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Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la requête de M. A, ressortissant algérien, contestant l'arrêté préfectoral du 11 avril 2024 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé en droit et en fait, et que le requérant n'établissait pas que la décision méconnaissait les stipulations de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme ou était entachée d'une erreur manifeste d'appréciation. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de M. A, incluant ses demandes d'injonction et de frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a été saisi par M. A B d’un recours pour excès de pouvoir contre une décision du maire du Busseau lui imposant des travaux de mise en sécurité d’un mur mitoyen. En application de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, le tribunal a invité le requérant à confirmer le maintien de ses conclusions, ce qu’il n’a pas fait dans le délai d’un mois suivant la réception de la demande. Par ordonnance du 11 juin 2025, la magistrate désignée a constaté le désistement d’instance de M. B, pur et simple, et en a donné acte.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a été saisi par le préfet de la Charente-Maritime d’une action en responsabilité quasi-délictuelle visant à obtenir la condamnation solidaire de plusieurs constructeurs de camions à indemniser l’État pour le préjudice résultant de surcoûts liés à une entente anticoncurrentielle sanctionnée par la Commission européenne en 2016 et 2017. Les défenderesses ont soulevé une exception d’incompétence de la juridiction administrative, arguant que les achats de véhicules avaient été effectués par l’intermédiaire de l’Union des groupements d'achats publics (UGAP) et non directement auprès des constructeurs. Le tribunal a retenu cette exception, jugeant que l’action en réparation du préjudice causé par des pratiques anticoncurrentielles relève de la compétence du juge judiciaire, dès lors que les marchés litigieux n’ont pas été conclus directement entre l’État et les constructeurs mis en cause. Par conséquent, la requête du préfet a été rejetée comme portée devant une juridiction incompétente, sans qu’il soit besoin d’examiner les autres moyens, sur le fondement des règles de répartition des compétences entre les ordres de juridiction.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la requête de Mme A... B..., ressortissante comorienne, qui contestait le refus du préfet de la Vienne de renouveler son titre de séjour « parent d’enfant français ». Le tribunal a estimé que la requérante ne justifiait pas avoir obtenu le visa requis pour se rendre en métropole depuis Mayotte, en application de l’article L. 441-8 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Il a également jugé que le préfet n’avait pas commis d’erreur d’appréciation en considérant que la contribution à l’entretien et à l’éducation de l’enfant n’était pas établie, conformément aux articles L. 423-7 et L. 423-8 du même code. Enfin, les moyens tirés de la méconnaissance de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme et de l’article 3-1 de la Convention internationale des droits de l’enfant ont été écartés.
Le Tribunal Administratif de Poitiers annule la décision du 15 décembre 2022 par laquelle le directeur des services départementaux de l’éducation nationale de la Charente-Maritime a refusé d’indemniser les frais de déplacement de Mme A..., enseignante spécialisée, pour la période de septembre 2021 à juillet 2022. Le tribunal juge que, selon les articles 3 et 10 du décret n°2006-781 du 3 juillet 2006, l’administration est tenue de rembourser ces frais exposés pour les besoins du service, sans pouvoir opposer une limitation de crédits budgétaires. La solution retenue est l’annulation de la décision et l’injonction de verser la somme de 242,48 euros à Mme A..., avec intérêts au taux légal à compter du 24 octobre 2022.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a été saisi par M. et Mme C... d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du maire de Lésignac-Durand délivrant un permis d’aménager pour la transformation d’une grange en salle de réception, la création de places de stationnement, un gîte rural et des emplacements pour camping-car. Les requérants contestaient notamment la méconnaissance des articles AU1 et AU2 du plan local d’urbanisme, l’absence d’évaluation environnementale, et des vices de procédure liés à l’accessibilité et à la fraude. Le tribunal a rejeté l’ensemble des moyens soulevés, considérant que le projet était conforme aux dispositions applicables et que les requérants ne justifiaient pas d’un intérêt à agir suffisant. La solution retenue est le rejet de la requête, sans application des textes spécifiques au-delà du code de l’urbanisme et du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Poitiers, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 551-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de la SAS Eurovia Poitou-Charentes Limousin. La société contestait la procédure de passation du lot n°1 d'un marché public de travaux du département de la Charente-Maritime, invoquant notamment une pondération inadaptée des critères et une dénaturation de son offre. Le juge a estimé que la pondération des critères n'était pas entachée d'erreur manifeste d'appréciation et que l'offre de la requérante n'avait pas été dénaturée par le pouvoir adjudicateur. Par conséquent, la demande d'annulation de la procédure et les conclusions accessoires ont été rejetées.
Le Tribunal administratif de Poitiers a pris acte, par ordonnance du 11 juin 2025, du désistement pur et simple de M. B A, qui contestait une contrainte émise par la caisse d'allocations familiales de la Charente-Maritime. La magistrate désignée a constaté que rien ne s'opposait à ce désistement, conformément à l'article R. 222-1 du code de justice administrative. La requête de M. A est donc classée sans suite.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a examiné les demandes de la SAS Avi-Charente, qui contestait son assujettissement à la taxe foncière sur les propriétés bâties (année 2020) et à la cotisation foncière des entreprises (années 2018 à 2021) pour ses locaux industriels à Aytré. La société soutenait que certaines immobilisations (installations électriques, thermiques, sprinklers) auraient dû être exonérées sur le fondement du 11° de l'article 1382 du code général des impôts et que la prise en compte de travaux de rénovation entraînait une double imposition contraire à l'article 1415 du même code. Le tribunal a rejeté l'ensemble des requêtes, considérant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, sans faire droit aux demandes de décharge ni aux conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la requête de M. et Mme E... et autres, qui demandaient l’annulation d’un permis de construire délivré le 25 mai 2022 par le maire de Dompierre-sur-mer à la SARL Promotion Investissement pour la réalisation de quatre logements. Les requérants, voisins immédiats, contestaient notamment l’incompétence du signataire, l’absence de recours à un architecte, l’insuffisance du dossier de demande et la méconnaissance du plan local d’urbanisme intercommunal (PLUi). Le tribunal a jugé que l’ensemble des moyens soulevés, tirés de vices de procédure, d’incompétence, d’insuffisance du dossier ou de violation des règles d’urbanisme, n’étaient pas fondés. La décision s’appuie sur les dispositions du code de l’urbanisme et du code général des collectivités territoriales, sans faire droit aux demandes d’annulation ni aux conclusions accessoires.
Le Tribunal administratif de Poitiers annule la décision implicite par laquelle le préfet de la Charente-Maritime a refusé de délivrer un titre de séjour « vie privée et familiale » à une ressortissante turque. Cette annulation est fondée sur le défaut de communication des motifs du refus dans le délai d’un mois prévu à l’article L. 232-4 du code des relations entre le public et l’administration, en l’absence de réponse du préfet à la demande de la requérante. Le tribunal enjoint au préfet de réexaminer la demande dans un délai de deux mois et de délivrer une autorisation provisoire de séjour dans l’attente, sans astreinte.
Le Tribunal Administratif de Poitiers, saisi par une enseignante, a condamné l’État à lui verser 1 359,07 euros pour des frais de déplacement impayés entre avril 2018 et mai 2022. L’administration avait refusé le remboursement en invoquant l’épuisement des enveloppes budgétaires. Le tribunal a jugé que, selon l’article 3 du décret n° 2006-781 du 3 juillet 2006, l’autorité est tenue d’indemniser ces frais sans pouvoir opposer une limitation de crédits. La solution retenue est l’indemnisation intégrale de la somme non contestée.
Le Tribunal administratif de Poitiers a été saisi par M. A d’une requête en excès de pouvoir visant à annuler un arrêté préfectoral d’assignation à résidence de 180 jours. En application de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, le tribunal a invité le requérant à confirmer le maintien de ses conclusions, sans obtenir de réponse dans le délai imparti. Par ordonnance du 11 juin 2025, la magistrate désignée a constaté le désistement d’office de M. A et lui en a donné acte.
Le Tribunal Administratif de Poitiers annule la décision du 15 décembre 2022 par laquelle le directeur des services départementaux de l’éducation nationale de la Charente-Maritime a refusé de rembourser à Mme A..., professeure des écoles, ses frais de déplacement professionnels pour la période de janvier 2020 à juillet 2022. Le tribunal juge que, selon les articles 3 et 10 du décret n° 2006-781 du 3 juillet 2006, l’administration est tenue d’indemniser ces frais exposés pour les besoins du service, sans pouvoir opposer une limitation budgétaire. La solution retenue est donc l’annulation de la décision et l’injonction de procéder au remboursement.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la requête de la SELARL LGA, agissant en tant que liquidateur judiciaire de la SARL Etang Vallier Brossac, qui demandait l'annulation du refus implicite de la préfète de la Charente de délivrer une attestation de conformité des travaux pour un parc résidentiel de loisirs. Le tribunal a jugé que la décision du maire de Brossac contestant la conformité des travaux en raison de leur inachèvement faisait obstacle à la délivrance de l'attestation par le préfet, conformément à l'article R. 462-10 du code de l'urbanisme. Il a également écarté les moyens relatifs à la péremption du permis d'aménager, soulevés par la préfète, comme inopérants. La solution retenue confirme le refus de l'administration fondé sur le constat d'inachèvement des travaux de voirie et du local technique.
Le Tribunal administratif de Poitiers a été saisi d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du maire de La Rochelle du 19 juillet 2022, qui ne s’est pas opposé à une déclaration préalable pour la surélévation et la réhabilitation d’une maison située en site patrimonial remarquable. Les requérants, voisins immédiats, contestaient notamment l’absence de permis de démolir, l’insuffisance du dossier de déclaration préalable, et la méconnaissance du plan de sauvegarde et de mise en valeur (PSMV). Le tribunal a rejeté la requête, considérant que les moyens soulevés n’étaient pas fondés, en application des articles L. 600-5 et L. 600-5-1 du code de l’urbanisme, et a mis à la charge des requérants une somme de 1 500 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a examiné la requête de M. B... contestant la taxe d'habitation 2022 pour un logement situé au 9 route du Bois Le Roy à Thurageau, qu'il loue en meublé de courte durée via "Gîtes de France". Le tribunal a constaté un non-lieu à statuer partiel à hauteur de 41 euros suite à un dégrèvement accordé par l'administration. Sur le surplus, il a rejeté la demande de décharge en application des articles 1407, 1408 et 1415 du code général des impôts, jugeant que M. B..., en l'absence de mandat de location exclusif pour toute l'année, conservait la disposition du bien et restait donc redevable de la taxe d'habitation.
Le Tribunal administratif de Poitiers, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme D qui contestait le placement de son fils mineur par les services sociaux et demandait son retour immédiat dans le milieu familial. Le juge a relevé que la contestation d'une mesure d'assistance éducative, telle que le placement d'un enfant, relève de la compétence exclusive du juge judiciaire (juge des enfants) en application des articles 375 et suivants du code civil. En conséquence, la juridiction administrative s'est déclarée manifestement incompétente pour connaître de cette demande, et l'a rejetée sans audience, conformément à l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la requête de la SAS Chocolaterie J.C. Berton, qui demandait l’annulation d’une amende administrative de 3 009 euros infligée par le préfet de la Vienne pour des manquements à l’étiquetage de son produit « Omegachoco ». Le tribunal a considéré que les griefs, notamment l’indication erronée de la teneur en sucre et l’usage de la mention « vegan », étaient établis au regard des règlements (UE) n° 1169/2011 et (CE) n° 852/2004, ainsi que du code de la consommation. Il a jugé que la procédure était régulière et que les arguments de la société, tirés de l’absence d’injonction préalable ou de l’imprécision des frais d’analyse, n’étaient pas fondés. La solution retenue est le rejet de l’ensemble des conclusions de la requérante.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la requête de la SA Fimeco, qui contestait des cotisations supplémentaires d’impôt sur les sociétés pour les exercices 2016 à 2019. La société soutenait que les abandons de créance consentis à ses filiales présentaient un caractère commercial, visant à fidéliser la clientèle via une diversification des services, mais le tribunal a estimé que ces aides n'étaient pas justifiées par un intérêt propre pour l'activité de la société mère. La demande de décharge de la majoration de 40 % pour manquement délibéré a également été rejetée, la société ne démontrant pas l'absence d'intention d'éluder l'impôt. La décision s'appuie sur les dispositions du code général des impôts relatives à la déductibilité des charges et aux pénalités fiscales.