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Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la demande de Mme C, qui contestait le refus de remise gracieuse d’indus de prime d’activité et d’allocation logement (794,81 €) notifiés par la Mutualité Sociale Agricole des Charentes. La requérante invoquait sa bonne foi et son incapacité financière à rembourser. Le tribunal, statuant en plein contentieux, a estimé que Mme C n’établissait pas une situation de précarité suffisante pour justifier une remise, au regard de son quotient familial de 2 610 euros. La décision s’appuie sur les articles L. 553-2 du code de la sécurité sociale (pour les prestations familiales) et L. 845-3 du même code (pour la prime d’activité), qui subordonnent la remise gracieuse à la précarité du débiteur et à l’absence de fausse déclaration.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la requête de M. et Mme A, qui demandaient l’annulation du refus implicite d’abroger le plan local d’urbanisme intercommunal (PLUi) de l’île de Ré. Les requérants contestaient le classement de parcelles voisines en zone Ub (dense) et sollicitaient à titre subsidiaire le reclassement de leurs propres parcelles en cette même zone. Le tribunal a jugé que le classement contesté ne méconnaissait pas les articles L. 121-8 et L. 121-16 du code de l’urbanisme relatifs à la loi littoral, et qu’il n’était pas incompatible avec le projet d’aménagement et de développement durables (PADD). En conséquence, la décision implicite de rejet a été validée et les conclusions indemnitaires des requérants ont été rejetées.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a été saisi par Mme B, adjointe technique territoriale, pour contester trois arrêtés de la maire de Luxé la plaçant en disponibilité d’office puis la licenciant pour inaptitude physique. Le tribunal a jugé que l’arrêté du 25 juillet 2022 retirait celui du 23 février 2022, et a examiné la légalité du second. Il a annulé l’arrêté de licenciement du 25 juillet 2022, au motif que la commune avait méconnu l’obligation de prononcer le licenciement dès le constat de l’inaptitude, en violation des articles L. 511-1 et L. 613-1 du code général de la fonction publique. En conséquence, l’arrêté du 23 février 2022 a été rétabli dans l’ordonnancement juridique, et la commune a été enjoint de régulariser la situation de Mme B.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la demande de la SA Coop Atlantique, qui sollicitait la réduction de sa taxe sur les surfaces commerciales pour 2020. La société soutenait que le chiffre d'affaires des produits transformés (boulangerie, poissonnerie, charcuterie, boucherie à la découpe, fromage à la coupe) devait être exclu de l'assiette de la taxe, seul le chiffre d'affaires des ventes au détail en l'état devant être retenu. Le tribunal a jugé que ces activités, consistant en des transformations mineures ou manipulations usuelles (découpe, conditionnement), relèvent du commerce de détail et ne peuvent être exclues de la base d'imposition. La solution retenue s'appuie sur l'article 3 de la loi n°72-657 du 13 juillet 1972 et l'article 1er du décret n°95-85 du 26 janvier 1995.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la requête de M. A, ressortissant malien, qui contestait l'arrêté du préfet de la Charente-Maritime refusant son titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a examiné les moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, l'erreur de droit et l'erreur manifeste d'appréciation, mais les a jugés infondés. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation et des conclusions accessoires, en application des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, de la convention européenne des droits de l'homme et de la directive 2008/115/CE.
Le Tribunal administratif de Poitiers a rejeté la requête de M. A, un contrôleur des finances publiques, qui contestait l'avis défavorable émis par le directeur départemental des finances publiques de la Vienne le 22 septembre 2022 concernant sa candidature à un poste au service des impôts des particuliers (SIP) Nord Vienne. Le tribunal a jugé que cet avis, fondé sur les nécessités de service liées à une fusion imminente de son service d'origine, n'était pas entaché d'erreur manifeste d'appréciation, en application de l'article L. 512-8 du code général de la fonction publique. Les conclusions indemnitaires ont été rejetées pour défaut de liaison du contentieux.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la requête de Mme A contestant des indus de prime d'activité d’un montant total de 7 040,64 euros pour la période de mars 2020 à juin 2022. La requérante soutenait être séparée de son conjoint, mais le tribunal a estimé que les éléments produits (attestations peu circonstanciées, surconsommation d'énergie) ne suffisaient pas à contredire les indices d’une reprise de vie commune (maintien du bail commun, comptes joints, déclarations fiscales). En application des articles L. 842-3 et R. 842-3 du code de la sécurité sociale, les revenus du conjoint doivent être pris en compte en l’absence de séparation de fait caractérisée par une cessation de toute communauté de vie matérielle et affective.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la requête de M. D, détenu, qui contestait la sanction disciplinaire de 20 jours de cellule (dont 2 avec sursis) pour insultes, menaces et dégradations. Le tribunal a écarté les moyens d'irrégularité de la procédure, jugeant que le chef de détention disposait d'une délégation valable pour engager les poursuites et que le rapport d'enquête avait été rédigé par un agent compétent. Il a également estimé que la composition de la commission de discipline était régulière et que les droits de la défense avaient été respectés. La décision s'appuie notamment sur les articles R. 234-2, R. 234-3, R. 234-12, R. 234-13 et R. 234-14 du code pénitentiaire.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la requête de M. C, détenu à la maison centrale de Saint-Martin de Ré, qui contestait la sanction disciplinaire de 20 jours de cellule infligée pour insultes et menaces envers des surveillants. Le requérant invoquait notamment l'incompétence de l'autorité de poursuite, l'irrégularité de la composition de la commission de discipline et un défaut de préparation de sa défense. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens, jugeant que la délégation de signature pour les poursuites était valable, que le rapport d'enquête avait été rédigé par un agent compétent, et que la commission de discipline était régulièrement composée. La décision s'appuie sur les articles R. 234-2, R. 234-3, R. 234-12, R. 234-13 et R. 234-14 du code pénitentiaire.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a examiné la requête de Mme B A, capitaine de police, contestant le refus du préfet de la zone de défense et de sécurité Sud-Ouest de lui accorder la garantie individuelle du pouvoir d'achat (GIPA) pour 2022 et la demande de remboursement de celle perçue en 2021. Le tribunal a jugé que le préfet avait commis une erreur de droit en se fondant sur une circulaire pour exclure la requérante au motif de son détachement dans la fonction publique territoriale, alors que l'article 11 du décret n° 2008-539 du 6 juin 2008 prévoit le versement de la GIPA par l'employeur au 31 décembre de la période de référence, même en cas de mobilité. Par conséquent, le tribunal a annulé la décision du 25 avril 2023 et enjoint au ministre de l'intérieur de réexaminer les droits de Mme B A à la GIPA pour 2021 et 2022, sans astreinte, et a mis à la charge de l'État une somme de 1 200 euros au titre des frais de justice.
Cette décision du Tribunal Administratif de Poitiers (2ème chambre) concerne un recours en excès de pouvoir formé par M. B contre un arrêté du maire de Soyaux du 3 avril 2023, qui ne s'opposait pas à sa déclaration préalable de travaux (changement de coloris de volets et pose de volets roulants) mais l'assortissait de prescriptions, notamment l'obligation de dissimuler les coffres de volets roulants. Le tribunal rejette la requête. Il écarte comme inopérants les moyens tirés de l'incompétence et de l'insuffisance de motivation de la décision implicite de rejet du recours gracieux. Il juge que l'arrêté initial est suffisamment motivé en droit et en fait, les prescriptions étant claires et précises, et rejette le moyen tiré de la méconnaissance du règlement du PLUi de la zone UHb, ainsi que celui tiré de l'erreur manifeste d'appréciation, sans les détailler dans l'extrait fourni. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de M. B, sur le fondement des articles L. 424-3 et R. 424-5 du code de l'urbanisme.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a été saisi par plusieurs sociétés éoliennes d’un recours en excès de pouvoir contre la délibération du 27 avril 2023 par laquelle la communauté de communes Cœur de Charente a approuvé son plan local d’urbanisme intercommunal (PLUi). Les requérantes contestaient notamment la légalité de la procédure d’élaboration, l’insuffisance de l’évaluation environnementale, et les restrictions disproportionnées imposées à l’implantation d’éoliennes par les articles 4.6, 7.2.2 et 8.2.2 du règlement. Le tribunal a rejeté l’ensemble des moyens soulevés, estimant que la procédure était régulière, que l’évaluation environnementale était suffisante et que les restrictions contestées n’étaient pas entachées d’erreur de droit ni de disproportion manifeste au regard des objectifs de protection des paysages et de l’environnement. En conséquence, la délibération attaquée a été validée et les demandes des sociétés requérantes ont été rejetées, y compris leurs conclusions présentées au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Poitiers était saisi par Mme A B, en tant qu'obligée alimentaire, d'une contestation du refus d'aide sociale à l'hébergement pour sa mère et des titres exécutoires émis par le centre hospitalier d'Angoulême. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que la décision du juge aux affaires familiales du 13 octobre 2022, qui avait fixé la participation des obligés alimentaires, n'avait pas été contestée et que le département était fondé à refuser l'aide sociale sur cette base. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 132-1, L. 132-3 et L. 132-6 du code de l'action sociale et des familles, ainsi que sur les articles 205 et 208 du code civil relatifs à l'obligation alimentaire.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a annulé le certificat d'urbanisme négatif du 17 août 2023 par lequel le maire de Floirac avait déclaré non réalisable le projet de division d'un terrain et de construction d'une maison d'habitation de Mme B. La décision attaquée était fondée sur la méconnaissance du règlement départemental de défense extérieure contre l'incendie (RDDECI). Le tribunal a jugé que ce règlement, relevant d'une législation distincte, n'est pas opposable aux demandes de certificats d'urbanisme et que sa seule méconnaissance ne suffit pas à établir une atteinte à la sécurité publique au sens de l'article R. 111-2 du code de l'urbanisme. Par conséquent, le motif retenu par le maire constitue une erreur de droit.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la requête de la commune de Saint-Médard-de-Guizières, qui demandait l'annulation de l'arrêté du maire de Clérac du 2 juin 2022 reconnaissant l'imputabilité au service de la maladie de Mme A. Le tribunal a notamment relevé que le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur de l'acte se heurtait à l'autorité de la chose jugée par le jugement du 13 juillet 2021 du tribunal administratif de Bordeaux, qui avait enjoint à la commune de Clérac de réexaminer la demande. Les autres moyens soulevés par la commune requérante, relatifs à la procédure, à l'erreur de fait et à l'erreur d'appréciation, ont été écartés comme non fondés. La décision s'appuie sur les dispositions de la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 et du décret n° 87-602 du 30 juillet 1987.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la requête de M. B, ouvrier de l’État, qui contestait le refus du ministre des armées de lui accorder l’indemnité de mise en œuvre et de maintenance des aéronefs au taux n°2. Le tribunal a jugé que, sur le fondement du décret n° 2022-591 du 20 avril 2022, les fonctions de responsable de bureau et formateur de M. B ne l’exposaient pas directement à la mise en œuvre ou à la maintenance des aéronefs, contrairement aux instructeurs militaires qu’il encadrait. La différence de traitement invoquée a été considérée comme justifiée par la différence de missions, et non par le statut civil ou militaire. La décision de rejet a donc été confirmée, sans erreur d’appréciation.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la requête de Mme B, qui demandait l'annulation du refus de rupture conventionnelle opposé par le groupe hospitalier Saintes-Saint-Jean d'Angély. Le tribunal a rappelé que la rupture conventionnelle n'est pas un droit pour l'agent et que l'administration peut la refuser dans l'intérêt du service. Il a estimé que le refus n'était pas entaché d'une erreur manifeste d'appréciation, l'établissement justifiant sa décision par le coût de la mesure et son souhait de réintégrer l'agent au vu de ses bons états de service. La décision s'appuie sur les dispositions de la loi du 6 août 2019 et du décret du 31 décembre 2019 relatifs à la rupture conventionnelle dans la fonction publique.
Le Tribunal Administratif de Poitiers rejette l'opposition de M. A à une contrainte émise par la CAF de la Charente pour le recouvrement d'un solde de 765,82 euros d'un indu de prime d'activité (période octobre 2019 à juin 2020). Le juge rappelle que, dans le cadre d'une opposition à contrainte, le requérant ne peut invoquer que des moyens relatifs à la régularité de la contrainte, au principe, à la quotité ou à l'exigibilité de la créance. Les arguments de M. A portant sur sa situation financière précaire et sur des difficultés de recouvrement de pensions alimentaires sont jugés inopérants, car sans incidence sur la légalité de la contrainte litigieuse. La décision est fondée sur l'article L. 161-1-5 du code de la sécurité sociale.
Le Tribunal Administratif de Poitiers (2ème chambre) a rejeté la requête de la société Parc éolien Les Chevaliers, qui demandait l’annulation de la délibération du 27 avril 2023 par laquelle la communauté de communes Cœur de Charente a approuvé son plan local d’urbanisme intercommunal (PLUi). La société contestait notamment les articles 7.2.2 et 8.2.2 du règlement, qui interdisent l’implantation d’éoliennes de plus de 12 mètres dans certaines zones pour des motifs paysagers et écologiques. Le tribunal a écarté l’ensemble des moyens soulevés, estimant que les restrictions étaient justifiées et proportionnées au regard des objectifs de protection des paysages et de l’environnement, et qu’elles ne constituaient pas une interdiction générale et absolue contraire aux objectifs de développement des énergies renouvelables. La demande de la société au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative a également été rejetée.
Le Tribunal administratif de Poitiers, statuant en excès de pouvoir, a rejeté la requête de la société Ventelys dirigée contre la délibération du 27 avril 2023 par laquelle la communauté de communes Cœur de Charente a approuvé son plan local d'urbanisme intercommunal (PLUi). La société, qui développait un projet de parc éolien, soutenait notamment que le règlement du PLUi était incohérent avec le projet d'aménagement et de développement durables (PADD) et incompatible avec le schéma de cohérence territoriale (SCoT). Le tribunal a jugé que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, sans se prononcer sur la recevabilité de la requête. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'urbanisme et du code de l'environnement.