Jurisprudence — Tribunal Administratif d'Orléans
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N° TA45-2506693(TA45-2506693)
Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B... tendant à la suspension de l'arrêté du préfet d'Eure-et-Loir refusant son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, le requérant ne démontrant pas une situation de précarité suffisamment grave et imminente, et qu'aucun des moyens soulevés n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La solution retenue s'appuie notamment sur les articles L. 425-9 et L. 425-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, relatifs à la délivrance d'un titre de séjour pour raisons médicales.
N° TA45-2300805(TA45-2300805)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a été saisi par Mme B..., infirmière au CHRU de Tours, pour contester le refus de l'établissement de lui accorder la protection fonctionnelle, qu'elle estimait due en raison d'une situation de harcèlement moral. La requérante soutenait que la décision était insuffisamment motivée et entachée d'erreur d'appréciation, invoquant des faits présumant un harcèlement et une dégradation de ses conditions de travail. Le tribunal a rejeté l'ensemble de ses demandes, considérant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés et que la demande indemnitaire n'était pas justifiée. Cette décision s'appuie sur les dispositions du code général de la fonction publique, notamment l'article L. 133-2 relatif au harcèlement moral.
N° TA45-2600022(TA45-2600022)
Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. A... contestant l'arrêté du préfet d'Eure-et-Loir du 18 novembre 2025 portant refus de titre de séjour, obligation de quitter le territoire sans délai et fixation du pays de renvoi. La requête a été jugée manifestement irrecevable car tardive, le délai de recours d'un mois prévu à l'article L. 911-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ayant expiré avant l'envoi de la requête le 30 décembre 2025, la notification de l'arrêté datant du 22 novembre 2025. L'ordonnance se fonde sur le 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative pour rejeter la requête sans invitation à régulariser.
N° TA45-2304388(TA45-2304388)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. et Mme B... contestant le refus d'autorisation d'instruction dans la famille pour leur fille. La juridiction a d'abord écarté les moyens de légalité externe, jugeant la décision de la commission suffisamment motivée et sa composition régulière au regard de l'article D. 131-11-11 du code de l'éducation. Sur le fond, le tribunal a estimé que l'administration n'avait pas commis d'erreur d'appréciation en refusant l'autorisation, la demande ne justifiant pas d'une situation propre à l'enfant motivant le projet éducatif. La solution retenue est donc le rejet de l'intégralité des demandes des requérants, sur le fondement des articles L. 131-5 et suivants du code de l'éducation.
N° TA45-2506646(TA45-2506646)
Le Tribunal administratif d'Orléans a été saisi par le préfet de Loir-et-Cher sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative pour ordonner l'expulsion de M. C... et Mme A... d'un centre d'accueil pour demandeurs d'asile (Cada) à Vendôme, où ils se maintenaient sans droit depuis le rejet définitif de leur demande d'asile. Le juge des référés a fait droit à la demande, constatant l'urgence et l'utilité de la mesure, et a enjoint aux occupants de quitter les lieux, autorisant le recours à la force publique si nécessaire. La décision s'appuie sur les articles L. 551-11, L. 542-1 et L. 552-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui prévoient la fin de l'hébergement après la perte du droit au séjour et la possibilité d'une injonction d'évacuation.
N° TA45-2405012(TA45-2405012)
Le Tribunal administratif d’Orléans a donné acte du désistement de la société BPCE FACTOR, qui demandait la condamnation de l’établissement public de santé mentale (EPSM) du Loiret Georges Daumezon à lui verser 22 496,21 euros pour un paiement effectué par erreur à la société Performance Vélo, dans le cadre d’un marché de vélos électriques. La requérante s’est désistée après avoir reçu le paiement sollicité à l’issue d’une médiation ordonnée par le tribunal. L’ordonnance, fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative, constate que le désistement est pur et simple et qu’il n’y a pas d’obstacle à lui donner acte.
N° TA45-2300175(TA45-2300175)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a été saisi par M. A... et Mme B..., agissant pour leur fils mineur F..., d'une demande d'indemnisation pour des fautes commises par le CHRU de Tours dans la prise en charge de l'hydrocéphalie de l'enfant, atteint par ailleurs de la maladie de Hunter. Le tribunal a retenu la responsabilité de l'hôpital pour un défaut de surveillance et un retard de traitement thérapeutique, conformément au rapport d'expertise. Il a alloué aux requérants des sommes à titre définitif pour les préjudices temporaires subis par l'enfant jusqu'à la date de consolidation (14 septembre 2018), incluant le déficit fonctionnel temporaire, les souffrances endurées et le préjudice esthétique, ainsi qu'une indemnisation pour leur préjudice moral d'affection. La décision s'appuie sur les principes de responsabilité pour faute du code de la santé publique et les dispositions du code de justice administrative.
N° TA45-2401752(TA45-2401752)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. B..., ressortissant algérien, qui demandait l'annulation de l'arrêté du préfet d'Indre-et-Loire refusant son titre de séjour et lui faisant obligation de quitter le territoire. Le tribunal a examiné les moyens soulevés, notamment l'erreur de droit concernant la résidence ininterrompue et la menace à l'ordre public, mais les a écartés. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant la légalité de l'arrêté préfectoral. Les textes appliqués incluent l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 et le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA45-2403128(TA45-2403128)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a annulé les deux décisions tacites de non-opposition à déclaration préalable délivrées par le maire de Noyers-sur-Cher à la SAS NBMH pour l'implantation d'un distributeur de béton prêt à l'emploi en zone inondable. La juridiction a jugé que le projet méconnaissait le plan de prévention du risque inondation (PPRI) et les dispositions du plan local d'urbanisme (PLU), car il n'entrait pas dans la liste des constructions autorisées. Le tribunal a également relevé un détournement de pouvoir, le maire ayant réitéré une décision identique malgré une suspension prononcée en référé. Les textes appliqués sont les articles L. 2131-6 du code général des collectivités territoriales, L. 600-12 et L. 600-12-1 du code de l'urbanisme, ainsi que le PPRI et le PLU.
N° TA45-2204214(TA45-2204214)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de Mme A..., professeure des écoles, qui contestait le refus de prise en charge d'un fauteuil roulant électrique au titre de son accident de service de 2012. La juridiction a considéré que la décision de refus, fondée sur l'avis du conseil médical estimant que l'appareil aggraverait son état, n'était pas entachée d'illégalité. Les conclusions indemnitaires pour préjudice moral ont été jugées irrecevables faute de réclamation préalable, et les autres moyens (incompétence, méconnaissance des articles 34 de la loi du 11 janvier 1984 et 6 sexies de la loi du 13 juillet 1983) ont été écartés. La décision s'appuie sur le code général de la fonction publique et le code de justice administrative.
N° TA45-2506807(TA45-2506807)
Le Tribunal Administratif d'Orléans, par une ordonnance du 8 janvier 2026, a été saisi par la société GINGER CEBTP d'un recours en plein contentieux visant à contester un titre de recettes émis par le BRGM pour des pénalités de retard liées à un marché public de services. Le tribunal a constaté que le lieu d'exécution du contrat, un ancien site minier situé dans le Var, relevait de la compétence territoriale du tribunal administratif de Toulon. En application des articles R. 312-11 et R. 221-3 du code de justice administrative, il a ordonné la transmission du dossier à cette juridiction. La solution retenue est donc un déclinatoire de compétence territoriale.
N° TA45-2506608(TA45-2506608)
Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en référé, a été saisi par la SAS La Clé des Champs d’une demande de suspension de l’arrêté du maire de Bazoches-sur-le-Betz du 7 novembre 2025 ordonnant la fermeture de son gîte. La société invoquait l’urgence financière et un doute sérieux sur la légalité de la décision, notamment en raison de l’absence de mise en demeure préalable et d’une erreur d’appréciation sur le classement de l’établissement comme ERP. Le juge des référés a rejeté la requête, estimant que la condition d’urgence n’était pas remplie, l’intérêt public lié à la sécurité du public prévalant sur les intérêts économiques de la société requérante. La décision s’appuie sur les dispositions de l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
N° TA45-2301897(TA45-2301897)
Le Tribunal administratif d'Orléans annule la décision du jury de l'université de Tours refusant la validation du master 2 de M. D... B..., faute pour l'université d'avoir justifié de l'affichage régulier de l'arrêté nommant la présidente du jury, en méconnaissance de l'article VI-4.2 du règlement des études. Le tribunal enjoint à l'université de réexaminer la situation de l'étudiant dans un délai de deux mois et condamne l'université à verser 1 500 euros à son avocat au titre de l'aide juridictionnelle.
N° TA45-2403539(TA45-2403539)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a été saisi par M. B... d'un recours en excès de pouvoir contestant l'arrêté du ministre de l'agriculture du 24 janvier 2024 le nommant dans le corps des Ingénieurs de l'agriculture et de l'environnement à compter du 1er janvier 2022, et non du 1er juillet 2021 comme il le demandait. En cours d'instance, la ministre a produit un arrêté du 9 décembre 2025 nommant M. B... à compter du 1er juillet 2021, avec rappel de traitement. Constatant que les conclusions du requérant avaient ainsi perdu leur objet, le tribunal a prononcé, sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, un non-lieu à statuer.
N° TA45-2404683(TA45-2404683)
Le Tribunal administratif d’Orléans a pris acte du désistement pur et simple de Mme A... de sa requête en excès de pouvoir, qui visait à contester le refus du président de la communauté d’agglomération Territoires Vendômois de modifier le plan local d’urbanisme de Naveil pour rendre constructible une parcelle. La communauté d’agglomération s’est également désistée de ses conclusions présentées au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative. En conséquence, l’intervention de M. D... est devenue sans objet. L’ordonnance a été rendue sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA45-2505899(TA45-2505899)
Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête de Mme B... qui demandait l'annulation d'un arrêté la plaçant en temps partiel thérapeutique. La requérante n'a pas produit l'acte attaqué malgré deux demandes de régularisation, en violation de l'article R. 412-1 du code de justice administrative. En application de l'article R. 222-1 4° du même code, la requête a été jugée manifestement irrecevable et rejetée par ordonnance.
N° TA45-2401439(TA45-2401439)
Le Tribunal administratif d'Orléans a donné acte du désistement d'office de la requête de la commune d'Orléans, qui contestait la décision de la ministre du travail annulant l'autorisation de licenciement d'un salarié protégé. La commune, invitée à confirmer le maintien de ses conclusions en application de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative, n'a pas répondu dans le délai imparti. Elle est donc réputée s'être désistée de l'ensemble de ses conclusions, conformément à l'article R. 222-1 du même code.
N° TA45-2305232(TA45-2305232)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a examiné les requêtes de M. B..., ressortissant algérien, contestant le refus implicite puis explicite du préfet d'Indre-et-Loire de lui délivrer un titre de séjour "vie privée et familiale". Le requérant invoquait une méconnaissance de l'article 6-5 de l'accord franco-algérien et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a rejeté ses demandes, jugeant que la décision de refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français étaient légales.
N° TA45-2400429(TA45-2400429)
Cette décision du Tribunal Administratif d'Orléans (2ème chambre) concerne un recours pour excès de pouvoir formé par M. B..., ressortissant marocain, contre le refus de la préfète du Loiret de lui délivrer une carte de séjour "travailleur saisonnier". Le tribunal a annulé cette décision du 28 décembre 2023, estimant que la préfète ne pouvait légalement opposer l'expiration du visa de long séjour pour refuser le titre, dès lors que la demande avait été déposée dans le délai de validité de ce visa. La solution retenue s'appuie sur les stipulations de l'accord franco-marocain du 9 octobre 1987, combinées aux articles L. 421-34 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et L. 5121-2 du code du travail.
N° TA45-2506421(TA45-2506421)
Le Tribunal administratif d'Orléans a été saisi par M. B... d'un recours pour excès de pouvoir contre le refus de la préfète déléguée pour la défense et la sécurité de la zone Ouest d'agréer sa candidature aux fonctions de policier adjoint, sur le fondement de l'article 5 de l'arrêté du 24 août 2000. Le requérant s'est désisté purement et simplement de sa requête. Par ordonnance du 8 janvier 2026, la présidente de la 1ère chambre a donné acte de ce désistement en application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative. Aucun texte de fond n'a été appliqué au litige, la procédure s'étant achevée par un désistement.