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Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la requête de Mme A..., ressortissante comorienne, qui contestait le refus du préfet de la Vienne de lui délivrer un titre de séjour. La requérante invoquait notamment la méconnaissance des articles L. 423-23, L. 423-7 et L. 423-8 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, ainsi que de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme. Le tribunal a considéré que la décision attaquée était suffisamment motivée et que le préfet avait procédé à un examen complet de sa situation personnelle et familiale. Il a estimé que le refus ne portait pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale, et qu’il ne méconnaissait pas les stipulations de la Convention internationale relative aux droits de l’enfant. En conséquence, les conclusions à fin d’annulation et les demandes accessoires ont été rejetées.
Le Tribunal Administratif de Poitiers (2ème chambre) a rejeté la requête de la société Neoen demandant l'annulation de l'arrêté du 2 avril 2025 par lequel le préfet de la Vienne a refusé de lui délivrer un permis de construire pour un parc photovoltaïque à Millac. Le tribunal a jugé que le moyen tiré du vice de procédure, fondé sur l'absence d'audition du pétitionnaire par la commission départementale de préservation des espaces naturels, agricoles et forestiers, était inopérant car la demande avait été déposée avant l'entrée en vigueur de l'article L. 111-31 du code de l'urbanisme. Les autres moyens, relatifs à l'atteinte aux paysages, à la biodiversité et à l'insuffisance de l'étude d'impact, ont été écartés comme non fondés. La solution retenue est le rejet de la requête, sans qu'il soit besoin d'examiner la demande de substitution de motif du préfet.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a été saisi par Mme B..., ressortissante algérienne, d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du préfet de la Vienne du 27 mars 2025 lui refusant un titre de séjour. En cours d’instance, le préfet a délivré le titre de séjour sollicité le 12 décembre 2025. Le tribunal a constaté que les conclusions aux fins d’annulation et d’injonction étaient devenues sans objet, prononçant un non-lieu à statuer. Il a toutefois condamné l’État à verser 550 euros à l’avocate de Mme B... au titre de l’aide juridictionnelle et 450 euros à Mme B... sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la requête de M. A..., ressortissant marocain, qui contestait le refus implicite du Préfet de la Charente de renouveler son titre de séjour pluriannuel. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l'insuffisance de motivation, faute pour le requérant d'avoir demandé la communication des motifs de la décision implicite, conformément à l'article L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration. Il a également rejeté les griefs relatifs au défaut d'examen de sa situation et à la méconnaissance des articles L. 421-2, L. 421-34 et R. 431-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en l'absence d'éléments probants fournis par le requérant.
Le Tribunal Administratif de Poitiers (3ème chambre) a examiné la requête de Mme A..., agent du centre hospitalier de Rochefort, contestant le montant de son allocation d'aide au retour à l'emploi (ARE) fixé à 14,93 euros bruts par jour. La requérante demandait l'annulation de cette décision, une indemnisation de 10 000 euros pour divers préjudices, et la fixation de son ARE à 58,90 euros bruts. Le tribunal a jugé irrecevables les conclusions indemnitaires liées à la maladie professionnelle, faute de lien suffisant avec le litige principal, et a renvoyé cette partie à une requête distincte. Sur le fond, la décision ne tranche pas encore le montant de l'ARE, les débats portant sur l'application des articles 11, 12 et 14 du décret n° 2019-797 du 26 juillet 2019.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a examiné la requête de l’Association Miss Excellence France contestant un avis de sommes à payer émis par la commune de Châteaubernard pour l’occupation d’une salle municipale. Le tribunal a rappelé que l’annulation d’un titre exécutoire pour un motif de forme n’implique pas nécessairement l’extinction de la créance, et qu’il doit examiner prioritairement les moyens relatifs au bien-fondé du titre. En l’espèce, le tribunal a constaté que l’avis litigieux ne comportait pas la signature de son auteur, en méconnaissance des articles L. 212-1 du code des relations entre le public et l’administration et L. 1617-5 du code général des collectivités territoriales. Par conséquent, le tribunal a annulé l’avis des sommes à payer sans se prononcer sur les autres moyens, et a rejeté les conclusions de la commune.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la requête de M. A..., ressortissant ivoirien, qui contestait le refus de titre de séjour et la décision de remise aux autorités italiennes prise par le préfet de la Vienne. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence, la délégation de signature étant régulière. Il a jugé que la décision de refus de titre de séjour était suffisamment motivée et que le moyen tiré de la méconnaissance de l'accord franco-ivoirien et du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile n'était pas fondé. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requête.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a examiné la requête de Mme A... contestant le courrier du maire de Croix-Chapeau du 20 octobre 2022 refusant de signer son arrêté de mutation et mettant fin à son contrat de secrétaire de mairie. Le tribunal a rejeté la requête comme irrecevable, considérant que le courrier attaqué ne constituait ni une décision de refus de mutation (celle-ci n'ayant jamais été formalisée par un arrêté) ni une décision de licenciement, Mme A... étant employée par le centre de gestion et non par la commune. La solution retenue est le rejet pour irrecevabilité des conclusions principales, entraînant également le rejet des conclusions accessoires.
Le Tribunal administratif de Poitiers, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, rejette la requête de Mme A... qui demandait l'annulation d'avis de sommes à payer émis par le centre des finances publiques pour un montant total de 11 516,65 euros. La requérante invoquait une atteinte grave à ses libertés fondamentales, notamment son droit de propriété et le respect de sa vie privée et familiale. Le juge estime que Mme A..., qui dispose de la possibilité de contester le bien-fondé des créances et d'en suspendre la force exécutoire en application de l'article L. 1617-5 du code général des collectivités territoriales, ne démontre pas l'existence d'une urgence particulière justifiant une intervention dans un délai de quarante-huit heures. En conséquence, la requête est rejetée comme manifestement mal fondée.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a annulé l'arrêté du 5 février 2025 par lequel le préfet de la Charente-Maritime avait obligé M. B..., ressortissant arménien, à quitter le territoire français. La solution retenue est fondée sur l'incompétence territoriale de l'autorité signataire, car le requérant résidait dans la Vienne et aucun élément ne démontrait que l'irrégularité de sa situation avait été constatée en Charente-Maritime. Le tribunal a appliqué l'article R. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui attribue compétence au préfet du département de constatation de l'irrégularité.
Le Tribunal administratif de Poitiers a annulé la décision implicite de rejet du préfet de la Vienne refusant à Mme C..., ressortissante algérienne, un titre de séjour « vie privée et familiale ». Le tribunal a jugé que le préfet avait méconnu son obligation de motivation en ne répondant pas à la demande de communication des motifs de la décision implicite, conformément à l’article L. 232-4 du code des relations entre le public et l’administration. Il a enjoint au préfet de réexaminer la situation de l’intéressée dans un délai de deux mois et a condamné l’État à lui verser 900 euros au titre des frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Poitiers (2ème chambre) a rejeté la requête de M. A... contestant le refus du préfet de la Charente-Maritime de lui accorder le regroupement familial pour son épouse. Le tribunal a estimé que la décision préfectorale était suffisamment motivée et que le préfet avait correctement appliqué les articles L. 434-7 et R. 434-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile en appréciant les ressources du demandeur sur la période de référence de douze mois. Constatant que les ressources de M. A... étaient inférieures au seuil requis, le tribunal a jugé que le refus n'était entaché ni d'erreur de droit, ni d'erreur manifeste d'appréciation, et qu'il ne portait pas une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la requête de Mme D... contestant le classement de ses parcelles en zone naturelle (N) par le plan local d'urbanisme intercommunal déplacements (PLUi-D) de la communauté d'agglomération du Niortais. La requérante invoquait une erreur manifeste d'appréciation et une incompatibilité avec le SCOT et le PADD, ainsi qu'un détournement de pouvoir. Le tribunal a jugé que le classement en zone N était justifié par la nécessité de préserver le caractère naturel des parcelles, situées dans un secteur à dominante agricole et naturelle, et qu'il n'était pas entaché d'erreur manifeste d'appréciation. Il a également écarté les moyens tirés de l'incompatibilité avec le SCOT et le PADD, ainsi que du détournement de pouvoir. La décision s'appuie sur les articles L. 151-9 et R. 151-24 du code de l'urbanisme.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la requête de propriétaires contestant le classement en zone agricole de leurs parcelles situées sur la commune de Val-du-Mignon, approuvé par le plan local d'urbanisme intercommunal-déplacements (PLUI-D) de la communauté d'agglomération du Niortais. Les requérants invoquaient une méconnaissance de l’article R. 151-22 du code de l'urbanisme et une erreur d’appréciation, arguant de la présence d’habitations sur les parcelles. Le tribunal a jugé que le classement en zone A n’était pas entaché d’erreur manifeste d’appréciation, dès lors que les parcelles, bien que comportant des constructions, s’inscrivaient dans un secteur à préserver pour son potentiel agricole, en cohérence avec le projet d’aménagement et de développement durables (PADD). La solution retenue est le rejet de la demande d’annulation, fondée sur les articles R. 151-22 et L. 151-8 du code de l’urbanisme.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la requête de M. B..., ressortissant marocain, qui contestait le refus de renouvellement de sa carte de résident, l'obligation de quitter le territoire français, la fixation du pays de renvoi et l'interdiction de retour de deux ans prise par la préfète de la Dordogne. Le tribunal a examiné les moyens soulevés, notamment la méconnaissance de l'article 1er de l'accord franco-marocain du 9 octobre 1987 et des articles L. 423-1 et L. 432-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes d'annulation, d'injonction et de frais d'instance.
Le Tribunal administratif de Poitiers a rejeté la demande de M. B... tendant à obtenir la remise gracieuse de dettes de prime d'activité, d'un montant total de 2 088,15 euros. Le juge a estimé que le requérant n'était pas de bonne foi, en raison de l'absence répétée de déclaration de ses pensions de retraite malgré une demande de la CAF. Il a également considéré que M. B... n'apportait pas la preuve d'une situation de précarité suffisante pour justifier une remise, sur le fondement de l'article L. 845-3 du code de la sécurité sociale.
Le Tribunal Administratif de Poitiers annule la décision implicite de rejet de la demande de titre de séjour de Mme C..., ressortissante algérienne. Le tribunal retient que le préfet de la Vienne a méconnu son obligation de motivation en ne répondant pas à la demande de communication des motifs de la décision implicite, en application de l'article L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration. En conséquence, il enjoint au préfet de réexaminer la situation de la requérante dans un délai de deux mois et condamne l'État à lui verser 900 euros au titre des frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a examiné la requête de Mme A... contestant le refus de l'EHPAD « Les Jardins du Gô » de reconnaître l'imputabilité au service de sa maladie professionnelle. La requérante soutenait que sa demande n'était pas tardive et que le lien entre sa pathologie et son activité professionnelle était établi. Le tribunal a rejeté sa demande, considérant que la déclaration de maladie professionnelle, adressée le 6 février 2023, était tardive au regard du délai de deux ans prévu par l'article 35-3 du décret n°88-386, la première constatation médicale datant du 3 décembre 2019. La solution retenue est donc le rejet de la requête pour irrecevabilité, fondée sur les dispositions du décret n°2020-566.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la requête de M. B..., contrôleur des finances publiques, qui demandait l'annulation de son compte-rendu d'évaluation professionnelle pour l'année 2022. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l'irrégularité de la procédure, jugeant que l'entretien avait bien été conduit par son supérieur hiérarchique direct et que la convocation respectait le délai de huit jours prévu par le décret n° 2010-888 du 28 juillet 2010. La solution retenue est le rejet de la requête, sans qu'il soit nécessaire d'examiner les autres moyens soulevés.
Le Tribunal Administratif de Poitiers (3ème chambre) a rejeté la requête de M. A..., ressortissant algérien, qui contestait un arrêté préfectoral du 23 janvier 2025 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, le défaut de motivation, la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, ainsi que la violation de l'accord franco-algérien et du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant la légalité de l'arrêté préfectoral.