8 854 décisions disponibles — page 103/443
Le Tribunal administratif de Poitiers a rejeté la demande de M. B C, qui sollicitait la remise gracieuse d’un indu de prime d’activité de 458,82 euros pour la période d’octobre 2021 à mars 2022. Le juge a estimé que le requérant n’établissait pas sa situation de précarité, malgré un quotient familial de 1 208 euros, et n’a pas retenu sa bonne foi comme suffisante pour justifier une remise. La décision se fonde sur l’article L. 845-3 du code de la sécurité sociale, qui subordonne la remise à la bonne foi ou à la précarité du débiteur.
Le Tribunal administratif de Poitiers a rejeté la requête de Mme A, qui contestait des différends avec la commune de Saint-Xandre et ses agents. La requête a été jugée manifestement irrecevable car elle ne contenait ni conclusions précises ni décision administrative attaquée. Cette décision a été prise sur le fondement des articles R. 222-1 (4°) et R. 411-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Poitiers a rejeté la requête de M. A... comme manifestement irrecevable. Le requérant demandait l'annulation d'une décision refusant la réévaluation de la valeur locative d'un bien immobilier, mais cette décision n'est pas un acte détachable de la procédure d'imposition. Le juge a rappelé qu'un tel litige relève du plein contentieux fiscal, nécessitant un recours préalable tendant à la décharge ou réduction d'une imposition, conformément aux articles R. 190-1 et suivants du livre des procédures fiscales.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. B... C..., héritier de sa mère décédée, qui demandait la révision de la date d’effet de la pension de réversion de cette dernière. Le tribunal a jugé que le requérant ne justifiait pas d’un intérêt lui donnant qualité pour agir, car le décès de sa mère avait éteint définitivement le droit à pension, aucun recours n’ayant été exercé de son vivant ni par ses héritiers contre les actes définitifs (jugement et arrêté de concession). La solution retenue s’appuie sur l’article L. 1 du code des pensions civiles et militaires de retraite, qui consacre le caractère personnel et viager de la pension, et sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la requête de M. B, ressortissant congolais, qui contestait l'arrêté du préfet de la Gironde ordonnant son transfert aux autorités espagnoles pour l'examen de sa demande d'asile. Le tribunal a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et que les moyens soulevés, notamment la méconnaissance des articles 4 et 5 du règlement (UE) n°604/2013 et l'erreur manifeste d'appréciation liée à son état de santé, n'étaient pas fondés. La solution retenue confirme la légalité de la décision de transfert, fondée sur le règlement Dublin III et le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a été saisi par Mme C d’une demande de remise gracieuse d’une dette de 240,50 euros, correspondant au solde d’un trop-perçu d’aide personnelle au logement après une remise partielle accordée par la CAF de la Charente. La CAF a fait valoir que cette somme avait été intégralement soldée par des retenues sur prestations sociales. Le tribunal a constaté que la requête était devenue sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer.
Le Tribunal administratif de Poitiers a été saisi par Mme A d’une demande de remise gracieuse d’un indu d’aide personnelle au logement de 567,60 euros pour la période de juin à décembre 2022. La caisse d’allocations familiales a opposé que la dette avait été intégralement soldée par des retenues mensuelles sur les prestations. Le tribunal a constaté que la requête était devenue sans objet, en application des articles L. 553-2 du code de la sécurité sociale et L. 823-9 du code de la construction et de l’habitation. Il a donc prononcé un non-lieu à statuer.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la requête de Mme A contestant un indu de prime d'activité de 1739,25 euros. La requérante, pacsée depuis mai 2021, soutenait ne pas vivre avec son partenaire et avoir opté pour une déclaration fiscale séparée. Le tribunal a jugé qu'en application des articles L. 842-3 et R. 842-3 du code de la sécurité sociale, les ressources des deux partenaires liés par un PACS doivent être prises en compte, indépendamment de leur résidence séparée ou de déclarations fiscales distinctes. Faute de preuve d'une séparation effective, la caisse d'allocations familiales a pu légalement réintégrer les ressources du partenaire pour le calcul des droits à la prime d'activité.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a statué sur la demande de remise gracieuse de M. C concernant un indu de prime d'activité de 545,47 euros. La CAF ayant accordé une remise partielle supplémentaire de 136,37 euros en cours d'instance, le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer sur cette partie. Sur le surplus de 409,10 euros, le tribunal a rejeté la demande, estimant que M. C n'apportait pas la preuve d'une situation de précarité suffisante pour justifier une remise totale, malgré sa bonne foi non contestée. La décision est fondée sur l'article L. 845-3 du code de la sécurité sociale.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la requête de M. A, ressortissant malien, qui contestait l'arrêté du préfet de la Charente-Maritime refusant son titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a examiné les moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, l'erreur de droit et l'erreur manifeste d'appréciation, mais les a jugés infondés. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation et des conclusions accessoires, en application des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, de la convention européenne des droits de l'homme et de la directive 2008/115/CE.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la demande de Mme C, qui contestait le refus de remise gracieuse d’indus de prime d’activité et d’allocation logement (794,81 €) notifiés par la Mutualité Sociale Agricole des Charentes. La requérante invoquait sa bonne foi et son incapacité financière à rembourser. Le tribunal, statuant en plein contentieux, a estimé que Mme C n’établissait pas une situation de précarité suffisante pour justifier une remise, au regard de son quotient familial de 2 610 euros. La décision s’appuie sur les articles L. 553-2 du code de la sécurité sociale (pour les prestations familiales) et L. 845-3 du même code (pour la prime d’activité), qui subordonnent la remise gracieuse à la précarité du débiteur et à l’absence de fausse déclaration.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la demande de Mme C, qui sollicitait la remise gracieuse d’un trop-perçu d’aide personnelle au logement de 629,75 euros, après une remise partielle déjà accordée par la CAF de la Charente. Le juge a estimé que la requérante, retraitée vivant avec son compagnon, ne démontrait pas être dans l’incapacité de rembourser cette somme, malgré sa bonne foi. La solution retenue s’appuie sur les articles L. 553-2 du code de la sécurité sociale et L. 823-9 du code de la construction et de l’habitation, qui conditionnent la remise à une situation de précarité avérée.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a statué sur la demande de Mme C, qui sollicitait la remise gracieuse d’un trop-perçu d’aide personnelle au logement (APL) de 1 137 euros pour la période d’octobre 2022 à février 2023. Le tribunal a annulé la décision de refus de la caisse d’allocations familiales de la Charente-Maritime. Compte tenu de la situation financière précaire de la requérante et de sa bonne foi non contestée, il lui a accordé une remise gracieuse de 50 % de sa dette, soit 568,50 euros, sur le fondement des articles L. 553-2 du code de la sécurité sociale et L. 823-9 du code de la construction et de l’habitation.
Le Tribunal administratif de Poitiers a rejeté la demande de Mme B, qui sollicitait la remise gracieuse d’une dette de 722,61 euros correspondant à un trop-perçu de prime d’activité. L’indu résultait de l’omission de déclaration d’une partie des revenus de son conjoint. Le juge a estimé que, malgré une éventuelle bonne foi, la situation de précarité de la requérante n’était pas suffisamment établie pour justifier une remise de dette au titre de l’article L. 845-3 du code de la sécurité sociale.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a été saisi par Mme A d’une opposition à une contrainte émise par la CAF de la Charente pour le recouvrement d’indu de prime d’activité et d’aides exceptionnelles. La requérante contestait le bien-fondé de l’indu en soutenant qu’elle vivait en colocation et non en couple. Le tribunal a rejeté sa requête, considérant que les éléments de l’enquête (logement à deux chambres, paiement du loyer par le colocataire, partage des charges) établissaient une vie de couple stable et continue au sens des articles L. 842-3 et L. 842-7 du code de la sécurité sociale.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la requête de M. A, contrôleur des finances publiques, qui contestait le refus de l'administration de lui accorder une priorité de mutation pour restructuration de service et demandait réparation de son préjudice. La juridiction a jugé que la décision attaquée n'était pas entachée d'erreur d'appréciation, car l'intéressé avait été réaffecté dans un emploi vacant correspondant à son grade dans le même département, conformément à l'article L. 442-5 du code général de la fonction publique et au décret n° 2019-1441 du 23 décembre 2019. Les conclusions indemnitaires ont également été rejetées, faute de lien de causalité direct entre la faute alléguée et le préjudice invoqué.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la demande de la SA Coop Atlantique, qui sollicitait la réduction de sa taxe sur les surfaces commerciales pour 2020. La société soutenait que le chiffre d'affaires des produits transformés (boulangerie, poissonnerie, charcuterie, boucherie à la découpe, fromage à la coupe) devait être exclu de l'assiette de la taxe, seul le chiffre d'affaires des ventes au détail en l'état devant être retenu. Le tribunal a jugé que ces activités, consistant en des transformations mineures ou manipulations usuelles (découpe, conditionnement), relèvent du commerce de détail et ne peuvent être exclues de la base d'imposition. La solution retenue s'appuie sur l'article 3 de la loi n°72-657 du 13 juillet 1972 et l'article 1er du décret n°95-85 du 26 janvier 1995.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la demande de Mme B, propriétaire d’une maison à Ruelle-sur-Touvre, qui sollicitait 40 000 euros de dommages et intérêts de la communauté d’agglomération de Grand Angoulême pour des préjudices liés à des travaux publics (installation d’un arrêt de bus et d’un abribus). La juridiction a jugé que la responsabilité sans faute du maître d’ouvrage ne pouvait être engagée, faute pour Mme B de démontrer un préjudice grave et spécial ou un lien de causalité direct entre les travaux et les dommages allégués (fissures, nuisances, perte de valeur vénale). La solution s’appuie sur les principes de la responsabilité du fait des ouvrages publics, tels que dégagés par la jurisprudence administrative, sans application spécifique de textes législatifs.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la requête de M. G, détenu, qui contestait la sanction de 20 jours de cellule disciplinaire pour insultes et menaces envers des surveillants. Le requérant soulevait des moyens de procédure (incompétence de l'autorité de poursuite, irrégularité de la composition de la commission de discipline, atteinte aux droits de la défense) et un moyen de fond (disproportion de la sanction). Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens, jugeant que les délégations de compétence étaient valides, que le rapport d'enquête avait été rédigé par un agent habilité, et que la composition de la commission était régulière. La décision s'appuie sur les articles R. 234-2, R. 234-3, R. 234-12, R. 234-13 et R. 234-14 du code pénitentiaire.
Le Tribunal administratif de Poitiers, statuant en excès de pouvoir, a rejeté la requête de la société Ventelys dirigée contre la délibération du 27 avril 2023 par laquelle la communauté de communes Cœur de Charente a approuvé son plan local d'urbanisme intercommunal (PLUi). La société, qui développait un projet de parc éolien, soutenait notamment que le règlement du PLUi était incohérent avec le projet d'aménagement et de développement durables (PADD) et incompatible avec le schéma de cohérence territoriale (SCoT). Le tribunal a jugé que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, sans se prononcer sur la recevabilité de la requête. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'urbanisme et du code de l'environnement.