Jurisprudence — Tribunal Administratif d'Orléans
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N° TA45-2506877(TA45-2506877)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. C... contestant l'arrêté du préfet de la Sarthe du 27 décembre 2025 portant obligation de quitter le territoire français sans délai, fixation du pays de destination et interdiction de retour pour sept ans. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'incompétence, du défaut de motivation, de la violation du droit d'être entendu (article 41 de la Charte des droits fondamentaux de l'UE), de l'atteinte à la vie privée et familiale (article 8 de la CEDH) et de l'erreur manifeste d'appréciation. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur la directive 2008/115/CE relative au retour des ressortissants de pays tiers en séjour irrégulier.
N° TA45-2202260(TA45-2202260)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a été saisi par M. C... de deux requêtes visant à obtenir la condamnation de la commune de Fleury-les-Aubrais à réparer les préjudices nés de son licenciement illégal en 2016 et de l'exécution tardive de l'arrêt de la Cour administrative d'appel de Nantes du 17 décembre 2019 ordonnant sa réintégration. Le tribunal a jugé que la responsabilité de la commune était engagée en raison de l'illégalité du licenciement et du retard dans l'exécution de la décision de justice. Il a condamné la commune à verser à M. C... une indemnité pour ses préjudices financiers et moral, tout en rejetant les demandes de ses proches. Cette solution s'appuie sur les principes de la responsabilité pour faute de l'administration et sur les dispositions du code de justice administrative.
N° TA45-2506907(TA45-2506907)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a examiné la requête de M. B..., ressortissant marocain, contestant l'arrêté du 23 décembre 2025 du préfet d'Eure-et-Loir lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français sans délai et l'assignant à résidence. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, considérant notamment que la décision de refus de titre de séjour était suffisamment motivée et que le préfet avait correctement appliqué les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ainsi que l'accord franco-marocain du 9 octobre 1987. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant la légalité des arrêtés préfectoraux.
N° TA45-2402079(TA45-2402079)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté les requêtes d'Orléans Métropole contestant les délibérations du SDIS du Loiret fixant ses contributions pour 2024 et 2025. La métropole invoquait une méconnaissance du principe d'égalité et un défaut de motivation des délibérations, estimant que le mode de calcul n'était pas identifiable. Le tribunal a jugé que le SDIS avait appliqué le même mode de calcul à tous les contributeurs et que la situation particulière d'Orléans Métropole justifiait le montant de sa contribution. Les décisions ont été validées sur le fondement du code général des collectivités territoriales.
N° TA45-2404301(TA45-2404301)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a annulé la décision du préfet d'Eure-et-Loir du 14 août 2024 refusant le regroupement familial de M. B... avec son épouse et ses deux enfants. Le préfet avait motivé son refus uniquement par l'absence de meubles et d'effets personnels dans le logement du requérant. Le tribunal a jugé que ce motif ne constitue pas un critère légal pour apprécier le caractère normal du logement au sens des articles L. 434-7 et R. 434-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que du décret n° 2002-120 du 30 janvier 2002. La décision a donc été annulée pour erreur de droit, et il a été enjoint au préfet de réexaminer la demande dans un délai de deux mois.
N° TA45-2506735(TA45-2506735)
Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. A..., ressortissant marocain, contestant un arrêté du préfet de Loir-et-Cher lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et l'assignant à résidence. Le tribunal a jugé inopérant le moyen tiré de la violation des articles L. 435-1 et L. 435-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, au motif que la situation de M. A... relevait de l'accord franco-marocain du 9 octobre 1987, qui régit de manière exclusive la délivrance des titres de séjour pour activité salariée. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes d'annulation et d'injonction.
N° TA45-2600031(TA45-2600031)
Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de M. A... B... tendant à la suspension d'une saisie administrative à tiers détenteur pour le recouvrement d'une dette fiscale de 56 231 euros. Le juge a constaté que le requérant n'avait pas saisi le tribunal d'une demande en décharge de l'obligation de payer et que sa demande à l'administration ne constituait pas la réclamation préalable obligatoire prévue à l'article L. 281 du livre des procédures fiscales. En l'absence de cette réclamation, la condition d'urgence n'a pas été examinée et la requête a été rejetée comme manifestement mal fondée.
N° TA45-2506794(TA45-2506794)
Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en référé suspension sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A... pour suspendre la décision implicite du préfet du Cher refusant le renouvellement de sa carte de résident. Le juge a reconnu l'urgence, présumée en cas de refus de renouvellement d'un titre de séjour, et a estimé que le moyen tiré de la méconnaissance des articles L. 423-7 et L. 423-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. En conséquence, il a ordonné la suspension de l'exécution de la décision implicite de rejet et enjoint au préfet de délivrer une autorisation provisoire de séjour à Mme A... dans un délai de quinze jours.
N° TA45-2506673(TA45-2506673)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. A... contestant le refus de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de lui accorder les conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a d'abord écarté la fin de non-recevoir pour tardiveté soulevée par l'OFII, jugeant la requête recevable. Sur le fond, il a estimé que la décision de refus, fondée sur l'article L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) en raison du dépôt d'une demande de réexamen d'asile, n'était entachée d'aucune erreur d'appréciation. Le requérant n'ayant pas fait état d'une vulnérabilité particulière, le tribunal a conclu que l'OFII n'avait pas méconnu les dispositions applicables.
N° TA45-2304086(TA45-2304086)
Le Tribunal administratif d’Orléans a rejeté la requête de M. A..., assistant d’éducation, qui demandait la condamnation de l’État à lui verser 11 700 euros en réparation du préjudice subi suite à la rupture de son contrat durant la période d’essai. La juridiction a jugé la demande irrecevable, faute pour le requérant d’avoir présenté une demande indemnitaire préalable auprès de l’administration, conformément à l’article R. 421-1 du code de justice administrative. Le tribunal a également relevé que M. A... n’avait pas régularisé cette omission en cours d’instance, malgré la communication du mémoire en défense soulevant cette fin de non-recevoir.
N° TA45-2503453(TA45-2503453)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de Mme C..., ressortissante gabonaise, contestant l'arrêté du préfet de Loir-et-Cher du 6 juin 2025. Cet arrêté refusait le renouvellement de son titre de séjour, l'obligeait à quitter le territoire français, fixait le pays de destination et prononçait une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence, de défaut de motivation et de violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, en se fondant notamment sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes d'annulation et d'injonction de la requérante.
N° TA45-2506754(TA45-2506754)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. A..., ressortissant tunisien, contestant les décisions du préfet d'Indre-et-Loire l'obligeant à quitter le territoire français, lui interdisant le retour pour un an et l'assignant à résidence. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence, la secrétaire générale de la préfecture bénéficiant d'une délégation de signature régulière. Il a jugé que la décision d'éloignement était légalement fondée sur le 1° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), en raison de l'entrée irrégulière et du maintien sans titre de séjour de l'intéressé. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions à fin d'annulation.
N° TA45-2600006(TA45-2600006)
Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a été saisi par Mme B..., ressortissante ivoirienne, qui demandait à être délivrée d'un titre de séjour ou d'une autorisation provisoire de séjour en raison d'un blocage technique l'empêchant de renouveler son titre. La requérante invoquait une atteinte grave et manifestement illégale à sa liberté d'aller et venir et à sa liberté de travailler, caractérisant une situation d'urgence. Le juge a rejeté la demande, considérant que la condition d'urgence n'était pas remplie, la requérante ne justifiant pas de circonstances particulières nécessitant une intervention à très bref délai. La décision s'appuie sur les articles L. 521-2 et L. 511-1 du code de justice administrative.
N° TA45-2506190(TA45-2506190)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de Mme C..., ressortissante guinéenne, contestant un arrêté préfectoral du 20 octobre 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français. La requête a été rejetée sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, car elle ne comportait que des moyens de légalité externe manifestement infondés ou des moyens non assortis de précisions suffisantes. Le tribunal a notamment écarté le moyen d'incompétence de l'auteur de l'acte, ce dernier bénéficiant d'une délégation de signature régulière, et a jugé que les autres moyens, dont la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, n'étaient pas assortis des précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé.
N° TA45-2403205(TA45-2403205)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a été saisi par M. B... d'un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite du ministre de l'intérieur d'agréer sa candidature comme sous-officier de gendarmerie outre-mer. Après que le requérant a finalement obtenu l'agrément sollicité, il s'est désisté purement et simplement de sa requête. Par une ordonnance fondée sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a donné acte de ce désistement.
N° TA45-2503002(TA45-2503002)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a été saisi par M. B... d'un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite du préfet d'Eure-et-Loir de lui délivrer un titre de séjour "vie privée et familiale". Le requérant s'est désisté de ses conclusions principales (annulation et injonction) tout en maintenant sa demande de frais de justice. Par ordonnance du 5 janvier 2026, le tribunal a donné acte de ce désistement sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative. Il a également condamné l'Etat à verser 800 euros à M. B... au titre de l'article L. 761-1 du même code.
N° TA45-2506764(TA45-2506764)
Le Tribunal administratif d'Orléans a été saisi par Mme B... d'une demande d'annulation du refus de la commission des droits et de l'autonomie des personnes handicapées d'Eure-et-Loir de lui accorder le complément de l'allocation d'éducation de l'enfant handicapé pour son fils. Le juge a rejeté la requête comme portée devant une juridiction incompétente, en application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative. Il a rappelé que, conformément aux articles L. 214-6 et L. 241-9 du code de l'action sociale et des familles, les litiges relatifs à cette allocation relèvent de la compétence exclusive du tribunal judiciaire spécialement désigné, en l'occurrence celui de Chartres. La solution retenue est donc un rejet pour incompétence de la juridiction administrative.
N° TA45-2500594(TA45-2500594)
Le Tribunal administratif d’Orléans a été saisi par Orléans Métropole d’une demande d’indemnisation pour des préjudices matériel et moral résultant de l’incendie de bacs à déchets par un mineur confié à l’aide sociale à l’enfance du département du Loiret. La responsabilité du département était susceptible d’être engagée sans faute sur le fondement des articles 375 et suivants du code civil. Cependant, Orléans Métropole n’ayant pas répondu à la demande de maintien de sa requête formulée en application de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, elle est réputée s’être désistée. Par ordonnance du 5 janvier 2026, le tribunal lui a donné acte de ce désistement.
N° TA45-2504837(TA45-2504837)
Le Tribunal Administratif d’Orléans, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme A..., ressortissante ivoirienne, qui contestait un arrêté préfectoral du 12 août 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français. La requérante invoquait notamment la méconnaissance des articles L. 423-7 du CESEDA (parent d’enfant français) et 8 de la CEDH. Le tribunal a estimé que la décision était suffisamment motivée et que les moyens soulevés n’étaient pas fondés, en l’absence de preuve d’une contribution effective à l’entretien et à l’éducation de son enfant français. La solution retenue confirme la légalité de l’obligation de quitter le territoire français.
N° TA45-2506436(TA45-2506436)
Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête de Mme A... qui contestait le refus de renouvellement de son contrat à durée déterminée par la région Centre-Val de Loire. Le tribunal a rappelé qu'un agent public n'a aucun droit au renouvellement de son CDD, et que la décision de non-renouvellement n'est pas soumise à une obligation de motivation ni de communication du dossier. Les moyens soulevés par la requérante, tirés de la méconnaissance du code du travail et d'une discrimination, ont été écartés comme insuffisamment précis ou inopérants. La requête a été rejetée par ordonnance sur le fondement de l'article R. 222-1 7° du code de justice administrative.