obtenir le paiement de loyers impayés et d'indemnités de résiliation de deux contrats de location de matériel (un TOTEM d'affichage et une imprimante) conclus avec la commune de La Chapelle Saint-Ursin. Le juge a considéré que l'obligation de paiement de la commune n'était pas sérieusement contestable, dès lors que la réalité des contrats, leur cession à la société requérante, la livraison du matériel et le défaut de paiement des loyers à compter de mars et avril 2025 étaient établis. En conséquence, le tribunal a condamné la commune à verser à la société une provision de 79 346,16 euros, correspondant aux loyers impayés et aux indemnités de résiliation contractuellement prévues, en application des stipulations des contrats de location et des principes régissant la commande publique.
N° TA45-2506069(TA45-2506069)
Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en référé provision sur le fondement de l'article R. 541-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de M. B..., agent de maîtrise principal, qui sollicitait le versement d'une provision de 10 886,45 euros au titre de ses salaires impayés de juin à octobre 2025. Le tribunal a jugé que l'obligation de la communauté de communes Pithiverais Gâtinais n'était pas sérieusement contestable, car l'agent avait fait l'objet d'un détachement d'office auprès de la société Véolia à compter du 1er janvier 2025, dans le cadre du transfert de la compétence "eau et assainissement". En conséquence, les salaires de M. B... devaient être versés par Véolia, et non par la communauté de communes. La requête a été rejetée, et la demande de la communauté de communes au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative a également été rejetée.
N° TA45-2600031(TA45-2600031)
Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de M. A... B... tendant à la suspension d'une saisie administrative à tiers détenteur pour le recouvrement d'une dette fiscale de 56 231 euros. Le juge a constaté que le requérant n'avait pas saisi le tribunal d'une demande en décharge de l'obligation de payer et que sa demande à l'administration ne constituait pas la réclamation préalable obligatoire prévue à l'article L. 281 du livre des procédures fiscales. En l'absence de cette réclamation, la condition d'urgence n'a pas été examinée et la requête a été rejetée comme manifestement mal fondée.