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Le Tribunal Administratif de Poitiers a été saisi par Mme A... pour contester le remboursement d'une subvention de 2 500 euros (bourse « Esprit d'entreprendre ») accordée par la commune de Saint-Jean-d'Angély, ainsi que le titre exécutoire émis pour son recouvrement. La requérante soutenait ne pas devoir rembourser la somme, n'ayant cédé qu'une partie de son fonds de commerce. Le tribunal a rejeté les conclusions relatives à la saisie administrative à tiers détenteur et aux frais de commissaire de justice, les jugeant relever de la compétence du juge de l'exécution, et non de la juridiction administrative. Sur le fond, il a considéré que les conclusions dirigées contre la décision du 17 mars 2022 étaient tardives et donc irrecevables. En conséquence, le tribunal a rejeté l'ensemble de la requête de Mme A..., confirmant le bien-fondé du titre exécutoire au regard du non-respect des conditions d'octroi de la subvention, et l'a condamnée à verser 1 500 euros à la commune au titre des frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la requête de M. B... contestant son licenciement pour insuffisance professionnelle prononcé par le maire de Châtellerault. Le tribunal a écarté le moyen tiré d'un vice de procédure, jugeant que l'absence de parité au sein de la commission consultative paritaire était sans incidence sur la régularité de la procédure. Il a également considéré que l'insuffisance professionnelle était établie, les manquements reprochés (difficultés de compréhension, non-respect des règles, comportement inadapté) n'étant pas sérieusement contestés. La solution s'appuie sur les dispositions du décret n°88-145 du 15 février 1988 et du code général de la fonction publique.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la requête de M. B... contestant la suspension de son permis de conduire pour six mois, prononcée par le préfet de la Charente-Maritime suite à un excès de vitesse de 53 km/h. Le tribunal a écarté les moyens d’incompétence, de défaut de motivation et de vice de procédure, jugeant que la décision était régulière et que l’urgence justifiait de dispenser la procédure contradictoire. Il a considéré que l’infraction relevait des articles L. 224-1 et L. 224-2 du code de la route, et que les circonstances personnelles invoquées par le requérant étaient sans incidence sur la légalité de la mesure.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la requête de Mme B... C... qui demandait l'annulation de la décision du 30 août 2023 par laquelle le président du conseil départemental de la Charente lui avait retiré son agrément d'assistante maternelle. La requérante invoquait notamment des vices de procédure, un défaut de motivation et une erreur d'appréciation. Le tribunal a considéré que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, validant ainsi la procédure suivie et la décision de retrait prise sur le fondement des articles R. 421-23 et suivants du code de l'action sociale et des familles.
Le Tribunal Administratif de Poitiers (3ème chambre) a rejeté la requête de M. C... contestant le refus de titre de séjour du préfet de la Vienne du 26 octobre 2023. Le tribunal a d'abord écarté la fin de non-recevoir pour tardiveté soulevée par le préfet, en rappelant que la demande d'aide juridictionnelle interrompt le délai de recours. Sur le fond, la décision a été jugée suffisamment motivée et non entachée d'incompétence. Le tribunal a estimé que le préfet n'avait pas commis d'erreur de droit ni d'erreur manifeste d'appréciation au regard des articles L. 412-5 et L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), ni méconnu l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la requête de M. A..., ressortissant haïtien, contestant son expulsion du territoire français et son assignation à résidence. Le tribunal a jugé que la décision d'expulsion, fondée sur les articles L. 631-1 et L. 631-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, était légale car le comportement de l'intéressé constituait une menace grave pour l'ordre public. Il a également estimé que l'assignation à résidence était justifiée et que les moyens soulevés, notamment tirés de la méconnaissance des articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, n'étaient pas fondés.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a été saisi par M. A..., technicien territorial, d’une demande d’indemnisation des préjudices résultant de la rechute de sa maladie professionnelle reconnue en 2017, imputée à son employeur, la communauté d’agglomération Grand Châtellerault. Le tribunal a jugé que la responsabilité sans faute de la collectivité était engagée, mais a rejeté la quasi-totalité des demandes indemnitaires, estimant que les préjudices allégués (dépenses de santé, frais de déplacement, déficit fonctionnel, souffrances endurées, incidence professionnelle, préjudice social) n’étaient pas établis ou justifiés. Seule une somme de 756 euros a été accordée au titre des frais d’assistance précontentieuse, sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative. La décision s’appuie sur les principes de la responsabilité administrative et les dispositions du code général de la fonction publique.
Le Tribunal Administratif de Poitiers, statuant en excès de pouvoir, a annulé l'arrêté du 10 janvier 2023 par lequel la présidente du SDIS de la Vienne avait prononcé la résiliation d'office de l'engagement de sapeur-pompier volontaire de M. A.... La juridiction a jugé que cet arrêté était insuffisamment motivé, en méconnaissance des articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration, car il ne précisait pas les griefs concrets et datés reprochés à l'agent. En conséquence, la sanction a été annulée pour ce motif, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens de la requête.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la requête de Mme B... contestant le refus du préfet de la Vienne de délivrer un document de circulation pour étranger mineur à sa fille. Le tribunal a écarté les moyens d’incompétence, d’insuffisance de motivation et de défaut d’examen particulier, estimant la décision préfectorale régulière. Il a jugé que la situation de la mineure ne relevait d’aucune des catégories prévues par l’article 10 de l’accord franco-algérien du 27 décembre 1968, seul applicable, et que la différence de traitement avec les ressortissants d’autres nationalités n’était pas discriminatoire au sens de l’article 14 de la Convention européenne des droits de l’homme. Enfin, le tribunal a considéré que le refus ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale (article 8 de la CESDH) ni à l’intérêt supérieur de l’enfant (article 3-1 de la CIDE).
Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la requête de M. J..., ressortissant guinéen, qui contestait l'arrêté du préfet de la Gironde ordonnant son transfert aux autorités espagnoles pour l'examen de sa demande d'asile. Le tribunal a jugé que l'arrêté était légal, notamment en ce qui concerne la compétence de l'auteur de l'acte, la motivation, et le respect des droits à l'information et à l'entretien individuel prévus par le règlement (UE) n° 604/2013. Il a également estimé que le préfet n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en n'appliquant pas la clause discrétionnaire de l'article 17 du même règlement. En conséquence, la demande d'annulation et les conclusions accessoires ont été rejetées.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la requête de l’association Mieux Vivre à Villeneuve, qui demandait l’annulation de la délibération du 24 avril 2023 par laquelle le conseil municipal de La Rochelle approuvait le principe de baux emphytéotiques avec les associations ACICM et ACMAR pour un centre cultuel et culturel. Le tribunal a jugé irrecevable la requête, faute pour l’association de justifier de la capacité de son président à agir en justice, et a également estimé que la délibération contestée constituait un acte préparatoire non décisoire. Par conséquent, les conclusions aux fins de suspension et les demandes fondées sur l’article L. 761-1 du code de justice administrative ont été rejetées. La commune de La Rochelle a obtenu 1 500 euros au titre des frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a statué sur la responsabilité du Centre de formation professionnelle et de promotion agricole (CFPPA) de Montmorillon et du Centre Hospitalier Universitaire (CHU) de Poitiers dans le décès de Mme K... survenu à la suite d'un accident lors d'un cours de débourrage et d'une erreur médicale post-opératoire. Le tribunal a rejeté la fin de non-recevoir tirée de la prescription, estimant que la constitution de partie civile avait interrompu le délai. Il a retenu une faute du CFPPA pour défaut d'encadrement et une faute du CHU pour administration fautive de curare, engageant leur responsabilité solidaire. En application des principes de la responsabilité pour faute, le tribunal a condamné solidairement le CFPPA et le CHU à indemniser les préjudices subis par les ayants droit, tout en rejetant la demande de résistance abusive.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la requête de M. A..., ressortissant tunisien, qui demandait l'annulation du refus de titre de séjour opposé par le préfet de la Vienne le 24 juin 2025. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, estimant que la décision était suffisamment motivée et que le préfet avait procédé à un examen particulier de la situation du requérant. Il a notamment jugé que la naissance de l'enfant de M. A..., intervenue après la décision attaquée, ne permettait pas de faire application de l'article L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, l'accord franco-tunisien du 17 mars 1988, la convention européenne des droits de l'homme et la convention internationale des droits de l'enfant.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a été saisi par M. B..., adjoint technique, d’une demande d’annulation de l’arrêté du 27 mars 2023 du président du centre communal d'action sociale de Saint-Georges-de-Didonne prononçant son exclusion temporaire des fonctions pour deux ans. Le requérant contestait la régularité de la procédure disciplinaire, la motivation de la décision, l’exactitude matérielle des faits et le caractère proportionné de la sanction. Le tribunal a examiné si les faits reprochés, notamment un comportement inadapté et insultant envers une collègue, étaient établis et constituaient une faute justifiant une sanction, en application des articles L. 530-1, L. 533-1, L. 121-1, L. 121-3 et L. 121-10 du code général de la fonction publique. La solution retenue par le tribunal n’est pas explicitée dans l’extrait fourni, mais la décision porte sur le contrôle de la légalité et de la proportionnalité de la sanction disciplinaire.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la requête de M. B..., ancien adjudant-chef de l’armée de terre, qui demandait l’annulation d’un titre de perception émis le 9 mars 2023 pour le recouvrement d’un indu de solde de 2 911,37 euros. Le tribunal a jugé que la créance n’était pas prescrite, car la reconnaissance de dette par M. B... le 19 mai 2016 avait interrompu le délai de prescription biennale prévu par l’article 37-1 de la loi du 12 avril 2000, et qu’un nouveau délai avait commencé à courir à son départ à la retraite le 2 septembre 2022. La solution retenue est le rejet de la demande d’annulation et de décharge.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a été saisi par Mme B..., accueillante familiale, pour contester la décision du 21 juin 2023 du président du département de la Charente-Maritime de retirer son agrément en urgence, ainsi que la décision modificative du 22 septembre 2023. Le tribunal a examiné le moyen tiré de la méconnaissance de l'article L. 441-2 du code de l'action sociale et des familles, qui permet un retrait sans injonction préalable ni consultation de la commission consultative en cas d'urgence. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais le jugement porte sur la légalité de ces décisions et une demande indemnitaire.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la requête de M. C..., ressortissant arménien, qui contestait le refus implicite du préfet de la Charente-Maritime de lui délivrer un titre de séjour. Le tribunal a jugé que le requérant ne pouvait invoquer un défaut de motivation de la décision implicite, faute d'avoir sollicité la communication des motifs conformément à l'article L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration. Il a également estimé que les éléments fournis, notamment des documents médicaux, ne suffisaient pas à démontrer une présence continue en France depuis 2012, ni à caractériser des considérations humanitaires ou des motifs exceptionnels justifiant une admission exceptionnelle au séjour sur le fondement de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Enfin, le tribunal a conclu que le refus ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit à la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la requête de M. B..., infirmier au centre hospitalier d'Angoulême, qui demandait réparation pour harcèlement moral et sanction disciplinaire déguisée. Le tribunal a jugé que les éléments présentés, comme un entretien hiérarchique ou une évaluation professionnelle, ne démontraient pas de faits excédant l'exercice normal du pouvoir hiérarchique. La solution retenue est le rejet des conclusions indemnitaires, fondé sur l'absence de preuve d'agissements constitutifs de harcèlement moral au sens de l'article L. 133-2 du code général de la fonction publique.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la requête de M. B..., ressortissant algérien, qui contestait le renouvellement de son assignation à résidence par le préfet de la Vienne. Le tribunal a jugé que le préfet avait légalement fondé sa décision sur l’article L. 731-3 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, en raison de l’impossibilité d’exécuter immédiatement l’éloignement. Il a estimé que les obligations de présentation et de limitation des déplacements n’étaient pas disproportionnées, faute d’éléments apportés par le requérant sur sa situation personnelle. La solution retenue est le rejet de l’ensemble des conclusions de M. B..., y compris sa demande de frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Poitiers (3ème chambre) a annulé la décision implicite de rejet du préfet de la Vienne sur la demande de titre de séjour de Mme A..., ressortissante togolaise. La requérante avait sollicité son admission exceptionnelle au séjour et demandé la communication des motifs du rejet implicite, restée sans réponse. Le tribunal a retenu le moyen tiré du défaut de motivation, en application des articles L. 232-4 du code des relations entre le public et l’administration et R. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a enjoint au préfet de réexaminer la demande dans un délai de trois mois et condamné l’État à verser 1 000 euros à son avocat au titre des frais de justice.