8 854 décisions disponibles — page 107/443
Le Tribunal Administratif de Poitiers a examiné la requête de M. B, ressortissant guinéen, demandant l'annulation de l'arrêté du 23 mai 2025 par lequel le Préfet de la Charente-Maritime l'a assigné à résidence pour 45 jours. Le requérant soutenait que cette décision méconnaissait l'article L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a rejeté ce moyen, considérant que les dispositions de l'article L. 732-3 du même code n'interdisent pas à l'autorité administrative de recourir à plusieurs périodes d'assignation à résidence non consécutives pour exécuter une même mesure d'éloignement. Par conséquent, la solution retenue est le rejet de la requête de M. B.
Le Tribunal administratif de Poitiers a examiné la requête de Mme C A, ressortissante portugaise, contestant les arrêtés du préfet de la Vienne du 22 mai 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et l'assignant à résidence. Le tribunal a annulé ces décisions, estimant que le préfet n'avait pas suffisamment pris en compte l'intérêt supérieur des enfants de la requérante, conformément à l'article 3-1 de la convention internationale des droits de l'enfant, alors que Mme A bénéficie d'un droit de visite et d'hébergement pour ses enfants placés à l'aide sociale à l'enfance. Cette solution a été retenue sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens de la requête.
Le Tribunal Administratif de Poitiers, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du maire de Boutiers-Saint-Trojan s'opposant à l'installation d'une station de radiotéléphonie. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, la société TDF ne démontrant pas une atteinte suffisamment grave et immédiate à ses intérêts ou à l'intérêt public, au vu de la couverture mobile existante sur la commune. En conséquence, la requête a été rejetée, y compris les conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a été saisi par l'ADEI ADPP, en qualité de curateur de Mme B A, pour contester une décision du département de la Charente-Maritime fixant le montant de l'aide pour ses frais d'hébergement. Le requérant s'est désisté de son recours. Par une ordonnance du 16 juin 2025, la magistrate désignée a donné acte de ce désistement pur et simple, en application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Poitiers, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté d'expulsion pris par le préfet de la Vienne à l'encontre de M. B, ressortissant algérien. Le juge a considéré que la condition d'urgence, pourtant présumée en matière d'expulsion, n'était pas établie en l'espèce, le requérant ne démontrant pas que la mesure préjudiciait de manière suffisamment grave et immédiate à sa situation personnelle ou professionnelle. Il a également estimé qu'aucun des moyens soulevés, tirés notamment de l'incompétence de l'auteur de l'acte, du défaut de motivation et de la méconnaissance des articles 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et L.631-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. En conséquence, la requête a été rejetée dans son intégralité, y compris les conclusions aux fins d'injonction et celles présentées au titre des frais de justice.
Le Tribunal administratif de Poitiers, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A. Celui-ci demandait des mesures pour faire cesser une atteinte grave et manifestement illégale à ses libertés fondamentales (droit au logement, santé, dignité) en raison d'un logement social inadapté proposé par le bailleur EKIDOM. Le juge a estimé que les circonstances invoquées (exiguïté, absence de plain-pied, quartier prioritaire) n'étaient pas établies et ne caractérisaient pas une atteinte à une liberté fondamentale. En l'absence d'urgence et de moyen sérieux, la requête a été rejetée sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3 du même code.
Le Tribunal administratif de Poitiers a pris acte du désistement pur et simple de Mme A, qui contestait un indu d'aide au logement de 615,03 euros et en demandait la remise gracieuse. La magistrate désignée a constaté que rien ne s'opposait à ce désistement, en application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative. L'ordonnance donne acte du désistement et met fin à l'instance.
Le Tribunal Administratif de Poitiers, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de M. C et Mme E comme portée devant une juridiction incompétente. Les requérants demandaient la mise en jeu de la responsabilité de leur bailleur, une personne privée, pour manquement à ses obligations contractuelles de délivrance d’un logement décent et de relogement. Le tribunal a rappelé que les litiges entre personnes privées, nés de l’exécution d’un contrat de droit privé, relèvent de la compétence exclusive du juge judiciaire. Cette décision a été prise sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Poitiers a rejeté la requête de M. A, qui contestait le refus de remise gracieuse d’un indu de revenu de solidarité active. Le juge a constaté que le requérant n’avait pas fourni les justificatifs nécessaires pour apprécier sa situation de précarité, malgré une demande de régularisation restée sans réponse. En application des articles R. 222-1 (4°) et R. 772-6 du code de justice administrative, la requête a été jugée manifestement irrecevable pour défaut de motivation suffisante.
Le Tribunal administratif de Poitiers a rejeté la requête de Mme D et M. A contestant le refus de remise gracieuse d’un indu de prime d’activité de 2 325,26 euros. Les requérants invoquaient leur situation financière, mais n’ont pas produit les justificatifs nécessaires malgré une demande de régularisation. En application des articles R. 222-1 (4°) et R. 772-6 du code de justice administrative, la requête a été jugée manifestement irrecevable pour défaut de motivation suffisante.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a annulé l'arrêté du 30 avril 2025 par lequel le préfet de la Gironde ordonnait le transfert de Mme A vers le Portugal. La juridiction a jugé que cet arrêté méconnaissait l'autorité de la chose jugée, car il reprenait les mêmes motifs qu'un précédent arrêté de transfert annulé par un jugement du 28 mars 2025, sans modification de la situation de droit ou de fait. La solution retenue s'appuie sur le principe de l'autorité de chose jugée et les dispositions du règlement (UE) n° 604/2013.
Le Tribunal Administratif de Poitiers, statuant en référé sur une demande de suspension fondée sur l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme B. Celle-ci contestait la décision du 5 mai 2025 du directeur de la maison centrale de Saint-Martin-de-Ré retirant définitivement son permis de visite pour son compagnon détenu. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, rappelant qu'un refus de permis de visite, en tant que mesure de police administrative, ne crée pas par lui-même une situation d'urgence et qu'il appartient au requérant d'en démontrer les effets concrets. L'ordonnance s'appuie sur les articles L. 341-1 et L. 341-7 du code pénitentiaire relatifs au droit de visite des détenus.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la requête de M. B, ressortissant guinéen, contestant les arrêtés du préfet de la Vienne du 14 mai 2025 l’obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination, prononçant une interdiction de retour de deux ans et l’assignant à résidence. Le tribunal a écarté le moyen d’incompétence du signataire, la délégation de signature au secrétaire général étant régulière. Il a jugé que la décision d’éloignement était suffisamment motivée et ne méconnaissait pas l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, compte tenu de l’absence d’attaches familiales stables en France. Les autres moyens, notamment ceux relatifs au refus de délai de départ volontaire et à l’illégalité de l’assignation à résidence, ont également été rejetés.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la requête de M. E, ressortissant marocain, qui contestait les arrêtés du préfet de la Vienne du 23 mai 2025 ordonnant sa remise aux autorités espagnoles, son interdiction de circulation sur le territoire français pour deux ans et son assignation à résidence. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence de l'auteur des actes, la directrice de cabinet disposant d'une délégation de signature régulière. Il a également jugé que les autres moyens soulevés, notamment ceux tirés du vice de procédure, du défaut de motivation et de la méconnaissance des articles L. 621-1 à L. 621-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, n'étaient pas fondés. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes d'annulation et d'injonction.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté les requêtes de M. C, un ressortissant congolais, contestant un arrêté du préfet de la Vienne du 20 mai 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination, prononçant une interdiction de retour de deux ans, et l'assignant à résidence pour 45 jours. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence de l'auteur de l'acte, la directrice de cabinet disposant d'une délégation de signature régulière. Sur le fond, il a jugé que la mesure d'éloignement ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale de l'intéressé au sens de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, faute pour M. C de justifier de liens personnels et familiaux stables et anciens en France. Les requêtes ont donc été rejetées.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté les requêtes de M. B, qui contestait un refus de titre de séjour assorti d'une obligation de quitter le territoire français (arrêté du 21 juin 2024) et une assignation à résidence (arrêté du 23 mai 2025). Le tribunal a notamment écarté les moyens tirés de l'incompétence de l'auteur de l'acte, de l'insuffisance de motivation, et de la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Il a jugé que le refus de séjour était légal, notamment au regard de l'absence de contribution effective de M. B à l'entretien et à l'éducation de sa fille, et que l'assignation à résidence était justifiée par l'existence d'une perspective raisonnable d'éloignement. Les décisions ont été fondées sur les articles L. 423-7, L. 412-5, L. 611-1 et L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la requête de Mme B, ressortissante sierra-léonaise, contestant l'arrêté du préfet de la Gironde du 24 avril 2025 ordonnant son transfert aux autorités belges, responsables de l'examen de sa demande d'asile en application du règlement (UE) n° 604/2013. Le tribunal a écarté les moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, l'insuffisance de motivation, la violation des articles 4 et 5 du règlement, et l'erreur manifeste d'appréciation au regard de l'article 17 du même règlement. Il a également jugé que la décision ne méconnaissait pas les stipulations des articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme ni l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, compte tenu de l'absence de preuve d'une atteinte disproportionnée à la vie familiale. La solution retenue est fondée sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et du règlement (UE) n° 604/2013.
Le Tribunal Administratif de Poitiers (2ème chambre) a rejeté la requête de M. A, ressortissant guinéen, contestant un arrêté préfectoral du 28 février 2024 refusant son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire, le préfet ayant régulièrement délégué sa signature. Sur le fond, il a jugé que le préfet avait correctement appliqué l'article L. 423-22 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en vérifiant les conditions de délivrance du titre, et que la décision n'était entachée d'aucune erreur d'appréciation ou de droit. La requête a donc été rejetée dans son intégralité.
Le Tribunal Administratif de Poitiers (2ème chambre) a rejeté la requête de M. B, ressortissant algérien, qui contestait l'arrêté du préfet de la Vienne du 28 juin 2024 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et fixant le pays de destination. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence, d'insuffisance de motivation et de violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article L. 423-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions à fin d'annulation, d'injonction et de frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la requête de Mme A, ressortissante malgache, qui contestait le refus de titre de séjour "salarié" et l'obligation de quitter le territoire français. La juridiction a estimé que la préfète de la Charente avait légalement fondé son refus sur l'absence de visa de long séjour "salarié" et d'autorisation de travail, conformément aux articles L. 421-1 et L. 412-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a également jugé que Mme A, titulaire d'une carte "stagiaire", ne pouvait exercer d'activité salariée en vertu de l'article L. 426-23 du même code. En conséquence, les décisions attaquées n'ont pas été annulées.