Jurisprudence — Tribunal Administratif d'Orléans
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N° TA45-2506807(TA45-2506807)
Le Tribunal Administratif d'Orléans, par une ordonnance du 8 janvier 2026, a été saisi par la société GINGER CEBTP d'un recours en plein contentieux visant à contester un titre de recettes émis par le BRGM pour des pénalités de retard liées à un marché public de services. Le tribunal a constaté que le lieu d'exécution du contrat, un ancien site minier situé dans le Var, relevait de la compétence territoriale du tribunal administratif de Toulon. En application des articles R. 312-11 et R. 221-3 du code de justice administrative, il a ordonné la transmission du dossier à cette juridiction. La solution retenue est donc un déclinatoire de compétence territoriale.
N° TA45-2304863(TA45-2304863)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a été saisi par Mme B..., ressortissante marocaine, d'un recours pour excès de pouvoir contre le rejet implicite de sa demande de titre de séjour. En cours d'instance, la préfète du Loiret lui a délivré une carte de séjour temporaire. Le tribunal a constaté que les conclusions en annulation étaient devenues sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer. Il a mis à la charge de l'État une somme de 1 500 euros au titre des frais de justice, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA45-2201877(TA45-2201877)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a examiné la requête de M. A... et du syndicat Sud Santé Sociaux d’Indre-et-Loire contestant plusieurs refus du CHRU de Tours d’accorder des autorisations d’absence syndicale, des crédits d’heures et des congés de formation syndicale. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que les moyens soulevés, notamment l’incompétence, le défaut de motivation, l’erreur de droit et l’erreur manifeste d’appréciation, n’étaient pas fondés. Il a jugé que les refus étaient justifiés par les nécessités de service, conformément aux dispositions des lois n° 83-634 du 13 juillet 1983 et n° 86-33 du 9 janvier 1986, ainsi que des décrets n° 86-660 du 19 mars 1986 et n° 88-676 du 6 mai 1988. En conséquence, les conclusions du syndicat ont été déclarées irrecevables pour défaut d’intérêt à agir, et les demandes de M. A... ont été rejetées.
N° TA45-2300827(TA45-2300827)
Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. A... et autres tendant à l'annulation de l'arrêté du 1er septembre 2022 approuvant le plan de prévention des risques d'inondation (PPRI) de la vallée du Loing amont. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'irrégularité de la décision de l'autorité environnementale de ne pas soumettre le PPRI à évaluation environnementale, du caractère incomplet du dossier d'enquête publique, et de la méconnaissance du plan de gestion des risques d'inondation (PGRI) et du schéma directeur d'aménagement et de gestion des eaux (SDAGE). Il a également jugé que le classement des parcelles des requérants en zone inondable n'était pas entaché d'erreur manifeste d'appréciation. La solution retenue est le rejet de la requête, sans qu'il soit besoin de statuer sur la recevabilité.
N° TA45-2301669(TA45-2301669)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a été saisi par Mme D... d'une demande d'indemnisation à la suite d'une chute sur la voie publique à Chartres, imputée à un défaut d'entretien normal de la voirie communale. La commune a contesté sa responsabilité en arguant de la faible profondeur du trou et de la présence d'un éclairage public. Le tribunal a retenu la responsabilité de la commune pour défaut d'entretien normal de l'ouvrage public, en application des principes généraux de la responsabilité administrative. Il a condamné la commune à verser à Mme D... une somme totale de 8 000 euros en réparation de ses préjudices, et à la CPAM d'Eure-et-Loir la somme de 2 158,65 euros au titre de ses débours, ainsi que l'indemnité forfaitaire de gestion.
N° TA45-2405012(TA45-2405012)
Le Tribunal administratif d’Orléans a donné acte du désistement de la société BPCE FACTOR, qui demandait la condamnation de l’établissement public de santé mentale (EPSM) du Loiret Georges Daumezon à lui verser 22 496,21 euros pour un paiement effectué par erreur à la société Performance Vélo, dans le cadre d’un marché de vélos électriques. La requérante s’est désistée après avoir reçu le paiement sollicité à l’issue d’une médiation ordonnée par le tribunal. L’ordonnance, fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative, constate que le désistement est pur et simple et qu’il n’y a pas d’obstacle à lui donner acte.
N° TA45-2401760(TA45-2401760)
Le Tribunal Administratif d'Orléans (2ème chambre) a rejeté la requête de M. A..., ressortissant guinéen, qui contestait l'arrêté du préfet d'Indre-et-Loire du 15 mars 2024 lui refusant un titre de séjour et lui faisant obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que les moyens soulevés, notamment la méconnaissance des articles L. 423-7 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, n'étaient pas fondés. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requête.
N° TA45-2301020(TA45-2301020)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de Mme B..., infirmière au CHRU de Tours, qui contestait son placement en congé de maladie ordinaire du 4 décembre 2021 au 31 juillet 2022. La requérante invoquait un vice de procédure (absence de contre-expertise) et un lien direct entre sa maladie et un accident de service. Le tribunal a jugé le moyen de procédure manifestement infondé, aucune obligation légale ne prévoyant une contre-expertise, et le moyen de fond insuffisamment précisé, la requérante ne démontrant pas le lien avec l'accident. La décision a été rendue sur le fondement du 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA45-2301897(TA45-2301897)
Le Tribunal administratif d'Orléans annule la décision du jury de l'université de Tours refusant la validation du master 2 de M. D... B..., faute pour l'université d'avoir justifié de l'affichage régulier de l'arrêté nommant la présidente du jury, en méconnaissance de l'article VI-4.2 du règlement des études. Le tribunal enjoint à l'université de réexaminer la situation de l'étudiant dans un délai de deux mois et condamne l'université à verser 1 500 euros à son avocat au titre de l'aide juridictionnelle.
N° TA45-2400692(TA45-2400692)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. A..., ressortissant algérien, qui contestait un arrêté préfectoral de refus de séjour, d'obligation de quitter le territoire et de fixation du pays de destination. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire et a jugé que le requérant, ne justifiant pas d'un visa de long séjour, ne pouvait prétendre à un titre de séjour "étudiant" sur le fondement de l'accord franco-algérien. Il a également estimé que la mesure d'éloignement ne portait pas une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
N° TA45-2301958(TA45-2301958)
Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. A... contestant l'arrêté du maire de Salbris du 23 mars 2023 s'opposant à sa déclaration préalable pour un enclos de 290 ha. Le juge a estimé que la clôture projetée, entourant 66 parcelles sur 317 hectares, n'était pas nécessaire à une activité agricole ou forestière significative, ne relevant donc pas de la dispense de formalité prévue à l'article R. 421-2 g) du code de l'urbanisme. La solution retenue confirme la légalité de l'opposition fondée sur les dispositions du plan local d'urbanisme (PLU) de la commune.
N° TA45-2302044(TA45-2302044)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a examiné une requête en responsabilité pour défaut d'entretien normal d'un city-stade à Bourges, à la suite de la chute d'un panneau métallique ayant blessé M. D... en 2018. Le tribunal a rejeté la requête comme irrecevable en ce qui concerne M. A..., agissant pour son fils devenu majeur, et a estimé que la responsabilité de la commune n'était pas engagée, l'accident résultant d'un acte de vandalisme imputable à un tiers. En conséquence, les demandes indemnitaires de M. D... et de la CPAM ont été rejetées. La décision s'appuie sur les principes de la responsabilité pour défaut d'entretien des ouvrages publics.
N° TA45-2506695(TA45-2506695)
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme C... épouse B... tendant à la suspension de l'arrêté du préfet d'Eure-et-Loir refusant de lui délivrer un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire français. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, la requérante ne justifiant pas d'une situation de précarité suffisamment grave et imminente, et qu'aucun des moyens soulevés n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision, notamment au regard des articles L. 425-9 et L. 425-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La demande d'aide juridictionnelle provisoire a également été rejetée.
N° TA45-2304386(TA45-2304386)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. et Mme B... contestant le refus d'autorisation d'instruction dans la famille pour leur fille. La juridiction a jugé que la décision de la commission académique était suffisamment motivée et que sa composition était régulière au regard des articles D. 131-11-11 et D. 131-11-12 du code de l'éducation. Sur le fond, le tribunal a estimé que le refus n'était pas entaché d'erreur d'appréciation et ne méconnaissait pas l'intérêt supérieur de l'enfant garanti par la convention internationale relative aux droits de l'enfant, faute pour les parents de démontrer que le projet éducatif était le plus conforme à l'intérêt de l'enfant. Les conclusions à fin d'injonction et celles fondées sur l'article L. 761-1 du code de justice administrative ont également été rejetées.
N° TA45-2400687(TA45-2400687)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. A..., ressortissant marocain, qui contestait le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par la préfète du Loiret. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire de l'arrêté. S'agissant du refus de séjour, il a jugé que le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme était inopérant, car le préfet n'était pas tenu d'examiner d'office ce droit. Enfin, le tribunal a substitué la base légale erronée de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile par le pouvoir général de régularisation, mais a estimé que la décision de refus était légale au regard de l'accord franco-marocain du 9 octobre 1987.
N° TA45-2506811(TA45-2506811)
Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête de Mme D... épouse E..., ressortissante marocaine, qui contestait les arrêtés du préfet d'Eure-et-Loir du 17 décembre 2025 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français, fixant le pays de destination et l'assignant à résidence. La requérante invoquait notamment la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et des articles L. 233-1, L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a estimé que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, considérant que la décision de refus de séjour et la mesure d'éloignement étaient légales et proportionnées. En conséquence, la demande d'annulation et les conclusions accessoires (injonction, aide juridictionnelle, frais) ont été rejetées.
N° TA45-2400291(TA45-2400291)
Le Tribunal Administratif d’Orléans (2ème chambre) a examiné les recours en excès de pouvoir de M. A..., ressortissant déchu de la nationalité française et visé par un arrêté d’expulsion, contre deux arrêtés préfectoraux l’assignant à résidence dans le Loiret. Le tribunal a rejeté les moyens d’incompétence et de méconnaissance des articles L. 733-2 et L. 732-9 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile (CESEDA). Il a toutefois annulé les arrêtés, jugeant que les mesures étaient disproportionnées au regard de la situation personnelle et familiale de l’intéressé, en violation de son droit au respect de la vie privée et familiale. La solution retenue s’appuie sur les principes généraux du CESEDA et les stipulations de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme.
N° TA45-2401200(TA45-2401200)
Voici le résumé de la décision : Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. B..., ressortissant congolais, qui contestait l'arrêté du préfet de Loir-et-Cher refusant son admission exceptionnelle au séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et d'insuffisance de motivation, jugeant l'arrêté régulièrement signé et suffisamment motivé en droit et en fait. La solution retenue est le rejet de l'intégralité des conclusions de M. B..., fondée sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment l'article L. 435-1, et la convention européenne des droits de l'homme.
N° TA45-2300805(TA45-2300805)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a été saisi par Mme B..., infirmière au CHRU de Tours, pour contester le refus de l'établissement de lui accorder la protection fonctionnelle, qu'elle estimait due en raison d'une situation de harcèlement moral. La requérante soutenait que la décision était insuffisamment motivée et entachée d'erreur d'appréciation, invoquant des faits présumant un harcèlement et une dégradation de ses conditions de travail. Le tribunal a rejeté l'ensemble de ses demandes, considérant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés et que la demande indemnitaire n'était pas justifiée. Cette décision s'appuie sur les dispositions du code général de la fonction publique, notamment l'article L. 133-2 relatif au harcèlement moral.
N° TA45-2304382(TA45-2304382)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. et Mme D... contestant le refus d'autorisation d'instruction dans la famille pour leur fils. La juridiction a jugé que la décision de la commission académique était suffisamment motivée et que sa composition était régulière. Sur le fond, le tribunal a estimé que l'administration n'avait pas commis d'erreur d'appréciation en refusant l'autorisation, les requérants ne démontrant pas que le projet éducatif était adapté à la situation de l'enfant ni qu'il était le plus conforme à son intérêt. La solution a été rendue sur le fondement des articles L. 131-5, L. 131-11 et D. 131-11-10 à D. 131-11-13 du code de l'éducation.