Jurisprudence — Tribunal Administratif de Poitiers
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N° TA86-2600308(TA86-2600308)
Le Tribunal administratif de Poitiers, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension des refus de permis de visite opposés à Mme B... par la directrice du centre pénitentiaire de Poitiers-Vivonne. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, un refus de permis de visite ne créant pas par lui-même une situation d'urgence justifiant une suspension. La requérante n'a pas démontré d'atteinte suffisamment grave et immédiate à sa situation personnelle. La décision s'appuie sur l'article L. 521-1 du code de justice administrative et les articles L. 341-1 et L. 341-7 du code pénitentiaire.
N° TA86-2503780(TA86-2503780)
Le Tribunal administratif de Poitiers a rejeté la requête de M. B... contestant la décision du préfet des Deux-Sèvres du 22 octobre 2025 classant sans suite sa demande de naturalisation. Cette décision était fondée sur l'article 44 du décret n°93-1362 du 30 décembre 1993, car la demande avait été présentée avant l'expiration d'un délai d'ajournement de deux ans prononcé en 2023. Le requérant soutenait que ce délai était lié à une dette désormais résorbée, mais le tribunal a jugé ce moyen inopérant, l'ajournement visant à démontrer sa capacité financière globale et non la seule résorption de la dette. La requête a été rejetée sur le fondement du 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA86-2504152(TA86-2504152)
Le Tribunal administratif de Poitiers a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de Mme A... contestant sa note d’espagnol et la délibération du jury de licence. Le tribunal a jugé que l’étudiante, ayant été admise au diplôme, ne justifiait d’aucun intérêt à agir contre cette délibération. Il a également estimé irrecevable le recours dirigé contre la seule note, celle-ci étant indivisible de la délibération du jury. Enfin, le refus de communication des motifs d’une décision implicite ne constitue pas une décision distincte susceptible de recours. La requête a été rejetée sur le fondement du 4° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA86-2202366(TA86-2202366)
Le Tribunal Administratif de Poitiers a été saisi par la ministre de la transition écologique afin d’obtenir la condamnation in solidum de plusieurs constructeurs et du contrôleur technique pour des désordres affectant le siège de la direction départementale des territoires et de la mer de la Charente-Maritime. Les désordres concernent des infiltrations d’eau en façade, un défaut d’étanchéité à l’air des menuiseries, des infiltrations par une terrasse et des fissurations, tous de nature à rendre l’ouvrage impropre à sa destination. La ministre a fondé ses demandes sur la responsabilité décennale des constructeurs et la responsabilité quasi-délictuelle, sollicitant des indemnités totalisant plus de 630 000 euros. La société Qualiconsult, contrôleur technique, a contesté sa responsabilité en invoquant les limites de sa mission et le caractère apparent de certains désordres. Le tribunal a dû se prononcer sur l’imputabilité des désordres et l’application des garanties légales, notamment celles prévues par les articles 1792 et suivants du code civil.
N° TA86-2400951(TA86-2400951)
Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la requête de M. G... et Mme D... contestant le classement de leur parcelle en zone inondable et non-constructible par le plan local d'urbanisme intercommunal déplacements (PLUi-D) de la communauté d'agglomération du Niortais. Les requérants invoquaient un défaut de motivation et une erreur manifeste d'appréciation. Le tribunal a écarté le moyen tiré du défaut de motivation, rappelant que l'approbation d'un PLU est un acte réglementaire et que le rapport de présentation n'a pas à justifier les choix parcelle par parcelle. Il a également jugé que le classement contesté n'était pas entaché d'erreur manifeste d'appréciation, les auteurs du PLU disposant d'un large pouvoir d'appréciation pour déterminer le zonage en fonction des risques naturels. La décision s'appuie notamment sur les articles R. 151-31 et R. 151-34 du code de l'urbanisme.
N° TA86-2301359(TA86-2301359)
Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la requête de M. B..., maréchal des logis-chef, qui contestait un avertissement disciplinaire infligé le 20 avril 2023 pour un comportement jugé irrespectueux lors d'un examen médical. Le tribunal a d'abord écarté la fin de non-recevoir soulevée par le ministre, jugeant que la sanction faisait grief et était susceptible de recours. Sur le fond, il a estimé que la procédure disciplinaire, notamment le respect du contradictoire et la communication des pièces, avait été régulière, et que la sanction n'était pas entachée d'erreur manifeste d'appréciation. La requête en annulation et les demandes indemnitaires ont donc été rejetées, sur le fondement des articles R. 4137-15 et R. 4137-16 du code de la défense.
N° TA86-2302177(TA86-2302177)
Le Tribunal Administratif de Poitiers a été saisi par Mme A... d'une opposition à une contrainte émise par la caisse d'allocations familiales de la Charente-Maritime pour recouvrer un indu de prime d'activité de 6 242,71 euros. La requérante contestait la régularité de la procédure, faute de mise en demeure préalable, et sollicitait une remise de dette pour cause de bonne foi et difficultés financières. Le tribunal a rejeté le moyen d'irrégularité, estimant que deux mises en demeure avaient bien été adressées par lettres recommandées, avisées mais non réclamées. Il a également jugé que la contestation du bien-fondé de la créance était irrecevable, faute de recours préalable obligatoire devant la commission de recours amiable, comme l'exigent les articles L. 845-2 et L. 161-1-5 du code de la sécurité sociale.
N° TA86-2302584(TA86-2302584)
Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la requête de M. C... contestant la décision de radiation de son droit au revenu de solidarité active (RSA). Le juge a estimé que l'état de santé du requérant, bien que connu des services départementaux, ne constituait pas un motif légitime l'exonérant de l'obligation de renouveler son contrat d'engagements réciproques. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 262-37 et L. 262-38 du code de l'action sociale et des familles, qui prévoient la suspension puis la radiation du RSA en cas de non-respect des engagements d'insertion. Le tribunal a ainsi confirmé la légalité de la décision de radiation.
N° TA86-2302175(TA86-2302175)
Le Tribunal Administratif de Poitiers rejette la demande de Mme A... qui sollicitait la remise totale de deux dettes de revenu de solidarité active (RSA) d’un montant total de 854,48 euros. La requérante, dont la bonne foi n’est pas contestée, avait déjà obtenu une remise partielle de 70 % de ces indus. Le tribunal estime que la situation de précarité de Mme A... ne justifie pas une remise totale, car elle est en mesure de rembourser les sommes restantes de manière échelonnée. La décision est fondée sur l’article L. 262-46 du code de l’action sociale et des familles.
N° TA86-2303340(TA86-2303340)
Le Tribunal administratif de Poitiers rejette l'opposition à contrainte formée par M. B... contre un indu d'allocation de logement sociale de 407 euros pour la période de janvier à avril 2022. Le requérant n'ayant pas exercé le recours administratif préalable obligatoire prévu à l'article L. 825-2 du code de la construction et de l'habitation contre la décision initiale de l'organisme payeur, il n'est pas recevable à contester le bien-fondé de l'indu dans le cadre de l'opposition à contrainte. La contrainte, délivrée par la caisse d'allocations familiales de la Charente-Maritime sur le fondement de l'article L. 161-1-5 du code de la sécurité sociale, est donc maintenue.
N° TA86-2303467(TA86-2303467)
Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la requête de M. A..., professeur des écoles, qui contestait le refus de modifier l'appréciation « à consolider » de sa valeur professionnelle pour l'avancement au grade hors-classe. Le tribunal a relevé d'office que cette appréciation constitue une mesure préparatoire à l'établissement du tableau d'avancement et est donc insusceptible de recours pour excès de pouvoir. En conséquence, les conclusions à fin d'annulation ont été déclarées irrecevables. La décision s'appuie sur l'article R. 421-1 du code de justice administrative et les dispositions du décret n°90-680 du 1er août 1990.
N° TA86-2400758(TA86-2400758)
Le Tribunal administratif de Poitiers a rejeté la requête de M. E... contestant le classement en zone naturelle (N) de ses parcelles par le plan local d'urbanisme intercommunal déplacements (PLUi-D) de la communauté d'agglomération du Niortais, approuvé le 8 février 2024. Le tribunal a jugé que le classement n'était pas entaché d'erreur manifeste d'appréciation, car il était justifié par la nécessité de préserver les espaces naturels et de limiter la consommation foncière, conformément aux objectifs du SCOT et du PADD. La solution s'appuie sur les articles L. 151-9 et R. 151-24 du code de l'urbanisme.
N° TA86-2400687(TA86-2400687)
Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la demande de Mme A... qui sollicitait la remise totale d’un trop-perçu de prime d’activité de 177,28 euros, après une remise partielle déjà accordée par la CAF de la Vienne. Le juge a estimé que, bien que la bonne foi de la requérante ne soit pas contestée, sa situation de précarité n’était pas suffisamment établie pour justifier une remise supplémentaire. La décision s’appuie sur l’article L. 845-3 du code de la sécurité sociale, qui subordonne la remise gracieuse à la bonne foi ou à la précarité du débiteur.
N° TA86-2400891(TA86-2400891)
Le Tribunal administratif de Poitiers a rejeté la requête de Messieurs Eric et Laurent D. contestant la délibération du 8 février 2024 par laquelle la communauté d'agglomération du Niortais a approuvé le plan local d'urbanisme intercommunal déplacements (PLUi-D). Les requérants demandaient l'annulation de cette décision en tant qu'elle classait leur parcelle AN n°39 à Saint-Gelais en zone naturelle (N) et y instaurait un emplacement réservé pour un itinéraire cyclable. Le tribunal a écarté la fin de non-recevoir tirée du défaut d'intérêt à agir, les requérants justifiant de leur qualité de propriétaires. Sur le fond, le tribunal a jugé que le classement en zone N n'était entaché ni d'erreur manifeste d'appréciation, ni d'incompatibilité avec le SCOT ou le PADD, et que l'instauration de l'emplacement réservé n'était pas davantage entachée d'erreur manifeste d'appréciation ou de détournement de pouvoir. La solution retenue est le rejet de la requête, fondée sur les articles L. 151-9 et R. 151-24 du code de l'urban
N° TA86-1903064(TA86-1903064)
Le Tribunal Administratif de Poitiers a été saisi par M. A... d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du maire de Saint-Sulpice-de-Cognac du 24 juin 2019 lui ordonnant d’élaguer ou d’abattre des arbres empiétant sur la voie communale. Après avoir sursis à statuer dans l’attente d’une question préjudicielle sur la propriété des arbres, le tribunal constate que l’instance judiciaire est périmée faute de diligences des parties depuis plus de deux ans (articles 385 et 386 du code de procédure civile). Il rejette la requête, estimant que M. A... n’établit pas que les arbres ne sont pas situés sur sa parcelle, et met à sa charge les frais de l’instance.
N° TA86-2301524(TA86-2301524)
Le Tribunal administratif de Poitiers a rejeté la requête de M. B..., major de police, qui contestait son compte-rendu d’évaluation professionnelle pour l’année 2022 et le rejet de son recours hiérarchique. Le requérant soutenait une erreur manifeste d’appréciation, mais le tribunal a jugé que les difficultés managériales relevées par sa hiérarchie étaient établies, notamment un manque de communication interne, et que l’augmentation des effectifs du service contredisait l’argument d’une surcharge de travail. La solution retenue s’appuie sur les dispositions du code général de la fonction publique et des décrets n° 2010-888 et n° 95-654 relatifs à l’évaluation des fonctionnaires.
N° TA86-2402309(TA86-2402309)
Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la requête de Mme E... contestant le classement en zone A de sa parcelle par le plan local d'urbanisme intercommunal-déplacements (PLUi-D) de la communauté d'agglomération du Niortais. La juridiction a jugé que ce classement n'était pas entaché d'erreur manifeste d'appréciation, car la parcelle, bien que non exploitée, s'insérait dans un vaste secteur agricole cohérent avec les objectifs du PADD. Le tribunal a également écarté le moyen tiré de la méconnaissance de l'article L. 151-13 du code de l'urbanisme, estimant que le règlement du PLUi-D prévoyait des exceptions suffisantes pour les constructions en zone A. Les conclusions de Mme E... ont donc été rejetées, et celle-ci a été condamnée à verser 1 500 euros à la communauté d'agglomération au titre des frais de justice.
N° TA86-2403367(TA86-2403367)
Le Tribunal administratif de Poitiers annule la décision implicite de rejet du préfet de la Vienne concernant la demande de titre de séjour de Mme C..., ressortissante algérienne. Le tribunal retient que le préfet a méconnu son obligation de motivation en ne répondant pas à la demande de communication des motifs de la décision implicite, conformément à l'article L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration. En conséquence, il enjoint au préfet de réexaminer la situation de la requérante dans un délai de deux mois et condamne l'État à lui verser 900 euros au titre des frais de justice.
N° TA86-2301643(TA86-2301643)
Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la requête de M. B..., détenu atteint de la maladie de Parkinson, qui contestait le refus implicite de l’administration pénitentiaire de lui attribuer une cellule adaptée aux personnes à mobilité réduite (PMR). Le tribunal a estimé que, malgré la nécessité médicale d’une telle cellule, l’administration justifiait de l’absence de cellule PMR disponible dans l’établissement et de l’impossibilité d’un transfert immédiat en raison du profil pénal du requérant. Il a également relevé que les conditions de détention de M. B... (cellule en rez-de-chaussée avec sanitaires et interphone, surveillance adaptée) n’étaient pas attentatoires à sa dignité au sens de l’article 3 de la Convention européenne des droits de l’homme et de l’article L. 6 du code pénitentiaire. Enfin, le tribunal a constaté que le transfert de M. B... vers un établissement disposant d’une cellule PMR rendait sans objet sa demande d’injonction.
N° TA86-2500689(TA86-2500689)
Le Tribunal Administratif de Poitiers, statuant en formation collégiale, a rejeté les requêtes de Mme B... contestant un arrêté préfectoral du 30 janvier 2025 portant obligation de quitter le territoire français et une décision d'assignation à résidence du 18 juin 2025. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire de l'arrêté, en raison d'une délégation de signature régulière accordée au secrétaire général de la préfecture. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur les stipulations de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme.