8 854 décisions disponibles
Le Tribunal Administratif de Poitiers, statuant en référé, rejette la demande de M. C... B... visant à obtenir la communication de documents administratifs de la commune de Saint-Séverin-sur-Boutonne. Le juge estime que la mesure sollicitée, fondée sur l'article L. 521-3 du code de justice administrative, ferait obstacle à l'exécution de la décision implicite de refus née du silence de l'administration, sans qu'un péril grave justifiant un tel obstacle soit établi. Le requérant n'a pas démontré l'urgence nécessaire, sa demande étant jugée mal fondée au regard des dispositions du code des relations entre le public et l'administration.
Le Tribunal Administratif de Poitiers rejette la demande de suspension en référé du refus d'une dérogation pour poursuivre un 3ème cycle de médecine générale. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas établie, la requérante n'ayant pas démontré que le préjudice subi était suffisamment grave et imminent. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
**Sujet principal** : Demande en référé visant à faire prononcer l'inexistence d'un jugement étranger et à obtenir des mesures pour faire respecter un "statut de victime internationale". **Juridiction** : Tribunal Administratif de Poitiers (formation de référé). **Solution retenue** : La requête est rejetée car elle est jugée manifestement irrecevable. **Motifs et textes appliqués** : Le juge administratif estime qu'il n'a pas compétence pour prononcer l'inexistence d'un jugement étranger. De plus, les conclusions sont trop imprécises pour recevoir une réponse utile. Le rejet est prononcé en application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative, qui permet d'écarter une demande irrecevable en référé.
Le Tribunal administratif de Poitiers, statuant en référé précontractuel, donne acte du désistement pur et simple de la société Air Liquide Santé France. Ce désistement fait suite à la décision de l'acheteur de déclarer sans suite les lots contestés du marché public, en raison d'une erreur dans l'analyse des offres. La procédure prend donc fin sans examen du fond, sur le fondement de l'article L. 551-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Poitiers, statuant en référé, rejette la demande de suspension de la décision d'irrecevabilité d'une liste électorale présentée par l'association La Cocarde Etudiante. Le juge estime que la contestation de la régularité d'une candidature, relevant de l'article D. 719-24 du code de l'éducation, est une opération préliminaire aux élections et relève en premier lieu de la compétence de la commission de contrôle des opérations électorales. Par conséquent, la condition d'une atteinte manifestement illégale à une liberté fondamentale, requise par l'article L. 521-2 du code de justice administrative pour prononcer une suspension, n'est pas établie.
Le Tribunal Administratif de Poitiers, statuant en référé, a rejeté la demande d'expulsion urgente présentée par la communauté de communes. Le juge a soulevé d'office son incompétence, estimant que le chemin de desserte en cause, affecté exclusivement à l'accès des pompiers et à la sécurité incendie d'une zone d'activité, faisait partie du domaine public routier. Par conséquent, le litige relève de la compétence du juge judiciaire pour ordonner l'évacuation, sur le fondement des articles L. 2111-1 du code général de la propriété des personnes publiques et L. 111-1 du code de la voirie routière.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la requête de M. E... B... visant à annuler son assignation à résidence de 180 jours. Le tribunal a jugé que la mesure, prise par le préfet de la Vienne sur le fondement de l'article L. 731-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, était légale. Il a notamment estimé que l'obligation de quitter le territoire français (OQTF) restait exécutoire et que la décision était suffisamment motivée, rejetant les arguments sur la situation personnelle et familiale du requérant.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la requête de M. A... B... visant à annuler le refus de l'Agence de services et de paiement de lui accorder une prime à la conversion pour l'acquisition d'un véhicule électrique. Le tribunal a jugé que le requérant ne satisfaisait pas à la condition légale, prévue par l'article D. 251-4 du code de l'énergie, d'être propriétaire du véhicule mis au rebut depuis plus d'un an à la date de sa demande. Sa demande d'indemnisation a également été rejetée, le préjudice allégué n'étant pas établi.
Le Tribunal Administratif de Poitiers, statuant en référé, rejette la demande de suspension d'une décision ministérielle prolongeant le placement à l'isolement d'un détenu. Le juge estime qu'aucun des moyens soulevés par le requérant ne crée un doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée. La demande est donc rejetée sans qu'il soit besoin d'examiner la condition d'urgence, sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Poitiers, statuant en référé, a rejeté la demande d'un étranger visant à enjoindre au préfet de lui délivrer un récépissé de demande de titre de séjour avec autorisation de travail. Le juge a estimé que la demande se heurtait à une contestation sérieuse, car une décision implicite de rejet de sa demande de titre de séjour était déjà née du silence de l'administration et faisait l'objet d'un recours en annulation. La décision s'appuie sur les articles L. 521-3 et L. 522-3 du code de justice administrative, ainsi que sur les articles R. 431-12, R. 431-15 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a été saisi par la SASU Grassin d'un recours en plein contentieux contestant des rappels de TVA et d'impôt sur les sociétés, ainsi que le rejet de la déductibilité de certaines provisions. La juridiction a rejeté les principales demandes de la société, considérant notamment que les charges liées à une indemnité de rupture conventionnelle refacturées par une société tierce n'étaient pas déductibles au titre de l'impôt sur les sociétés, car elles ne présentaient pas un caractère propre à l'entreprise requérante. Le tribunal a appliqué les dispositions du code général des impôts, en particulier l'article 39-1, et a rejeté la demande de condamnation de l'État aux dépens.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la demande en responsabilité de la SARL Ambulances A... contre la CPAM de la Vienne, suite à la résiliation de sa convention. La juridiction a estimé que la relaxe pénale définitive de la société ne suffisait pas à caractériser une faute de la part de la CPAM dans l'exercice de son pouvoir de sanction conventionnelle. La décision s'appuie sur les dispositions de la convention nationale des transporteurs sanitaires privés et du code de la sécurité sociale.
Le Tribunal Administratif de Poitiers, statuant en plein contentieux, a rejeté la requête de M. A... B... visant à annuler le refus par Pôle emploi (devenu France Travail) d'une aide à la mobilité pour sa formation. Le juge a exercé son office de pleine juridiction pour examiner les droits du requérant au regard des dispositions de la délibération n°2022-56 de Pôle emploi, applicable en l'espèce. Il a estimé que les moyens soulevés, notamment sur les délais de réponse et une erreur d'appréciation, n'étaient pas fondés et que le refus de l'aide n'était pas entaché d'illégalité.
Le Tribunal Administratif de Poitiers rejette la requête de M. A... qui contestait des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et une saisie administrative liées à une affaire de stupéfiants. Le tribunal estime que l'administration fiscale a légalement appliqué l'article 1649 quater 0-B bis du code général des impôts pour réévaluer ses revenus imposables en 2019 sur la base de la valeur vénale du cannabis saisi et des produits présumés de l'infraction. Les conclusions concernant la mainlevée de la saisie sont jugées irrecevables, car la contestation de la forme des poursuites ne relève pas du juge administratif et le recours contre la décision de rejet était tardif.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la demande de M. et Mme A... visant à réduire leurs cotisations de taxe foncière sur les propriétés bâties pour les années 2021 à 2023. La juridiction a jugé irrecevable la demande pour 2021, faute de réclamation préalable dans les délais prescrits par les articles R.* 190-1 et R.* 196-2 du Livre des Procédures Fiscales. Elle a également estimé qu'il n'y avait plus lieu de statuer pour 2023, un dégrèvement total ayant déjà été accordé par l'administration. Enfin, concernant l'année 2022, le tribunal a examiné le fond de la demande mais a conclu que les requérants ne remplissaient pas les conditions pour bénéficier du plafonnement prévu à l'article 1417 du Code Général des Impôts.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la demande de la société Parimarni, qui contestait des redressements fiscaux (impôt sur les sociétés et TVA) pour les exercices 2017 et 2018. Le tribunal a jugé que les dépenses de travaux engagées par la société pour des biens immobiliers n'appartenant pas à son actif constituaient un acte anormal de gestion, justifiant leur réintégration dans le résultat imposable et le rejet de la déduction de la TVA correspondante. La décision s'appuie sur les articles 39-1 du code général des impôts (CGI) pour l'impôt sur les sociétés et sur les principes généraux du droit de déduction de la TVA.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la demande de Mme A... visant à obtenir la décharge de cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu. Le litige portait sur la reprise par l'administration fiscale d'un crédit d'impôt pour la transition énergétique, au motif que la contribuable n'avait pas justifié l'éligibilité de sa dépense. Le tribunal a jugé que, conformément aux articles 200 quater et 1736 du code général des impôts, le bénéfice du crédit d'impôt est subordonné à la production, sur demande de l'administration, d'une facture détaillée répondant à des critères stricts, condition que Mme A... n'a pas remplie.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la requête de M. A... visant à annuler plusieurs mesures d'éloignement et à obtenir la délivrance d'un titre de séjour. Le tribunal a jugé que le préfet de la Vienne avait légalement refusé le renouvellement du titre de séjour, car M. A..., sollicitant un titre de travailleur temporaire, n'avait pas joint d'autorisation de travail à sa demande, condition exigée par l'article L. 421-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Les autres décisions attaquées (obligation de quitter le territoire, interdiction de retour, etc.) ont été considérées comme légales, notamment au regard de l'absence de titre de séjour régulier.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la requête de M. D... B... visant à annuler son assignation à résidence de 180 jours. Le tribunal a jugé que le préfet de la Vienne avait légalement pris cette mesure, car l'intéressé, faisant l'objet d'une obligation de quitter le territoire français (OQTF) exécutoire et étant dans l'impossibilité de partir, relevait des dispositions de l'article L. 731-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). Il a estimé que la décision était suffisamment motivée et proportionnée, et que les moyens soulevés, notamment ceux relatifs à la vie familiale (article 8 de la CEDH) et aux garanties de représentation, n'étaient pas fondés.
Le Tribunal Administratif de Poitiers rejette la requête de M. D... visant à annuler le refus de délivrance d'un titre de séjour "vie privée et familiale". Le juge estime que l'administration a légalement apprécié sa situation personnelle au regard des conditions posées par l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), et que le préfet n'était pas tenu de suivre l'avis favorable de la commission départementale. La demande d'injonction de délivrer un titre et la demande de condamnation pécuniaire sont également rejetées.