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Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la requête de M. B..., ressortissant algérien, qui demandait l'annulation de la décision du préfet de la Vienne du 14 février 2024 l'assignent à résidence pour 180 jours. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, estimant notamment que la décision était régulièrement signée et motivée conformément à l'article L. 212-1 du code des relations entre le public et l'administration et à l'article L. 732-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a également jugé que les conditions de notification étaient sans incidence sur la légalité de l'acte et que l'assignation ne portait pas une atteinte disproportionnée aux droits du requérant.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a annulé la décision du 19 juillet 2023 par laquelle le préfet de la Vienne a refusé de délivrer un titre de séjour à M. C..., ressortissant congolais. Le tribunal a jugé que le préfet avait commis une erreur de droit en n'examinant pas la demande subsidiaire de titre de séjour portant la mention "travailleur temporaire", présentée par le requérant. En conséquence, les décisions portant obligation de quitter le territoire français et fixation du pays de destination ont également été annulées. Les décisions du 22 août 2023, qui n'avaient pas été régulièrement notifiées à M. C..., ont été déclarées inopposables. La solution s'appuie sur les articles L. 421-3 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur la convention franco-congolaise du 31 juillet 1993.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a statué sur le recours de M. A... contestant des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de contributions sociales au titre de 2018, consécutives à une vérification de comptabilité de sa société. Le tribunal a limité le litige aux chefs de rectification maintenus après un dégrèvement partiel de l'administration, soit 12 104 euros en droits et pénalités. La solution retenue rejette les moyens du requérant, notamment ceux relatifs à l'absence de preuve de distribution de sommes inscrites au compte "467" et à la qualification de la "prime à recevoir" comme simple prévision. Le jugement s'appuie sur les dispositions du 2° de l'article 109-1 du code général des impôts concernant les revenus distribués.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la demande de la SARL Camping Lilipin et de ses gérants, qui sollicitaient la condamnation de la communauté de communes du Haut-Poitou à leur verser 410 000 euros en réparation des préjudices causés par un arrêté du 18 novembre 2022 limitant leur autorisation d’occupation du domaine public. Les requérants invoquaient un manquement contractuel et une faute extracontractuelle dans la rupture des négociations pour un nouveau titre d’occupation de neuf ans. Le tribunal a estimé que la prolongation de l’autorisation n’était pas une obligation pour l’administration et qu’aucune faute ne pouvait être retenue, les investissements réalisés l’ayant été aux risques des exploitants. La solution s’appuie sur les articles L. 2122-1 et suivants du code général de la propriété des personnes publiques.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a été saisi par Mme A... d’un recours en excès de pouvoir contre la décision de la directrice générale de l’Agence nationale de l'habitat (ANAH) du 6 juillet 2023 rejetant son recours administratif préalable obligatoire, lequel contestait le retrait total de la prime « MaPrimeRénov’ ». En cours d’instance, l’ANAH a accordé et versé à Mme A... la prime d’un montant de 3 000 euros par une décision du 26 février 2025. Le tribunal a constaté que les conclusions de la requête étaient devenues sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer, en application des principes généraux du contentieux administratif.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la requête de la SARL De la cave au grenier, qui contestait le refus de l’administration de lui accorder l’aide maximale de 10 000 euros au titre du fonds de solidarité pour le mois de novembre 2020. Le tribunal a jugé que l’administration pouvait légalement se fonder sur le code APE de l’INSEE pour déterminer l’éligibilité de l’entreprise, et que la société, classée comme intermédiaire du commerce, n’exerçait pas une activité relevant des secteurs éligibles définis par le décret n° 2020-371 du 30 mars 2020. Il a également écarté le moyen tiré de l’illégalité du décret, estimant que la différence de traitement entre les intermédiaires de commerce et les autres secteurs était justifiée par l’objectif d’aider les entreprises directement affectées par les mesures de fermeture au public. En conséquence, la demande d’annulation de la décision du 13 mars 2023 et les conclusions accessoires ont été rejetées.
Le Tribunal administratif de Poitiers a rejeté la requête de M. et Mme C... contestant des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux pour 2018-2020. Les juges ont estimé que les primes d'assurance-vie, versées dans le cadre de nantissements souscrits pour garantir des emprunts immobiliers, ne constituent pas des frais accessoires déductibles des revenus fonciers au sens de l'article 31 du code général des impôts. La demande de réduction des bases imposables pour 2006, 2015 et 2016 a été jugée irrecevable pour cause de prescription, conformément à l'article R.* 196-1 du livre des procédures fiscales. Enfin, les conclusions relatives à la mainlevée du nantissement et à l'annulation de la mise en demeure ont été rejetées comme portées devant une juridiction incompétente, ces actes relevant du contentieux du recouvrement.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a examiné la requête de M. F..., ressortissant haïtien, contestant l'arrêté préfectoral du 23 octobre 2025 lui retirant sa carte de résident, refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire sans délai et prononçant une interdiction de retour de trois ans. Le requérant invoquait notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, l'absence de menace à l'ordre public, et une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale. Le tribunal a rejeté l'ensemble de ses demandes, considérant que la délégation de signature était régulière et que les décisions étaient justifiées. Cette solution s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur les articles 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant.
Le Tribunal administratif de Poitiers a rejeté la requête de M. B... A..., ressortissant irakien, contestant l'arrêté préfectoral du 29 octobre 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour de trois ans. Le tribunal a estimé que la décision d'éloignement, fondée sur les articles L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de l'absence de vie privée et familiale établie en France et de la menace à l'ordre public. La décision fixant le pays de destination a été jugée légale, l'intéressé n'établissant pas de risques personnels et actuels en cas de retour en Irak. Enfin, l'interdiction de retour de trois ans a été validée, le tribunal considérant qu'elle était proportionnée au regard de l'entrée irrégulière, du maintien en situation irrégulière et de la menace à l'ordre public.
Le Tribunal administratif de Poitiers, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de M. et Mme C... pour incompétence de la juridiction administrative. Les requérants contestaient les modalités de remboursement de loyers impayés fixées par la commission de surendettement des particuliers. Le tribunal a rappelé que, en application des articles L. 213-4-7 du code de l'organisation judiciaire et L. 713-1 du code de la consommation, ces litiges relèvent exclusivement du juge des contentieux de la protection, juge judiciaire.
Le Tribunal Administratif de Poitiers, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B..., détenu à la maison centrale de Saint-Martin de Ré. Ce dernier demandait au juge des référés d'ordonner à l'administration pénitentiaire de lui permettre de s'entretenir par visioconférence avec son avocat, au motif que ce refus portait une atteinte grave et manifestement illégale à ses droits de la défense. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, dès lors que l'avocat de M. B... n'était pas convoqué à l'audience du 27 novembre 2025. La requête a donc été rejetée par application de l'article L. 522-3 du même code.
Le Tribunal administratif de Poitiers, statuant en référé, a rejeté les demandes de suspension présentées par M. et Mme H... concernant le refus d'autorisation d'instruction dans la famille pour leurs deux enfants. Les requérants contestaient les décisions de la commission académique de Poitiers, estimant que la procédure était entachée d'incompétence et d'irrégularités. Le juge a considéré que la condition d'urgence n'était pas établie, les enfants ayant déjà été scolarisés ou la mise en demeure de scolarisation ne créant pas de situation d'urgence. La solution retenue est fondée sur l'article L. 521-1 du code de justice administrative, sans examen des autres moyens soulevés.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la requête de M. A... B..., ressortissant tunisien, contestant les arrêtés du préfet des Deux-Sèvres du 24 octobre 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour d'un an et assignation à résidence. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire et a jugé que la décision d'éloignement ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ni n'était entachée d'erreur manifeste d'appréciation, malgré l'ancienneté de présence et l'activité professionnelle du requérant. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, incluant les demandes d'annulation, d'injonction et de frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a examiné les requêtes de M. A..., ressortissant tunisien, contestant un arrêté du préfet de la Charente du 23 octobre 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour d'un an, ainsi qu'un arrêté d'assignation à résidence de 45 jours. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés du défaut de motivation, de la méconnaissance du droit d'être entendu et de l'erreur de fait. Il a jugé que la décision d'éloignement était légale au regard des articles L. 611-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), et que l'interdiction de retour était justifiée sur le fondement de l'article L. 612-6 du même code. En conséquence, le tribunal a rejeté les demandes d'annulation et les conclusions accessoires de M. A....
Le Tribunal administratif de Poitiers, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision du recteur de l'académie de Poitiers refusant l'autorisation d'instruction dans la famille pour leur enfant. Le juge a considéré que la condition d'urgence n'était pas remplie, la rentrée scolaire étant passée et les requérants n'établissant pas de préjudice grave et immédiat justifiant une suspension. Il a également estimé qu'aucun des moyens soulevés, tirés notamment de l'insuffisance de motivation, de l'erreur de droit et de l'erreur d'appréciation, n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La requête a été rejetée, y compris les conclusions accessoires.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la requête de Mme A..., qui demandait la condamnation de l’université de Poitiers à lui verser 2 509,36 euros de dommages et intérêts. La requête a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n’a pas produit, malgré une demande de régularisation, la décision administrative préalable rejetant sa réclamation, ni justifié de l’impossibilité de le faire. Cette irrecevabilité est fondée sur les articles R. 222-1, R. 412-1 et R. 421-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Poitiers a été saisi par Mme B... d’une demande de décharge totale de cotisations supplémentaires d’impôt sur le revenu et de contributions sociales pour 2016 et 2017. L’administration fiscale ayant accordé des dégrèvements partiels, le tribunal a invité la requérante à confirmer le maintien de ses conclusions sous un mois, conformément à l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative. En l’absence de réponse dans le délai imparti, Mme B... est réputée s’être désistée de l’ensemble de ses conclusions. Par ordonnance, le tribunal a donné acte de ce désistement.
Le Tribunal Administratif de Poitiers, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de l'association Vigie Liberté. Celle-ci demandait la suspension de l'arrêté préfectoral du 21 novembre 2025 interdisant toute manifestation revendicative le 24 novembre 2025 aux abords du cimetière de Saint-Pierre d'Oléron, en raison d'une cérémonie d'hommage à des soldats russes. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, l'association n'ayant pas démontré l'existence d'une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale, comme la liberté de manifester. La décision s'appuie sur les articles L. 211-1 et suivants du code de la sécurité intérieure relatifs à la police des manifestations.
Le Tribunal Administratif de Poitiers, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension d’une clause d’un bail mixte conclu entre Mme A... et la commune de Chapelle-Viviers. Le juge a estimé que ce contrat, portant sur la mise à disposition de locaux pour une activité d’accueil familial, ne comportait pas de clauses exorbitantes du droit commun et ne participait pas à l’exécution d’un service public administratif. En conséquence, le litige relève de la compétence de la juridiction judiciaire, en application de l’article L. 213-4-4 du code de l’organisation judiciaire. La requête a été rejetée pour incompétence de la juridiction administrative, sur le fondement de l’article L. 522-3 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a été saisi par Mme A... d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite du CHU de Poitiers de lui communiquer son dossier administratif individuel. La requérante s’est désistée de ses conclusions principales (annulation et injonction) en cours d’instance, désistement dont le tribunal lui a donné acte par ordonnance. Statuant sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative, le tribunal a condamné le CHU de Poitiers à verser à Mme A... une somme de 900 euros au titre des frais de justice exposés.