Jurisprudence — Tribunal Administratif d'Orléans
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N° TA45-2506518(TA45-2506518)
Le Tribunal administratif d'Orléans annule la décision du 5 décembre 2025 par laquelle l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) a refusé à Mme B..., ressortissante ivoirienne en demande de réexamen d'asile, le bénéfice des conditions matérielles d'accueil. Le tribunal juge que l'OFII a méconnu les dispositions de l'article L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile en ne prenant pas en compte la vulnérabilité de la requérante, liée à l'état de santé autistique de son enfant, pourtant signalée par un certificat médical. La solution retenue est l'annulation pour défaut d'examen de la situation personnelle, et une injonction est prononcée pour que l'OFII réexamine la situation de Mme B. dans un délai d'un mois.
N° TA45-2502005(TA45-2502005)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a été saisi par la SAS Val de Loire Fibre d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus du maire de Saint-Loup-sur-Cher de prendre un arrêté de police de la circulation pour des travaux de remplacement de poteaux télécoms, ainsi que contre le rejet implicite de son recours par le préfet de Loir-et-Cher. La société requérante s’est désistée de sa requête par un acte enregistré le 24 juin 2025. Par ordonnance du 23 décembre 2025, le tribunal, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, a donné acte de ce désistement pur et simple.
N° TA45-2506124(TA45-2506124)
Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. E... contestant l'arrêté du préfet de Loir-et-Cher du 14 août 2025. Cette décision refusait la délivrance d'un titre de séjour et ordonnait une obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a estimé que les moyens soulevés, notamment la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et l'erreur manifeste d'appréciation au regard de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, n'étaient pas fondés. La solution retenue confirme la légalité des mesures d'éloignement et de refus de séjour.
N° TA45-2506627(TA45-2506627)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. B... contestant l'arrêté du 1er décembre 2025 par lequel le préfet de la Loire-Atlantique a fixé l'Algérie comme pays de destination pour l'exécution d'une interdiction judiciaire du territoire. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence, d'insuffisance de motivation et de violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, estimant que la décision était suffisamment motivée et ne portait pas une atteinte disproportionnée à la vie privée et familiale de l'intéressé, compte tenu de ses nombreuses condamnations pénales et de l'absence de lien familial stable en France. Le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant a également été rejeté, faute pour M. B... de démontrer contribuer effectivement à l'entretien et à l'éducation de ses enfants. La décision se fonde notamment sur les articles L. 721-3 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA45-2506640(TA45-2506640)
Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en référé suspension sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B... visant à suspendre le refus de renouvellement de sa carte de résident. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car la délivrance d'une autorisation provisoire de séjour avec droit au travail ne portait pas une atteinte grave et immédiate à sa situation. En conséquence, la demande de suspension a été rejetée sans qu'il soit nécessaire d'examiner l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision.
N° TA45-2506841(TA45-2506841)
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant en référé, a fait droit à la demande du maire de Blois fondée sur l'article L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation. Cette demande visait à faire désigner un expert pour examiner un immeuble situé 73 rue du Commerce, présentant un péril pour la sécurité publique en raison de risques d'effondrement. La juge des référés a ordonné la nomination d'un expert architecte avec pour mission de constater l'état du bâtiment, d'évaluer le danger et son caractère imminent, et de proposer des mesures de mise en sécurité. Cette décision a été prise en application des articles L. 511-9 et R. 556-1 du code de la construction et de l'habitation, ainsi que des articles R. 531-1 et suivants du code de justice administrative.
N° TA45-2506790(TA45-2506790)
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 24 novembre 2025 suspendant le permis de conduire de M. B... pour six mois. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car le requérant n'a pas démontré que la suspension compromettait de manière suffisamment grave et immédiate sa situation professionnelle ou personnelle, notamment en raison de l'absence de précisions sur ses démarches pour trouver des alternatives de transport. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de justice administrative et du code de la route.
N° TA45-2301755(TA45-2301755)
Le Tribunal administratif d'Orléans a pris acte du désistement de M. et Mme C... de leurs conclusions en annulation et en injonction dirigées contre l'arrêté du 9 mars 2023 de la maire de Courtenay interdisant la circulation et le stationnement des poids lourds. Ce désistement, pur et simple, a été accepté par ordonnance sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative. Les demandes de frais de justice présentées par les deux parties ont été rejetées.
N° TA45-2502936(TA45-2502936)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de Mme B... qui demandait la délivrance d'une attestation de prolongation d'instruction. Le juge a estimé que cette demande était manifestement irrecevable car il n'appartient pas au tribunal administratif de faire œuvre d'administrateur ou d'adresser des injonctions à l'administration en dehors des cas prévus par la loi. La décision a été prise sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui permet de rejeter les requêtes manifestement irrecevables.
N° TA45-2506770(TA45-2506770)
Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. A... B..., ressortissant tunisien, contestant l'arrêté du préfet du Cher du 27 octobre 2025 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire français. Le juge a constaté que la notification de l'arrêté, envoyée par lettre recommandée et présentée le 29 octobre 2025, était réputée avoir été reçue à cette date. Le recours, enregistré le 19 décembre 2025, était donc tardif, le délai d'un mois prévu à l'article L. 911-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile étant expiré. La requête a été rejetée sur le fondement du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA45-2506643(TA45-2506643)
Le Tribunal administratif d'Orléans, saisi d'un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du préfet de la Seine-Maritime du 14 décembre 2025 portant obligation de quitter le territoire français sans délai, a constaté que le requérant avait été assigné à résidence au Havre (Seine-Maritime) après sa libération du centre de rétention d'Olivet. En application des articles R. 922-4 et R. 922-17 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le tribunal s'est déclaré territorialement incompétent et a transmis le dossier au Tribunal administratif de Rouen, compétent en raison du lieu d'assignation à résidence.
N° TA45-2505703(TA45-2505703)
Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. A... contestant le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet d'Eure-et-Loir. Le juge a estimé que la décision attaquée était suffisamment motivée, contrairement à ce que soutenait le requérant. Les autres moyens soulevés, tirés du défaut d'examen personnalisé, de la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'erreur manifeste d'appréciation, ont été jugés insuffisamment précis pour en apprécier le bien-fondé. La requête a donc été rejetée sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA45-2505704(TA45-2505704)
Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête de Mme A... contestant un arrêté préfectoral de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire français. Le juge a estimé que le moyen tiré du défaut de motivation était manifestement infondé, l'arrêté étant suffisamment motivé en droit et en fait. Les autres moyens, invoquant un défaut d'examen personnalisé, une violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et une erreur manifeste d'appréciation, ont été écartés faute de précisions suffisantes pour en apprécier le bien-fondé. La décision a été rendue sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA45-2203527(TA45-2203527)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a statué sur la requête de la SCI Invest 28 contestant ses cotisations de taxe foncière sur les propriétés bâties pour 2022 et 2023. Le tribunal a constaté que les dégrèvements prononcés par l'administration postérieurement à la requête rendaient sans objet les conclusions à fin de décharge. Les conclusions indemnitaires de la société ont été rejetées comme manifestement irrecevables, faute d'avoir été présentées par un avocat et sans justification d'une demande préalable, en violation des articles R. 421-1 et R. 431-2 du code de justice administrative. Enfin, la demande de remboursement des frais d'instance a été rejetée.
N° TA45-2506773(TA45-2506773)
Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme B... A... qui demandait des mesures pour obtenir un titre de séjour ou une autorisation de sortie du territoire. La requérante, dont la demande de renouvellement de titre de séjour était en cours, s'est vu opposer un refus implicite né du silence de l'administration pendant quatre mois, en application des articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le juge a estimé que les mesures sollicitées feraient obstacle à l'exécution de ce refus implicite, ce qui est interdit par l'article L. 521-3. Par conséquent, la requête a été rejetée comme manifestement mal fondée en application de l'article L. 522-3 du même code.
N° TA45-2505366(TA45-2505366)
Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de la société Valoren et de M. A... contestant le retrait de la prime "MaPrimeRénov’" par l’ANAH. Le tribunal a considéré que la décision implicite de rejet du recours administratif préalable s'était substituée à la décision initiale, rendant inopérant le moyen tiré du défaut de motivation de cette dernière. Concernant la motivation de la décision implicite, le juge a estimé que le moyen était manifestement infondé, les requérants n'ayant pas demandé la communication des motifs de cette décision implicite dans les conditions prévues par le code des relations entre le public et l'administration. La requête a été rejetée en application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA45-2505367(TA45-2505367)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de la société Valoren et de M. A... contestant le retrait de la prime "MaPrimeRénov’". La juridiction a estimé que la décision implicite de rejet du recours administratif préalable s'était substituée à la décision initiale de retrait du 26 juin 2025. Le moyen tiré du défaut de motivation de la décision initiale a été jugé inopérant, et celui dirigé contre la décision implicite a été considéré comme manifestement infondé, faute pour les requérants d'avoir demandé la communication des motifs de cette décision implicite. L'ordonnance a été rendue sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA45-2504939(TA45-2504939)
Voici le résumé de la décision : Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de la société Valoren et de M. C... contestant le retrait de la prime « MaPrimeRénov’ » par l’Agence nationale de l’habitat (ANAH). Le tribunal a constaté que la décision implicite de rejet du recours administratif préalable s'était substituée à la décision initiale de retrait. Il a jugé que le moyen tiré du défaut de motivation de la décision initiale était inopérant et que le moyen de légalité externe soulevé contre la décision implicite était manifestement infondé, faute pour les requérants d'avoir demandé la communication des motifs de cette décision implicite. La requête a été rejetée en application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA45-2504907(TA45-2504907)
Le Tribunal administratif d'Orléans a été saisi par M. B... d'une requête contestant des saisies sur sa pension de retraite et une hypothèque légale prise par le Trésor public. S'agissant de l'hypothèque légale, le juge a rejeté les conclusions comme portées devant une juridiction incompétente, ces contestations relevant de la forme des poursuites et donc du juge de l'exécution. Concernant les saisies sur pension, le tribunal a rejeté la requête comme manifestement infondée, les moyens soulevés (absence de réponse de l'administration, modicité des revenus) étant inopérants ou insusceptibles de justifier une décharge de l'obligation de payer. Cette décision a été prise sur le fondement des articles R. 222-1 du code de justice administrative et L. 281 du livre des procédures fiscales.
N° TA45-2506755(TA45-2506755)
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A..., ressortissant congolais réfugié, qui demandait d'enjoindre au préfet d'Indre-et-Loire de lui délivrer un document provisoire de séjour ou un titre de voyage. Le juge a estimé que le silence gardé par l'administration pendant deux mois sur sa demande, déposée le 18 août 2025, avait fait naître une décision implicite de rejet. En conséquence, faire droit à sa demande reviendrait à faire obstacle à l'exécution de cette décision administrative, ce que l'article L. 521-3 interdit. Les textes appliqués sont les articles L. 521-3 du code de justice administrative et L. 561-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.