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Le Tribunal administratif de Poitiers, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision du 10 octobre 2025 plaçant M. D... à l’isolement pour trois mois. Le juge a estimé qu’aucun des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l’incompétence de l’auteur de l’acte, de l’erreur de fait ou de l’atteinte à l’état de santé, n’était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la mesure. La condition d’urgence n’a pas été examinée.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la requête de M. A... demandant une injonction au maire du Bois-Plage-en-Ré pour obtenir la protection fonctionnelle. La requête a été jugée manifestement irrecevable pour deux motifs : d'une part, le juge administratif ne peut adresser d'injonctions à titre principal à l'administration ; d'autre part, le recours contre le refus implicite de la demande, formé plus de deux mois après la naissance de la décision implicite, était tardif. La décision s'appuie sur les articles R. 222-1, R. 421-1 et R. 421-2 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Poitiers, statuant en référé, a rejeté la requête de M. A... qui demandait la suspension des procédures de recouvrement d’une dette de cautionnement envers le Crédit Mutuel. Le juge a constaté que le litige portait sur l’exécution de contrats de cautionnement de droit privé, régis par le code civil. En conséquence, la juridiction administrative s’est déclarée manifestement incompétente pour en connaître, au profit du juge judiciaire, en application de l’article L.522-3 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la requête de M. K... contestant l'arrêté du préfet de la Gironde ordonnant son transfert aux Pays-Bas pour l'examen de sa demande d'asile. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée et que la procédure de détermination de l'État responsable, fondée sur le règlement (UE) n° 604/2013, avait été régulièrement suivie, les autorités néerlandaises ayant accepté la prise en charge. Il a écarté les moyens tirés de l'incompétence de l'auteur de l'acte, de la méconnaissance des articles 4 et 5 du règlement, et de l'erreur de droit concernant les articles 9, 12 et 13. Enfin, le tribunal a estimé que le préfet n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en n'appliquant pas la clause discrétionnaire de l'article 17 du règlement.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a examiné la requête de M. C..., demandeur d'asile, contestant la décision de l'OFII du 4 novembre 2025 mettant fin à ses conditions matérielles d'accueil pour absence à un rendez-vous d'embarquement vers l'Espagne. Le tribunal a rejeté le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur de l'acte, la délégation de signature étant régulière. Il a également écarté le moyen tiré de l'erreur d'appréciation, jugeant que l'absence non justifiée à un rendez-vous d'embarquement, malgré une information préalable, suffit à caractériser une fuite au sens des articles L. 551-16 et D. 551-18 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, la requête a été rejetée dans son ensemble.
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Poitiers concerne un recours pour excès de pouvoir formé par M. C... contre son ajournement au baccalauréat professionnel « aménagements paysagers » (session 2025). Le requérant invoquait notamment une irrégularité dans la composition du jury. Le tribunal, appliquant l’article R. 351-3 du code de justice administrative, se déclare incompétent territorialement. Il constate que l’examen a été organisé par la DRAAF d’Occitanie et que le jury a siégé à Toulouse, ce qui relève de la compétence du tribunal administratif de Toulouse en vertu de l’article R. 312-1 du même code. En conséquence, le dossier est transmis au tribunal administratif de Toulouse.
Le Tribunal Administratif de Poitiers, statuant en référé, a été saisi par M. D... d’une demande de suspension de la décision du préfet des Deux-Sèvres du 15 septembre 2025 lui ordonnant de restituer ses titres d’identité et ceux de ses enfants, faute de pouvoir justifier de sa nationalité française. Le juge des référés a rejeté la requête, estimant que la condition d’urgence n’était pas remplie, dès lors que les titres n’avaient pas été invalidés et que la convocation visait uniquement à permettre à l’intéressé d’apporter la preuve de sa nationalité. La décision s’appuie sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative, sans qu’il soit besoin d’examiner les autres moyens soulevés.
Le Tribunal administratif de Poitiers a rejeté la requête de Mme K... contestant l'arrêté du préfet de la Gironde ordonnant son transfert aux Pays-Bas pour l'examen de sa demande d'asile. La requérante invoquait notamment une méconnaissance des articles 4, 5, 9, 12 et 13 du règlement (UE) n°604/2013, ainsi qu'une erreur manifeste d'appréciation. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, confirmant la compétence des autorités néerlandaises sur le fondement de l'article 12-2 du règlement. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation et des conclusions accessoires.
Le Tribunal Administratif de Poitiers, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de M. B... concernant le refus de remboursement de frais d’inscription différenciés par La Rochelle université. La requête a été jugée irrecevable car M. B... n’avait pas introduit de requête distincte en annulation, comme l’exige l’article L. 521-1 du code de justice administrative. De plus, la condition d’urgence n’a pas été établie, faute de pièces justificatives démontrant une situation financière critique.
Le Tribunal administratif de Poitiers, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'exécution de la décision du 24 septembre 2025 par laquelle la section disciplinaire de l'université de Poitiers a infligé à Mme E... une exclusion de trois ans de tout établissement d'enseignement supérieur pour des graffitis diffamatoires. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie, mais qu'aucun moyen soulevé n'était de nature à créer un doute sérieux quant à la légalité de la sanction, compte tenu de la gravité des faits et de leur contexte électoral. La requête a donc été rejetée, de même que les conclusions aux fins d'injonction.
Le Tribunal administratif de Poitiers a été saisi par la SARL Ré-Habitation 17 et M. A... d’un recours pour excès de pouvoir contre la décision du maire de La Rochelle du 23 août 2024 s’opposant à une déclaration préalable de travaux. Les requérants se sont désistés purement et simplement de leur requête par un mémoire enregistré le 27 novembre 2025. Sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, la magistrate désignée a donné acte de ce désistement par ordonnance du 5 décembre 2025. Aucun texte de fond n’a été appliqué, la solution étant uniquement procédurale.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a examiné les requêtes de Mme B... contestant trois décisions de la CAF de la Vienne lui notifiant des indus de primes exceptionnelles (fin d'année 2021 et 2022, et de solidarité septembre 2022) pour un total de 607,34 euros. La requérante invoquait notamment des vices de procédure, un défaut de motivation, une erreur de droit et de fait, et sollicitait à titre subsidiaire une remise de dette pour cause de précarité et de bonne foi. Le tribunal a rejeté l'ensemble des requêtes, considérant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés et que Mme B... ne pouvait être regardée comme de bonne foi. Les demandes de condamnation de l'État aux frais d'avocat ont également été rejetées.
Le Tribunal Administratif de Poitiers, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la requête de M. A..., ressortissant marocain, qui demandait la délivrance d’un récépissé de demande de titre de séjour l’autorisant à travailler. Le juge estime que la condition d’urgence n’est pas remplie, car le requérant n’établit pas être le seul à assumer les charges de son foyer. Il relève en outre que le titre sollicité, en qualité de membre de famille d’un citoyen de l’Union européenne, ne figure pas parmi ceux pour lesquels le récépissé vaut autorisation de travail, en application des articles R. 431-12 et R. 431-14 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la requête de M. B..., ressortissant marocain, qui contestait le refus de titre de séjour, l'obligation de quitter le territoire français et la fixation du pays de destination pris par le préfet de la Vienne. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence, la délégation de signature étant régulière, et a jugé que la décision de refus de titre de séjour était suffisamment motivée en droit et en fait. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de M. B..., sans qu'il soit nécessaire d'examiner les autres moyens. Les textes appliqués incluent le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le code des relations entre le public et l'administration, et l'accord franco-marocain du 9 octobre 1987.
Le Tribunal administratif de Poitiers a rejeté l'opposition formée par Mme A... contre une contrainte émise par la caisse d'allocations familiales de la Vienne pour le recouvrement d'un indu de prime d'activité et de deux indus d'allocation de logement sociale, d'un montant total de 5 781,45 euros. La requérante soutenait que l'action en recouvrement était prescrite. Le tribunal a appliqué l'article L. 553-1 du code de la sécurité sociale, retenant un délai de prescription de cinq ans pour les indus résultant d'une fausse déclaration, et a constaté que ce délai n'était pas expiré lors de la signification de la contrainte. La solution retenue est le rejet des requêtes de Mme A....
Le Tribunal Administratif de Poitiers a annulé la décision du 31 mai 2024 par laquelle le préfet de la Charente-Maritime a refusé de renouveler le titre de séjour « vie privée et familiale » de M. B..., ressortissant nigérian. La juridiction a estimé que le refus méconnaissait l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, en raison de l’ancienneté du séjour régulier de l’intéressé (depuis 2014) et de l’intensité des liens familiaux démontrés avec son fils, malgré la séparation d’avec son épouse. Le tribunal a enjoint au préfet de procéder au renouvellement du titre de séjour.
Le Tribunal Administratif de Poitiers, statuant en plein contentieux, a examiné la demande de M. C... visant à contester le refus de neutralisation de ses ressources pour le calcul de ses droits au revenu de solidarité active (RSA) suite à sa démission. Le requérant soutenait que cette démission était justifiée par un harcèlement subi au travail. Le tribunal a rappelé que, saisi d’un recours de plein contentieux, il lui appartient de se prononcer sur les droits de l’intéressé en tenant compte de l’ensemble des circonstances de fait. Appliquant les articles L. 262-1, L. 262-2 et R. 262-6 du code de l’action sociale et des familles, le tribunal a rejeté la requête, considérant que les ressources perçues, issues d’une démission non justifiée par un motif légitime, devaient être prises en compte.
Le Tribunal administratif de Poitiers, saisi d’un recours pour excès de pouvoir contre un arrêté du préfet de l’Eure refusant l’admission au séjour de Mme A... et l’obligeant à quitter le territoire, se déclare territorialement incompétent. Constatant que l’intéressée résidait dans l’Eure à la date des décisions attaquées, il applique les articles R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative pour transmettre l’affaire au tribunal administratif de Rouen, seul compétent. La solution retenue est un renvoi pour incompétence territoriale, sans examen au fond.
Le Tribunal administratif de Poitiers a rejeté la demande de M. C... tendant à obtenir la remise totale d’un indu de prime d’activité de 1 494,66 euros. L’indu résultait d’une fausse déclaration de séparation faite par son ancienne compagne, constitutive d’une manœuvre frauduleuse. Le tribunal a estimé que, même en supposant la bonne foi du requérant, sa situation financière n’était pas suffisamment précaire pour justifier une remise, compte tenu de ses ressources stables et de l’effacement de ses dettes à la consommation. La décision est fondée sur l’article L. 845-3 du code de la sécurité sociale.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la requête de Mme B... demandant la remise totale d'un indu de prime d'activité de 242,29 euros. La CAF des Deux-Sèvres lui avait déjà accordé une remise partielle de 50 % de la dette initiale de 484,59 euros. Le juge a estimé que, malgré la bonne foi non contestée de la requérante, sa situation de précarité n'était pas établie faute de justificatifs produits sur ses charges et ressources. La décision est fondée sur l'article L. 845-3 du code de la sécurité sociale.