Jurisprudence — Tribunal Administratif d'Orléans
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N° TA45-2301245(TA45-2301245)
Le Tribunal administratif d'Orléans a été saisi par la SCI Cluzel 108 d'un recours pour excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral du 8 octobre 2022 relatif au traitement de l'insalubrité d'un immeuble. En application des articles R. 222-1 et R. 612-5-1 du code de justice administrative, le tribunal a invité la requérante à confirmer le maintien de sa requête, sans obtenir de réponse dans le délai imparti. Par conséquent, la SCI est réputée s'être désistée de l'ensemble de ses conclusions. L'ordonnance donne acte de ce désistement d'instance.
N° TA45-2304914(TA45-2304914)
Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. et Mme A... contestant le refus d'admission de leur fille en deuxième année d'études de santé (PASS/LAS) par une délibération du jury de juillet 2022. La juridiction a constaté que, bien que la décision ne comportait pas les mentions obligatoires des voies et délais de recours, la requérante en avait eu connaissance le 12 juillet 2022. En application du principe de sécurité juridique, le recours devait être exercé dans un délai raisonnable d'un an, expirant le 12 juillet 2023, alors que la requête n'a été enregistrée que le 4 décembre 2023. La solution retenue s'appuie sur les articles R. 222-1, R. 421-1 et R. 421-5 du code de justice administrative.
N° TA45-2304062(TA45-2304062)
Le Tribunal administratif d'Orléans a pris acte, par ordonnance, du désistement pur et simple de M. B... de sa requête en excès de pouvoir. Cette requête visait à contester le refus implicite de l'Agence nationale de l'habitat (ANAH) de lui accorder la prime de transition énergétique « MaPrimeRénov’ ». Le tribunal, constatant que rien ne s'opposait à ce désistement, a prononcé un non-lieu à statuer sur le fond du litige. Cette décision est fondée sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA45-2506440(TA45-2506440)
Le Tribunal Administratif d'Orléans annule la décision du 26 novembre 2025 par laquelle l'Office français de l'immigration et de l'intégration a refusé à M. B..., ressortissant algérien, le bénéfice des conditions matérielles d'accueil. Le juge estime que le requérant justifie d'un motif légitime pour avoir sollicité l'asile plus de quatre-vingt-dix jours après son entrée en France, en raison des risques liés à son orientation sexuelle et à sa transition sexuelle en cours. La décision se fonde sur les articles L. 551-15, L. 531-27 et L. 522-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur la directive 2013/33/UE.
N° TA45-2506546(TA45-2506546)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. A..., ressortissant algérien, qui contestait une décision implicite d'obligation de quitter le territoire français révélée par son placement en rétention. Le requérant soutenait que la précédente mesure d'éloignement, devenue définitive, ne pouvait plus être exécutée en raison d'un changement de circonstances (activité professionnelle et projet de mariage) et d'un retard imputable à l'administration. Le tribunal a jugé que ces éléments ne suffisaient pas à caractériser un changement de circonstances de fait ou de droit justifiant l'existence d'une nouvelle décision implicite, et a donc écarté l'existence d'une telle décision. La solution retenue s'appuie sur la jurisprudence du Conseil d'État relative à la substitution d'une nouvelle mesure d'éloignement en cas de retard anormal, ainsi que sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA45-2506628(TA45-2506628)
Le Tribunal Administratif d'Orléans annule la décision du 5 décembre 2025 par laquelle l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) a refusé à M. B..., ressortissant camerounais, le bénéfice des conditions matérielles d'accueil. Le tribunal estime que le motif légitime avancé par le requérant pour justifier le dépôt tardif de sa demande d'asile (attente du résultat d'une élection présidentielle en raison de poursuites politiques) n'est pas contesté par l'OFII. Il relève également que l'OFII n'a pas procédé à l'entretien d'évaluation de la vulnérabilité prévu à l'article L. 552-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). La solution retenue est fondée sur les articles L. 551-15, L. 552-1 et D. 551-17 du CESEDA, interprétés à la lumière de la directive 2013/33/UE.
N° TA45-2400685(TA45-2400685)
Le Tribunal administratif d'Orléans a donné acte du désistement de M. B..., qui contestait le refus de la commission nationale indépendante de reconnaissance et de réparation des préjudices subis par les harkis de lui verser une indemnisation forfaitaire sur le fondement de l'article 3 de la loi n° 2022-229 du 23 février 2022. L'Office national des combattants et des victimes de guerre (ONaCVG) avait indiqué que la demande du requérant avait été satisfaite par le versement de 4 000 euros. Faute pour M. B... d'avoir confirmé le maintien de sa requête après y avoir été invité, en application des articles R. 222-1 et R. 612-5-1 du code de justice administrative, il a été réputé s'être désisté.
N° TA45-2506848(TA45-2506848)
Refus de regroupement familial – Tribunal administratif d'Orléans – Suspension rejetée. Le juge des référés du tribunal administratif d'Orléans a rejeté la demande de suspension de la décision du préfet du Cher refusant le regroupement familial pour la fille majeure de M. B.... Il a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, la séparation familiale étant antérieure à la demande et la jeune fille étant désormais majeure. La requête a été rejetée sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
N° TA45-2506461(TA45-2506461)
Le Tribunal Administratif d’Orléans a été saisi par M. B..., ressortissant russe, d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral du 3 décembre 2025 l’obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour de trois ans, ainsi que contre un arrêté d’assignation à résidence du 5 décembre 2025. Le requérant contestait notamment la menace à l’ordre public, la violation de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme et l’absence de perspective raisonnable d’éloignement. La juridiction a rejeté l’ensemble des conclusions de M. B..., jugeant les décisions préfectorales légales et proportionnées au regard des textes applicables, dont le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
N° TA45-2503613(TA45-2503613)
Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. A..., ressortissant algérien, qui contestait le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de Loir-et-Cher le 5 juin 2025. Le juge a écarté la demande de sursis à statuer comme inopérante, faute de disposition législative spéciale. Il a également jugé que le moyen tiré de l'état de santé, fondé sur l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968, n'était pas suffisamment étayé pour renverser la présomption résultant de l'avis du collège de médecins de l'Ofii. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de M. A..., y compris celles relatives aux frais de justice.
N° TA45-2500452(TA45-2500452)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté les requêtes de M. B..., ressortissant sénégalais, dirigées contre l'arrêté du 15 janvier 2025 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire, ainsi que contre l'arrêté du 26 novembre 2025 l'assignant à résidence. Le tribunal a jugé que le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire étaient suffisamment motivés et ne méconnaissaient pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ni l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, compte tenu de l'absence de vie familiale établie en France. En conséquence, l'assignation à résidence, fondée sur l'obligation de quitter le territoire, a également été validée. Les décisions se fondent sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA45-2506849(TA45-2506849)
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a ordonné l'expulsion sans délai de la famille D..., occupante sans droit ni titre du parking de la salle polyvalente de la commune de Morand et d'une partie de la voie publique contiguë. La juridiction a retenu que l'occupation du domaine public communal était dépourvue de titre, que les lieux étaient dépourvus d'installations sanitaires et que la famille avait refusé de se rendre sur une aire d'accueil des gens du voyage disponible, caractérisant ainsi l'absence de contestation sérieuse et l'urgence. En cas de non-exécution spontanée, la commune est autorisée à requérir le concours de la force publique pour procéder à l'expulsion et à l'enlèvement des biens et déchets.
N° TA45-2506539(TA45-2506539)
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du 14 octobre 2025 par lequel le préfet du Cher a retiré à M. B... son autorisation d'enseigner la conduite. Le juge a estimé qu'aucun des moyens soulevés, notamment l'absence de signature lisible, le défaut de motivation et l'erreur manifeste d'appréciation, n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La requête a été rejetée comme manifestement mal fondée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
N° TA45-2506503(TA45-2506503)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. B... contestant l'arrêté du préfet de Loir-et-Cher du 1er août 2025 l'assignant à résidence pour 45 jours. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence, d'insuffisance de motivation et de méconnaissance de l'article L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). Il a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que l'éloignement de l'intéressé demeurait une perspective raisonnable, le préfet justifiant de démarches concrètes pour son exécution. La solution s'appuie sur les articles L. 731-1 et L. 732-1 du CESEDA.
N° TA45-2506448(TA45-2506448)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. A..., ressortissant gabonais, contestant l'arrêté du préfet de la Loire-Atlantique du 2 décembre 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire, faute de preuve de l'absence d'empêchement des supérieurs hiérarchiques, et a jugé l'arrêté suffisamment motivé au regard des articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de M. A..., confirmant ainsi la légalité des décisions préfectorales.
N° TA45-2506817(TA45-2506817)
Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'exécution de la décision du 5 novembre 2025 par laquelle la section disciplinaire de l'université d'Orléans a exclu Mme C... pour six mois et annulé ses épreuves pour fraude. La juge des référés a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car l'étudiante n'avait pas pu se présenter aux examens de la première session du semestre 5, compromettant ses chances de validation avant même sa saisine. En conséquence, la requête a été rejetée sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3 du même code.
N° TA45-2305315(TA45-2305315)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de Mme E..., ressortissante congolaise, qui contestait le refus de renouvellement de son titre de séjour étudiant et l'obligation de quitter le territoire français. La juridiction a estimé que le refus était légalement fondé sur l'article 9 de la convention franco-congolaise du 31 juillet 1993, substitué à l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers, en raison du manque de sérieux et de progression dans les études de l'intéressée (échecs répétés en Master 2). Les moyens tirés de l'insuffisance de motivation, de la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'erreur manifeste d'appréciation ont été écartés. Par conséquent, les décisions portant obligation de quitter le territoire et fixation du pays de destination ont été jugées légales.
N° TA45-2506760(TA45-2506760)
Le Tribunal Administratif d’Orléans, saisi par M. A... d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du préfet de la Loire-Atlantique l’obligeant à quitter le territoire français, a constaté son incompétence territoriale. En application des articles R. 351-3 du code de justice administrative et R. 922-17 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, il a transmis le dossier au Tribunal Administratif de Nantes, compétent car le requérant résidait en Loire-Atlantique à la date de la décision attaquée.
N° TA45-2506796(TA45-2506796)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, rejette la requête de Mme B... qui demandait la délivrance d'un titre de séjour ou d'un récépissé. La juge des référés estime que la condition d'urgence n'est pas remplie et qu'aucune atteinte grave et manifestement illégale à ses libertés fondamentales n'est établie. La requérante ne justifie pas avoir effectué les démarches nécessaires auprès de la préfecture pour le renouvellement de son titre de séjour ou pour un changement de statut, se bornant à produire une copie d'écran du site ANEF. En conséquence, la requête est rejetée comme manifestement mal fondée en application de l'article L. 522-3 du même code.
N° TA45-2506810(TA45-2506810)
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête du collectif Immigrés du montargois. Cette association demandait qu'il soit enjoint à la préfète du Loiret de mettre à l'abri une famille, dont un enfant de six ans et une mère atteinte d'un cancer, se retrouvant à la rue. Le juge a estimé que la requête était manifestement irrecevable, le collectif ne justifiant d'aucune qualité pour agir en lieu et place des personnes directement concernées par l'atteinte aux libertés fondamentales invoquée. La décision a été prise sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3 du même code.