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Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté les requêtes de Mme et M. B... contestant des indus d’aides sociales (prime d’activité, aide au logement, aides exceptionnelles) réclamés par la CAF de la Vienne. Les requérants invoquaient notamment un défaut de procédure contradictoire (article L. 211-8 du code des relations entre le public et l’administration), des erreurs d’appréciation sur leur droit au séjour et leurs prestations perçues en Roumanie, ainsi que la prescription biennale de certaines créances. Le tribunal a écarté l’ensemble de ces moyens, jugeant la procédure régulière et les indus fondés. Il a également rejeté les demandes de décharge et d’injonction, et mis à la charge des requérants les frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la demande de M. B... tendant à obtenir la remise totale d’un indu de prime d’activité de 202,16 euros, après une remise partielle déjà accordée par la CAF. Saisi en plein contentieux, le juge a examiné la bonne foi du requérant, non contestée, et sa situation de précarité. Constatant que M. B... n’avait pas produit de justificatifs suffisants pour démontrer que ses ressources et charges l’empêchaient de rembourser la dette, même de manière échelonnée, le tribunal a estimé qu’aucune remise supplémentaire n’était justifiée. La décision s’appuie sur l’article L. 845-3 du code de la sécurité sociale.
Le Tribunal Administratif de Poitiers, statuant en plein contentieux, a examiné la demande de M. C... visant à contester le refus de neutralisation de ses ressources pour le calcul de ses droits au revenu de solidarité active (RSA) suite à sa démission. Le requérant soutenait que cette démission était justifiée par un harcèlement subi au travail. Le tribunal a rappelé que, saisi d’un recours de plein contentieux, il lui appartient de se prononcer sur les droits de l’intéressé en tenant compte de l’ensemble des circonstances de fait. Appliquant les articles L. 262-1, L. 262-2 et R. 262-6 du code de l’action sociale et des familles, le tribunal a rejeté la requête, considérant que les ressources perçues, issues d’une démission non justifiée par un motif légitime, devaient être prises en compte.
Le Tribunal administratif de Poitiers a rejeté l'opposition formée par Mme A... contre une contrainte émise par la caisse d'allocations familiales de la Vienne pour le recouvrement d'un indu de prime d'activité et de deux indus d'allocation de logement sociale, d'un montant total de 5 781,45 euros. La requérante soutenait que l'action en recouvrement était prescrite. Le tribunal a appliqué l'article L. 553-1 du code de la sécurité sociale, retenant un délai de prescription de cinq ans pour les indus résultant d'une fausse déclaration, et a constaté que ce délai n'était pas expiré lors de la signification de la contrainte. La solution retenue est le rejet des requêtes de Mme A....
Le Tribunal Administratif de Poitiers (2ème chambre) a rejeté la requête de M. A..., ressortissant italien, qui demandait l'annulation du refus du préfet de la Vienne d'abroger une interdiction de circulation sur le territoire français de deux ans. Le tribunal a jugé que le préfet n'avait commis ni erreur de droit, ni erreur de fait, ni erreur manifeste d'appréciation en refusant l'abrogation, dès lors que les conditions de l'article L. 251-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) n'étaient pas réunies, notamment l'absence de résidence hors de France depuis plus d'un an. La solution retenue confirme la légalité de la décision préfectorale fondée sur les articles L. 251-1 et L. 251-5 du CESEDA.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a été saisi par Mme B..., adjointe administrative, d’une demande d’annulation de la décision du préfet de la zone de défense et de sécurité sud-ouest lui refusant le versement rétroactif d’une nouvelle bonification indiciaire (NBI) de 10 points pour ses fonctions d’agent d’accueil au commissariat de Rochefort, exercées de juillet 2021 à juillet 2023. Le tribunal a rejeté la fin de non-recevoir soulevée par le préfet, jugeant que la procédure de médiation préalable obligatoire prévue par le décret du 25 mars 2022 n’est pas applicable aux agents du ministère de l’intérieur. Sur le fond, le tribunal a appliqué l’arrêté du 17 janvier 2002 dans sa version antérieure au 12 avril 2022, qui réservait le bénéfice de la NBI aux agents d’accueil des commissariats situés en zone sensible, et a constaté que Mme B... ne justifiait pas que le commissariat de Rochefort était classé comme tel. Par conséquent, la requête a été rejetée.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la requête de M. A... et Mme D... contestant l'arrêté du maire de Saint-Pierre-d'Oléron du 26 septembre 2023 leur délivrant un certificat d'urbanisme négatif pour le détachement d'un terrain à camper. Les requérants soutenaient à tort que leur demande de division parcellaire ne nécessitait pas l'examen des règles d'urbanisme applicables au projet de camping. Le tribunal a jugé que, dès lors qu'ils avaient sollicité un certificat d'urbanisme opérationnel, le maire était fondé à vérifier la conformité du projet aux dispositions du plan de prévention des risques naturels et aux règles d'assainissement. La solution est fondée sur les articles L. 410-1 et R. 410-1 du code de l'urbanisme.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a été saisi par Mme A... épouse D... d’un recours en excès de pouvoir contre une décision du préfet de la Charente-Maritime refusant le regroupement familial pour son conjoint et quatre enfants. En cours d’instance, le préfet a fait droit à la demande de regroupement familial le 19 novembre 2024, et la requérante a confirmé avoir été rejointe par sa famille. Le tribunal constate que les conclusions à fin d’annulation et d’injonction sont devenues sans objet et prononce un non-lieu à statuer. Il met à la charge de l’État la somme de 1 200 euros au titre des frais de justice, en application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative et de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Le Tribunal Administratif de Poitiers (2ème chambre) a annulé la décision du 25 septembre 2023 par laquelle le maire de Saint-Gelais avait délivré un certificat d'urbanisme opérationnel négatif pour un projet de division parcellaire. Le tribunal a jugé que le motif de refus fondé sur un risque d'inondation, invoqué sur le fondement de l'article R. 111-2 du code de l'urbanisme, n'était pas établi, la parcelle n'étant pas identifiée comme située en zone inondable par le plan de prévention des risques applicable. La solution retenue est l'annulation de la décision attaquée.
Le Tribunal Administratif de Poitiers, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la requête de M. A..., ressortissant marocain, qui demandait la délivrance d’un récépissé de demande de titre de séjour l’autorisant à travailler. Le juge estime que la condition d’urgence n’est pas remplie, car le requérant n’établit pas être le seul à assumer les charges de son foyer. Il relève en outre que le titre sollicité, en qualité de membre de famille d’un citoyen de l’Union européenne, ne figure pas parmi ceux pour lesquels le récépissé vaut autorisation de travail, en application des articles R. 431-12 et R. 431-14 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la requête de M. A... demandant la remise totale d’un indu d’aide personnelle au logement de 646 euros. Le juge a estimé que, même en supposant la bonne foi du requérant, sa situation financière, non justifiée par des pièces, ne permettait pas d’établir une précarité faisant obstacle au remboursement, éventuellement échelonné. La décision est fondée sur les articles L. 823-9 du code de la construction et de l’habitation et L. 553-2 du code de la sécurité sociale, qui conditionnent la remise à la précarité du débiteur.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la requête de Mme B... contestant le refus du département de la Charente de lui délivrer une carte « mobilité inclusion » mention « stationnement pour personnes handicapées ». La requérante invoquait des douleurs invalidantes et l’usage d’une canne pour justifier de sa mobilité réduite. Le tribunal a estimé que les pièces du dossier, notamment un rapport médical, ne démontraient pas que son périmètre de marche était limité à moins de 200 mètres ou qu’elle devait recourir systématiquement à une aide technique ou humaine pour tous ses déplacements extérieurs, conformément aux critères de l’arrêté du 3 janvier 2017. La décision du président du conseil départemental a donc été jugée légale au regard des articles L. 241-3 et R. 241-12-1 du code de l’action sociale et des familles.
Le Tribunal Administratif de Poitiers (2ème chambre) a examiné la requête de Mme B... contre le refus du maire de Puilboreau de lui délivrer un permis de construire modificatif. Le tribunal a jugé que la division de l'unité foncière initiale et le transfert de propriété d'une parcelle à la SCI des Lilas ne faisaient pas obstacle au dépôt d'une demande unique, et que Mme B..., en tant que gérante, avait mandat pour agir. Il a également estimé que le permis initial n'était pas périmé et que les modifications envisagées n'altéraient pas l'économie générale du projet. En conséquence, le tribunal a annulé l'arrêté du 7 juillet 2023 et la décision de rejet du recours gracieux, en application des articles L. 421-1 et suivants du code de l'urbanisme, et a enjoint au maire de délivrer le permis sous astreinte.
Le Tribunal administratif de Poitiers, saisi d’un recours pour excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral refusant un titre de séjour et prononçant une obligation de quitter le territoire, s’est déclaré territorialement incompétent. Constatant que la requérante résidait à Rouen (Seine-Maritime) à la date des décisions attaquées, il a appliqué les articles R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative. Par ordonnance, il a transmis l’affaire au Tribunal administratif de Rouen, seul compétent pour en connaître.
Le Tribunal Administratif de Poitiers, saisi d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral du 29 septembre 2025 portant obligation de quitter le territoire français, interdiction de retour et fixation du pays de destination, s’est déclaré territorialement incompétent. Constatant que le requérant résidait dans la Loire à la date des décisions attaquées, le tribunal a fait application des articles R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative pour transmettre l’affaire au Tribunal Administratif de Lyon. La solution retenue est un renvoi pour compétence territoriale, sans examen au fond.
Le Tribunal Administratif de Poitiers, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du maire de Royan du 11 août 2025 s'opposant à la déclaration préalable de la société TDF pour l'installation d'une station de radiotéléphonie. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, la société ne démontrant pas une insuffisance de couverture mobile en 4G THD et 5G sur la zone concernée par les antennes existantes. Par ailleurs, aucun des moyens soulevés n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision, notamment en ce qui concerne la motivation en droit, l'absence d'incompétence négative du maire, et l'absence d'erreur d'appréciation au regard du règlement de l'AVAP (SPR) et de l'article R. 111-27 du code de l'urbanisme.
Le Tribunal Administratif de Poitiers, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a examiné la demande de suspension de la décision de l’université de Poitiers refusant à Mme D... son redoublement et sa réinscription en master 2 de psychologie. La requérante invoquait notamment l’urgence, l’incompétence de l’autorité signataire, le défaut de motivation et une erreur manifeste d’appréciation liée à son handicap. Le juge des référés a rejeté la requête, estimant que les moyens soulevés n’étaient pas de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée.
Le Tribunal administratif de Poitiers, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du 12 août 2025 par lequel le préfet des Deux-Sèvres a prononcé l’expulsion de M. B..., ressortissant ivoirien, et retiré sa carte de résident. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas établie, M. B... ne démontrant pas que la décision préfectorale porterait une atteinte grave et immédiate à sa situation personnelle et familiale, compte tenu notamment de la perte de son autorité parentale et de l’absence de contribution régulière à l’entretien de ses enfants. En conséquence, la requête a été rejetée, y compris les conclusions aux fins d’injonction et celles présentées au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Poitiers, statuant en tant que juge des référés, a été saisi par M. A... pour contester une obligation de quitter le territoire français sans délai, assortie d'une interdiction de retour de trois ans. Constatant que l'intéressé avait été placé en rétention administrative à Bordeaux, le tribunal s'est déclaré territorialement incompétent. En application des articles R. 922-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et R. 351-3 du code de justice administrative, il a ordonné la transmission du dossier au Tribunal Administratif de Bordeaux, seul compétent pour connaître du litige.
Le Tribunal administratif de Poitiers, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de l'Union Syndicale Solidaires (USS) de la Vienne. Celle-ci demandait la suspension de l'arrêté du préfet de la Vienne du 28 novembre 2025 interdisant les manifestations le 3 décembre 2025 autour de la cour d'appel de Poitiers. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, la requête ayant été déposée tardivement (le 1er décembre) alors que l'arrêté avait été publié le 28 novembre, et que la manifestation pouvait se tenir sur d'autres sites. Il a également jugé que la mesure, limitée dans le temps et l'espace, était proportionnée et nécessaire pour prévenir des troubles à l'ordre public, sans porter une atteinte grave et manifestement illégale à la liberté de manifester.