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Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la requête de M. E, ressortissant afghan, qui contestait l'arrêté du préfet de la Gironde ordonnant son transfert aux autorités belges pour l'examen de sa demande d'asile. Le tribunal a écarté les moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, le défaut de motivation et la méconnaissance des articles 4 et 5 du règlement (UE) n° 604/2013. Il a jugé que la décision était suffisamment motivée et que le préfet n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en ne faisant pas usage de la clause discrétionnaire de l'article 17 du même règlement. La solution retenue confirme la légalité de la décision de transfert vers la Belgique, État responsable de l'examen de la demande d'asile.
Le Tribunal administratif de Poitiers, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B A, ressortissant guinéen, qui demandait la suspension de l'exécution de la décision implicite de refus d'abroger une obligation de quitter le territoire français et une assignation à résidence. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car la convocation à l'aéroport pour un embarquement vers la Guinée, prévue le 5 juin 2025, ne démontrait pas un risque imminent d'éloignement, et que les allégations sur l'absence d'accès aux soins pour sa schizophrénie en Guinée n'étaient pas étayées par des pièces médicales suffisantes. En conséquence, la requête a été rejetée sans qu'il soit nécessaire d'examiner l'existence d'un doute sérieux sur la légalité des décisions attaquées, et les conclusions accessoires (aide juridictionnelle, injonctions, frais) ont également été rejetées.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a examiné la requête de Mme A, agent territorial, contestant les décisions du président du conseil régional de Nouvelle-Aquitaine la plaçant en congé de maladie ordinaire non imputable au service pour des pathologies de l'épaule (droite et gauche) initialement reconnues comme maladies professionnelles. La requérante invoquait notamment l'incompétence de l'auteur des actes, un défaut de procédure contradictoire et une erreur manifeste d'appréciation quant au lien des pathologies avec le service. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens de Mme A, considérant que les décisions étaient légales et fondées sur les expertises médicales et les avis du conseil médical, et a donc rejeté sa requête. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code général de la fonction publique et du code de la sécurité sociale relatives à la reconnaissance de l'imputabilité au service et à la fixation des dates de consolidation.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a été saisi par la commune de Niort d’une demande de condamnation de la société Moreau-Lathus à lui verser 37 773,58 euros pour des désordres affectant le système de récupération de chaleur de son crématorium, relevant de la garantie décennale. La commune soutenait que les dysfonctionnements, notamment l’absence de vanne trois voies et de compteur de calories, étaient imputables à cette société. La société Moreau-Lathus a contesté sa responsabilité, arguant que les désordres provenaient d’un défaut de conception et non d’exécution. Le tribunal a appliqué les principes de la responsabilité décennale des constructeurs, prévue par les articles 1792 et suivants du code civil, et a condamné la société Moreau-Lathus à indemniser la commune pour les travaux de reprise nécessaires, tout en rejetant les appels en garantie formés contre les sociétés Qualiconsult et TPF Ingenierie.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a examiné la requête de la commune de Terres-de-Haute-Charente contestant l'arrêté interministériel du 21 mars 2023 refusant la reconnaissance de l'état de catastrophe naturelle pour les mouvements de terrain différentiels liés à la sécheresse de 2016. La commune invoquait notamment l'incompétence des signataires, l'irrégularité de l'avis de la commission interministérielle, et une erreur d'appréciation fondée sur des données météorologiques erronées. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens, considérant que la décision était régulièrement motivée et que les critères d'évaluation de l'intensité de la sécheresse, basés sur des simulations, n'étaient pas entachés d'erreur manifeste. La solution retenue est le rejet de la requête, sans faire droit aux demandes d'injonction ou de frais de justice, en application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et des dispositions du code des assurances.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la requête de M. B, ressortissant marocain, qui contestait le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de la Charente-Maritime. Le tribunal a jugé que M. B ne pouvait pas se prévaloir des dispositions de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers pour obtenir un titre de séjour en tant que salarié, l'accord franco-marocain du 9 octobre 1987 régissant cette situation. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes, incluant l'annulation de l'arrêté et les conclusions accessoires.
Le Tribunal Administratif de Poitiers, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision de la commission de l’académie de Poitiers refusant à M. B... et Mme E... l’autorisation d’instruire leur fille en famille. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas établie, les requérants n’apportant pas la preuve d’une situation de mal-être suffisamment grave et immédiate pour justifier une suspension, et que les moyens soulevés n’étaient pas de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La solution retenue s’appuie sur les dispositions de l’article L. 521-1 du code de justice administrative et du 4° de l’article L. 131-5 du code de l’éducation.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la requête de M. A, un ressortissant guyanien, qui contestait l'arrêté du préfet de la Vienne lui retirant sa carte de séjour pluriannuelle et l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et d'insuffisance de motivation, jugeant l'arrêté régulier. Il a estimé que le retrait du titre de séjour était légalement fondé sur la menace pour l'ordre public, en raison de la condamnation pénale de l'intéressé pour des faits graves, en application des articles L. 432-4 et R. 432-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Poitiers, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A, ressortissant guinéen, qui demandait la suspension de son éloignement du territoire. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie et que l'exécution de la mesure ne portait pas une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale, notamment au droit à la vie et à la santé. La décision s'appuie sur l'absence de démonstration d'une rupture des soins en cas de retour dans son pays d'origine.
Le Tribunal administratif de Poitiers a examiné la demande de remise gracieuse d’un indu de revenu de solidarité active (RSA) de 6 779,59 euros réclamé à M. C..., suite à son départ non déclaré en Espagne. Se fondant sur l’article L. 262-46 du code de l’action sociale et des familles, le tribunal a estimé que la bonne foi de M. C... était établie, car il avait informé Pôle emploi de son départ sans intention de dissimulation, et que sa situation de précarité était démontrée. En conséquence, le tribunal a accordé la remise gracieuse totale de la dette.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la requête de Mme C... contestant un indu de prime d'activité de 576 euros pour la période d'octobre 2021 à septembre 2022. L'indu résultait de l'absence de déclaration d'une pension alimentaire perçue, obligation prévue par les articles L. 842-1 et suivants du code de la sécurité sociale. Le tribunal a jugé que la bonne foi de la requérante et sa méconnaissance de l'obligation déclarative étaient sans incidence sur le bien-fondé de l'indu. Il a également estimé que la situation de précarité financière invoquée ne pouvait être examinée dans le cadre du présent recours en annulation, mais relevait d'une éventuelle demande de remise gracieuse.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a examiné l'opposition formée par M. B... contre une contrainte émise par Pôle Emploi (devenu France Travail) pour le recouvrement d'un indu d'allocation de solidarité spécifique de 760,95 euros. Le requérant invoquait son état de santé et son incapacité à rembourser. La juridiction a rejeté l'exception de non-lieu à statuer soulevée par France Travail en raison du décès de M. B..., l'affaire étant en état d'être jugée. Sur le fond, le tribunal a constaté que M. B... n'avait pas informé Pôle Emploi de son indisponibilité pour maladie, en méconnaissance des articles L. 5411-2 et R. 5411-6 du code du travail, et qu'il ne justifiait pas d'actes positifs de recherche d'emploi. Par conséquent, la contrainte a été validée et l'opposition rejetée.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la requête de Mme B... contestant le refus du département des Deux-Sèvres de lui attribuer la carte mobilité inclusion portant la mention « stationnement pour personnes handicapées ». La requérante invoquait des difficultés pour sortir de son véhicule en raison de douleurs dorsales. Le tribunal a jugé que les dispositions de l’article L. 241-3 du code de l’action sociale et des familles et l’arrêté du 3 janvier 2017 exigent une réduction importante et durable de la capacité de déplacement à pied, caractérisée notamment par un périmètre de marche inférieur à 200 mètres ou le recours systématique à une aide technique ou humaine, ce que Mme B... n’établissait pas.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la demande de Mme C... qui contestait le refus du département des Deux-Sèvres de lui attribuer la carte « mobilité inclusion » portant la mention « stationnement pour personnes handicapées ». La requérante, souffrant d’arthrite juvénile, n’a pas démontré que son périmètre de marche était inférieur à 200 mètres ni qu’elle nécessitait systématiquement une aide humaine ou technique pour ses déplacements extérieurs, comme l’exige l’article L. 241-3 du code de l’action sociale et des familles et l’arrêté du 3 janvier 2017. Le tribunal a donc considéré que les conditions d’attribution de cette mention n’étaient pas remplies.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la demande de Mme B... tendant à obtenir la remise totale de deux indus de prime d’activité, d’un montant restant dû de 478,97 et 170,77 euros. Saisi en plein contentieux, le juge a appliqué l’article L. 845-3 du code de la sécurité sociale, qui subordonne la remise gracieuse à la bonne foi et à la précarité du débiteur. Si la bonne foi de la requérante n’était pas contestée, le tribunal a estimé que sa situation de précarité n’était pas établie, malgré les remises partielles déjà accordées par la CAF. En conséquence, la requête a été rejetée.
Le Tribunal Administratif de Poitiers, statuant en référé sur le fondement de l'article L.521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A épouse C. La requérante, de nationalité camerounaise, sollicitait une injonction pour obtenir un rendez-vous en préfecture et la restitution de sa carte de résident. Le juge a considéré que la demande ne présentait pas un caractère d'urgence suffisant et qu'elle était mal fondée, en application de l'article L.522-3 du même code. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment les articles R.431-12, R.432-1 et R.432-2.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la demande de remise gracieuse d’un indu de prime d’activité de 147,21 euros formée par M. A..., au motif que sa situation de précarité n’était pas démontrée. La juridiction a appliqué l’article L. 845-3 du code de la sécurité sociale, qui subordonne la remise à la bonne foi ou à la précarité du débiteur. Par ailleurs, les conclusions reconventionnelles de la caisse d’allocations familiales tendant à la condamnation de M. A... ont été déclarées irrecevables, celle-ci disposant d’une procédure de contrainte pour recouvrer ses prestations.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la requête de M. B... contestant le refus du président du conseil départemental de la Vienne de lui attribuer la carte "mobilité inclusion" portant la mention "stationnement pour personnes handicapées". Le tribunal a considéré que, sur le fondement des articles L. 241-3 et R. 241-12-1 du code de l'action sociale et des familles, ainsi que de l'arrêté du 3 janvier 2017, M. B... ne démontrait pas que son handicap ophtalmique réduisait sa capacité de déplacement à pied de manière importante et durable, notamment en établissant un périmètre de marche inférieur à 200 mètres ou la nécessité d'une aide humaine ou technique systématique. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation et de la demande d'expertise.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a été saisi par Mme B... d’un recours en annulation contre le refus du président du conseil départemental de la Vienne de lui attribuer la carte mobilité inclusion portant la mention « stationnement pour personnes handicapées ». La requérante invoquait son essoufflement consécutif à une opération cardiaque et la nécessité de se déplacer pour son travail. Le tribunal a rejeté sa demande, estimant que les éléments fournis ne démontraient pas que son périmètre de marche était limité à moins de 200 mètres ou qu'elle devait recourir systématiquement à une aide technique ou humaine, conformément aux critères stricts de l’arrêté du 3 janvier 2017 pris pour l’application des articles L. 241-3 et R. 241-12-1 du code de l’action sociale et des familles.
Le Tribunal administratif de Poitiers a rejeté la requête de M. A, ressortissant afghan, qui contestait la décision du Préfet de la Gironde du 20 mars 2025 ordonnant sa remise aux autorités bulgares pour l'examen de sa demande d'asile. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'incompétence de l'auteur de l'acte, de l'irrégularité de la procédure (dont l'entretien individuel) et de la violation de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme, en estimant que la présomption de confiance mutuelle entre États membres de l'UE n'était pas suffisamment renversée par les éléments fournis. La solution retenue est fondée sur le Règlement (UE) n° 604/2013 (Dublin III) et le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.