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Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la demande de la SA Coop Atlantique, qui sollicitait la réduction de sa taxe sur les surfaces commerciales pour 2020. La société soutenait que le chiffre d'affaires des produits transformés (boulangerie, poissonnerie, charcuterie, boucherie à la découpe, fromage à la coupe) devait être exclu de l'assiette de la taxe, seul le chiffre d'affaires des ventes au détail en l'état devant être retenu. Le tribunal a jugé que ces activités, consistant en des transformations mineures ou manipulations usuelles (découpe, conditionnement), relèvent du commerce de détail et ne peuvent être exclues de la base d'imposition. La solution retenue s'appuie sur l'article 3 de la loi n°72-657 du 13 juillet 1972 et l'article 1er du décret n°95-85 du 26 janvier 1995.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la demande de Mme B, propriétaire d’une maison à Ruelle-sur-Touvre, qui sollicitait 40 000 euros de dommages et intérêts de la communauté d’agglomération de Grand Angoulême pour des préjudices liés à des travaux publics (installation d’un arrêt de bus et d’un abribus). La juridiction a jugé que la responsabilité sans faute du maître d’ouvrage ne pouvait être engagée, faute pour Mme B de démontrer un préjudice grave et spécial ou un lien de causalité direct entre les travaux et les dommages allégués (fissures, nuisances, perte de valeur vénale). La solution s’appuie sur les principes de la responsabilité du fait des ouvrages publics, tels que dégagés par la jurisprudence administrative, sans application spécifique de textes législatifs.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la requête de M. A, contrôleur des finances publiques, qui contestait le refus de l'administration de lui accorder une priorité de mutation pour restructuration de service et demandait réparation de son préjudice. La juridiction a jugé que la décision attaquée n'était pas entachée d'erreur d'appréciation, car l'intéressé avait été réaffecté dans un emploi vacant correspondant à son grade dans le même département, conformément à l'article L. 442-5 du code général de la fonction publique et au décret n° 2019-1441 du 23 décembre 2019. Les conclusions indemnitaires ont également été rejetées, faute de lien de causalité direct entre la faute alléguée et le préjudice invoqué.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a été saisi par M. B et Mme E d’une demande de remise gracieuse d’un indu de prime d’activité de 4 410,10 euros, résultant d’une omission de déclaration de leur vie maritale entre 2019 et 2023. La juridiction a constaté un non-lieu à statuer partiel à hauteur de 575,20 euros, déjà remboursés par retenues sur prestations. Sur le fond, le tribunal a rejeté la requête, estimant que la condition de bonne foi n’était pas remplie en raison du caractère répété de l’omission sur quatre ans, et que la précarité alléguée n’était pas suffisamment justifiée. Cette décision s’appuie sur l’article L. 845-3 du code de la sécurité sociale.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la requête de la SAS Spie Facilities, qui contestait un titre de recettes de 10 000 euros émis par le centre hospitalier de Saintes pour des pénalités d'indisponibilité de matériel. Le tribunal a examiné prioritairement les moyens de fond, notamment l'absence de décompte de résiliation et le bien-fondé des pénalités, mais ne les a pas jugés fondés. Il a ensuite écarté les moyens de forme, comme l'insuffisance de motivation du titre, estimant que la créance était justifiée. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation et de décharge, sans application des textes spécifiques mentionnés.
Le Tribunal Administratif de Poitiers rejette l'opposition de M. A à une contrainte émise par la CAF de la Charente pour le recouvrement d'un solde de 765,82 euros d'un indu de prime d'activité (période octobre 2019 à juin 2020). Le juge rappelle que, dans le cadre d'une opposition à contrainte, le requérant ne peut invoquer que des moyens relatifs à la régularité de la contrainte, au principe, à la quotité ou à l'exigibilité de la créance. Les arguments de M. A portant sur sa situation financière précaire et sur des difficultés de recouvrement de pensions alimentaires sont jugés inopérants, car sans incidence sur la légalité de la contrainte litigieuse. La décision est fondée sur l'article L. 161-1-5 du code de la sécurité sociale.
Le Tribunal administratif de Poitiers a rejeté la demande de Mme B, qui sollicitait la remise gracieuse d’une dette de 722,61 euros correspondant à un trop-perçu de prime d’activité. L’indu résultait de l’omission de déclaration d’une partie des revenus de son conjoint. Le juge a estimé que, malgré une éventuelle bonne foi, la situation de précarité de la requérante n’était pas suffisamment établie pour justifier une remise de dette au titre de l’article L. 845-3 du code de la sécurité sociale.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a été saisi par la société Groupama d'Oc, subrogée dans les droits de ses assurées, afin d'engager la responsabilité de la société Enedis pour un incendie causé par un câble électrique appartenant à cette dernière. Le tribunal a rejeté la requête en raison de l'absence de preuve du paiement effectif des indemnités par l'assureur, condition nécessaire à la subrogation légale prévue par l'article L. 121-12 du code des assurances. Par conséquent, la demande d'indemnisation de 56 900 euros a été déclarée irrecevable.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a été saisi par l'ADSEA 86, agissant en tant qu'administrateur ad hoc, pour obtenir la condamnation du département de la Vienne à indemniser les préjudices subis par un enfant (D B) victime de viols commis par son frère (C B), alors que ce dernier était pris en charge par l'aide sociale à l'enfance. Le tribunal a rejeté la requête, jugeant que l'association ne justifiait pas de la qualité pour agir de sa représentante, la directrice du "PRISM", en l'absence de preuve d'une habilitation statutaire ou d'une décision régulière de l'organe compétent. Cette solution est fondée sur les principes généraux de la représentation en justice des personnes morales.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. B, qui demandait au juge d’enjoindre au préfet de la Charente de renouveler son titre de séjour. Le tribunal a rappelé que le juge administratif ne peut être saisi que d’un recours contre une décision administrative, et non de conclusions principales à fin d’injonction. La requête ne comportant pas de conclusions en annulation d’une décision préalable, elle a été rejetée sur le fondement de l’article R. 222-1, 4° du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Poitiers a rejeté la demande de M. B C, qui sollicitait la remise gracieuse d’un indu de prime d’activité de 458,82 euros pour la période d’octobre 2021 à mars 2022. Le juge a estimé que le requérant n’établissait pas sa situation de précarité, malgré un quotient familial de 1 208 euros, et n’a pas retenu sa bonne foi comme suffisante pour justifier une remise. La décision se fonde sur l’article L. 845-3 du code de la sécurité sociale, qui subordonne la remise à la bonne foi ou à la précarité du débiteur.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la requête de M. et Mme A, qui demandaient l’annulation du refus implicite d’abroger le plan local d’urbanisme intercommunal (PLUi) de l’île de Ré. Les requérants contestaient le classement de parcelles voisines en zone Ub (dense) et sollicitaient à titre subsidiaire le reclassement de leurs propres parcelles en cette même zone. Le tribunal a jugé que le classement contesté ne méconnaissait pas les articles L. 121-8 et L. 121-16 du code de l’urbanisme relatifs à la loi littoral, et qu’il n’était pas incompatible avec le projet d’aménagement et de développement durables (PADD). En conséquence, la décision implicite de rejet a été validée et les conclusions indemnitaires des requérants ont été rejetées.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a été saisi par Mme C d’une demande de remise gracieuse d’un trop-perçu d’aide personnelle au logement de 1 351,50 euros, après une remise partielle de 25% accordée par la CAF des Deux-Sèvres. Statuant en plein contentieux, le juge a annulé la décision de la CAF et accordé une remise supplémentaire de 25% (450,50 euros), en application des articles L. 553-2 du code de la sécurité sociale et L. 823-9 du code de la construction et de l’habitation. La solution retenue se fonde sur la précarité de la situation financière de la requérante (ressources mensuelles de 1 092 euros, loyer de 502 euros) et sa bonne foi non contestée, le surplus de sa demande étant rejeté.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la requête de M. B, ouvrier de l’État, qui contestait le refus du ministre des armées de lui accorder l’indemnité de mise en œuvre et de maintenance des aéronefs au taux n°2. Le tribunal a jugé que, sur le fondement du décret n° 2022-591 du 20 avril 2022, les fonctions de responsable de bureau et formateur de M. B ne l’exposaient pas directement à la mise en œuvre ou à la maintenance des aéronefs, contrairement aux instructeurs militaires qu’il encadrait. La différence de traitement invoquée a été considérée comme justifiée par la différence de missions, et non par le statut civil ou militaire. La décision de rejet a donc été confirmée, sans erreur d’appréciation.
Le Tribunal Administratif de Poitiers (2ème chambre) a rejeté la requête de la société Parc éolien Les Chevaliers, qui demandait l’annulation de la délibération du 27 avril 2023 par laquelle la communauté de communes Cœur de Charente a approuvé son plan local d’urbanisme intercommunal (PLUi). La société contestait notamment les articles 7.2.2 et 8.2.2 du règlement, qui interdisent l’implantation d’éoliennes de plus de 12 mètres dans certaines zones pour des motifs paysagers et écologiques. Le tribunal a écarté l’ensemble des moyens soulevés, estimant que les restrictions étaient justifiées et proportionnées au regard des objectifs de protection des paysages et de l’environnement, et qu’elles ne constituaient pas une interdiction générale et absolue contraire aux objectifs de développement des énergies renouvelables. La demande de la société au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative a également été rejetée.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a statué sur la demande de Mme C, qui sollicitait la remise gracieuse d’un trop-perçu d’aide personnelle au logement (APL) de 1 137 euros pour la période d’octobre 2022 à février 2023. Le tribunal a annulé la décision de refus de la caisse d’allocations familiales de la Charente-Maritime. Compte tenu de la situation financière précaire de la requérante et de sa bonne foi non contestée, il lui a accordé une remise gracieuse de 50 % de sa dette, soit 568,50 euros, sur le fondement des articles L. 553-2 du code de la sécurité sociale et L. 823-9 du code de la construction et de l’habitation.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a été saisi par Mme A d’une opposition à une contrainte émise par la CAF de la Charente pour le recouvrement d’indu de prime d’activité et d’aides exceptionnelles. La requérante contestait le bien-fondé de l’indu en soutenant qu’elle vivait en colocation et non en couple. Le tribunal a rejeté sa requête, considérant que les éléments de l’enquête (logement à deux chambres, paiement du loyer par le colocataire, partage des charges) établissaient une vie de couple stable et continue au sens des articles L. 842-3 et L. 842-7 du code de la sécurité sociale.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la demande de Mme C, qui sollicitait la remise gracieuse d’un trop-perçu d’aide personnelle au logement de 629,75 euros, après une remise partielle déjà accordée par la CAF de la Charente. Le juge a estimé que la requérante, retraitée vivant avec son compagnon, ne démontrait pas être dans l’incapacité de rembourser cette somme, malgré sa bonne foi. La solution retenue s’appuie sur les articles L. 553-2 du code de la sécurité sociale et L. 823-9 du code de la construction et de l’habitation, qui conditionnent la remise à une situation de précarité avérée.
Le Tribunal Administratif de Poitiers, statuant en formation collégiale, a rejeté les requêtes de la SAS Spie Facilities. Celle-ci contestait deux titres de recettes émis par l'EPD Les Deux Monts pour un total de 7 999,90 euros, correspondant à des pénalités pour indisponibilité suite à la résiliation d'un marché d'entretien frigorifique. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés par la société, notamment l'incompétence de l'auteur du titre, le défaut de motivation et le caractère infondé de la créance, n'étaient pas fondés. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code général des collectivités territoriales et du décret n° 2012-1246 du 7 novembre 2012 relatif à la gestion budgétaire et comptable publique.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a été saisi par Mme B, adjointe technique territoriale, pour contester trois arrêtés de la maire de Luxé la plaçant en disponibilité d’office puis la licenciant pour inaptitude physique. Le tribunal a jugé que l’arrêté du 25 juillet 2022 retirait celui du 23 février 2022, et a examiné la légalité du second. Il a annulé l’arrêté de licenciement du 25 juillet 2022, au motif que la commune avait méconnu l’obligation de prononcer le licenciement dès le constat de l’inaptitude, en violation des articles L. 511-1 et L. 613-1 du code général de la fonction publique. En conséquence, l’arrêté du 23 février 2022 a été rétabli dans l’ordonnancement juridique, et la commune a été enjoint de régulariser la situation de Mme B.